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Or


Je ne pense pas à l’art quand je travaille. J’essaie de penser à la vie. Jean-Michel Basquiat
L’art ne transforme pas, il formule. Roy Lichtenstein
Boris Nzebo observe, son environnement, les rues, les individus, prélève des échantillons de vie urbaine. Les coiffures des individus lui sont indice révélateur, elles reflètent le cadre de vie, les habitudes, dévoilent un état d’esprit, affichent les convictions spirituelles, l’identité, celle assumée, la convoitée. Dans l’évolution des coiffures, ces architectures intimes qui se déplacent, s’entremêlent à l’architecture de la ville, il y lit l’évolution du rapport à l’image de soi, du rapport à l’espace et révèle une carte tissée des liens et contradictions.
Actuellement en résidence à la Cité des Arts à Paris, il y restituera son travail de recherche, Beauty Quest, le 18 décembre 2024 de 18h à 22h.
Cette histoire d’ogres salivant à l’idée de cuisiner les enfants, mais seulement les mal élevés, fait frissonner son public, lecteur, auditeur ou spectateur, non pas de trouille mais de rigolade. À découvrir sous deux formats : un livre-CD, illustré par Fabienne Teyssèdre, édité par Grinalbert, ou bien sur scène, au théâtre La Scène parisienne (Paris, 9) jusqu’au 5 janvier.
Carl Hallak signe les textes, Ben Wallace a mis en musique les chansons, Patrick Courtois assure la mise en scène, et Audrey G. Scott, Rébecca Blardone en alternance avec Catherine Salamito, Fabrice Banderra et Nathan Hadjaje en sont les interprètes.
Interview d’une grande partie de l’équipe, réalisée à l’issue d’une des représentations.
Laura Cattabianchi a interviewé Margot Oiseau Mouchet, graphiste et illustratrice, dans sa chronique À fleur d’oreilles
Lionel Chenail a lu un extrait de “ La nuit de David“, d’Abigail Assor – Gallimard, 2024
Nouveauté discographique : “Pompon Pompon balade au musée d’Orsay“, de Pascal Parisot, livre-CD, Gallimard jeunesse, oct 2024
Je suis devenu architecte à cause de mon goût pour ce qui n’existe pas encore. Si je devais expliquer le sens même de ma décision, je dirais qu’il concerne le plus fondamentalement ce qui est en question, ce qui n’est pas encore. Vous voyez, il ne s’agit pas de besoin. Cela ne concerne que les désirs.
Le dessin n’est pas la forme, il est la manière de voir la forme.
Architecte, habité par la dimension spirituelle de l’architecture, Marc Dillet qui retient de Mircea Eliade que la configuration de l’espace naît dans la mythologie, dans son travail interrogera les liens entre conception et cultures. Mies van der Rohe, Frank Lloyd Wright, l’imaginaire, le vécu, le Japon, les Etats Unis… influences, espaces, lieux qu’il intègre dans ses conceptions.
C’est un entretien de Blan avec une personnalité qui grâce à son apport théorique ou pratique nous aide à comprendre les systèmes de domination et à agir pour plus d’égalité, d’équité et d’éthique. Et donc pour plus de justice sociale.
À noter, les productions de Blan sont d’ores et déjà diffusées également sur une trentaine de radios en France, en Belgique, au Luxembourg et au (soi-disant) Québec !
