J’sais pas trop c’que je fous là. C’est assez fou parce que, bah du coup… J’suis là. Au final, j’avais un peu de temps à perdre aujourd’hui donc, j’me suis dit que j’allais en faire profiter les autres et leur faire perdre leur temps aussi.
C’est mon côté philanthrope ça. J’suis toujours là pour aider. D’ailleurs, si vous avez besoin d’aide, bah j’suis là. Et puis, comme j’n’ai pas beaucoup plus à dire qu’à faire, ça pourrait combler la profondeur abyssale des espaces infinis du silence.
Bref, personne ? Bon, ça m’arrange.
C’est beau le silence. J’aime bien parler du silence. J’en parlais avec un muet l’autre jour. Il n’m’a pas répondu. Du coup, bah… j’ai bien aimé.
De toute manière, si j’aide les gens, ça n’est jamais trop probant. J’ai tenté d’aider une amie une fois. Elle était emmêlée dans des soucis sentimentaux, des histoires de cœur, etc. On en a causé un peu et, à la fin, elle était encore plus paumée.
Faudrait qu’on invente un GPS sentimental. Le genre de truc qui vous permet de vous y retrouver lorsque vous êtes perdu à la croisée des chemins du cœur, de l’esprit et du sexe.
C’est assez souvent que ces derniers divergent pour prendre des routes différentes – Heu, des routes*.
Désolé, j’ai tendance à lapsucer. D’ailleurs, le lapsus, c’est un peu un pléonasme parce qu’en général, qui lape suce.
Un pléonasme, vous n’voyez pas ce que c’est ? Bah, c’est le contraire d’un oxymore. « Oxymore » qui est d’ailleurs un pléonasme, vue que celui qui est occis est mort.
Vous voyez, à la base, je ne savais pas ce que je foutais là et, maintenant, je ne sais pas ce que je vous raconte là.