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Or


Synthèse de réunion
Marie : Depuis combien de temps Aurélie enseignait-elle avant de commencer la préparation à l'agrégation ?
Aurélie : Elle a commencé la préparation il y a deux ans, après environ quatre ans d'enseignement. Elle n'était pas encore éligible au moment où elle a débuté, ce qui lui a permis d'anticiper. Sa première année d'enseignement s'est déroulée à Mayotte, ce qui ne lui laissait pas de place pour se concentrer sur l'agrégation.
Marie : Aurélie enseignait-elle en collège ou en lycée, et cela ne lui faisait-il pas peur face aux candidats venant du lycée ?
Aurélie : Elle enseigne en collège. Au début, elle se focalisait sur ses désavantages par rapport aux autres candidats (pas de prépa, formation en fac, L3 triplée, moyenne d'âge des candidats autour de 40-45 ans). Cependant, elle avait aussi des atouts : pas d'enfants, emploi du temps au collège moins chargé que celui du lycée. Elle a appris à voir le verre à moitié plein.
Organisation et rythme de travailMarie : Comment Aurélie organisait-elle sa préparation sur le temps scolaire et pendant les vacances ?
Aurélie : La première année, elle a commencé en octobre ou novembre, avec environ 5 à 8 heures par semaine, sans travailler pendant les petites vacances. La deuxième année, elle est passée à une dizaine d'heures par semaine (un jour de week-end et le mercredi après-midi). Lors de l'année de formation, elle atteignait une vingtaine d'heures par semaine : vendredi de 13h à 19h, samedi de 9h à 16h, mercredi après-midi, jeudi après-midi et dimanche matin (période très productive pour elle).
Marie : Aurait-elle pu s'organiser différemment ?
Aurélie : Oui. La première erreur a été de réviser avec les sujets du CAPES plutôt qu'avec des livres de prépa, ce qui n'était pas optimal. La deuxième erreur était de travailler trop en profondeur sur un seul thème au lieu de balayer l'ensemble du programme. La formation lui a permis de corriger ce défaut de méthode.
La formation à ToulouseMarie : Quel rôle a joué la formation dans la réussite d'Aurélie ?
Aurélie : La formation à Toulouse a été déterminante. Elle se déroule le vendredi de 13h à 19h et le samedi de 9h à 16h, et est accessible à distance en vidéo. Elle comprenait des cours, des exercices, des démonstrations de théorèmes et des devoirs blancs (environ six sur l'année). C'est la formation qui lui a permis de calibrer correctement la profondeur de travail nécessaire et de s'entraîner aux oraux blancs.
Préparation aux écrits et aux orauxMarie : Comment Aurélie s'est-elle entraînée aux épreuves écrites ?
Aurélie : Elle travaillait sur les exercices donnés par les formateurs, reprenait les exercices vus en cours en notant d'une croix les points incompris, et utilisait les corrigés disponibles sur Bib Math. Elle recommande de commencer par lire la correction, et de ne regarder les vidéos de Gilles Lemaître que de manière ciblée sur les points non compris, car ses corrections sont très longues (environ 20 heures par épreuve).
Marie : Les oraux étaient-ils préparés en même temps que les écrits ?
Aurélie : Non, la préparation aux oraux n'a commencé qu'après les écrits. Lors des oraux blancs en formation (deux fois par semaine), elle passait presque systématiquement au tableau. Elle a appris à gérer le temps, à regarder le jury, et à réciter des démonstrations sans consulter ses notes (regarder sa feuille pouvant faire perdre environ cinq points).
Ressources utiliséesMarie : Quels livres et ressources Aurélie a-t-elle utilisés, notamment pour la géométrie affine euclidienne et les coniques ?
Aurélie : Pour les écrits, elle a utilisé les livres de prépa Monnier et Rombaldi. La géométrie n'était pas son point fort et n'était pas très représentée aux écrits selon sa formation, donc elle n'a pas approfondi ce thème. Pour les oraux, elle a utilisé davantage de livres spécialisés sur l'agrégation (références à préciser dans les notes de l'épisode), ainsi que les corrigés de Bib Math et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube.
Marie : Que pense Aurélie des vidéos de Gilles Lemaître ?
Aurélie : Elle les recommande chaudement, mais de manière ciblée uniquement sur les points non compris, car les corrections sont très longues. Elle lui a d'ailleurs fait un don lorsqu'elle a obtenu l'agrégation, en reconnaissance de l'aide apportée.
Programme et stratégie à long termeMarie : Est-il suffisant de maîtriser les programmes de MPSI et MP pour réussir le concours interne ?
Aurélie : C'est un bon point de départ et un minimum pour les écrits, mais cela ne suffit pas pour les oraux, qui requièrent des compétences différentes : apprendre des développements par cœur et construire une leçon. N'ayant pas fait de prépa elle-même, elle ne peut pas en être totalement certaine.
