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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Les délices d’Alexandrine de Jean Anglade (Éditions Pocket)
    Littérature sans Frontières est une chronique de Pierre Guelff.
    « Les délices d’Alexandrine » de Jean Anglade paru aux Éditions Pocket, est un roman de terroir de haute lignée, si j’ose dire, et ce n’est pas pour rien qu’on qualifie cet auteur de « Pagnol auvergnat ».
    De plus, j’y ai trouvé des pages entières dévolues à la région du Velay qui m’est chère, car elle est bercée par de nombreuses légendes et des faits historiques, étant, par exemple, le départ de la première pérégrination vers Compostelle.
    Le déroulement de la saga décrite avec grand humanisme par Jean Anglade, s’articule autour de sept prénoms, dont Alexandrine qui dirige une entreprise de fruits confits « Les Délices du Velay », de Marie, l’aînée de ses trois filles, qui est vouée au couvent mais… il n’en sera rien, de Marguerite, infirmière, de Madeleine, institutrice…
    Plusieurs décennies sont abordées dans cet ouvrage et il est aussi question de métiers de la terre, de maçons, de menuisiers, de saigneurs de porcs… pour les hommes, de cuisinières, de lavandières, de ravaudeuses… pour les femmes.
    Et, bien sûr, d’un lourd secret qu’Alexandrine dévoilera au moment de sa mort…
    2 min
  • Tous au Larzac un film de Christian Rouaud
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    À la base d’un film, même documentaire, il y a toujours un scénario, un écrit. Dès lors, le film « Tous au Larzac », également disponible en DVD, entre parfaitement dans la présente chronique, a fortiori quand l’aspect écologique y est partie prenante.
    « Tous au Larzac » est un document exceptionnel que Christian Rouaud a tourné sur base d’archives, bien entendu, mais, aussi, avec les témoignages poignants de protagonistes de cette longue lutte d’une dizaine d’années.
    Ce film nous replonge dans les années soixante-dix quand Michel Debré, ministre de la Défense, balaya d’une main dédaigneuse l’indignation de paysans du Larzac face à la tentative d’étendre un camp militaire au détriment de leurs terres et exploitations.
    Aussitôt, la résistance s’organisa autour de slogans qui ont fait le tour de la planète : « Faites labour pas la guerre », « Larzac libre », « La terre aux paysans »…
    Ce sera une inlassable mobilisation non violente contre la hargne, les coups bas, les pressions scandaleuses et la suffisance des militaires, des forces de l’ordre et de certains de leurs amis politiques ; une mobilisation qui portera finalement ses fruits.
    D’ailleurs, il suffit de se rendre au Larzac pour s’en convaincre et, peut-être, si on les rencontre, lancer un grand coup de chapeau aux Léon, Pierre, Christiane, Marizette, Michel… qui ont donné toutes leurs lettres de noblesse à l’Écologie et au combat non-violent !
    2 min
  • Magique bicarbonate par Marie-France Muller (Éd… Guy Trédaniel)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Toisé de haut par de nombreuses personnes, le bicarbonate de sodium, cette substance pure, écologique et bon marché, est pourtant d’une richesse exceptionnelle, comme le relate Marie-France Muller dans son ouvrage « Magique bicarbonate » paru aux Éditions Guy Trédaniel.
    En 200 pages, l’auteure nous apprend, ou nous rappelle, que le bicarbonate possède des centaines d’usages et se révèle utile tant dans le domaine de la santé, humaine ou animale, que comme détergent, désodorisant, dentifrice, adoucisseur d’eau, qu’il est utilisé en boulangerie et pâtisserie pour confectionner nos pains et brioches, que c’est un produit biodégradable et non toxique, qu’il ne coûte pas cher, bref, que c’est « un élément majeur aux vertus multiples ».
