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Je suis un papa impliqué qui souhaite que la société évolue dans le bon sens : place du père renforcée et coparentalité réelle.
Ces mots sont de Anton Hulin - Fizet que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa d’un garçon de 7 mois.
Sur le plan professionnel, Anton est ingénieur chez Electra, entreprise de mobilité électrique.
Il s’est senti d’abord devenir père lorsqu’il a senti son fils bouger dans le ventre de sa mère ; puis à la naissance, lorsque son fils a attrapé son doigt.
Il tient à rendre hommage à la sage-femme qui en amont l’a aidé à se préparer à son rôle de père, l’a outillé pour soutenir son épouse pendant sa grossesse et post accouchement.
En tant que salarié, il a pu prendre son congé paternité dans son intégralité, en une seule fois.
Il est reconnaissant envers son employeur pour :
* Le maintien de son salaire à 100% alors qu’il n’avait pas encore 1 an d’ancienneté.
* Le soutien moral (un mois de réelle coupure des responsabilités professionnelles).
Ces actions de soutien à la parentalité sont vraiment précieuses pour accueillir sereinement son enfant et construire son chemin de père salarié.
Le congé paternité offre une bulle à 3 permettant de créer le lien père- fils, d’aider la mère à récupérer post accouchement et de construire la nouvelle dynamique familiale.
On apprend à être père en marchant. Les échanges d’expériences entre pères sont également très utiles.
Les clés qui facilitent au quotidien la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale :
La priorité donnée par l’employeur à l’atteinte des objectifs plutôt qu’au présentéisme ; cela offre de l’autonomie dans l’organisation du travail.
Avec l’arrivée d’un enfant, on apprend à travailler différemment.
Le télétravail qui offre de la flexibilité, permet de s’adapter au rythme de l’enfant, par exemple pouvoir le récupérer plus tôt chez l’assistance maternelle
Le dialogue régulier au sein du couple sur les besoins d’ajustement des tâches et des responsabilités en fonction de l’agenda professionnel de l’un et de l’autre.
Par ailleurs, son épouse et lui ont la chance de pouvoir solliciter l’aide des grands-parents en cas de besoin.
Ses messages pour renforcer la place du père :
Allonger le congé paternité, la durée de 28 jours restant courte même s’il s’agit d’une avancée par rapport à avant 2021
Rendre également obligatoire la seconde période de congé paternité
Prévoir 2 semaines de congé pour le père avant le terme prévu pour la naissance. Cela permettrait de :
- Mieux organiser la passation des dossiers au sein de l’entreprise
- Assurer la continuité des missions
- Se préparer avec sérénité à l’arrivée de l’enfant
La paternité apporte beaucoup de bonheur à Anton.
Il souhaite que la société évolue dans le bon sens : en s’investissant davantage à la maison, les pères favorisent l’épanouissement des enfants et des mères et contribuent à faire de l’égalité professionnelle une réalité.
Anton est très attaché à l’égalité. Suite à leur mariage, son épouse et lui ont accolé leurs deux noms.
La coparentalité réelle pour lui c’est aussi, symboliquement, que leur enfant porte aussi leurs 2 noms.
Il aimerait être un papa très présent.
Je vous invite à écouter Anton.
Merci !
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Musique : provided Ausha
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Je suis un papa qui a envie d’être pleinement présent dans la vie de sa fille.
Ces mots sont de Cyr Raphaël Permalama que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa d’une fille de 2 ans.
Sur le plan professionnel, Cyr est coach professionnel et formateur en personal branding.
Il a toujours rêvé d’être père. Il s’est surtout senti devenir père après l’accouchement, lorsqu’on lui a donné sa fille et qu’elle a posé ses yeux sur lui.
En tant que salarié, il a pu prendre son congé paternité dans son intégralité, en une seule fois.
Il a eu un employeur soutenant la conciliation vie professionnelle – vie privée des collaborateurs.
Cyr reconnaît que l’arrivée d’un enfant bouleverse la vie du salarié, le conduit à revoir ses priorités.
Pour lui, c’est important d’exprimer ses besoins à l’employeur, dès la phase de recrutement.
Pour sa part, il a indiqué lors de l’entretien de recrutement que son épouse et lui attendaient un
bébé. Sa fille est née un mois après son recrutement.
