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Or


Bien que la flûte et le violon ne soient pas aussi omniprésents dans le jazz latino que les trompettes, les trombones ou la section rythmique, leur présence est historique et, de fait, ils connaissent un regain d’intérêt notable. Ce sont des instruments qui ajoutent une texture très distinctive, tantôt aérienne et agile, tantôt lyrique et nostalgique, ce qui les rend particulièrement attrayants dans ce genre.
Le jeu du trombone en latin jazz présente des caractéristiques distinctives, fruit à la fois des traditions qui y sont préservées et des innovations que chaque nouvelle génération de musiciens, fidèle à son époque, acquiert naturellement. Du point de vue du mélomane, sans entrer dans les détails techniques de la composition, le trombone en latin jazz est un instrument à la personnalité bien distincte. Ses principales caractéristiques lui confèrent sa saveur unique et le rendent si reconnaissable.
Dans le jazz latino, le trombone joue un rôle primordial, sa sonorité callejera (du faubourg, street) est peut-être sa caractéristique la plus distinctive. Le trombone lui confère un son puissant, épais et parfois légèrement « rauque » (dans le bon sens du terme). Celui-ci contraste avec la brillance des trompettes ou la douceur des violons, conférant à la musique une énergie plus terreuse et locale. Souvent, les sections de trombones (deux, trois, voire quatre) créent une sorte de mur sonore rythmique et mélodique. Ils ne se contentent pas de jouer des mélodies, ils créent aussi des « moñas » (phrases répétitives et entraînantes) qui s’entremêlent au rythme, renforçant l’énergie de la chanson. C’est un son compact et très percutant. On retrouve cette caractéristique dans le célèbre groupe de Machito dans les années 1940, dans celui de Tito Rodriguez quelques années plus tard, et dans les groupes d’Eddie Palmieri jusqu’à aujourd’hui.
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Les bassistes et contrebassistes, qu'ils utilisent des instruments acoustiques ou électriques en jazz et jazz latino, font recours à un ensemble de techniques pour accompagner les autres musiciens ou jouer un solo sur un morceau. Leur fonction principale, quel que soit le style musical, est de maintenir le rythme. En collaboration avec les percussionnistes – la batterie en jazz et la conga, le bongo et les timbales en latin jazz – le bassiste établit une pulsation rythmique sur laquelle les autres musiciens improvisent.
La basse-contrebasse intégrées à la section rythmique, qui comprend également les percussions, la guitare et le piano, adoptent différentes stratégies pour se positionner par rapport au temps que la section rythmique établit dans son ensemble. Ils peuvent le faire avant, après ou au-dessus du temps.
Le bassiste trace également la structure harmonique du morceau ; une ligne de marche, référence essentielle pour les autres musiciens du groupe, établit la ligne de base qui structure le morceau d’un point de vue harmonique.
Jusqu'à présent, nous avons consacré des épisodes de notre programme aux pionniers du jazz latino, à ses compositeurs et interprètes par pays, régions, ainsi qu'aux musiciens, pièces et albums récompensés par les prix les plus importants. Aujourd’hui, nous souhaitons ouvrir une nouvelle voie pour explorer ce genre musical aux multiples facettes : ses instruments distinctifs. Et nous voulons commencer avec le vibraphone.
Ce n’est pas un instrument exclusif au jazz latino ; il a été utilisé dans le jazz, la musique classique et la musique populaire et folklorique (si l'on considère le marimba et le xylophone comme ses antécédents). Mais dans le jazz latino, il a eu une réception et une expression très particulières, à tel point que nous pouvons le considérer comme l'un de ses instruments emblématiques, avec d'autres instruments à percussion et à vent, ainsi que le piano.
L’Afrique est le berceau de l’humanité, la plus ancienne preuve de notre existence remontant à environ 200 000 ans. De là, nos ancêtres ont migré vers le Proche-Orient il y a 100 000 ans, donnant naissance aux premières populations occidentales, puis essaimant vers l’Océanie, l’Asie de l’Est et enfin l’Amérique.
Nous vous présentons dans cet épisode un groupe de musiciens africains dont les performances annoncent d’autres relations transatlantiques, des dialogues musicaux riches et porteurs d’avenir.
Le latin jazz peut être interprété comme une étiquette publicitaire, une stratégie de légitimation, la fusion de genres musicaux nationaux des pays d’Amérique latine et du jazz, ou encore la rencontre de musiciens brillants qui ont su établir un dialogue horizontal, égalitaire et mutuellement enrichissant entre différentes cultures — d’Afrique, d’Amérique et d’Europe — un dialogue que nous aimerions voir s’établir entre ces continents dans d’autres sphères de la vie sociale.
Plusieurs récits se croisent dans l'histoire et l’actualité du jazz en France. Il faut raconter l'histoire du jazz tout court, arrivé dans ce pays avec l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale et le débarquement de l'Armée américaine en France, apportant avec lui sa fanfare composée de musiciens noirs américains qui, avec les fans, musiciens et entrepreneurs français, ont marqué le début de la diffusion, de la pratique et de la commercialisation du jazz en France et, dans une large mesure, dans le monde.
Dans le contexte de la première moitié du XXe siècle en Occident, où l'influence croissante des États-Unis en tant que puissance mondiale s'est déployée dans tous les aspects de la vie sociale, notamment dans la sphère culturelle, à travers l'industrie émergente de la Culture, et, en ce qui concerne ce programme, la diffusion et l'influence du jazz et sa fusion avec les genres musicaux nationaux les plus divers, le cas du Portugal est très particulier.
Il existe des preuves de l'apparition du jazz au Portugal, des visites de groupes étrangers et de leurs concerts à partir des années 1920, suivies d'environ trois décennies au cours desquelles rien de significatif ne s'est produit à cet égard. Dans les années 1950, le Hot Clube de Portugal est fondé et la presse commence à couvrir le sujet.
Mais c'est à la suite de la Révolution d'avril (1974)[[La révolution des Œillets (Revolução dos Cravos en portugais), également surnommée le 25 avril (25 de Abril en portugais), est le nom donné aux événements d'avril 1974 qui ont entraîné la chute de la dictature salazariste qui dominait le Portugal depuis 1933.
Depuis la fin du XIXe siècle, les États-Unis sont entrés dans le consortium des puissances occidentales qui se partagent la domination du monde. Dans l’hégémonie économique, politique et culturel, et, dans ce dernier aspect, le cinéma et la musique, en tant que partie de l’industrie culturelle, de la culture de masse initiée par cette nation et ensuite répandue dans le monde entier, ont joué un rôle fondamental.
Tous les pays d’Amérique latine sont entrés dans cette dynamique expansionniste, dans le cadre du vaste processus de développement civilisationnel de l’Occident dans tous les aspects de la vie sociale. Le Chili, en ce sens, ne fait pas exception, même si, comme nous l’avons vu, chaque pays entre dans cette dynamique avec ses particularités. Dans ce cadre arrive le jazz au Chili.
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Un espace pour l’écoute, la dance et le plaisir par Pedro Alzuru