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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Engagez-vous ! Indignez-vous !
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    En 2010, Stéphane Hessel a défrayé la chronique avec son « Indignez-vous ! ». Mais, il y a également « Engagez-vous ! », paru aux Éditions de l’Aube, consistant en une série d’entretiens avec Gilles Vanderpooten, 25 ans, dont voici quelques passages qui m’ont plus particulièrement marqués :
    « Il faut s’indigner, et résister ! Refuser le diktat du profit et de l’argent, s’indigner contre la coexistence d’une extrême pauvreté et d’une richesse arrogante, refuser les féodalités économiques, réaffirmer le besoin d’une presse vraiment indépendante… »
    « Je crois que l’engagement pour l’écologie est aussi fort que l’était pour nous l’engagement dans la Résistance. »
    « Si par développement on entend de plus en plus de technique, de plus en plus d’énergie, il est évident que l’on va dans le mur. »
    « Notre enrichissement doit être essentiellement culturel, spirituel, éthique, plutôt qu’un enrichissement purement quantitatif qui se traduit par un accroissement de quantité d’énergie utilisée, ou de produits financiers mis sur le marché. »
    « Être écologiste, c’est se rendre compte – ce qui depuis est devenu une évidence – que l’homme n’est pas le maître de la nature mais qu’il est un objet naturel, et par conséquent que l’évolution de la planète est un cadre dans lequel lui-même évolue. »
    « Protéger la multiplicité des cultures et veiller à ce qu’elles se respectent mutuellement, c’est important. »
    3 min
  • La Senne n’est pas un fleuve ! par Thierry Demey
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Puisqu’il y a de plus en plus de Français qui visitent la Belgique, voire y résident pour raisons professionnelles, fiscales ou autres, voici un ouvrage qui ne les décevra certainement pas : « La Senne de la source au confluent » de Thierry Demey paru aux Éditions Badeaux, celles-ci étant spécialisées en histoire, patrimoine et nature.
    La Senne n’est pas un fleuve, explique d’emblée l’auteur, tout juste une modeste rivière qui traverse le centre de la Belgique du sud au nord, en passant par Bruxelles.
    Elle suit un parcours sinueux d’une centaine de kilomètres et, alors, on découvre grâce à ce remarquable guide de 540 pages richement illustrées, une multitude de coins et de recoins de villes, zones rurales et industrielles avec leur impressionnant patrimoine architectural, historique, folklorique, légendaire… et, ô surprise, avec la « disparition » de la Senne au cœur de la capitale de l’Europe et sa « réapparition » dans ses faubourgs vers le Nord.
    Et puis, Thierry Demey annonce une bonne nouvelle dans son livre : il est question des « premiers signes d’une résurrection biologique de la rivière » à certains endroits où, naguère, elle avait été maltraitée au point de devenir la principale source de pollution industrielle de l’Escaut, cet important fleuve né dans l’Aisne.
    Assurément, ne fût-ce qu’à ce titre, cet ouvrage présente un intérêt écologique indéniable.
    2 min
  • Actualités positives et moral
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Le mensuel « Agenda Plus » » a pour devise : « Bien avec soi, mieux avec le monde ! » et, à contre-courant de la grisaille médiatique, il publie même plusieurs pages d’actualités dites positives.
    Assurément, une initiative qui sort de l’ordinaire et qui fait beaucoup de bien au moral.
    Ainsi, récemment, il fut question d’une augmentation de 25% des surfaces de l’agriculture bio en France, de 10 000 hectares de nouvelles réserves naturelles en Wallonie, de la fermeture de l’unique centrale nucléaire au Québec et du maintien du moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste, etc.
    Une question, une seule : « Agenda Plus » ne pourrait-il pas envisager tout un numéro de cet acabit ?
    2 min
  • Leçons de vie (2) de Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Dans la précédente chronique de « Littérature sans Frontières », il a été question de divers propos consacrés à l’ouvrage « Leçons de vie » paru chez Jean-Claude Lattès et Pocket et qu’il n’est pas vain de feuilleter à nouveau, comme je l’ai expliqué.