A propos de thune gratuite… Où l’on apprend qu’un revenu universel ne permet pas de résoudre les inégalités économiques réelles et croissantes. Avec Aude Vidal, autrice de Le Revenu garanti : une utopie libérale (éditions Le Monde à l’envers – 2020)
Aude Vidal a écrit d’autres livres dont l’Égologie en 2017, et dernièrement Dévorer le monde (2024 – chez Payot), et tient par ailleurs un blog,
Musique :
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C’est avec Michaël Hoare que nous refaisons un tour historique des conditions faites aux personnes étant venues en France et y ont travaillé, y travaillent, en étant logées dans des foyers : d’abord régis par SONACOTRAL pour les travailleurs algériens dans les années 50, ainsi que par AFTAM pour ceux venant d’autres pays du continent africain et/ou de Madagascar. Puis on voit, après la publication du rapport parlementaire de 1996, du très bourgeois député Henri Cuq, la transformation de ces foyers en résidences sociales, gérées majoritairement par ADOMA et COALIA ainsi que d’autres plus petites associations gestionnaires. Depuis 70 ans donc ces travailleurs sont sous-considérés ; leurs délégués sont à peine écoutés, leurs vies sont surveillées, contrôlées sur tous les plans. En 2019 déjà, Michaël accusait l’État dans un article : “Des foyers aux résidences sociales: un racisme d’État“, de maltraiter ces personnes, considérées comme des mineurs sous tutelle, n’ayant pas les droits minimum de tout un chacun.e, une vie privée décente.
Le COPAF — comité pour l’avenir des foyers — dont Michaël est président (et Geneviève Petauton, que nous avons invitée plusieurs fois ici, est la trésorière) continue de soutenir les personnes vivant dans ces lieux, devenus des ‘résidences sociales’. Mais alors quoi de neuf ? ne faisons-nous qu’un nième tour d’horizon ? Non pas ! Ce nouveau concept de résidence sociale est désormais en place pour mener une mixité sociale des pauvres et dominé.e.s : un premier objectif semble atteint, celui de casser le tissu social existant dans les foyers — accusés d’être des lieux de communautarisme (sous-entendu : mauvais et dangereux). Mais tout n’est pas dit : des associations et des élu.e.s se mobilisent pour que les lois et règlementations utilisées par les sociétés gestionnaires de ces lieux d’habitation évoluent ; plusieurs propositions qui vont être reprises dans un PPL (projet de proposition de loi) sont dans le livre que signe le COPAF : “La transformation des foyers de travailleurs immigrés en résidences sociales” paru en octobre 2024 chez l’Harmattan, publié à la suite d’un colloque organisé à l’Assemblée Nationale.
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On ne veut pas accepter la violence routière comme une fatalité. Mon invité du jour, lui ne veut pas accepter un diagnostic, un pronostic médical. Acceptons, accepter. Voilà un mot que n’a pas voulu écouter mon invité du jour. Il n’a pas voulu accepter le diagnostic médical. Yannis n’a pas souhaité se résigner. Il a refusé l’évidence. L’évidence médicale, la paraplégie. Une chute en VTT atteint sa moelle épinière. Sur le lit d’hôpital, les médecins lui disent qu’il ne marchera plus. Qu’il ne fera plus de vélo. Ce diagnostic ne l’intéresse pas. Il le refuse. Par miracle, mais est-ce un miracle ? À force de volonté, d’envie, par chance aussi, petit à petit, il se remet sur pied. Il pose un pied l’un devant l’autre. Il retrouve l’usage de ses jambes. Aujourd’hui, il pédale à nouveau. Cette histoire est racontée, à travers un film Beyond Prognosis, au delà du diagnostic.
Envie d’être le/la prochain/e invité/e ? Le prochain à causer dans le micro. Contactez-moi, sur Linkedin, X, Instagram, ici via l’onglet contact de la radio aussi : [email protected]. Vous pouvez aussi nous contacter simplement pour nous dire tout le mal ou le bien que vous pensez de Rayons Libres.
Rediffusion de sa chronique du numéro 261. Politique !
Musique : Amadou et Mariam Je pense à toi
A l’occasion de la sortie nationale, mercredi 4 décembre de Un paese di resitenza, les réalisatrices Shu Aiello et Catherine Catella nous parle de ce deuxième film tourné à Riace, un village de Calabre, en Italie, qui avait fait de l’accueil des migrants son avenir pendant 20 ans.