Marie : Le programme changeant-il d'une année à l'autre ?
Aurélie : Non, le programme reste le même. Cela permet de capitaliser sur plusieurs années de préparation, mais cela signifie aussi que les candidats qui passent depuis plusieurs années ont un avantage cumulatif. En mathématiques, cela peut conduire à des préparations plus longues que dans les disciplines où le programme change tous les deux ans.
Dimension psychologique et entourageMarie : Comment Aurélie a-t-elle géré la comparaison avec les autres candidats et le regard des autres ?
Aurélie : Au début, elle se focalisait sur ses désavantages. Elle a appris à transformer les émotions négatives en informations neutres et actionnables, en notant dans un carnet les notions à travailler plutôt qu'en se jugeant. Elle a également été suivie par une psychologue, ce qui l'a beaucoup aidée sur la gestion des comparaisons et des interactions avec les collègues.
Marie : Quels conseils Aurélie donnerait-elle sur l'entourage pendant la préparation ?
Aurélie : Elle recommande de bien s'entourer et de faire le tri. Elle a choisi de ne pas parler de sa préparation à ses collègues (dont les réactions étaient souvent négatives ou anxiogènes) ni à ses parents (de nature anxieuse). Son principal soutien a été son conjoint, professeur lui-même, qui a pris en charge toutes les tâches ménagères pendant le mois précédant les oraux. Ses amis ont également adapté leurs activités pour lui offrir des moments de décompression le dimanche après-midi. La veille des écrits, une amie a passé la journée avec elle pour lui changer les idées.
Marie : Y a-t-il une composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques ?
Aurélie : Non, il n'y a aucune composante pédagogique ni didactique. L'oral requiert de savoir bien s'exprimer et de ne pas parler dans sa barbe, mais il ne s'agit pas d'expliquer à des élèves. L'expérience professionnelle sur le terrain n'apporte donc pas de plus-value directe pour ce concours.
Et voici les principales ressources qu'Aurélie a utilisées :
Internet
Écrits
Oraux
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Marie : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours à l'agrégation ?
Stéphanie Lokoli : Elle est professeure de français en collège, enseigne la prise de parole en public et l'éloquence auprès de collégiens, jeunes adultes et doctorants, et est formatrice académique dans l'académie de Grenoble. Elle a passé l'agrégation quatre fois : en 2018-2019, 2019-2020, puis après une pause de quatre ans consacrée à la formation, à l'écriture de deux mémoires sur l'oralité et à la validation de son CAFA, elle s'est réinscrite en 2024-2025 et 2025-2026. Elle a été admissible lors de ce dernier passage.
Motivations pour faire appel au coachingMarie : Pourquoi as-tu fait appel à un coaching alors que tu avais déjà un mental solide forgé par le sport de haut niveau ?
Stéphanie Lokoli : Malgré un mental fort, elle avait besoin d'aide pour planifier son travail et hiérarchiser ses tâches. Sa capacité de travail était importante (jusqu'à 14 heures par jour), mais elle n'était pas optimisée. Le coaching lui a appris à travailler moins mais mieux, en ciblant les tâches à fort impact aux moments où elle était le plus disponible mentalement.
Changements concrets dans l'organisation du travailMarie : Qu'est-ce qui a concrètement changé dans ton planning entre ta préparation sans coaching et celle avec coaching ?
Stéphanie Lokoli : Elle a appris à identifier ses moments de disponibilité mentale optimale (le matin) pour y placer les tâches complexes. Elle a réduit son volume de travail quotidien à six-neuf heures tout en augmentant l'efficacité. Elle a également décéléré dans les deux dernières semaines avant les écrits, travaillant seulement une heure et demie par jour, car le gros du travail avait été fait en amont. Elle a aussi pris soin de sa mémoire en intégrant des phases de repos.
Gestion du blackout et de la peurMarie : Tu avais peur que le blackout se reproduise. Comment as-tu fait pour surmonter cette peur ?
Stéphanie Lokoli : Elle a adopté des mantras, notamment « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera », tiré du livre Ne cède jamais de David Goggins. Elle a commencé à mémoriser des citations et des éléments des œuvres dès juillet-août, traitant la mémoire comme un muscle à entraîner sur le long terme. Les petites réussites accumulées (comme obtenir 18/20 sur une composition sur Jacques Roubaud) ont progressivement dissipé cette peur.
Conseils aux candidats qui n'osent pas rendre des devoirsMarie : Que dirais-tu aux agrégatifs qui n'osent pas rendre des copies par peur de la mauvaise note ou de décevoir leur correcteur ?