    Parmi les quatorze leçons de vie proposées, il y a le lâcher-prise, la peur, le pardon…
    Voici, à ce propos, quelques citations qui valent davantage que de longs discours :
    . « La peur n’arrête pas la mort, elle est une entrave à la vie. »
    . « Il est difficile de lâcher prise lorsqu’on est confronté aux petits ennuis de la vie quotidienne… Il faut une foi énorme pour lâcher prise alors qu’on souffre d’une maladie ou d’un deuil. Mais, nous pouvons tout simplement nous détendre, en sachant que l’existence suit son cours comme prévu. »
    . « Il y a une différence importante entre lâcher prise et renoncer purement et simplement. Le renoncement est un refus de vie, le lâcher-prise est une acceptation de vie telle qu’elle est. »
    . « En pardonnant, on a l’idée qu’on excuse l’offenseur. C’est une idée fausse. Le pardon consiste en réalité à se libérer de la blessure dans son propre intérêt en comprenant que la rancune est synonyme d’insatisfaction et de tourments.
    Le pardon n’est pas une démission de ses droits. En réalité, le pardon est un mouvement de l’âme, dont le but est de nous guérir. Ce ne sont pas les comportements qui méritent notre indulgence mais les personnes. »
    . « Le pardon permet de transcender la blessure. Ressasser nos rancunes nous cantonne dans le rôle de perpétuelle victime. Prendre conscience de cela est profondément curatif. »
    3 min
  • Leçons de vie (1) Kübler-Ross et Kessler (JC Lattès et Pocket)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Chacun de nous a un Gandhi et un Hitler en lui. Il s’agit bien sûr d’une image » écrit Elisabeth Kübler-Ross dans « Leçons de vie », un livre paru en 2002 chez Jean-Claude Lattès et chez Pocket en 2004 et qu’il n’est pas vain de lire ou de feuilleter à nouveau.
    Alors, qu’en est-il de Gandhi et d’Hitler ? Le premier s’intéresse au meilleur de nous-même, le deuxième se rapporte au pire.
    « C’est en nous confrontant à nos faiblesses, en nous débarrassant de notre négativité, en découvrant le meilleur de nous-même et d’autrui que nous pouvons apprendre de la vie et de ses difficultés. »
    Au programme de cet ouvrage, quatorze leçons, celles qui nous mettent aux prises avec l’authenticité, l’amour, la relation à l’autre, le deuil, le pouvoir, la culpabilité, le temps, la peur, la colère, le jeu, la patience, le lâcher-prise, le pardon et le bonheur.
    Mais, car il y a un « mais », il y a une dernière leçon : c’est celle de profiter pleinement de chaque jour.
    « Dès maintenant ! » préconise-t-on dans le livre.
    Assurément, c’est peut-être, parfois, la leçon la plus difficile à apprendre comme nous le découvrirons dans la prochaine chronique de « Littérature sans Frontières ».
    En attendant, voici quelques propos au sujet de l’authenticité :
    « Au cours de notre vie, nous interprétons de nombreux rôles (époux, père, mère, patron, gentil, révolté, etc.), mais il est rare que nous nous interrogions sur ce qu’ils cachent. Ceux-ci ne sont pas nécessairement négatifs et peuvent être utiles dans des situations délicates. Notre tâche consiste à trouver ceux qui nous conviennent et à éliminer les autres. C’est un peu comme lorsqu’on épluche un oignon, et cela peut aussi susciter quelques larmes. »
    3 min
  • Réparons la terre de Wangari Maathai (Éd… H… d’Ormesson)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Réutilisons, réduisons et recyclons », tel fut, en somme, le diagnostic porté par Wangari Maathai dans son ouvrage « Réparons la terre » paru en anglais en 2010 et, à présent, disponible en français aux Éditions Héloïse d’Ormesson.
    « Si nous ne décidons pas d’enclencher ce processus de guérison, la planète pourrait à son tour ne plus prendre soin de nous », avait très justement prédit le Prix Nobel de la Paix 2004, militante féministe, pacifiste et écologique, autrement appelée « La femme arbre ».
    Son discours s’est très souvent articulé autour d’un même concept : « La conservation des ressources naturelles et la paix vont de pair. »
    De plus, elle n’a jamais établi de distinction entre des activités qualifiées de « spirituelles » et celles dites « laïques ».
