TRANSITION : Une belle chronique aujourd’hui, inspirée et poétique… Si si si, c’est pas une blague !
Je suis ici, mais ne te méprends pas. Mon esprit est ailleurs. Il vole dans les nuages, porté par ses idées. Mon sourire est son ombre. Il est plus large à mesure que je m’élève.
Autrefois, les hommes étaient des oiseaux. Leur liberté se reflétait alors dans le corps. Ils s’élançaient toujours plus haut et contemplait le monde de cette hauteur.
Cependant, pris dans l’ennui de la paresse, ils cessèrent peu à peu d’utiliser ce pouvoir. Naturellement, il leur a donc été ôté. La nature leur a coupé les ailes et ils restèrent collés au sol.
On ne leur laissa que la liberté de l’esprit. Et encore, la plupart l’offrirent contre quelques petits cadeaux accordés par une minorité. Progressivement, la liberté fût oubliée à la faveur de la vie.
L’homme oublia son exception. Il se contenta de vivre, de construire et de se développer sur terre. Aujourd’hui, il n’en demeure qu’une poignée qui s’aventurent encore dans les cieux. Ils le font par l’esprit.
Alors, leurs corps restent ancrés mais leurs idées sont ailleurs. Elles vagabondent un peu plus loin, un peu plus haut, jusqu’à ce que la faim les ramène ici car au fond, il faut bien vivre.
Ainsi, lorsque tu vois ces gens au sourire lointain, ne te méprends pas sur leur intention. Ce sont seulement des hommes qui vivent et travaillent comme tous mais pensent à leur façon.
Peut-être s’intéresseront-ils à tes histoires. Cependant, une partie de leur cœur restera toujours autre part. Ils sont perdus dans un autre monde parce que nous sommes perdus ici.
On dit qu’ils sont perdus dans un autre monde car nous avons oublié qui nous étions. Des oiseaux auxquels la nature a coupé les ailes, ne leur laissant que l’esprit pour s’évader.
Des oiseaux au corps prisonnier de la terre et à l’esprit amnésique de sa liberté de voler