Chloé Lise - Journal embryonnaire

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Chloé Lise - Journal embryonnaire episodes

  • Épisode 25 : La nuit, des livres s’écrivent dans ma tête. Nuit du 11 au 12 janvier 2021. Version chuchotée

    A la poursuite de la douceur. J’ai lâché des cordes rugueuses que je tenais fermement depuis trop longtemps. Elles portent encore la trace de quelques écorchures, ci et là d’un ancien temps. D’une autre vie. Mon nouveau souffle les poussera d’un autre air plus loin vers un ailleurs. Je gonflerai mes joues pour les pousser plus loin. J’ai terminé de lire “en finir avec la culture du viol” J’ai commencé à lire “les émotifs talentueux.

    J’ai fermé un chapitre là-bas, et ouvert un nouveau chapitre ici et maintenant. Fermé une porte et ouvert une autre. Comme sur le calendrier de l’après. De l’à peu près. Ou de là, prêt. On ne sait pas encore comment ça s’écrit. L’orthographe, l’épitaphe, l’autographe, le paragraphe…

    Mon legging a été absorbé, aspiré dans les méandres de Morphée au petit matin après-midi. Comprenez par-là, qu’il aurait pu se sauver dans les recoins d’une couette crapuleuse. Et j’aimerais m’y perdre aussi et peut-être y trouver le sommeil qui me manque.

    Et mon legging à l’angle des boutons de la housse, par cette même occasion. Ma tête pense, panse, et recense toutes ces idées ruisselantes en cascade. Fatigue, prends-moi au creux de tes draps. Emporte- moi, pour y mettre de l’ordre imagé toute en rêverie.

    Couds mes yeux éphémères, qu’ils voient dedans au lieu du dehors, au lieu de s’agiter au gré des néons de l’écran. Juste cette nuit.

    Éteins mes pensées, au profit de mes rêves, laisse-moi partir pour mieux revenir, je ferai vite, j’effleurerai juste en coup de vent le marchand de sable, j’ai besoin de quelques heures à peine je serai là au petit matin.

    A l’aube de cette autre vie. J’ai tenté la musique pour m’envoyer voyager sur d’autres ondes, j’ai posé ces lignes pour les tatouer dans d’autres mondes. Pourtant mon corps tapi dans l’ombre de la nuit, j’ai les phares dans la tête. Au petit matin mes yeux se seront cousus trop tard, ils peineront à s’ouvrir pour commencer ce mardi. Mon sourire sera endormi jusqu’à l’heure du rendez-vous. Il est vrai, à cette heure-ci, les autres nuits j’écris. Lunettes sur les yeux, doigts glissant sur la feuille, un peu d’encre au bout d’une phalange.

    Tendre murmure d’un bout de moi chuchotant des phrases dans mes cheveux. Décoiffés.

    Loin de moi l’idée d’en faire un drame, mais comprenez-moi : Je suis là à vous écrire quand ma vie demande un peu plus d’ordre.

    Un autre rythme. De la lumière du jour et quelques balades à l’air libre. D’un air ivre. Tantôt poète tantôt trash. Cette nuit, Marie-Antoinette est entrée dans ma tête. Marie qui? Qui est entré dans ma tête? Marie couche toi là et dors !

    Tête de linotte! Tête de lit sotte! Ôte-toi de là laisse-moi la place, laisse - moi l’espace! Il est dix craies. Bizarre comme paradoxe.

    Petite voix rattrape tes mots avant qu’ils ne me frappent un coin de tête si fort, que je rouvrirais les yeux pour les écrire.

    Il manque une odeur chaude suave et sensuelle tout près de moi. Au creux d’une oreille, au bout, au bord de mes lèvres. Une odeur connue jadis tout près du pont. Une odeur enlaçante, Une sueur enivrante, Tu as fondu ma peau, Tu as fendu mes peurs. J’ai imaginé où tu étais, Dans les bras de qui. J’ai ragé d’imaginer, Et de ne pouvoir taire, Ces images inenvisageables, Que ma tête entêtée- Un tantinet casse couilles- M’a jeté à la gueule.

    Je ris... Active ta pastille verte s’il te plait, Que je puisse t’imaginer penser m’écrire, Que je puisse te voir dans mes souvenirs et dans ton lit

    Que je puisse te lire mes songes à ton endroit - A ton envers, à ton être tout entier - A toi dessus et à tes dessous - Et toi tous les étés tous les hivers - A toutes tes parts, diverses et variées, à tes ombrages et lumières - A tous tes opposés- A tes oxymores et tes baisers J’écris. Je crie. Je hurle, j’en chante ! La nuit j’écris des livres dans ma tête. Quand je m’emmêle les pensées. Quand mes pinceaux s’en mêlent.

