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By Littérature Sans Frontières – Fréquence TerreScienceNature
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  • Toine chef de Tribu par Arthur Masson (Éd…Racine)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Là, au cœur de la nature verdoyante, à quelques pas de Fumay-l’Ardennaise, voici le village de Treignes immortalisé sous le nom de « Trignolles » dont un certain Toine Culot fut le maire dans maints ouvrages d’Arthur Masson, un auteur de terroir comparé à Daudet et à Pagnol.
    Il se définissait lui-même de la façon suivante : « Troubadour de la bonne heure, chantre des humbles beautés de mon pays… »
    C’était l’époque où le chant du coq rythmait encore le travail des villages avec une vie s’écoulant au fil des saisons.
    À Treignes, on perpétue cette ambiance à travers l’Espace Arthur Masson et, par exemple, la fidèle et touchante reconstitution d’une classe d’autrefois, c’est-à-dire de 1932.
    Dans « Toine chef de Tribu » (Éditions Racine), il s’agit d’une histoire qui se déroule dès 1948, puis dans les années ’50 et ’60, avec des dialogues et déclarations savoureux.
    Voici, comment Monsieur le Maire envoya paître l’un de ses vieux concitoyens pour qui il avait, cependant, beaucoup d’affection : « Le maïeur dit que si vous étouffez de manger, la perte ne sera pas grande et que cela fera toujours un vaurien en moins dans la commune. »
    Réplique du vieux citoyen : « Il ne m’aura manqué que d’être maïeur pour gagner la médaille des propres à rien… »
    Et, ainsi, il y en a plus de deux cents pages. De quoi passer quelques heures d’une détente agréable et, quelquefois, empreintes d’une douce nostalgie.
    2 min
  • L’héritière de l’abbé Saunière par J…M Thibaux et M…A Coppier (Presses de la Cité)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « L’héritière de l’abbé Saunière » de Jean-Michel Thibaux et Martine Alix Coppier (Presses de la Cité), est parfois comparé au célèbre « Da Vinci Code » de Dan Brown, ouvrage vendu à des millions d’exemplaires à travers le monde.
    Dans le présent roman, écrit conjointement par deux auteurs aux imposantes références en la matière, les données sont claires : il s’agit d’une œuvre « inspirée de faits réels ».
    À savoir, la fabuleuse histoire de l’abbé de Rennes-le-Château, le prêtre Bérenger Saunière, personnage principal d’une double chasse au trésor exceptionnel avec, à ses côtés, Marie Denardaud, sa servante et maîtresse durant des décennies.
    Tout ceci offre l’occasion, aux deux auteurs, de mêler faits historiques et imaginations fécondes au point de déclarer que le pape Pie X espérait s’emparer des biens faramineux du prêtre et d’un ultime secret… le trésor du roi Salomon étant en jeu !
    Un abbé Saunière qui aurait fait main basse sur le pactole des Wisigoths, sur des manuscrits précieux, les originaux des Évangiles, par exemple, sur des lettres testamentaires de Ponce Pilate menaçant les fondements de l’Église catholique, etc.
    Un abbé Saunière qui aimait les femmes, l’argent, le luxe, qui aurait partagé ses découvertes avec Marie Denardaud, alors que, tour à tour, ses complices et protecteurs trouvaient la mort.
    La trame de ce roman, on l’aura compris, réside sur une interrogation fondamentale : la maîtresse de l’abbé, au décès de celui-ci, divulguera-t-elle les informations concernant le reliquat du fantastique trésor ?
    Près de 500 pages alimentent notre curiosité et, parfois, notre étonnement… a fortiori lorsqu’il reste, par exemple, à débusquer les Trompettes de Jéricho !
    3 min
  • Le rituel initiatique par André Quémet (MdV)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Le rituel initiatique » d’André Quémet paru chez l’éditeur « Maison de Vie », est un essai qui porte en sous-titre « Outil de création et Art de vivre ».
    Publié dans une collection – fort abondante – qui traite de symboles universels, cet ouvrage touche à un aspect majeur, voire essentiel, dudit sujet.
    Ainsi, l’initiation est probablement un concept aussi vieux que la race humaine et, au-delà d’éventuels aspects folkloriques ou des tournures sectaires, piège dans lequel tombent, malheureusement, beaucoup de gens, il s’agit bien de Connaissance.