    En voici d’autres utilisations parmi des centaines : il absorbe les odeurs et l’humidité, il est utilisé pour les bains de détente et sportifs, les bains de pied et relaxant, il blanchit les dents et la lessive, il combat le feu du rasoir et les insectes rampants, il ravive les couleurs lors de la lessive, efface les traces de peinture sur les mains, les taches de fruits, de vin, de rouille et, tenez-vous bien, selon Marie-France Muller, il atténuerait les taches de vieillesse !
    2 min
  • Le petit livre des expressions familières par Dominique Foufelle (Éd… du Chêne)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Après « Le petit livre des arbres » dont il a été question dans cette rubrique, voici celui consacré aux « Expressions familières » écrit par Dominique Foufelle aux Éditions du Chêne.
    Formes langagières, imagées, étranges, elles font partie du patrimoine de la langue et, ne tournons pas autour du pot, c’est le cas de le dire, certaines font référence à des croyances oubliées, voire rejetées par les ultra-rationalistes, citons à ce propos « faire la pluie et le beau temps ».
    Voici, donc, dans un ouvrage illustré d’images explicites quelque quatre-vingts expressions allant « d’avoir du foin dans ses bottes » (une personne pauvre qui devient riche) à « vider son sac » (dire ce que l’on a sur le cœur), en passant par « broyer du noir » (être déprimé), « mettre les pieds dans le plat » (aborder une question délicate), « taper dans l’œil » (plaire), « tomber des nues » (être extrêmement surpris) ou « tondre un œuf » (être très avare) !
    2 min
  • La tombe du croisé d’A…J…Cronin (Livre de Poche)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff
    Il est parfois bon de relire d’anciens auteurs qui marquèrent la littérature, quand bien même ils paraissent obsolètes aux yeux de certains.
    Pour ma part, c’est avec bonheur que j’ai relu Cronin dont plusieurs titres m’avaient plu (« Les vertes années », « La lumière du nord », « La colline aux gentianes », « Le destin de Robert Shannon », « L’épée de justice »). Ce médecin de formation était devenu un romancier populaire dans le monde entier et je n’avais pas encore lu « La tombe du croisé », qu’il écrivit en 1956.
    Il s’agit d’une longue saga anglo-française de plus de 500 pages qui raconte comment Stephen Desmonde, après des études à Oxford, refusa de devenir pasteur malgré l’insistance de son père, lui-même prêtre et qui souhaitait tant qu’il lui succède dans un coin du Sussex.
    A vrai dire, le jeune homme voulait absolument devenir peintre et son art le conduisit jusqu’à Paris durant une année dans une sorte de compromis avec son géniteur, alors que sa mère se moquait catégoriquement de tout ce remue-ménage.
    De retour au séminaire, Stephen ne put longtemps admettre la manière désagréable et hautaine avec laquelle il était considéré par le directeur de l’établissement et certains de ses adjoints. Il repartit vers la France, mais, cette fois, ne bénéficia plus du moindre soutien financier de son paternel. Que du contraire ! Les vivres lui furent coupés.
    Mais la passion de la peinture était plus forte et Stephen pérégrina à Paris, en Normandie, sur la Côte d’Azur, en Auvergne…, il fut plusieurs fois berné par des femmes, dont Emmy pour qui il éprouvait un amour fait de réelle tendresse et de jalousie maladive, berné, aussi, par un prétendu ami qui, dans les faits, était un escroc de haut vol, il tomba gravement malade et fut momentanément sauvé par des moines, pour qui il imagina une gigantesque fresque jugée « magnifique », il gagna un prix prestigieux, se retrouva à Madrid et à Malaga, fit son entrée dans les musées de Bruxelles, d’Oslo, de La Haye…, bref, tout le suspense de ce roman résidait en une seule question : Stephen réussirait-il réellement à se faire un nom dans la peinture, lui qui avait même côtoyé un certain Modigliani, ou bien rentrerait-il penaud dans les Îles ?