    7 min
  • Épisode 25 : La nuit, des livres s’écrivent dans ma tête. Nuit du 11 au 12 janvier 2021. Version voix

    A la poursuite de la douceur. J’ai lâché des cordes rugueuses que je tenais fermement depuis trop longtemps. Elles portent encore la trace de quelques écorchures, ci et là d’un ancien temps. D’une autre vie. Mon nouveau souffle les poussera d’un autre air plus loin vers un ailleurs. Je gonflerai mes joues pour les pousser plus loin. J’ai terminé de lire “en finir avec la culture du viol” J’ai commencé à lire “les émotifs talentueux.

    J’ai fermé un chapitre là-bas, et ouvert un nouveau chapitre ici et maintenant. Fermé une porte et ouvert une autre. Comme sur le calendrier de l’après. De l’à peu près. Ou de là, prêt. On ne sait pas encore comment ça s’écrit. L’orthographe, l’épitaphe, l’autographe, le paragraphe…

    Mon legging a été absorbé, aspiré dans les méandres de Morphée au petit matin après-midi. Comprenez par-là, qu’il aurait pu se sauver dans les recoins d’une couette crapuleuse. Et j’aimerais m’y perdre aussi et peut-être y trouver le sommeil qui me manque.

    Et mon legging à l’angle des boutons de la housse, par cette même occasion. Ma tête pense, panse, et recense toutes ces idées ruisselantes en cascade. Fatigue, prends-moi au creux de tes draps. Emporte- moi, pour y mettre de l’ordre imagé toute en rêverie.

    Couds mes yeux éphémères, qu’ils voient dedans au lieu du dehors, au lieu de s’agiter au gré des néons de l’écran. Juste cette nuit.

    Éteins mes pensées, au profit de mes rêves, laisse-moi partir pour mieux revenir, je ferai vite, j’effleurerai juste en coup de vent le marchand de sable, j’ai besoin de quelques heures à peine je serai là au petit matin.

    A l’aube de cette autre vie. J’ai tenté la musique pour m’envoyer voyager sur d’autres ondes, j’ai posé ces lignes pour les tatouer dans d’autres mondes. Pourtant mon corps tapi dans l’ombre de la nuit, j’ai les phares dans la tête. Au petit matin mes yeux se seront cousus trop tard, ils peineront à s’ouvrir pour commencer ce mardi. Mon sourire sera endormi jusqu’à l’heure du rendez-vous. Il est vrai, à cette heure-ci, les autres nuits j’écris. Lunettes sur les yeux, doigts glissant sur la feuille, un peu d’encre au bout d’une phalange.

    Tendre murmure d’un bout de moi chuchotant des phrases dans mes cheveux. Décoiffés.

    Loin de moi l’idée d’en faire un drame, mais comprenez-moi : Je suis là à vous écrire quand ma vie demande un peu plus d’ordre.

    Un autre rythme. De la lumière du jour et quelques balades à l’air libre. D’un air ivre. Tantôt poète tantôt trash. Cette nuit, Marie-Antoinette est entrée dans ma tête. Marie qui? Qui est entré dans ma tête? Marie couche toi là et dors !

    Tête de linotte! Tête de lit sotte! Ôte-toi de là laisse-moi la place, laisse - moi l’espace! Il est dix craies. Bizarre comme paradoxe.

    Petite voix rattrape tes mots avant qu’ils ne me frappent un coin de tête si fort, que je rouvrirais les yeux pour les écrire.

    Il manque une odeur chaude suave et sensuelle tout près de moi. Au creux d’une oreille, au bout, au bord de mes lèvres. Une odeur connue jadis tout près du pont. Une odeur enlaçante, Une sueur enivrante, Tu as fondu ma peau, Tu as fendu mes peurs. J’ai imaginé où tu étais, Dans les bras de qui. J’ai ragé d’imaginer, Et de ne pouvoir taire, Ces images inenvisageables, Que ma tête entêtée- Un tantinet casse couilles- M’a jeté à la gueule.