Il s’est récemment installé comme coach en libéral, pour renouer avec un métier qui l’a toujours habité.
Être entrepreneur lui permet d’avoir le maximum de temps avec sa fille.
Entant que coach, il souhaite notamment partager le retour d’expérience suivant : la question de la conciliation vie pro- vie privée arrive souvent dans l’accompagnement, c’est au cœur de la vie de chacun, y compris des pères.
Ses messages : prendre le temps d’apprendre à être papa, s’écouter, s’ajuster en fonction des besoins de son enfant.
C’est essentiel de trouver sa manière à soi de construire son chemin de père, de décider d’être le père qu’on a envie d’être et de l’être.
Lui, il a envie d’être un père pleinement présent, qui donne de l’amour.
Je vous invite à écouter Cyr.
Merci !
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Je suis un papa célibataire heureux qui souhaite que l’administration cesse de lui demander où est la maman ? Oui, il peut aussi arriver que la maman se volatilise.
Ces mots sont de Nawfel Guemazi que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa d’une fille de 11 ans. Papa célibataire.
Sur le plan professionnel, Nawfel est Asset Manager opérationnel et Responsable de la Gestion locative chez CCR Groupe.
Il a tout de suite su comment prendre sa place de père à la naissance de sa fille.
Ayant lui-même été élevé par une mère célibataire, il s’est inspiré de ce qu'elle lui a transmis en l’adaptant bien sûr aux besoins de sa fille.
Il est reconnaissant envers son employeur qui a toujours été très soutenant, compréhensif.
Au-delà de son congé paternité, il a en effet bénéficié d’autorisations d’absences lorsque c’était nécessaire pour les Rdv médicaux de sa fille qui est née avec un souci de santé (aujourd’hui résolu).
Sa hiérarchie lui fait confiance et reconnaît sa performance puisqu’il a toujours rempli ses objectifs.
En tant que manager lui-même, il fait lui aussi preuve de compréhension et de flexibilité à l’égard de ses collaborateurs et a développé une communication fluide concernant la conciliation vie professionnelle – vie privée de chacun. C’est essentiel d’écouter les attentes/besoins des salariés, c’est du win- win.
Il regrette que l’administration soit moins compréhensive et soutenante : il a l’impression de n’être qu’un parent secondaire voire un simple contact aux yeux de l’administration.
Par exemple, son nom n’apparait pas sur les factures de la cantine scolaire alors même qu’il a expliqué qu’il est parent célibataire, que la maman est partie sans laisser d’adresse et que c’est lui seul qui règle ces factures, gère tout.
A l’hôpital, il a également entendu : « ce serait bien d’appeler la maman… ».
C’est très déplaisant de ne pas être entendu en tant que papa célibataire.
Ses messages :
🔹Au parent salarié : exprimer clairement ses besoins à son employeur, être concret
Le parent célibataire a des problématiques spécifiques en termes de temps, charge mentale notamment pour les démarches administratives, les Rdv médicaux...
🔹A l’employeur : comprendre que certaines problématiques s’imposent à ses parents salariés, montrer de la flexibilité, faire confiance au salarié parent dans l’atteinte de ses objectifs.
🔹 A l’administration : offrir de l’aide psychologique aux parents célibataires
Être parent solo, c’est devoir bien mener tout de front, c’est avoir une vie à 100 à l’heure, c’est faire preuve de beaucoup de résilience.
La souffrance psychique du parent célibataire est une réalité.
🔹 Du soutien, et une meilleure compréhension sont également nécessaires :
- de la part de l’administration : école, mairie, hôpital…
- … mais aussi des collègues, des managers, des proches, amis...
Nawfel est un papa heureux, fier de grandir aux côtés de sa fille.
Je vous invite à l'écouter.
Merci !
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Je suis un médecin urgentiste qui a choisi au cours de sa carrière d'être un papa plus présent pour le bien-être de ses enfants et pour ne pas avoir à regretter plus tard de ne pas les avoir pas vu grandir.
Ces mots sont du Docteur Magloire Mbeufet que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est médecin spécialiste de médecine d’urgence et de médecine de catastrophe (en Belgique).
Il est papa de trois filles et un garçon (23, 22, 16 et 12 ans).
Il s’est senti devenir père à la naissance de sa fille aînée.