Stéphanie Lokoli : Il faut oser, car on n'est jamais aussi mauvais juge de soi-même. Elle rappelle que chaque erreur est une information : une erreur, une information ; deux erreurs, deux informations. Elle conseille de tenir un carnet d'analyse de ses copies (points faibles, points forts, pistes d'amélioration) et de faire un retour réflexif à froid, en se relisant et en lisant les copies de collègues ayant traité le même sujet.
Vécu des oraux et analyse de l'échec à l'admissionMarie : Comment as-tu vécu les oraux et qu'est-ce qui, selon toi, t'a empêchée d'obtenir l'admission ?
Stéphanie Lokoli : Elle a vécu les oraux comme une compétition sportive, arrivant avec ses oreillettes et son sac, dans un état d'esprit de « guerrière ». Elle a cru en ses chances jusqu'au bout. Avec le recul, elle estime avoir manqué d'équilibre : si sa connaissance des œuvres était très solide, sa base écrite n'était pas assez simple ni assez didactique. Elle est partie dans une spécialisation excessive au lieu de construire un propos clair et accessible, ce qui l'a desservie.
Ce que la préparation lui a apporté durablementMarie : Qu'est-ce que tu as retiré de cette préparation, au-delà du résultat du concours ?
Stéphanie Lokoli : Elle utilise encore aujourd'hui les outils de planification et de hiérarchisation acquis pendant le coaching. Son exigence intellectuelle s'est renforcée, ce qui lui a permis de faire accepter des propositions d'articles dans des revues littéraires. Elle applique désormais le principe de simplicité et de clarté du propos qu'elle n'avait pas su mettre en œuvre aux oraux.
Projet pédagogique issu de la préparationMarie : Qu'as-tu fait après les résultats, et comment as-tu transformé ton expérience en projet ?
Stéphanie Lokoli : Elle a décidé de transformer les savoirs universitaires acquis sur Quelque chose noir de Jacques Roubaud en savoirs didactiques, en montant un projet pédagogique inclusif avec sa collègue AESH et en collaboration avec l'Institut National des Jeunes Sourds. Elle a rédigé quatre versions du document (parents d'élèves, ministère, rectorat/IPR, version disciplinaire) et les a transmises aux différents acteurs de la communauté éducative. La publication est prévue pour septembre.
Enseigner au collège et préparer l'agrégation : incompatibilité ?Marie : Que penses-tu du sentiment d'incompatibilité ressenti par certains agrégatifs qui enseignent au collège ?
Stéphanie Lokoli : Elle rejette fermement cette idée. Enseigner au collège n'est pas un obstacle : cela peut même constituer une plus-value, notamment pour l'épreuve de didactique, où la créativité et l'audace pédagogiques propres au collège peuvent enrichir les copies. Elle encourage tous les agrégatifs à se décomplexer, à noter leurs réussites intermédiaires, à s'entraîner régulièrement et à faire des retours réflexifs sur leurs copies.
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Synthèse de réunion
Points clésMarie : Quel a été le moment le plus difficile dans ta préparation ?
Géraldine : Les moments d'échec et la nécessité de repartir après avoir eu l'impression d'avoir tout donné. C'est l'aspect mental et physique du rebond qui a été le plus éprouvant, plus encore que les révisions elles-mêmes.
Durée de la préparationMarie : Sur combien d'années s'est étalée ta préparation ?
Géraldine : Deux ans, en travaillant à plein temps à l'IUT la première année, puis en bénéficiant d'un congé de formation de six mois la deuxième année.
Syndrome de l'imposteur et rapport à l'interneMarie : Comment se fait-il que tu aies eu ce syndrome de l'imposteur alors que tu travaillais déjà à la fac ?
Géraldine : Ce qu'elle faisait à l'IUT n'avait rien à voir avec les exigences du concours. Elle ne connaissait pas les programmes ni les attentes, et n'avait pas été une étudiante brillante lors de son CAPES initial, obtenu en deuxième moitié de classement il y a 20 ans.
Inscription administrative à la formation externeMarie : En termes d'inscription administrative, comment as-tu procédé pour suivre à la fois la formation interne et externe ?
Géraldine : Elle s'est inscrite via l'AFC pour la formation interne, et en tant qu'étudiante à part entière (avec carte étudiante) pour la formation externe, pour un coût d'environ 300 à 305 €. À Lyon, les mêmes professeurs assuraient les deux formations, ce qui rendait le dispositif très cohérent.
Erreurs de la première annéeMarie : Que veux-tu dire par « j'ai fait n'importe quoi » aux oraux de l'interne la première année ?
Géraldine : Elle était épuisée, n'avait pas dormi les deux nuits précédentes, et a produit des copies incohérentes — par exemple, une problématique sur le carnivalesque pour une question sur Shakespeare, et une prestation désastreuse en linguistique. Elle est arrivée au bout du rouleau après un mois de révisions intensives sans pause.