    Je ris... Active ta pastille verte s’il te plait, Que je puisse t’imaginer penser m’écrire, Que je puisse te voir dans mes souvenirs et dans ton lit

    Que je puisse te lire mes songes à ton endroit - A ton envers, à ton être tout entier - A toi dessus et à tes dessous - Et toi tous les étés tous les hivers - A toutes tes parts, diverses et variées, à tes ombrages et lumières - A tous tes opposés- A tes oxymores et tes baisers J’écris. Je crie. Je hurle, j’en chante ! La nuit j’écris des livres dans ma tête. Quand je m’emmêle les pensées. Quand mes pinceaux s’en mêlent.

    6 min
  • Épisode 24 : 2ème rencard/ brancard. 7 janvier 2021.

    Je vous avais prévenu, il est temps d’en reparler.

    Douce brise.

    Un dîner délicieux, préparé pour moi.

    Quatre yeux regardant timidement un film d’animation, un bras délicatement glissé sous une nuque, l’air de rien.

    Un peu d’encens, un petit présent de lecture pour marquer ce moment.

    Un coup de fatigue, délicieux prétexte à changer de pièce, à s’orienter sur une autre posture.

    Un soin, accompagné d’une musique pour attendrir et enlacer nos âmes.

    Des mains posées, des images.

    Un changement d’expérience, des mains masseuses, délicates, prêtes à connecter les peaux. Connexion établie, regards échangés.

    Nous avons inventé ensemble un conte bien original.

    Peut-être que quelque chose se passe.

    Enfin.

    Quelque chose de différent.

    Quelque chose qui pourrait naître.

    Si j’avais su que ce serait la dernière, serais-je partie cet après-midi lendemain-là ?

    Aurais-je permis qu’il fût si court, ce passage dans ma vie ?

    L’aurais-je laissé partir sans se retourner ?

    Ne l’aurais-je pas agrippé par le bras, pour lui dire fermement, je peux savoir où tu vas mon coco ?

    J’aimerais pouvoir être vulgaire, un peu trash, ça fait longtemps.

    Mais nous en parlerons plus tard, puisqu’à cette heure-ci, je ne me doute de rien.

    2 min
  • Épisode 23 : L’Éditeur. 4 janvier 2021.

    Bonjour cher "contact" acidulé,

    J'ai aimé votre site, votre approche, votre bienveillance.

    Je vous confie mon bébé.
    Ce livre est ma thérapie.
    Si vous montez dans le train, vous serez comme la petite souris dans ma poche qui voit avec mes yeux et qui sent avec mon hypersensibilité.
    Vous y trouverez ma vision débridée de la spiritualité.
    Je témoigne brut de chaque millimètre de moi durant un an en commençant par cette rupture souffrante, mais qui m’a montré qui j’étais vraiment.
    Ce journal a marqué mes transformations, mes multiprises de conscience.
    Il doit être édité pour planter des graines, pour aider à grandir, et permettre à d’autres d’entamer leurs chemins de guérison.
    J’espère que vous l’aimerez autant que j’ai mis de cœur à l’accoucher.

    Je souhaite une merveilleuse année à toute l'équipe.

    je vous souhaite tout ce que vous souhaitez.
    Chloé

    2 min
  • Épisode 22 : Intro de l’année.

    Une année qui s’annonce absolument dingue !

    On était déjà bien servis en 2020, et si je vous dis qu’on n’a encore rien vu ?

    Que cette année qui commence est douce.

    Un doux Réveillon, terminé pour l’heure d’un petit déjeuner tardif.

    Des voix ivres se sont mélangées toute la nuit.

    Une rencontre timide, à l’aube de la nouvelle année.

    Une douceur laissant prétendre de beaux présages.

    Un premier rencard s’arrangera le soir même à la nuit tombée pour clore un délire musical.

    Un soir férié, témoignera de longues conversations personnelles et intimes.

    Et le début de ce premier samedi de 2021, signera la fusion de deux corps timides, avec une réserve et une maladresse d’adolescents.

    La douceur s’invitera une fois de plus, la semaine suivante.

    Mais nous en parlerons plus tard.

    2 min
  • Épisode 20 : Qui parle ? 26 décembre 20.

    Allez, on va regarder de l’autre côté. On va regarder qui écrivait hier.

    La petite Chloé blessée. Celle qui se sent extrêmement seule. Celle qui est en colère.

    Celle qui s’est sentie nulle en essayant de peindre un paysage.

    Celle qui demandait l’attention de son père, celle qui avait mal au bide et qui a fait un caprice.

    Celle qui a manqué de recul, qui a fait preuve d’intolérance face à des parents d’un avis différent du sien. 

    Celle qui oublie leur âge, leur fragilité nouvelle.

    Celle qui cherche encore à se faire aimer, à faire valoir sa voix au prix d’une dispute, d’une dualité. 