Il a pu prendre son congé paternité à chaque naissance. Pour ses aînées, il s'agissait de 10 jours.
La durée du congé paternité en Belgique a évolué : 20 jours depuis janvier 2023.
🔺Comment un médecin urgentiste concilie-t-il ?
Ce n’est pas simple au quotidien. Mais c’est surtout en début de carrière que la conciliation a été particulièrement difficile.
Son épouse, elle-même dentiste en libéral, a également un rythme de travail soutenu.
Lorsque leurs aînés étaient en bas âge, le budget baby-sitting du couple était élevé, son épouse comme lui ne pouvant solliciter aucun soutien familial puisque leurs familles respectives vivent au Cameroun.
Le couple a toujours eu à cœur que chacun de leurs enfants contribue aux tâches, donc à la dynamique familiale. Ses aînés en grandissant se sont occupés des cadets.
C'est l'éducation que son épouse et lui ont d'ailleurs eux-mêmes reçue de leurs parents respectifs.
Au fur et à mesure que Magloire a pris des responsabilités à l’hôpital, il a pu aménager plus facilement ses horaires de travail pour être plus présent à la maison, pour le bien-être de ses enfants et pour ne pas avoir à regretter plus tard de ne pas les avoir pas vu grandir.
Il se définit comme une personne réservée mais se sent fier de partager son chemin et celui de sa famille dans ce podcast.
📍 Il profite de ce témoignage pour rendre hommage à ses parents décédés, pour les valeurs et l’héritage culturel qu’ils lui ont transmis et qu’il s’efforce de transmettre à son tour à ses enfants.
Il est fier de l’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle que son épouse et lui ont réussi à construire.🌟
Pour lui, dans la vie, tout est une question de choix❗
Un médecin urgentiste peut aussi choisir de ne pas sacrifier sa propre santé et l’équilibre de sa famille.
Je vous invite à écouter le Dr. Magloire Mbeufet.
Merci !
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Je suis un papa impliqué et je remercie ma mère, maman solo, pour m’avoir permis d’être ce papa.
Ces mots sont de Woody Mathias que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa de 2 filles (8 ans et 10 mois).
Sur le plan professionnel, Woody est coach en travaux d’électricité.
Woody s’est senti devenir père dès l’annonce de la première grossesse de sa conjointe.
Il était tellement euphorique qu’il a éprouvé le besoin d’acheter un cahier et d’y noter tout pour ancrer tout l’évènement : choix des prénoms, les indispensables pour aménager et décorer la chambre du bébé, le trousseau de naissance, ses émotions… Il garde précieusement ce cahier, un beau souvenir familial.
🔺Il n’a pas pu prendre son congé paternité de 11 jours à la sortie de la maternité à cause de problèmes organisationnels au sein de son entreprise.
Dès qu’il a pu prendre ses 11 jours, ce lien père- fille qui s’est créé a été un grand bonheur.
Le congé paternité est passé à 28 jours, c’est une avancée qui répond à un réel besoin : créer le lien avec son bébé, soutenir la maman épuisée, participer à la construction de la nouvelle dynamique familiale.
A la naissance de sa deuxième fille, il n’était plus salarié mais un entrepreneur en devenir.
Il est ravi de son activité digitalisée indépendante qui lui permet de mieux équilibrer la vie familiale et la vie professionnelle.✳️
Sa conjointe et lui s’organisent, en fonction des disponibilités de chacun, pour répartir au mieux les tâches domestiques et les responsabilités parentales.
Ce podcast l’emmène à repenser à sa mère qui a élevé seule son frère, ses deux sœurs et lui tout en travaillant. La question de la charge mentale des mères - solo de surcroît -, il connaît très bien.
🌟 Il tient à profiter de ce témoignage pour remercier encore sa mère pour l’amour, les valeurs qu’elle a transmises à son frère, ses sœurs et lui. C’est tout cela qui lui permet d’être le papa qu’il est aujourd’hui.
🌟 Il en profite également pour adresser tout son soutien à toutes les mamans solo et saluer leur courage.
Je vous invite à écouter Woody.
Merci !
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Je suis un papa impliqué qui pense qu’un enfant, c’est le carburant, c’est la vie ! C’est pour cela que je me suis battu pendant 5 ans devant le juge aux affaires familiales pour avoir la garde partagée de mon fils.
