C’était un soir où le monde allait et venait dans la rue tandis que j’allais et venais dans, dans un autre chemin.
L’effervescence de la situation mettait en exergue tous mes sens. D’ailleurs, ce n’est pas la seule chose qui allait dans tous les sens.
Le corps s’exprime, il faut l’écouter. Parfois, il a la verve bien tendue et l’autre ne tend pas forcément l’oreille – ou pas que.
Cependant, ce n’est pas lors d’un lapsus langagier, soit un faux-pas de l’expression verbale, que cette mésaventure m’est arrivée. Entendez, « Le jour où j’me suis pété la verve ».
Néanmoins, il y a bien eu un faux-pas coïtal qui a engagé mon engagement dans un détournement douloureux et quelque peu traumatique.
En effet, tandis que je me tenais en situation permettant l’inspection du dos de ma partenaire, son séant s’offrant à mon allant – uns position que les amateurs de lévriers femelles connaissent très bien, mais « pas que » encore une fois…
Tandis que donc je pratiquais la levr… Oh merde, j’ai failli le dire, bref, mon expression a fait fausse rut et je me suis retrouvé retourné contre la rambarde de sécurité.
Hélas, dans cette position, les airbags sont hors d’atteinte et le casque ne fût d’aucune protection quant à ce type d’accident.
Alors, penaud, choqué, un peu médusé de la situation et de la brutalité psychologique de la situation… Bah…
Disons que, je suis resté quelques secondes sans voix. J’ai eu la verve coupée et la v…Heu, fin.. Bon, heu… Bref, j’ai eu l’autre verve entravée.
Ah, querelles amoureuses et ébats sexuels, joute verbale et jute coïtale, que ne m’épargnerez-vous encore ?
Ainsi, je viens de vous narrer l’histoire où je me suis pété la verve en espérant que cette autre verve vous fasse marrer.
(Tiens, je viens d’y penser, 10jours avant cela, j’avais une extinction de voix)