    Au lieu de laisser couler.

    J’ai eu tout faux, et dans le même temps, je ne l’aurais pas su autrement.

    J’ai besoin de me prendre dans mes bras. De me rassurer. De réconcilier tout le monde à l’intérieur. C’est multidimensionnel tout ça.

    C’est mon âme et mon véhicule et mon mental et mon énergie, et tous on les nourrit de rêves plus grands que nous, de nourriture saine, de sommeil, de projets, de discipline, et de gratitude.

    Ce n’est pas un choix à faire entre tous, ce serait plutôt d’inviter tout le monde à la petite fête. 

    En vérité ils s’aiment tous et toi aussi tu les aimes tous. Tu ne sais juste pas toujours comment leur parler. Chacun a ses heures.

    Il y en a tu les vois plus le soir, d’autres pendant les vacances ; les ruminations tu les retrouves plus quand tu es en challenge familial, avec la petite toi qui fait la moue.

    3 min
  • Épisode 19 : Noël en famille. 25 décembre 20.

    Je pensais avoir réglé bien des choses.

    Discussion animée ce matin autour du petit déjeuner avec mes parents.

    Si tu veux niquer Noël, au lieu de la politique ou de la religion, c’est has been tout ça !

    Tu peux choisir le Covid, tu fais un bon combo gagnant et t’es sûr de t’énerver.

    Un paquet de sujets nous sépare, comme celui de l’actualité. Tout semble nous opposer.

    Le vaccin, le gouvernement, les vieux, les jeunes, le virus, les cons. Il semble n’y avoir aucun chemin pour se rejoindre.

    Ils ont pourtant lu mon livre.

    Le retour que j’ai eu de mon père m’a beaucoup peiné.

    Ce qu’il a retenu, c’est qu’il y a beaucoup de souffrance. Il a l’impression qu’ils ont raté quelque chose avec moi. Wow. La violence de la baffe. 

    Je sais bien qu’il ne l’a pas dit comme ça, mais ma tête chope les mots, les mâche, les recrache et fait des bonhommes difformes avec.  

    En même temps mon livre il s’appelle 18 mois avec sursis. Ça donnait déjà le ton.

    Ma mère, elle a juste dit que c’était très bien écrit.

    C’est un bon début.

    J’ai des deuils à faire.

    Celui de sentir des parents fiers de qui je suis.

    Celui d’être acceptée et aimée comme je suis. Je vais devoir aussi m’en affranchir.

    Ma mère pense que je vis dans un monde parallèle. 

    Oui c’est vrai, mais il me plait, il me rend plus heureuse, il m’offre des millions de perspectives plus fantastiques les unes que les autres. 

    Et puis, je vois plus loin, plus fin, plus vrai aussi. 

    La vérité elle m’a explosé au visage il y a quelques jours, c’est que mon cerveau, à force de ne vouloir focaliser que sur le positif, a occulté un champ d’informations très importantes. 

    Comme des signaux d’alerte. Ceux qui pourraient me protéger des personnes toxiques.

    Ce même phénomène retrouvé dans mes relations, mais aussi avec mes proches.

    Et pourtant, pour être moi-même, je vais apprendre à faire ce deuil. Ils m’aiment c’est sûr, d’une façon qui m’échappe. D’une façon biaisée, s’ils ne savent pas qui je suis.

    Je ne les vois certainement pas comme ils sont non plus.

    Si c’était le cas, je n’aurais plus d’attentes.

    Ni celle de me sentir aimée, accueillie, fière de moi, ni celle d’être différente de moi. Mais qui le peut ?

    Je m’affirme c’est un bon début.

    Maintenant je vais devoir avancer toute seule.

    Je dois apprendre à les voir comme ils sont. Pas comme j’aimerais qu’ils soient.

    Je vais devoir faire et être quelque soit leur avis, qu’ils m’aiment ou pas pour ça.


    4 min
  • Épisode 18 : Prenons nos places, soyons. Du 22 au 23 décembre 20.

    A tous ceux et celles qui se questionnent sur leur place.

    Leur place dans le monde,

    Leur place dans une relation,

    Leur place dans leur famille.

    Leur place pour leurs parents, leur place dans leur job.

    Leur place dans la société, entre telle et telle classe sociale,

    Leur place auprès de leurs amis. Leur place en tour de taille.

    Et puis arrêtons de nous excuser pour tout.

    Pour nos rêves, pour faire valoir nos droits, pour être ambitieux.

