Nous commençons cette émission de rentrée par une note de lecture sur un ouvrage qui parle de la chasse. Le décodage d’une intervention de Julien Denormandie, ministre de l’agriculture, dans le 13/14 de France Inter où il est question de pesticides. Enfin le point sur le projet GPSO, c’est à dire le projet de faire une ligne LGV au départ de Bordeaux en direction de Toulouse d’une part et de Dax d’autre part. Nous entendons quelques unes des interventions qui ont eu lieu lors du rassemblement du 13 décembre 2021 devant le Conseil régional. Puis une interview de Christine Seguinau, élue EELV au Conseil régional, que nous avons réalisée par téléphone ce mercredi 5 janvier.
Note de lecture
C’est un ouvrage passionnant que nous aimerions vous donner envie de lire. Charles Stépanoff, L’animal et la mort aux éditions La Découverte. L’auteur est anthropologue, à l’EHESS . Ses recherches portent d’habitude sur les pratiques chamaniques des chasseurs de Sibérie. Mais elles ont été un moment suspendues, lorsqu’il s'est retrouvé confiné dans le Perche en 2020. Il s’est alors intéressé à la chasse, aux chasses, et à la diversité des pratiques dans le coin de France où il se trouvait.
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Les mensonges, demi-vérités et enfumages de Denormandie
En Gironde comme partout en France, les usagers de l'eau apprennent de plus en plus souvent que l'eau qui sort de leur robinet est polluée par des pesticides. Comment peut-on fixer des seuils de pesticides à ne pas dépasser, se contenter d’une circulaire administrative pour les dépasser malgré tout, et livrer de l’eau potable non conforme à la réglementation ? Plus généralement, puisque ces pollutions se multiplient partout en France et que les services de l’eau doivent multiplier les contorsions, en diluant par exemple l’eau d’un captage pollué avec l’eau d’un autre captage moins pollué, pourquoi les pouvoirs publics ne prennent-ils pas des mesures pour que ces pollutions s’arrêtent, à la source ?
C’est en substance la question qu’une auditrice de France Inter a posé au ministre de l’agriculture Julien Denormandie, dans l’émission de Bruno Duvic le mardi 4 janvier. On écoute la question de Madeleine, et la réponse du ministre.
Comment s’y retrouver dans le dédale des faux labels ? Un site utile
Le numéro d'illusionniste de Rousset sur le GPSO
Nous étions devant le Conseil régional Nouvelle Aquitaine ce 13 décembre avec des élus, des associations venues de toute la région concernée par le GPSO, ce grand projet inutile de LGV entre Bordeaux et Toulouse d’une part, Bordeaux et l’Espagne via Dax d’autre part.
Plusieurs centaines de manifestants étaient là, pour accueillir les élus du Conseil régional qui allait se réunir ce matin du 13 afin de voter plusieurs délibérations concernant cette LGV. Pour les dissuader de soutenir un tel projet, un document de 150 pages leur était distribué à l’entrée du Conseil, produit par un cabinet d’études (le cabinet Carasco) auquel les associations ont commandé une analyse comparative des options de modernisation des dessertes ferroviaires sur le tronçon Bordeaux-Toulouse. Le document conclut à l’inutilité de ce mega-projet qui coûte 10 milliards de plus que la rénovation de la ligne existante.
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> Les manifestants font pleuvoir 10 milliards de (faux) euros devant le Conseil régional pour montrer la gabegie de ce projet
Nous étions devant le Conseil régional Nouvelle Aquitaine ce 13 décembre avec des élus, des associations venues de toute la région concernée par le GPSO, ce grand projet inutile de LGV entre Bordeaux et Toulouse d’une part, Bordeaux et l’Espagne via Dax d’autre part.
Plusieurs centaines de manifestants étaient là, pour accueillir les élus du Conseil régional qui allait se réunir ce matin du 13 afin de voter plusieurs délibérations concernant cette LGV. Pour les dissuader de soutenir un tel projet, un document de 150 pages leur était distribué à l’entrée du Conseil, produit par un cabinet d’études (le cabinet Carasco) auquel les associations ont commandé une analyse comparative des options de modernisation des dessertes ferroviaires sur le tronçon Bordeaux-Toulouse. Le document conclut à l’inutilité de ce mega-projet qui coûte 10 milliards de plus que la rénovation de la ligne existante.
En gros : vaut-il mieux construire une nouvelle ligne à grande vitesse (5 à 6000 ha d’emprise sur des terres agricoles et sylvicoles) ou réaménager la ligne existante pour gagner en fréquence et en sécurité.
De nombreuses prises de parole ont eu lieu devant le CR ce matin-là mais nous ne pouvons pas toutes les diffuser, d’autant que les conditions techniques n’étaient pas très bonnes et vous allez entendre de nombreux parasites sonores.
On écoute dans l’ordre :
- Philippe Barbedienne, président de la Sepanso Gironde
- Alain Dewerdt, qui parle au nom de la coordination des associations anti-LGV
- Loïc Prudhomme, député de la France Insoumise
- une militante associative du Lot et Garonne
Interview de Christine Seguinau (enregistrée le 5 janvier 22), élue EELV au Conseil régional Nouvelle Aquitaine et opposante au projet.
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> Christine Seguinau, élue EELV Conseil régional
Chanson
La complainte du progrès, par Chanson Plus Bifluorée