    Il retrouva Londres affublé du titre peu enviable de « barbouilleur », y côtoya Claire, l’épouse d’un cousin, retrouva Jenny… et la saga se poursuivit de manière intense…
    Il fut désigné pour illustrer un mémorial dédié aux victimes de la Première Guerre mondiale et à la paix, lui qui avait échappé aux tranchées pour vivre sa vie d’artiste en Espagne. Ce qui fut très mal vu…
    4 min
  • Dans les pas d’Ariane de Françoise Bourdin (Belfond)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Avec « Dans les pas d’Ariane » de Françoise Bourdin chez Belfond, il s’agit d’une saga landaise qui commence très fort, dès les premières lignes. Jugez-en : « La bastide que lui avait léguée sa tante représentait désormais son avenir, son foyer, même si cet héritage inattendu avait précipité son divorce. »
    Anne Nogaro a vu, aussi, plusieurs membres de sa propre famille se liguer contre elle, mais le choix de tante Ariane était celui de la confiance : cette nièce-là était apte à reprendre le flambeau car, à dire vrai, la bastide n’était pas qu’une simple maison, mais « le combat de toute une vie ».
    Alors, place à plus de 320 pages d’une histoire où se mêlent étroitement amour, haine, tendresse, froideur, générosité, coups bas… où vont et viennent Anne, bien entendu, mais, également, Paul, l’ancien mari, Léo, leur fils adolescent et son ami Charles, Julien, le collègue vétérinaire, associé et ami de Paul qui fantasme sur Anne, Brigitte, leur jolie secrétaire, Suki, la gentille belle-sœur japonaise de l’ex-couple, etc.
    Mais, Paul déteste perdre. Il n’aime pas le désordre et il est exaspéré.
    D’un autre côté, Anne prend connaissance d’un journal intime écrit à son intention par tante Ariane.
    Autant dire, que la saga bat son plein sous la plume de Françoise Bourdin, également scénariste pour la télévision.
    Il n’y a pas de hasard !
    2 min
  • Petits meurtres chez ces gens-là de Dulle Griet (Presses de la Cité)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Bien écrit, facile à lire, distrayant, agréable, on a envie d’aller jusqu’au bout… », tel était l’avis d’un amateur de polars au sujet de « Petits meurtres chez ces gens-là » de Dulle Griet aux Presses de la Cité (avec une remarquable couverture d’ambiance !).
    À savoir, le premier ouvrage d’une série publiée sous le générique des « Mystères de Bruxelles » et qui a même été présenté sur la chaîne culturelle ARTE !
    On sait que, depuis quelques années et pour de multiples raisons, de nombreux Français sont friands de la Capitale de l’Europe : ils y travaillent à la Communauté européenne, à l’OTAN ou dans des multinationales, ils y habitent car c’est fiscalement appréciable, il y viennent un week-end pour visiter des hauts lieux du surréalisme ou marcher dans les pas de maîtres de la BD.
    Et, comme l’explique d’emblée l’auteur, ils déjeunent le matin, dînent à midi et soupent le soir !
    Le roman débute par la mort de Blanche, renversée par une puissante voiture, sous les yeux de son mari, Serge, unanimement considéré comme le meilleur enquêteur criminel du pays.
    Un flic qui, à l’époque, buvait : « Que je picole comme un malade, ça ne dérangeait personne, mais que je veuille retrouver le meurtrier de ma femme, là… »
    Et puis, il y a Arnaud, architecte de profession. Il vient de sortir de prison après quinze années de réclusion, un enfermement injuste, selon lui : « Jamais je n’ai commis d’inceste sur ma fille, comme le prétendit mon épouse ! »
    À sa sortie de prison, il reçut un revolver, des munitions et un silencieux fournis par l’intercession de son avocat…
    Et, je cite, « comme il n’y a pas d’anges sur cette terre, n’en déplaise aux croyants, aux rêveurs et aux poètes », voici le lecteur embarqué pour une impressionnante série de cadavres, dont celui du juge qui a envoyé l’architecte en prison…
    3 min
  • Le citron malin par Julie Frédérique (Éd… Leduc…S)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Une devinette pour débuter la présente chronique : « Je suis beau, bon, simple, 100% naturel, écolo, efficace, détox, antiseptique, vitaminé, minceur… et je ne coûte rien ou presque. Qui suis-je ? Le citron ! »
    Avec « Le citron malin » de Julie Frédérique aux Éditions Leduc.S, voici quelque 200 pages pour tout savoir sur ce « fruit d’or » qui renferme de fabuleux trésors de bienfaits insoupçonnés.