    Pour nos aspirations, pour écouter nos besoins et les exprimer.

    Pour réaliser nos vœux les plus "chairs", ancrés dans nos nombrils

    De ressentir des émotions et qu'elles puissent changer d'une seconde à l'autre ou se chevaucher.

    De s'effondrer, de savoir demander de l'aide

    De ne pas savoir tout gérer. De ne pas avoir envie.

    Arrêtons de nous forcer.

    A faire tel métier pour papa maman.

    A entrer dans des cases trop petites

    A accepter qu'on nous couse la bouche

    A se laisser contrôler par un tas d'autres.

    Par nos proches, par notre ego,

    par nos boss, par nos peurs, par notre besoin de sécurité excessive.

    Arrêtons de faire semblant d'être de tel genre, d'imaginer devoir remplir la petite fiche Bristol, celle qui coche les cases de réussite pour faire bien aux yeux des autres.

    Arrêtons de croire devoir gagner beaucoup d'argent pour être reconnu, pour gonfler son ego, au risque de se faire manger par ce job qui nous emmerdent.

    Arrêtons de rester dans des relations qui nous enlisent, nous brutalisent ou nous font taire.

    Cessons d'être un fantôme.

    Cessons de chuchoter. Cessons d'être sur la pointe des pieds. Cessons de croire qu'on dérange.

    Cessons d'être un peu.

    Soyons beaucoup à la folie, passionnément.

    Soyons solaires, soyons présents, soyons fous.

    Soyons ancrés, soyons artistes. Soyons bons vivants

    Soyons gourmands, soyons excessifs, soyons amoureux.

    Soyons voyageurs, soyons aventuriers, soyons audacieux.

    Soyons vrais, soyons poètes, soyons perchés

    Soyons voyons.

    Et comme disait Ute Ehrhardt “Les filles obéissantes vont au ciel, les autres vont où elles veulent “

    3 min
  • Épisode 17 : Multiples. 22 décembre 20.

    Elles sont plusieurs.

    La Chloé petite, la Chloé grande.

    La Chloé hyper libre, la Chloé qui a trouvé son homme.

    La Chloé maman, la Chloé femme, la Chloé seule.

    La Chloé rejetée, la Chloé sur le quai de la gare.

    La Chloé qui parle, la Chloé qui rage, la Chloé muette.

    La Chloé fantôme, la Chloé sur scène.

    Des miroirs déformants à la foire du trône.

    Ou des miroirs à n’en plus finir. On est à la Galerie des Glaces.

    Dans chacun d’eux, on voit une Chloé.

    Plutôt que de rester chacune derrière leurs vitres, j’aimerais mieux qu’elles se rencontrent.

    Cette année, c’était le calendrier de l’avant.

    Kamel, Ludovic, Sylvain, Miguel, puis Gilles. Instagram m’a même proposé Clément !

    « Les problèmes commencent quand le besoin d ‘être aimé est plus grand que le besoin d’être respecté. »

    Cette opposition constante entre la Chloé qui créé une association, qui fait entendre sa voix, qui accouche d’un livre.

    Celle qui est « ghostée » par son employeur. Celle qui doit se taire parce que sa mère travaille. Parce que son frère veut du silence. 

    Celle de huit ans qui va parler des heures à sa copine du Monoprix.

    J’appelle ma soeur de coeur, Valérie.

    Elle est canal. Voici ses précieux messages.

    J’ai besoin d’être entière par moi-même. Je n’ai jamais cessé de dire que j’étais entière et c’est comme si des bouts de moi étaient ailleurs.

    C’est moi qui abandonne la petite Chloé quand je ne la protège pas. Quand je la laisse s’emballer. Je dois être un parent pour cette petite fille.

    Cette petite fille qui semble avoir été catapultée dans ce monde et qui ne comprend pas ce qu’elle fait là. Faut pas qu’elle doute pas qu’elle ait peur. Faut que je lui dise tout ce qu’elle est. Je suis une petite fée qui doit grandir.

    Je ne dois pas brader mes besoins, pas brader qui je suis.

    REGARDER LA COHERENCE. Ne pas montrer la personne magnifique que je suis.

    Écouter plus, pour entendre mieux.

    Transmuter ma colère en lumière.

    A lui, ne pas lui donner une prise. Lui ouvrir grand la porte pour lui montrer la sortie.

    Avoir cru ses mots, c’est ma responsabilité. Observer les échanges sms. La quantité de phrases de l’un et de l’autre.

    Sous prétexte de s’être connu avant. On trouve ça rassurant.

