L’autre jour, c’était dimanche je crois, je me baladais comme je le fais souvent. J’allais de-ci de-là, trainant en laisse mon compagnon de promenade.
C’est une activité que j’aime pratiquer avant de manger, généralement durant que le repas mijote dans le four.
Vous savez, le grand air ouvre l’esprit et moi, quand j’ai l’esprit ouvert, j’ai l’appétit qui s’éveille.
Le timing est donc parfaitement choisi me direz-vous. Cependant, si je vous raconte cette banalité, c’est parce qu’elle m’est apparue bien moins banale qu’à l’habitude.
En effet, généralement, les gens ne me regardent pas, ou bien, c’est un petit regard sympathique et jovial.
Mais voilà, ce jour-là, les regards étaient bien différents. Ils étaient au mieux interrogateurs, au pire outrés, et globalement choqués.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi ? Trois fois « pourquoi ? » me demanderez-vous ! (ce qui nous fait donc 6 pourquoi, ce qui est déjà beaucoup).
Bah, c’est bien ce que je me demandais aussi… Je me suis d’abord demandé si je n’avais pas fait de faute vestimentaire.
Bon, j’avais des chaussures, un pantalon, une chemise et un manteau. Rien de bien original ma fois.
D’autant que, pour une fois, j’avais les deux mêmes chaussures, je n’avais pas mis mon manteau sous ma chemise et mon pantalon était bien bouclé à ma taille plutôt qu’à mes chevilles ! Alors, bon… Tout semblait bon !
J’ai alors tourné mon regard vers la laisse. Il y avait bien quelque chose au bout, pas de souci.
Néanmoins voilà, j’aurai dû me douter qu’une chose n’était pas comme d’habitude… Mon petit toutou qui, généralement, aboie et tire à chaque coin de rue. Bah, cette fois, il ne tirait pas du tout.
Vous me croirez ou pas, ce n’était pas mon chien que je promenais mais mon poulet !
Oh merde, mais qu’est-ce que j’ai foutu dans l’four alors ?!