    Elle s’en expliqua :
    « J’ai fini par reconnaître que nos efforts ne consistaient pas seulement à planter des arbres, mais aussi à semer des graines d’une autre espèce. »
    Lesquelles ?
    La réponse se fit nuancée, pour ne choquer personne :
    « Celles-là même qui sont indispensables si l’on veut réparer les blessures infligées aux communautés que l’on a dépouillées de leur confiance en elles et de leur savoir. »
    Décédée il y a un an, son combat se poursuit dans les quatre valeurs fondamentales du Mouvement de la Ceinture verte :
    1. Amour de l’environnement.
    2. Reconnaissance et respect des ressources de la terre.
    3. Autonomisation et perfectionnement.
    4. Esprit de service et d’entraide.
    Le texte est à la fois militant et humaniste, ce qui n’est pas incompatible, bien sûr !
    3 min
  • Se retenir aux brindilles de Sébastien Fritsch (Éd… Fin mars, début avril)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Quel étrange et haletant roman que « Se retenir aux brindilles » de Sébastien Fritsch paru aux « Éditions Fin mars, début avril ».
    Ariane, personnage principal, s’est, dès son enfance, enfoncée dans un environnement fort particulier. Par exemple, celui de dire qu’elle était orpheline de mère, odieusement tuée dans un attentat, alors qu’elle était prisonnière d’un fauteuil roulant et restait confinée dans la demeure familiale : « Cela me semblait diablement plus efficace pour faire pleurer dans les chaumières… et obtenir qu’on me fiche la paix », expliquait-elle.
    Alors, l’auteur, avance dans son histoire à pas feutrés (ou très lourds, selon les circonstances). Il avance avec méticulosité, il dissèque chaque situation à la manière d’un spécialiste de la microchirurgie.
    Trente ans après son enfance, Ariane retourne dans son village, plus particulièrement au château abandonné, devenu hôtel, « pour approcher suffisamment mes frayeurs d’enfant pour effacer mes angoisses d’adulte. »
    Et, nous voici repartis pour une nuit d’angoisse avec ce mélange subtil entre le passé et le présent qui, au fil des chapitres, va crescendo, le tout ponctué de très jolies phrases malgré un scénario parfois assez dur : « Profitons de la lumière du jour jusqu’au dernier moment, me disait ma mère chaque soir, alors que la pénombre aurait déjà interdit à tout chien errant de se faire passer pour autre chose qu’un loup. »
    Et le titre de cet ouvrage, « Se retenir aux brindilles », encore une énigme ? Voici un élément de réponse, sans dévoiler davantage ledit scénario au risque de casser le suspense, élément apporté par Ariane elle-même, le visage tuméfié de femme battue, du moins on le devine, qui tente de dialoguer avec la vieille Marthe, devenue amnésique : « Le silence de Marthe pèse de nouveau sur moi : je ne parviens plus à trouver les mots ; j’ai beau chercher comment poursuivre mes explications, rien ne vient. Je m’enfonce au contraire dans les pensées les plus sombres, comme aspirée par un marécage, incapable de trouver ne serait-ce qu’une brindille à laquelle m’accrocher. »
    Ce roman est le cinquième de Sébastien Fritsch et, assurément, il ne déparerait pas dans les cadeaux à offrir en cette fin d’année. Ne fût-ce que pour trouver la réponse aux questions posées par l’auteur : « Fuir ou rester ? Avancer ou reculer ? Abandonner ou se retenir aux brindilles ? »
    4 min
  • Détours en France (UNI Éditions)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Une fois n’est pas coutume, c’est d’un magazine que je vous parle dans la présente rubrique. Il s’agit de « Détours en France » qui, dans son récent numéro, consacre le principal de sa centaine de pages à la Bourgogne. Celle des vignerons, bien sûr, mais aussi celle de Vézelay, la colline illuminée, et du « grand sentiment d’éternité » qui s’en dégage, selon Max-Pol Fouchet, celle des vallées encaissées, des sous-bois à champignons, des sources miraculeuses et des gorges profondes du Morvan, et puis, voici la Bourgogne de mille feux à Nevers, celle d’Autun et de ses mystères, de Cluny qui, tel un phénix, renaît de ses ruines grandioses…
    Il y a, encore, la Vallée de l’Ouche chère à Henri Vincenot dont on ne se lasse pas de lire et relire le « Pape des escargots », véritable tour initiatique de la Bourgogne.