Raisons de recommencer l'interne la deuxième annéeMarie : Pourquoi as-tu quand même recommencé l'interne la deuxième année ?
Géraldine : Parce qu'une partie du programme est commune aux deux concours, qu'elle était déjà inscrite à la formation, et qu'elle croyait encore à l'interne en raison de ses 20 ans d'expérience d'enseignement. Elle n'a finalement pas été admissible aux écrits de l'interne cette année-là, ce qui lui a permis de se concentrer sur les oraux de l'externe.
Gestion de l'échec et changement de mindsetMarie : Comment as-tu géré le moment où tu n'as pas été admissible aux écrits de l'interne la deuxième année ?
Géraldine : Ce fut le moment le plus difficile. Elle s'est accordé une semaine pour pleurer, se plaindre et exprimer sa frustration, puis a décidé de changer de mindset en se disant que c'était peut-être une chance, car le format de l'externe lui convenait mieux. Elle est repartie en mode « tunnel » sans se poser de questions, portée par sa binôme et son groupe de travail.
Composition du groupe de préparation externeMarie : Dans le groupe de préparation externe, y avait-il uniquement des jeunes étudiants ou aussi des enseignants en poste ?
Géraldine : Non, il y avait également des collègues de l'interne, car le responsable de la formation conseillait à tous les internes de s'inscrire aussi à la préparation externe. Ce mélange internes/externes était très enrichissant et favorisait une vraie entraide, sans esprit de compétition.
Importance du présentiel et des liens humainsMarie : Penses-tu que le fait d'être en présentiel t'a aidée à former ce groupe de travail et à tisser ces liens ?
Géraldine : Oui, absolument. Elle admire ceux qui préparent à distance, mais estime que rien ne remplace le fait d'avoir un professeur en face de soi et un groupe de personnes vivant la même expérience. Seuls ceux qui passent le concours peuvent vraiment se comprendre mutuellement.
Soutien des collègues et des élèves de l'IUTMarie : Tes collègues de l'IUT étaient-ils soutenants ? En avais-tu parlé à tes élèves ?
Géraldine : Ses collègues ont été très aidants : ils ont allégé sa charge la première année et l'ont préservée des informations non essentielles pendant la préparation des oraux. Elle n'a pas parlé de sa démarche à ses élèves par crainte de devoir leur annoncer un éventuel échec, par orgueil. Certains ont deviné, d'autres ont cru qu'elle était malade pendant son congé de formation.
Ce qu'elle changerait si c'était à refaireMarie : Si c'était à refaire, y a-t-il quelque chose que tu changerais dans ta façon de procéder ?
Géraldine : Elle prendrait beaucoup plus de temps pour elle — sport, repos, activités personnelles — et l'inscrirait réellement dans son planning dès le départ. Elle culpabilisait dès qu'elle faisait autre chose que travailler, ce qui nuisait à la fois à son repos et à son efficacité. Elle note que la semaine de vacances à la montagne prise juste avant les écrits de l'externe, sans aucune révision, a coïncidé avec ses meilleurs résultats.
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Synthèse de réunion
Points clésMarie : Comment t'est venue l'envie de passer l'agrégation et comment as-tu fait pour réussir malgré un profil atypique ?
Salomé : L'envie est venue notamment grâce à une amie qui avait réussi l'agrégation. Compte tenu de son profil (travail à temps plein, trois enfants en bas âge), elle avait initialement prévu une préparation sur deux ans. Elle a travaillé les bases littéraires dès septembre, fait corriger une copie par une formatrice en janvier — un mois avant les écrits — qui lui a confirmé la qualité de son travail. Elle a alors décidé de tenter sa chance, a été admissible, puis a fourni un travail intense pour les oraux, finissant finalement première.
Lecture et connaissance des œuvresMarie : Comment as-tu réussi à acquérir suffisamment de connaissances sur les œuvres en commençant à les lire seulement un à deux mois avant les écrits ?
Salomé : Elle avait déjà lu trois œuvres relativement courtes pendant l'été précédent. Elle a choisi de se concentrer exclusivement sur ces trois œuvres, en les travaillant en profondeur : lecture détaillée, lecture de nombreux articles critiques pour nourrir l'analyse, et apprentissage intensif de près de 150 citations la semaine avant les écrits, en utilisant la méthode d'apprentissage en marchant.
Utilisation des citations en dissertationMarie : Est-il vraiment nécessaire d'avoir autant de citations en tête pour composer une dissertation ?
Salomé : Non, ce n'est pas une obligation absolue, mais en lettres modernes, s'appuyer sur les textes est particulièrement important. Elle a utilisé environ 40 citations dans sa dissertation notée 15, sans que cela donne l'impression d'un catalogue, car chaque citation était intégrée à une analyse développée.