Ces mots sont de Philippe Marquet que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa de 3 enfants qui ont 14, 7 et 2 ans.🌟
Sur le plan professionnel, Philippe est responsable restauration chez Domaine de Valmouriane à Saint-Rémy-de-Provence.
Philippe a eu très tôt envie d’être père. Il est lui-même issu d’une grande fratrie.
Pour lui, le congé paternité est une nécessité pour créer un lien avec son enfant et soutenir la maman. Il n’a pu prendre ce congé paternité qu’à la naissance de sa fille : 28 jours.
Par le passé, il a eu un employeur hostile au congé paternité et avec lequel il était difficile de concilier la vie professionnelle et la vie familiale.
La restauration est un secteur induisant des cadences de travail soutenues, l’équilibre des temps de vie n’est donc pas toujours simple.
Savoir gérer le stress, la pression, prendre du recul, aussi bien au travail qu’à la maison, c’est la clé pour pouvoir bien mener tout de front.
Son épouse et lui s’organisent pour répartir les tâches domestiques, les responsabilités parentales, les activités sportives des enfants.
Aujourd’hui, il a la chance de pouvoir lui-même organiser son planning.
Il est un père apaisé et heureux aujourd’hui. Le passé a été très dur sur le plan psychologique.
Suite à la séparation d’avec sa première épouse, il a dû mener pendant 5 ans un combat devant le juge aux affaires familiales pour pouvoir avoir la garde partagée de son fils aîné.
Il regrette que la parole du papa ait encore du mal à être entendue.
🔷 Ses messages :
Aux papas qui se battent pour la garde de leurs enfants : ne rien lâcher.
Aux mamans qui assument encore en majorité la charge mentale à la maison : tout mon soutien à vous. Les papas ont peur. Dans leur enfance, on ne leur a pas montré comment un père prend sa place, pourquoi c’est crucial qu’il soit présent.
Philippe, lui, a à cœur d’éduquer ses garçons dès le bas âge pour qu’une fois adultes, ils puissent participer, prendre leur part dans les responsabilités parentales.
Pour lui, s’épanouir en tant que papa permet de s’épanouir aussi sur le plan professionnel.
Un enfant c’est le carburant, c’est la vie.
Ses enfants lui permettent d’avancer. Il aime grandir à leurs côtés.
Je vous invite à écouter Philippe.
Merci !
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En 2003, j'ai réalisé que j'étais devenu le papa que je ne voulais pas être. Depuis, chaque jour, je deviens un peu plus, le papa que je veux Être.
Ces mots sont de Pascal Bouche que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa de 5 enfants qui ont entre 21 et 6 ans.✳️
Sur le plan professionnel, Pascal est vice-président régional (Europe du Sud) d’un grand groupe.
Avant, il travaillait et voyageait beaucoup. Pour se reconnecter à l’essentiel, sa famille et lui ont décidé ensemble de vivre leurs rêves en voyageant pendant 6 ans sur un trimaran à travers le monde.
C’est pendant le COVID qu’il a pris conscience de la fatigue de son épouse, de la charge mentale liée à la gestion des enfants, aux tâches domestiques. L'échange avec elle a permis de voir comment l'accompagner et trouver sa place à la maison. N'y étant jamais avant le COVID, il s’y sentait un peu étranger.
La répartition des tâches reste déséquilibrée mais le dialogue permet des ajustements. C’est lui qui s’occupe des repas, il aime cuisiner, son épouse ne trouve pas agréable le côté répétitif de cette tâche.
🌀Son histoire familiale a beaucoup influé sur sa relation avec ses enfants. Avant, il se sentait distant vis-à-vis d’eux, il avait du mal à jouer avec eux. L’aide de thérapeutes lui a permis de prendre conscience qu’il avait été un enfant battu.
Ainsi, le travail sur lui et ses cours d’acteur l’ont libéré, et aujourd’hui il communique mieux avec ses enfants, il peut jouer avec eux🌟
Le travail sur lui a également eu des retombées sur le plan professionnel.
Il est désormais convaincu que le manager doit se concentrer sur ce qui est vraiment important dans la vie des salariés : cela influe sur la performance des salariés, bénéficie donc à la société. C’est du Win- Win.