    En voici quelques exemples parmi des dizaines : le citron désinfecte, nettoie, dégraisse, détache, fait briller et désodorise la maison, il n’est pas toxique pour l’environnement, son huile essentielle entre dans la composition de multiples parfums, il fait briller les dents, il favorise la digestion…
    « Le citron sans parcimonie, c’est la santé sans pharmacie » clame l’auteure de cet ouvrage qui trouve une place de choix dans la collection « Malin » comme le pamplemousse, le vinaigre, le miel, le raisin, etc.
    2 min
  • Un très mauvais polar (UNESCO)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Il y a des expositions qui se lisent comme des livres. Celle, itinérante et en plein air présentée dans le monde entier (à San Francisco, Paris, Bruxelles, Mons, au Mexique, en Chine…), qui est consacrée par l’UNESCO aux effets désastreux du réchauffement climatique vus de satellites, ressemble à un très mauvais polar.
    Des photographies et des légendes montrent (et démontrent, pour les sceptiques) que des sites du patrimoine mondial sont touchés par cette catastrophe. En voici quelques exemples frappants, si j’ose dire, et des prévisions dramatiques : disparition des coraux et des tortues au Parc de Komodo, retrait des glaciers de l’Everest avec 30% de la couverture neigeuse et de glace sur quarante ans, disparition des glaciers du Kilimandjaro, 43% de la surface terrestre de l’Afrique potentiellement sujette à la désertification, disparition des zones humides dans le Parc Naturel de l’Ichkeul, blanchiment des coraux de la Grande Barrière (photo), le plus grand système corallien au monde, 75% des glaciers des Alpes suisses disparaîtront en 2050 avec réduction notable de l’approvisionnement en eau douce en Europe, risques d’inondation des sites du patrimoine de Londres, affaissement net de 54 cm de Venise avec risques d’inondations quotidiennes, augmentation de la température en Europe de 2,1 à 4,4 degrés pour 2080 avec une augmentation inquiétante de la mer, alors que la banquise arctique est en retrait quasi continu depuis trente années.
    Puisse cette exposition jouer, aussi, son rôle de « prise de conscience », mais est-ce, vraiment, le souci de tous les décideurs politiques, industriels et scientifiques ?
    3 min
  • Le petit livre des arbres de Dominique Pen Du (Éd… du Chêne – Hachette)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Dans « Le petit livre des arbres » publié aux Éditions du Chêne – Hachette, on apprend que les arbres étaient là bien avant la présence humaine sur la terre, que, chaque jour, ils forment des paysages splendides, assurent le chauffage, sont un noble matériau de construction, nous offrent des fruits succulents… mais, aussi, qu’ils sont en danger dans certaines régions : pollutions et abattages intempestifs ne leur font pas de cadeaux !
    Dans cet ouvrage comprenant la description simplifiée – sans pour cela être simpliste ! – de quelque quatre-vingts espèces (l’acajou, le bouleau, le cèdre, le chêne, le frêne, l’if, l’olivier, le pin, le sapin, le tilleul, etc. etc.), il y a, chaque fois, une très touchante illustration sous la forme d’un chromo.
    Ce petit album illustré est aussi empli d’anecdotes et d’informations sortant de la routine. En voici trois exemples : Pourquoi le chêne est-il considéré comme le roi des arbres ? Pourquoi plantait-on des tilleuls autour des églises au Moyen Âge ? Pourquoi l’ombrage de l’if est-il considéré comme dangereux ?
    L’arbre mérite toute notre reconnaissance et notre respect, ce livre nous le rappelle implicitement.
    2 min

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