Méthode de gestion du brouillon le jour de l'épreuveMarie : Comment as-tu géré ton brouillon au moment de l'épreuve ? As-tu d'abord retranscrit tes citations ou analysé le sujet ?
Salomé : Elle a d'abord retranscrit toutes ses citations sur le brouillon, sans regarder le sujet, afin de poser toutes ses connaissances et d'éviter la panique. Ce n'est qu'ensuite qu'elle a analysé le sujet en détail, mot à mot, pour construire sa problématique à partir d'un matériau solide.
Analyse du sujet de dissertationMarie : Comment as-tu analysé le sujet et comment as-tu choisi ton angle de traitement ?
Salomé : Elle a décortiqué le sujet terme par terme, en cherchant les tensions et les éléments discutables. Alors que la plupart des candidats ont travaillé sur le mot « élégie », elle a choisi de centrer sa dissertation sur le mot « parcours », qu'elle trouvait plus discutable dans la citation proposée. Ce parti pris original a finalement été apprécié du jury.
Choix de la méthode de dissertationMarie : Comment as-tu choisi ta méthode de dissertation parmi les nombreuses proposées ?
Salomé : N'ayant pas le temps de tergiverser, elle a lu plusieurs bonnes copies disponibles sur Internet et a sélectionné rapidement celle dont la méthode lui semblait la plus claire, logique et accessible. Elle s'est constitué une fiche méthode avec les transitions et la structure, qu'elle a appliquée systématiquement lors de ses entraînements. Pour la deuxième épreuve (dissertation sur auteur), elle a suivi le cours en vidéo de Stéphanie Ges (université de Bourgogne), recommandé par la communauté des agrégatifs.
Organisation du temps avec trois enfantsMarie : Comment as-tu réussi à dégager du temps pour travailler avec trois enfants en bas âge ?
Salomé : Elle travaillait principalement le soir après le coucher des enfants (à partir de 20h-20h30), ainsi que sur ses pauses déjeuner et heures libres au collège. Elle avait préparé ses cours de collège l'année précédente, ce qui lui a libéré du temps. Elle n'a pas hésité à demander de l'aide à sa mère et à son mari. Elle a également expliqué à ses enfants qu'elle avait besoin de travailler, et ceux-ci ont globalement bien compris et respecté ce besoin.
Découverte de ses propres capacitésMarie : T'es-tu découvert des ressources insoupçonnées en toi au cours de cette préparation ?
Salomé : Oui, elle a découvert sa capacité à mémoriser rapidement un grand nombre de citations, son efficacité et sa rapidité de travail liées à son tempérament peu enclin à tergiverser, ainsi qu'une véritable passion pour l'analyse littéraire et la fouille des textes, qu'elle ne soupçonnait pas.
Conseils pour les candidats hésitantsMarie : Quel conseil donnerais-tu à des personnes qui hésitent à se lancer, notamment parce qu'elles pensent avoir commencé trop tard ?
Salomé : Commencer tardivement n'exclut pas la réussite, même si une préparation sur deux ans reste une option valable et enrichissante. Son conseil principal est de ritualiser de petits exercices quotidiens plutôt que de se concentrer uniquement sur des épreuves en temps réel : par exemple, faire un mini-plan de commentaire en 30 minutes chaque jour, ou analyser un court extrait d'œuvre. Travailler en groupe (4 à 5 personnes) et partager ses productions quotidiennement est également très formateur. La régularité prime sur l'intensité.
Projets professionnels après l'agrégationMarie : L'agrégation va-t-elle déboucher sur un changement professionnel pour toi ?
Salomé : Elle est encore en réflexion. Elle se plaît dans son collège actuel et n'a pas de besoin urgent de partir. Le lycée et l'université l'intéressent, mais les postes sont rares. Elle a un projet d'édition pédagogique en cours, attend un rendez-vous avec l'inspecteur à l'automne, et s'est portée volontaire auprès de l'inspectrice pour participer à des formations à l'agrégation si besoin. Marie lui conseille de ne pas attendre trop longtemps pour saisir les opportunités, tant qu'elle est au sommet de sa confiance en elle.
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Synthèse de réunion
Points clésMarie : Comment as-tu réagi lorsque tu as raté l'agrégation de très peu (0,80 point) lors de ta deuxième année, et comment as-tu trouvé la motivation pour recommencer ?
Lucie : Il était évident pour elle qu'elle devait continuer jusqu'à réussir. Dès la première année, elle avait passé les épreuves sans vraiment se préparer, puis lors de la deuxième année, elle avait suivi deux prépas intensives (Lille et Nanterre) et travaillé énormément, mais en surchargeant sa tête d'informations. Après le deuxième échec, elle s'est dit qu'elle recommencerait une troisième fois, mais différemment, en adoptant une approche minimaliste et ciblée.