    Alors, comment ne pas être d’accord avec l’écrivain Christian Bobin qui explique dans ce magazine qu’« il est difficile de parler de la Bourgogne en tant que région. Ce territoire a quelque chose de trop grand pour tenir dans une seule parole. »
    2 min
  • L’Ange de la Renardière de Paul Couturiau (Michel Lafon)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Quand, dans son « Prologue », l’auteur écrit : « Il y a tant de choses qu’on ne dit pas aux gens qui nous sont chers. Par pudeur. Par paresse. Par lâcheté. Je le déplore d’autant plus que j’ai appris, aujourd’hui, que les mots sont inutiles – il suffit de laisser s’exprimer les yeux », eh bien, on se dit que si la suite de l’ouvrage est de la même veine, il n’y aura aucun regret à passer quelques heures avec cette brique de près de 370 pages intitulée « L’Ange de la Renardière » signée par Paul Couturiau chez Michel Lafon.
    « Une épopée familiale époustouflante », est-il encore annoncé.
    J’avais déjà apprécié « L’Abbaye aux Loups » de cet auteur et sa manière de raconter une saga, alors, ce véritable chantre de la Lorraine mène, encore, les lecteurs dans cette belle région.
    Nous sommes au cœur du XIXe siècle dans l’intimité de Lothaire de Bazelaire, maître de forges.
    Alexandre, son fils, est de retour après plusieurs années d’études et d’apprentissage du métier, alors que Léopold, le fils aîné, claque la porte de la « Renardière » pour s’embarquer vers le Nouveau Monde, et que leur sœur, Marguerite, a été priée d’aimer son mari sous un autre toit !
    Dans ce livre à l’extraordinaire couverture d’ambiance, on fait la connaissance d’un certain Gustave Bönickhausen dit Eiffel, qui deviendra célèbre grâce, entre autres, à sa tour parisienne.
    Alexandre, passionné d’architecture, aimerait tant le seconder, mais son père a décidé qu’il deviendrait maître de forges comme lui.
    À défaut d’œuvrer avec Eiffel, Alexandre transformera l’exploitation familiale en une entreprise capable de rivaliser avec les grandes entreprises mondiales. Un fameux défi et, par corollaire, un fameux livre concocté de main de maître… de l’écriture, qu’est Paul Couturiau.
    Il va de soi, qu’une saga est également faite de moments intenses et intimes, de situations harmonieuses et conflictuelles, de personnages virevoltants et secrets, dont ne se lasseront pas les lecteurs, selon moi.
    Et puis, par ci par là, quelques réflexions profondes distillées par l’auteur. En voici deux :
    « Les assises de l’avenir sont les traditions du passé » et « Les êtres qui, en plus d’écouter, savent entendre ce qu’on leur dit appellent les confidences sans avoir à les rechercher ; surtout si, en plus d’entendre, ils savent se taire… »
    3 min
  • L’actu, le réel et l’ailleurs à Brive
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    C’est à partir du vendredi 9 novembre et jusqu’au dimanche 11 novembre que la célèbre Foire du Livre de Brive-la-Gaillarde se déroulera sous la présidence d’Erik Orsenna.
    Quelque 120.000 visiteurs sont attendus pour l’une des manifestations culturelles majeures de France, étant même considérée comme le deuxième rendez-vous littéraire le plus important après le Salon du Livre de Paris.
    Plusieurs thèmes sont programmés durant ces trois journées :
    – Nourrir les habitants de la planète.
    – Le monde paysan.
    – Éloge de la géographie.
    – La chanson française.
    On y annonce la présence d’Amélie Nothomb, de Françoise Bourdin, d’Alexandre Jardin, de Christian Signol, sans oublier de nombreux écrivains et dessinateurs de bandes dessinées, dont Philippe Geluck.
    La 31e Foire du Livre de Brive se veut donc en prise avec l’actualité, le réel et l’ailleurs !
    2 min

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