    Pour l’auteur, le rite d’initiation est une science précise, mais, aussi, une matière première qui se doit d’être travaillée, loin de tout dogmatisme.
    Dans ces conditions, personne ne pourrait le contredire !
    2 min
  • Des « seigneurs » de l’écriture à Tournus
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    J’apprécie beaucoup l’atmosphère qui se dégage de la splendide cité de Tournus, là, où, une large place est faite à la littérature grâce au « Salon du Livre » qui aura lieu le dimanche 13 mai au Cellier des Moines.
    L’invité d’honneur sera Jean-Pierre Gattegno, auteur du « Seigneur de la route », parmi une cinquantaine d’autres écrivains, dont Sébastien Fritsch à qui j’ai déjà consacré quelques minutes de notre antenne pour ses ouvrages à l’ambiance particulièrement palpitante.
    Le lieu de ce Salon est, aussi, splendide, car le Cellier des Moines, salle voûtée adaptée à ce genre de manifestation, est pleine d’un passé important avec l’abbaye Saint-Philibert et l’art roman.
    Dans le cadre de ce Salon, les résultats du concours de nouvelles annuel seront proclamés pour les deux catégories en lice : celle des jeunes lycéens sur le thème du « Samedi soir » et celle des adultes pour « Demain je recommence ».
    Assurément, cette idée de concours est une excellente initiative qui ne peut qu’inciter le public à lire et, donc, à écrire !
    2 min
  • Le Printemps du Livre à Saint-Louis
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Les 11, 12 et 13 mai, se tiendra la Foire du Livre de Saint-Louis, l’un des événements culturels majeurs d’Alsace.
    Durant ces trois journées, quelque 250 auteurs et plus d’une centaine d’éditeurs régionaux et nationaux, accueilleront pas moins de 30.000 visiteurs.
    À côté des traditionnelles dédicaces, il y aura des conférences, des films, des rencontres, des débats, des lectures et expositions spécifiques pour la jeunesse, par exemple, et le clou de ce long week-end littéraire sera la proclamation de trois prix : celui du « Printemps du roman », puis des « Romancières » et, enfin, le Prix de la jeunesse de la bande dessinée.
    Sachez, encore, que le thème général de cette 29e édition, sera « Musique et Littérature », deux « langages » qui, selon les organisateurs – et je partage leur avis -, ont en commun de nous faire rêver et d’élever l’âme.
    2 min
  • L’Ambassadrice de Gilbert Sinové (Le Livre de Poche)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Il n’est jamais trop tard pour lire ou découvrir un ouvrage de Gilbert Sinové et la biographie « L’Ambassadrice », parue en « Livre de Poche », me confirme cette impression grâce, entre autres, à « L’Enfant de Bruges » dont il fut déjà question dans la présente rubrique.
    Avec « L’Ambassadrice », il s’agit de l’histoire, exceptionnelle, d’Emily Lyon devenue lady Hamilton par mariage, à la fin du XVIIIe siècle. Belle, magnifique, celle qui a « l’eau du ciel dans le regard, mais du feu sur les lèvres », née pauvre parmi les pauvres dans un comté du sud de Liverpool mais qui, au fil des années, apprivoisa les Lettres, l’Art, la Musique, et, même, la politique, était, aux yeux de certains, une « lady divine ».
    Certes, dans sa jeunesse, elle avait dansé nue sur des tables et, dans une salle réputée, avait interrompu un concert afin d’entamer une chanson. Dès la stupeur passée, la salle l’applaudit à tout rompre en entendant cette voix splendide…
    Maîtresse et amoureuse d’un certain Greville, elle sera littéralement vendue par celui-ci à son oncle, lord Hamilton, qui était une haute personnalité à Naples, puisque représentant de Sa Très Gracieuse Majesté au pays du Vésuve.
    Emily, surnommée Emma, finit par comprendre la supercherie et joua le jeu de manière subtile afin de ne pas perdre la face et son honneur de femme bafouée.
    Et, la petite vendeuse de charbon devint une véritable personnalité à son tour, courtisée par des rois, des princes, des écrivains, dont Goethe, des notables, au lieu de devenir lady Greville, elle devint, donc, lady Hamilton.
    Nelson, le célèbre amiral, sera envoûté et ensorcelé par la belle Emma et ce, avec l’accord complice de lord Hamilton…
    Lors de cette relation, on la qualifia de « femme cruelle et sanguinaire » suite aux massacres perpétrés par la royauté napolitaine et le marin britannique ou, pour d’autres, de « génie du goût » !