Stratégie de préparation pour la troisième tentativeMarie : Comment as-tu organisé ta préparation pour cette troisième tentative, avec des contraintes de temps, financières et familiales ?
Lucie : Elle a appliqué le principe "less is more" : un seul manuel par œuvre, entre 15 et 30 citations maîtrisées par œuvre avec un élément d'analyse associé à chacune, et une connaissance parfaite des axes des lettres de cadrage en civilisation. Elle a renoncé aux formations coûteuses et a tout organisé autour de ses contraintes (nouveau poste, voyage à New York, deux jeunes enfants).
Méthodologie pour la dissertation de littératureMarie : D'où venait ta méthodologie pour la dissertation, et en quoi consistait-elle ?
Lucie : Elle provenait d'un professeur de Shakespeare rencontré à Nanterre. La méthode consiste à passer 10 minutes à explorer 10 thèmes autour du sujet (mythologie, citations, personnages, procédés, société, politique, religion, motifs, prénoms, etc.), puis à regrouper les éléments pour construire les parties et sous-parties de la dissertation.
Méthodologie pour la civilisationMarie : Quelle était ton approche spécifique pour les épreuves de civilisation ?
Lucie : Elle mémorisait les axes des lettres de cadrage jusqu'à pouvoir se les réciter mentalement, et pour chaque axe, elle préparait un élément intéressant à dire, idéalement une citation avec un commentaire pertinent. Elle insiste sur le fait qu'il ne faut pas chercher l'originalité en civilisation, mais rester strictement dans le cadre des axes imposés.
Routine quotidienne de préparationMarie : Concrètement, à quoi ressemblait ta routine quotidienne de préparation ?
Lucie : Chaque jour, elle consacrait 10 à 15 minutes à la lecture d'articles d'actualité en anglais (CNN, BBC) ou à la traduction instantanée d'articles français. Elle pratiquait également le shadowing (imiter des actrices anglophones sur YouTube pour améliorer accent et fluidité). Chaque soir, elle planifiait par écrit ce qu'elle ferait le lendemain, en tenant compte de ses contraintes horaires. Elle réalisait aussi une traduction et une dissertation par semaine, et révisait régulièrement ses fiches et citations.
Le shadowing comme technique d'entraînementMarie : Qu'est-ce que le shadowing dans ce contexte, et comment le pratiquais-tu ?
Lucie : Elle choisissait sur YouTube des interviews d'actrices anglophones qu'elle appréciait (par exemple Kate Winslet), écoutait une minute, puis relisait les sous-titres en imitant le rythme, l'intonation et les expressions de l'actrice. Cela lui permettait d'améliorer son accent, de gagner en confiance et d'enrichir son vocabulaire, le tout gratuitement et à domicile.
Planification quotidienneMarie : Comment organisais-tu concrètement ta planification quotidienne ?
Lucie : Elle notait chaque soir sur un post-it ou un coin de feuille ce qu'elle ferait le lendemain, parfois avec des horaires précis. Elle exploitait tous les créneaux disponibles, y compris 20 minutes dans une voiture pendant une activité de ses enfants. Elle estime que le cerveau se prépare pendant la nuit à ce qui est planifié, ce qui rend le travail du lendemain plus efficace.
Travail en groupe et trinôme de révisionMarie : Comment fonctionnait le trinôme de travail que tu avais constitué avec Cindy et Dottie ?
Lucie : Chaque semaine, le trinôme se donnait un thème de dissertation sur une œuvre au programme. Chacune travaillait de son côté (plan détaillé, introduction, conclusion selon le temps disponible), puis partageait son travail par mail avec de brefs commentaires. La mise en commun n'était pas aussi formalisée qu'en prépa, mais l'essentiel était de s'entraîner régulièrement à trouver une problématique, des thèmes et des citations de manière autonome.
Résultats aux écrits et progressionMarie : Quels ont été tes résultats aux épreuves écrites cette année, et comment as-tu évolué d'une année à l'autre ?
Lucie : En dissertation de civilisation américaine (sujet "Compromise"), elle a obtenu 12,5, sa meilleure note, contre 5 la première année et 10,5 la deuxième. En traduction, elle a obtenu des notes comprises entre 10,75 et 11,75 sur les trois années, avec une relative constance malgré des volumes de préparation très différents.
Ressenti à la sortie des épreuves écritesMarie : En sortant des épreuves écrites, avais-tu le sentiment d'avoir réussi ?
Lucie : Oui, elle était calme et confiante. Elle savait exactement le temps qu'il lui fallait pour chaque partie, avait terminé sa relecture et posé le stylo sereinement. Elle attribue en partie cette sérénité à l'expérience accumulée lors des deux tentatives précédentes.
Conseils pour les épreuves oralesMarie : Quel conseil principal donnerais-tu pour aborder les épreuves orales le jour J ?