Ce second documentaire est construit autour du mouvement de résistance qui s’est déployé quand en 2018, Dominico Lucano (Mimmo) le maire du village, a été brutalement arrêté et accusé d’association de malfaiteurs à but non lucratif pour avoir facilité le séjour des exilés dans son village.
Ceci dans le cadre de la vague populiste qui gangrène l’Europe. Après des mois d’une minutieuse destruction orchestrée par Salvini, Mimmo condamné en première instance à 13 ans de prison, est quasi acquitté en appel et le village, dont il est redevenu maire, s’éveille tout doucement d’un long cauchemar… et renoue avec sa tradition d’accueil.
A voir régalement : Un paese di calabria, disponible sur la plateforme des mutins de pangée
Marc Hédrich est magistrat, actuellement président de la cour d’assises de la Martinique auparavant conseiller à la Cour d’appel de Caen. Il a longtemps exercé au Havre, d’abord comme inspecteur du travail (1986-1999) puis en qualité de juge d’instruction (2007-2017). Il est co-fondateur de l’association ” Les Amis de Jules Durand ” et créateur des ” ateliers citoyens du droit “.
Son premier ouvrage, L’affaire Jules Durand, paru en 2020 aux éditions Michalon, tentait de sortir de l’oubli ce syndicaliste des doker-charbonniers du Havre injustement condamné à mort en 2010, victime d’une manipulation visant à la faire passer pour responsable du meurtre d’un contremaitre qui ne participait pas au mouvement de grève initié par Jules Durand et ses amis de la CGT. L’accusé sera finalement libéré, gracié puis réhabilité en 1918, mais trop tard car ses conditions d’incarcération et la menace d’être guillotiné, l’avaient fait sombrer dans la folie.
Son deuxième livre, paru cet automne également aux éditions Michalon s’intitule Les acquittements scandaleux des Années folles : quand le crime impuni devient erreur judiciaire, revient sur des erreurs judiciaires complètement silenciées, car au bénéfice des assassins. Celui et celles de Jean Jaurès, homme politique farouchement opposé à la guerre de 1914 et fondateur du journal l’Humanité. De Gaston Calmette, rédacteur en chef du Figaro, et de Marius Plateau, journaliste de L’Action française.
Pourtant les trois assassins en question ont prémédité leur geste, il ne fait aucun doute sur le fait qu’ils l’ont accompli. Henriette Caillaux, l’épouse du ministre des Finances qui tue le directeur du journal qui calomnie son mari, Raoul Villain qui assassine le pacifiste directeur de l’Humanité et l’anarchiste Germaine Berton, qui tue à bout portant Marius Plateau, journaliste de L’Action française, pour venger Jaurès seront tous trois acquittés par les jurés.
En homme Marc Hédrich déteste l’injustice, il se fait donc historien pour en traquer les causes institutionnelles et analyse également comment une récente réforme, celle qui a conduit en 2023 à la suppression des jurés populaires pour les affaires dans lesquelles la peine maximale encourue est inférieure ou égale à 20 ans de prison, c’est à dire les viols, peut avoir des effets délétères sur le fonctionnement de l’institution et in fine sur le service rendu aux citoyens.
#12 – L’histoire en roue libre, L’affaire Jules Durand avec Marc Hédrich. Radio Cause Commune, 01/12/2020
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Un vendredi par mois, de 14h à 15h, Stéphane Manet invite des experts et des penseurs pour débattre et échanger autour des questions du travail,…
Entouré d’une équipe de professionnels du secteur, il décortique les problématiques quotidiennes des travailleurs, des demandeurs d’emploi, des jeunes en insertion, pour tenter d'y donner des éléments de compréhension différents.
Stéphane reçoit chaque semaine des invités, bien souvent des chercheurs du monde des sciences humaines et sociales, tels que Didier Demazière, mais également des autres sciences ou de la philosophie, comme Étienne Klein, des politiques comme Benoît Hamon ou encore des invités de témoignage.