Pascal a appris à dire non à ses supérieurs.
Il anime mieux son équipe et prend en compte les attentes des parents en termes d’équilibre vie professionnelle - vie privée. Ses équipes sont devenues plus performantes.
Il a également compris que ce qui compte n’est pas le nombre d’heures travaillées mais la qualité du travail rendu.
📍 Ses messages :
§ Aux pères qui se sentent bloqués dans leur relation avec leurs enfants : chercher à comprendre d’où viennent ces blocages et ne pas hésiter à solliciter l’aide d’un tiers
§ Prendre le temps d’écouter les signaux de son corps, ses émotions, de développer son intelligence émotionnelle
§ Prendre conscience de la fatigue post-partum de la maman et la soutenir pendant cette période particulière qui dure de 3 à 6 mois
§ Être focus dans tout ce que l’on fait : la vaisselle, une présentation en réunion, ou un jeu avec ses enfants... être à 100 % sur la tâche qu'on accomplit à l'instant et les personnes avec qui l'on est. Et libérer son esprit des tâches passées ou futures
§ En tant que manager, comprendre ce que la parentalité apporte : c’est une joie partagée en équipe ; elle crée un lien humain. C’est du Win-Win
§ Prévoir un congé parental de 3 ans à moduler entre le papa et la maman
Tout se joue lors des 1ères années de la vie d’un enfant : la construction de sa personnalité, la confiance envers le monde extérieur. Prendre en compte cette période charnière, c'est changer notre monde. Sommes- nous prêt(e)s ?
§ Reconnaître « à travers la rémunération » le parent qui s’arrête de « travailler » pour s’occuper des enfants à la maison ou pour effectuer l’instruction des enfants à la maison. C'est un plus pour la société toute entière
Pascal développe actuellement une solution, CapOhana, pour démocratiser l'accompagnement de toute personne désireuse de vivre la vie qu'elle souhaite vivre au plus profond d'elle-même et ce, depuis sa prise de conscience jusqu'à sa réalisation.
Je vous invite à écouter Pascal.
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Être un papa impliqué à 100% est un vrai défi qui exige un long chemin de déconstruction d’automatismes présents aussi bien chez le papa que chez la maman.
Ces mots sont de Thomas Elghozi que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa de deux filles de 3 ans et 1 an.
Sur le plan professionnel, Thomas est ingénieur de formation, et après une expérience dans la recherche académique en physique, il a voulu se réorienter vers les questions climatiques et énergétiques. Après un passage par une ONG et un cabinet de conseil, Thomas est aujourd'hui analyste de données dans le secteur de l'énergie au sein d'une organisation intergouvernementale, l'IEA.
✳️ Thomas s’est senti devenir père de façon assez graduelle. Pour sa 1èrefille, la rencontre s’est faite assez tôt, c'est-à-dire pendant la grossesse.
Le regard social a également eu un impact sur la construction de son chemin de père.
Avec l’arrivée de ses filles, la place du travail dans sa vie a évolué.
Thomas a pris des congés exceptionnels sans solde pour être présent auprès de ses filles, permettre à son épouse de se reposer au mieux, et s’occuper des tâches domestiques.
🌟Il est reconnaissant du soutien de sa hiérarchie. Un de ses supérieurs a en particulier œuvré pour que cette demande exceptionnelle aboutisse.
Son retour sur cette période est mitigé : de manière décevante, cette période à 100% à la maison n’a pas été facile. Elle a été très intense, très fatigante, assez frustrante. En effet, à cause de la fatigue, le temps avec ses enfants n’a pas toujours été de qualité.
Thomas tient à souligner la difficulté à trouver le bon équilibre entre le temps dédié aux tâches domestiques et le temps de présence auprès de ses enfants. Cette difficulté peut générer des tensions au sein du couple mais heureusement le dialogue apporte de l'apaisement et permet des ajustements afin que chacun trouve sa juste place.
Il pense qu’en cas de tension, il vaut mieux engager le dialogue après un temps de prise de recul, de réflexion.
Thomas aimerait pouvoir aller souvent chercher sa fille à l’école à 16h30 mais ce n’est pas possible car incompatible avec les horaires classiques liés au salariat.