Lucie : Garder son sang-froid, rester zen, bien dormir et maintenir une bonne hygiène de vie. Sur le plan académique, s'appuyer fermement sur sa méthodologie de commentaire de texte, quelle que soit la nature du sujet tiré au sort. Elle souligne qu'il ne faut pas compter sur un sujet "magique" : les sujets sont aléatoires et il faut être capable de s'en sortir avec n'importe quel thème.
Gestion de l'imprévu aux oraux (civilisation britannique)Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu es retombée sur la civilisation britannique à l'oral, ton point faible, pour la troisième fois ?
Lucie : Elle a failli paniquer en préparation, mais a décidé de rester zen et d'appliquer sa méthode de commentaire de texte sans chercher à lutter contre le sujet. Elle a obtenu 8,80, contre 6,25 l'année précédente et 5 la première année, ce qui lui a suffi pour être reçue. Elle est sortie de l'oral en se disant qu'elle recommencerait si nécessaire, sans pleurer ni se décourager.
Utilisation de la bibliographie officielleMarie : As-tu utilisé la bibliographie officielle fournie avec le programme de l'agrégation ?
Lucie : Non, pas du tout. Un professeur lui avait expliqué que la bibliographie est destinée aux enseignants-chercheurs qui construisent leurs cours ; pour les candidats à l'agrégation, elle est très accessoire. Elle s'est concentrée uniquement sur les manuels de préparation et les lettres de cadrage.
Conciliation vie de famille et préparationMarie : Comment as-tu géré la préparation de l'agrégation avec deux jeunes enfants et un mari travaillant le soir ?
Lucie : Elle travaillait principalement pendant les heures où elle n'avait pas les enfants (pauses déjeuner, temps libres en journée). Le soir, elle bossait jusqu'à 22h-22h30 maximum. Pendant les vacances, elle et son mari se partageaient les demi-journées avec les enfants (repas inclus), en se concertant la veille. Elle exploitait également tous les petits créneaux disponibles (20 minutes dans la voiture, etc.).
Rôle du conjoint dans la préparationMarie : Quel rôle a joué ton mari dans ta réussite ?
Lucie : Son mari a été un soutien essentiel, tant sur le plan logistique (tâches ménagères, activités avec les enfants) que moral (encouragements dans les moments de doute, proposition de décompresser ensemble). Elle insiste sur le fait que la préparation de l'agrégation est une décision presque familiale, qui nécessite l'adhésion du partenaire et, dans la mesure du possible, des enfants.
Bénéfices de l'agrégation au-delà du concoursMarie : Que dirais-tu aux candidats qui s'interrogent sur la valeur des sacrifices consentis pour préparer l'agrégation ?
Lucie : Elle décrit l'après-agrégation comme une renaissance : disparition de la charge mentale liée au concours, meilleure connaissance de soi, gain de confiance, fin du doute constant. Elle souligne également que les connaissances acquises enrichissent directement les cours dispensés aux élèves. Elle encourage tous les candidats à ne pas lâcher.
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Marie accueille Morgan, fraîchement lauréate de l'agrégation interne de lettres modernes, pour un entretien de retour d'expérience destiné aux futurs candidats.
Discussion sur les tentatives précédentes et la stratégie mise en place pour cette année de réussite.
Débat sur l'approche à adopter : tout donner en une seule tentative ou étaler la préparation.
Identification des moments les plus éprouvants de la préparation et des stratégies pour les traverser.
Retour sur une mauvaise note marquante reçue en cours de préparation et la façon dont Morgan l'a exploitée.
Discussion sur la gestion de la grammaire, bête noire de Morgan, et la stratégie collective mise en place.
Présentation détaillée de la méthode de Morgan pour sélectionner et mémoriser les citations des œuvres au programme.
Discussion sur la façon dont Morgan a structuré son année de préparation tout en assumant ses responsabilités professionnelles et familiales.
Rôle du coaching et du travail sur soi dans la réussite de Morgan, notamment lors des oraux.
Morgan partage son conseil principal et ses encouragements pour les futurs candidats.
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Marie introduit Laurie et rappelle le contexte exceptionnel de sa réussite : reconversion professionnelle, vie de famille chargée et exercice en parallèle de sa profession d'infirmière libérale.
Laurie revient sur sa première tentative en 2024, vécue comme une expérience exploratoire.
Marie et Laurie discutent du principal obstacle identifié : l'incapacité à intégrer la préparation dans un quotidien très chargé.
Marie et Laurie détaillent le système d'organisation concret mis en place.
Laurie explique comment elle a utilisé l'intelligence artificielle pour améliorer sa méthode de dissertation.
Marie et Laurie décrivent le déroulement des huit jours d'épreuves d'admission, spécifiques à la discipline.