    Karma Kamea Meah.

    4 min
  • Épisode 16 : Sol’s’tisse d’hiver. 21 décembre 20.

    Saturne et Jupiter n’ont pas été si proches depuis le Moyen-Âge paraît-il.

    Apparemment, il était temps. Je lis passage en 5D, Fédération Galactique, nouvelle ère, je n’en sais rien mais j’aimerais bien que ce soit vrai !

    Parce que j’en ai vraiment marre.

    Marre d’être bienveillante, marre de me remettre en question, marre de tout recommencer. J’en ai marre de mon appart à Paris, marre de plus avoir de tunes, marre que les choses ne se démêlent pas, marre de tomber sur des relations de merde. Marre d’être encore employée dans cette boîte. Même ma base est merdique : je gerbe mon appart, je mange mal, ma peau dégueule, tout ce qui semblait se poser se ravise.

    La future coloc ne me prend pas en compte.

    La relation envisagée avec ce mec père de deux gosses tourne au vinaigre plus vite que le lait qui déborde, et le respect qu’il me voue n’excède pas celui qu’il aurait eu pour une putain au Moyen-Âge.

    Mon amant de dix-huit ans a déboulé une majorité plus tard avec ses mensonges plein la bouche, il lui aura fallu des verres et des murges pour délier le vrai. Je suis enragée. Ce qui m’enrage tant c’est ce sentiment de ne pas avoir été entendue. Qu’on ne me réponde pas. C’est le silence. Comme si j’étais invisible. Un fantôme. Comme si j’étais inexistante.

    Ces temps-ci ça me parle de couvent là-haut. Dans une autre vie, où j’étais élevée par des sœurs dans un couvent.

    Pendant les travaux à Paris, J’ai dormi chez mes parents quelques jours.

    Je me suis lavée avec le gel douche « Couvent des Minimes », vous imaginez ça ? Quel gel douche s’appelle comme ça ! Et si ces sœurs elles avaient fait vœu de silence ?

    Ce doit être une affaire de prénom. Comme lui tu as la même cachette. Un large sourire séducteur derrière lequel tu nous mens à toi et à moi. Tous les deux vous avez ces fossettes, sauf que toi, tu voulais mon cul pour deux.

    Le prétexte d’être un fantôme du passé pour te faire passer pour un socle de l’avenir.

    Des baffes se perdent. J’aurais dû voir au-delà de tes mots. Voir d’où ils venaient. Refaire le chemin à l’envers. Ils sont arrivés d’où au juste ?

    J’avais zappé que tu étais chasseur de têtes. Plutôt chasseur de culs.

    Un profil 5/1 en Human Design type Générateur allez encore un ! Verseau comme le précédent.

    L’ère des Verseau, et surtout l’ère de vous envoyer vous faire foutre avec vos problèmes de vue. Pourquoi est-ce qu’on n’arrive pas à me voir ?

    J’avais appelé mon chien Nemo. Ça veut dire « personne » en latin. Parce qu’il n’était à personne.

    En fait, il était abandonné, et je lui ai fait croire sans faire exprès, qu’il n’était personne.

    Nemo Nobody, personnage principal de Mr. Nobody.

    Ce film qui a essayé de me dire quelque chose environ dix fois deux heures trente, et je l’ai compris à l’envers.

    En plus, il parle de sa mémoire plus que défaillante. En fonction de son choix, il voit ses différentes vies possibles, et moi ?

    Moi je ne sais pas choisir non plus. Et surtout quelle conne, j’ai rien vu !

    Alors comment pourrais-je les voir ? Ils ne me voient pas, et moi non plus.

    Je suis astigmate. C’est-à-dire avec une vision déformée.

    Alors quoi, tout le monde se ment ? Personne ne se voit ?

    Vous allez tous finir dans des livres si vous continuez à me faire chier. Tiens c’est bizarre. J’habite au rez-de-chaussée.  Tout le monde qui passe me voit. Et davantage encore depuis que le peintre a rebouché les trous de ma tringle à rideaux.

    Bizarre.

    Il a mis de la lumière dans mon salon. Il a soigné le plafond, il a rebouché les trous.

    Il a repeint en blanc, il a éclairci les parois. J’ai l’impression d’avoir de l’huile de friture sur le visage. Peut-être que mes pores balancent leurs porcs. Peut-être qu’ils s’EX-priment, s’EX-filtrent. Un ex dans chaque por(t/e), un porc dans chaque ex ? ... ( suite en écoute)

    7 min

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