Être un papa impliqué à 100% est un vrai défi qui exige un long chemin de déconstruction d’automatismes présents aussi bien chez le papa que chez la maman.
Les automatismes ne sont en effet jamais loin et sont difficiles à éliminer.
Par exemple, lorsque son épouse s’absente, il lui est difficile de ne pas prémâcher certaines tâches pour lui. Il essaie de l’en dissuader mais lutter contre les constructions dans lesquelles on a grandi n’est pas simple.
Il s’organise pour pouvoir s’occuper de ses enfants en toute autonomie lorsque son épouse est absente.
Il a pris conscience qu'avec la parentalité, on se retrouve face à ses propres contradictions, on apprend à lutter contre ses propres automatismes pour une bonne dynamique familiale.
La seule volonté ne suffit pas en matière de répartition de la charge mentale.
Le rééquilibrage est lent et cette lenteur est frustrante.
🔺Son message : les 1ères années de la vie d’un enfant sont tellement importantes que collectivement on devrait prendre conscience de la nécessité d’être présent auprès de lui à cette période clé, au service de la santé de l'enfant, de son équilibre, de celui des parents et pour éviter les automatismes qui freinent l’égalité femmes- hommes dès le bas âge.
--> Travailler à 80% voire moins si possible pendant les deux 1ères années de l'enfant.
Il repense à sa propre mère qui les a élevés seule dans le quotidien son frère et lui tout en travaillant à temps plein. Il se demande avec du recul comment elle a fait sans se perdre. Il tient à saluer son courage.
Je vous invite à écouter Thomas. Merci !
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Musique : provided Ausha
Je suis un papa impliqué qui milite pour une égalité entre le congé paternité et le congé maternité, et que les équipes soient systématiquement renforcées pendant la période de congé d'un parent.
Ces mots sont de Arthur Marronnier que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Il est papa d’un garçon de 3 ans.
Sur le plan professionnel, Arthur est ingénieur polytechnicien et physicien, Haut-fonctionnaire, fort d'une expérience variée de 8 ans dans le secteur public (chercheur/négociateur/manager).
Expert de l'énergie solaire et des politiques publiques de l'énergie et du portuaire, il aime combiner ses compétences techniques avec sa connaissance des politiques publiques pour trouver des solutions innovantes.
Il a rejoint il y a quelques mois Electra en tant que directeur énergie de cette start-up française de la mobilité électrique.
🍀 Il s’est senti père à travers les premiers instants de rencontre avec son fils à la maternité, mais ce sont surtout les premières nuits à la maison qui lui ont fait pleinement prendre conscience de son nouveau statut de père.
Les moments avec son fils sont touchants, plein de câlins, plein de bonheur, plein d’apprentissages. Malgré le stress qu’il peut parfois ressentir, ces moments lui apprennent la patience, l’enrichissent etc…✴️
Arthur aimerait beaucoup passer plus de temps de qualité avec son fils le soir après le travail, que son fils sente que ses deux parents sont présents.
Le temps passé dans les transports avant et après le travail, les responsabilités professionnelles ne lui permettent pas toujours de bien concilier les temps de vie.
Arthur a toujours insisté auprès de ses employeurs pour pouvoir bénéficier de 2-3 jours de télétravail en avançant plusieurs arguments :
- Cela permet de consacrer le temps de transport évité à du temps de qualité avec ses enfants
- Pour une bonne répartition des responsabilités parentales et domestiques
- Et pour l’égalité professionnelle femmes-hommes.
Sa demande a souvent été bien accueillie.
En tant que manager conscient de la question du trajet domicile-travail en île -de- France, ce qui lui importe ce ne sont pas les heures de travail mais plutôt le rendu général, le respect des deadlines, une grande flexibilité sur les agendas pour permettre en particulier aux parents collaborateurs de concilier au mieux la vie professionnelle et la vie familiale. 🌟
Il facilite le télétravail tout en prévoyant des moments de présence physique pour la cohésion d’équipe.
Pour Arthur, les nouveaux comportements au travail induits par le numérique présentent des similarités dans le secteur public comme dans le secteur privé.
Le secteur privé semble offrir au salarié plus de flexibilité dans l’organisation du travail. La fonction publique, en particulier l’administration centrale, reste quant à elle, encore très attachée au calcul du temps précis passé au bureau même post-Covid, au détriment de l’équilibre des temps de vie des agents.