Laurie évoque sa collaboration avec Emilie, une autre candidate rencontrée via la formation de Marie.
Marie et Laurie discutent d'une erreur fréquente : repousser les exercices de rédaction en attendant d'avoir suffisamment de fiches.
Laurie partage son expérience des différentes ressources utilisées pour sa préparation.
En fin d'entretien, Marie et Laurie évoquent la transition professionnelle à venir.
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Marie retrace avec Aurore les origines de leur collaboration, en repartant de leur première séance du 17 mars 2023.
Aurore décrit sa première tentative de l'agrégation interne, menée en parallèle de sa prise de poste en lycée.
Aurore revient sur son année de congé de formation, durant laquelle elle s'est inscrite à quatre formations différentes par peur de ne pas travailler suffisamment.
Aurore explique comment elle a été amenée à s'inscrire également à l'externe lors de sa deuxième année, sur les conseils de professeurs à la faculté de Rennes.
Marie et Aurore reviennent sur la période difficile qui a suivi les résultats des oraux de la deuxième année.
Aurore décrit comment elle a abordé différemment cette dernière année de préparation, avec une seule formation (Paris Nanterre) et une méthode de travail révisée.
Aurore présente en détail la méthode qu'elle a mise au point pour gérer la révision de huit matières tout en étant en poste à temps plein.
Aurore revient sur son état d'esprit lors des épreuves écrites et sur la période qui a suivi.
Aurore décrit le déroulement des épreuves orales, notamment l'organisation en salle d'attente et sa gestion du stress.
Marie et Aurore analysent rétrospectivement le choix entre l'agrégation interne et externe.
Aurore évoque l'importance d'avoir préservé son équilibre de vie durant la dernière année.
En fin d'entretien, Aurore partage ses recommandations pour les candidats qui se préparent à l'agrégation.
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Beaucoup de candidats se posent la question :
est-ce raisonnable de partir en vacances quand on prépare l’agrégation ?
La réponse courte : ça dépend.
Dans cet épisode, enregistré depuis la montagne pendant une semaine de ski, je partage mon expérience et mes observations après avoir accompagné de nombreux candidats.
L’idée principale : la déconnexion n’est pas un luxe — c’est un outil stratégique.
Mais encore faut-il savoir quand, comment et pourquoi se reposer pour que ces moments deviennent un véritable levier de performance… et non une source de culpabilité.
Oui… mais pas n’importe comment.
Tout dépend de ce que l’on appelle “vacances” :
L’essentiel n’est pas la durée mais l’intention et l’organisation.
Préparer l’agrégation est une sollicitation mentale permanente :
Cette charge mentale finit par créer une fatigue cognitive intense.
Sans récupération, le cerveau finit par saturer.
Une vraie pause permet de :
Toutes les pauses ne se valent pas.
Les activités les plus efficaces sont celles qui mobilisent le corps et l’attention, par exemple :
Ces activités obligent le cerveau à se concentrer sur le moment présent, ce qui stoppe les ruminations.
Contrairement à ce qu’on croit, scroller sur son téléphone n’est pas une vraie pause.
Le cerveau fonctionne comme un muscle.
En musculation :
Avec le cerveau, c’est exactement pareil.
Les progrès se produisent pendant la récupération.
Sans repos, on ne progresse pas : on s’épuise.
Certaines activités donnent l’impression de se reposer mais continuent à consommer de l’attention.
Exemple typique : les réseaux sociaux.
Les algorithmes sont conçus pour capturer votre attention et vous faire rester le plus longtemps possible.
Une stratégie simple peut être :
Quand on prépare l’agrégation, l’attention est une ressource précieuse.
Le vrai problème n’est pas de prendre des vacances.
Le problème est de partir sans avoir planifié.
Résultat :
La solution est simple : planifier la pause dans son planning.
Si c’est écrit dans le planning que vous ne travaillez pas, alors vous ne devriez pas travailler.
La culpabilité disparaît.
Pour réussir à déconnecter :
La déconnexion devient alors un choix assumé, pas une fuite.
Certaines périodes sont particulièrement propices à la récupération.
Par exemple :
L’idée est de travailler intensément avant, puis de ralentir pour récupérer.
Si votre planning ne rentre pas dans vos journées, la solution n’est pas de supprimer les pauses.
La solution est souvent d’éliminer certaines tâches.
Choisir, prioriser, décider rapidement ce qui est essentiel :
c’est l’une des compétences les plus importantes pour réussir l’agrégation.
La récupération n’est pas un luxe.
C’est une compétence stratégique.
Les candidats qui tiennent dans la durée sont ceux qui savent :
Avec une bonne planification, il est tout à fait possible de prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation — et même d’en faire un levier de performance.
⭐ La clé : planifier pour pouvoir vraiment déconnecter.
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