TRANSITION : Cinquième et dernier volet de la série, on envoie tout valdinguer, et s’il fallait vraiment toujours tenter de se pousser au cul ?
Et merde, et si on disait que tout ça c’est des conneries ? Et si on disait que, oui, en effet, il faut se pousser au cul, qu’il faut se mettre des coups au derche ?
Et si on oubliait l’injonction pour en faire une norme, une règle de vie, une routine de pensée ?
Et si, finalement, c’était cela – non pas de manière violente envers soi et les autres, mais simplement doucement, comme si on accompagnait le mouvement de quelqu’un en lui posant la mais dans le dos, sans pour autant le pousser franchement ?
Si ça se trouve, on a besoin de ça, de ce mouvement d’accompagnement je veux dire. Et si jamais, sans ça, on n’aurait pas avancé ? Alors, c’est bénéfique, non ?
Cependant, voilà. La science est formelle les amis. C’est ultra chaud de s’accompagner soi-même par ce geste de sa propre main dans son propre dos.
Je peux vous l’assurer. Je me suis luxé l’épaule et à l’hosto, ils m’ont regardé avec un drôle d’air et m’ont demandé 3 fois si on m’avait déjà donné les calmants…
Mais alors… Alors alors, comment qu’on fait !? Ah, elle est bien bonne ta question mon gars – oui, je sais, je suis d’une pertinence qui n’a d’égale que la couverture glacée des premières gelées matinales dans les prairies encore vertes de l’automne. – Putain, t’es poète en plus ? – Eh ouais…
Bref, comme ce soliloque vous l’aura démontré. D’une part, se parler à soi-même est bien plus évident que de se pousser dans l’dos. Et d’autre part, on m’a donné les médocs.
Ceci étant, bah c’n’est peut-être pas si con, le soliloque je veux dire. Bah oué, (attention à la démonstration d’une logique sans nulle pareille) :
- Sachant d’abord que les mots ont un impact tel qu’ils peuvent être touchant au pour parfois même de blesser (notamment quand on parle de vous dans votre dos) ;
- Si on ajoute à cela qu’on peut très facilement se parler à soi-même ;
- Alors, on pourrait se dire que les mots qu’on s’adresse à soi pourraient faire office de main dans le dos !
Le seul souci, reste qu’il est assez difficile de se parler dans le dos de soi-même… Mais, heureusement, il y a Findus (ah non, merde, ça c’est autre chose !). Non, heureusement, la souplesse de l’esprit peut être bien plus poussée que celle qu’on ne pourra jamais atteindre par son corps.
En effet, le corps à des bornes et l’esprit des limites (ah oué, faut quand savoir qu’une limite se dépasse mais pas une borne – Sauf si elle s’appelle Elisabeth / Elisabeth Borne quoi… Ahaha, elle est bien drôle).
Bon, je vais m’arrêter là et faire un gros dodo avant de reprendre l’entrainement de mon esprit, vue que de toute manière j’ai l’épaule luxée…