Le droit à la déconnexion est une question commune aux deux univers.
Il n’est pas toujours exercé de manière optimale. A chaque cadre de construire et préserver son juste équilibre.
Des pistes d'évolutions réglementaires à partager :
🔺 Instaurer l’égalité entre la durée du congé maternité et celle du congé paternité
🔺Prévoir clairement le remplacement de la personne qui part en congé maternité ou en congé paternité
Je vous invite à écouter Arthur.
Merci !
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Musique : provided Ausha
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
Je suis un papa impliqué qui croit fortement au Win- Win : un papa qui est heureux sera plus performant professionnellement.
Ces mots sont de Stanislas de Quercize que j'accueille à mon micro dans cet épisode de mon podcast.
Stanislas est papa de 4 enfants (dont un décédé) : 33 ans, 31 ans, 26 ans
Sur le plan professionnel, il est entrepreneur. Board Member, President et Fondateur SAVIH,
Sujets de prédilection : #luxe, #amourdurable, #philantropie, #sustainability et #economiecirculaire
Il a également créé le Prix des Couples Amour durable.
Les enfants de Stanislas sont nés à une époque où le congé paternité n’existait pas encore.
Ses fils ont pris leur congé paternité à la naissance de leurs enfants. C’est une très belle progression sociale selon lui.
Stanislas est fier du temps que parviennent à dégager ses fils pour profiter de leurs enfants.
Il a toujours eu à cœur d’organiser des moments privilégiés avec chacun de ses enfants pour construire, améliorer, renforcer la relation père-fils : temps d’échanges, sport et autres activités…
Pour Stanislas, la relation père-enfant doit s’inscrire dans une approche plus globale des enjeux de la société : partager des solutions pour le bien-être des couples, des enfants, des familles, mais également pour le bien-être au travail.
Ces solutions doivent être partagées avec tous les acteurs : familles, DRH, clients, start ups, associations, médias, écoles, universités, notaires, mairies, leaders religieux…
C’est l’objectif du Prix des Couples Amour durable qu’il a créé pour emparadiser le monde.
✳️ Comment emparadiser le monde en termes d’équilibre vie professionnelle - vie privée ?
Chacun - femme comme homme - doit savoir prendre soin de lui, de son corps, de ses émotions, de sa vie de couple, de sa vie familiale, de sa spiritualité pour mieux faire vivre le partage, la solidarité, la fraternité.
C’est important de savoir se remettre en cause individuellement, d’être dans l’amélioration continue.
C’est également important de dialoguer au sein du couple, de travailler sur la relecture de la relation, de sa vie personnelle, de son travail, visualiser ses rêves, ses envies, célébrer ses réussites, analyser ses échecs…
Stanislas et son épouse sont mariés depuis 37 ans. Leurs forces : l’amour et un espace d’échange régulier pour prendre du recul ensemble, voir comment s’améliorer ou se faire aider par un tiers.
✳️ Les entreprises doivent accompagner, soutenir la parentalité, contribuer elles aussi à emparadiser le monde
Soutenir les parents salariés, c’est Win -Win pour l’ensemble des équipes, pour les clients, les investisseurs, les fournisseurs, toutes les parties prenantes.
Un papa qui prend sa place, qui est heureux, sera plus performant professionnellement.🪴
Le rôle des DRH est essentiel pour créer un cercle vertueux en entreprise et au-delà, au sein de la société.
🔶 L’ambition de Stanislas aujourd’hui est de booster et partager les solutions pour emparadiser le monde en mobilisant davantage d'entreprises, de donateurs et de mentors.
Les retombées en seront importantes pour la société toute entière, pour la famille, pour la prise en compte de la parentalité en entreprise, la place du père salarié, la marque employeur.
-> Son message aux mamans qui portent encore en majorité la charge mentale à la maison : merci mille fois pour ce que vous faites. Le dialogue au sein du couple permet de trouver des solutions pour équilibrer les temps de vie. Ne pas hésiter à se faire aider pour surmonter les difficultés : coaching, mentorat, conseils…
Nous devons évoluer vers une société de transmission et de partage de solutions pour développer le cercle vertueux du Win-Win.
Je vous invite à écouter Stanislas.
Merci !
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Musique : provided Ausha
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