    Bref, Emma fut une légende vivante et Gilbert Sinové nous la fait revivre comme s’il avait été son ami intime…
    3 min
  • Entre jardins et potagers au Village du Livre de Redu
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Entre jardins et potagers » est une manifestation totalement gratuite – ce qui est devenu assez rare de notre temps – qui se déroulera les samedi 28 et dimanche 29 avril à Redu, un superbe village niché au creux des Ardennes ; un lieu qui inspira le notoire poète Pétrarque en l’an 1333, un endroit devenu célèbre pour être « le » Village du Livre depuis plusieurs décennies.
    Au programme de ce week-end de fin avril, des livres, bien entendu, mais, aussi, des échoppes, des conseils, des conférences, des goûts, des saveurs, une basse-cour grandeur nature avec ses poules, oies, lapins…, installée au centre du village, et, encore, quelques animaux de ferme, des promenades à dos d’âne et en attelage, des légumes et fleurs bio, des fromages de chèvre, une exposition consacrée aux papillons, avec, en plus, des insectes auxiliaires aux jardins, telle la coccinelle mangeuse de pucerons, des apiculteurs et la protection des abeilles, quelques dégustations et visites aux dizaines de bouquinistes et libraires qui ont élu domicile de manière permanente dans une localité dont le mot d’ordre est la convivialité !
    Outre « Entre jardins et potagers », Redu c’est, aussi, la Fête du Livre à Pâques, une bourse d’objets d’écriture et les métiers du livre et du papier en mai, un week-end des illustrateurs en juillet, la Nuit du livre en août, le Livre et l’Enfant en octobre…, soit l’occasion pour 200.000 visiteurs du monde entier de goûter à un superbe accueil de Terroir !
    3 min
  • Les Hugo par Pierre Hugo (Éd… du Rocher) et à Bruxelles
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Un jour viendra où l’on aura plus écrit sur Victor Hugo que le poète lui-même ! ».
    Que pouvait, donc, ajouter à ces multiples écrits Pierre Hugo, l’arrière-arrière-petit-fils du génial auteur dans son ouvrage « Les Hugo » publié aux Éditions du Rocher en 2007 ?
    Un livre dont le contenu reprend force et vigueur à l’heure où on célèbre à Bruxelles le 150e anniversaire de la publication des « Misérables », d’où une année « Victor Hugo » dans la capitale de l’Europe où il vécut exilé, plus particulièrement à la majestueuse Grand-Place et dans ses environs.
    En effet, dans son témoignage, Pierre Hugo déroule avec talent la vie et l’intimité de cinq générations d’Hugo et cela donne un ensemble d’anecdotes croustillantes, insolites, dramatiques, surprenantes, le tout formant une sorte de saga que n’aurait pas dénié Victor Hugo en personne.
    Et, dans cette évocation de quelque 220 pages, on lit cette étonnante considération : que connaîtrait-on de la vie de Victor Hugo si, à son époque, le téléphone avait existé, car il n’y aurait pas autant de traces écrites ?
    Juliette Drouet, la maîtresse et inspiratrice du poète durant une cinquantaine d’années, lui aurait-elle écrit ses dix-huit mille lettres ?
    À Bruxelles, conférence, lecture, promenades, expositions et même plantation d’un chêne du souvenir, cet arbre étant symbole de puissance, auront lieu jusqu’en octobre.
    Tout ceci donne, à nouveau, un éclairage particulier à l’illustre écrivain et, très personnellement, je ne m’en lasse pas.
    2 min
  • Du domaine des Murmures de Carole Martinez (Gallimard)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    « Du domaine des Murmures », couronné par le Prix Goncourt des Lycéens, est un étrange, violent et troublant roman, mais écrit de manière raffinée par Caroline Martinez chez Gallimard.
    C’est, à la fois, l’histoire terrifiante et tellement humaine d’Esclarmonde, une adolescente vivant à la fin du XIIe siècle et qui désire ardemment se consacrer à Dieu.
    Néanmoins, son père, châtelain, veuf et ayant perdu plusieurs de ses enfants, décide de la marier à Lothaire, un chevalier sans foi ni loi, fils du seigneur de Montfaucon.
    Le jour de ses noces, au lieu de clamer le traditionnel et obligatoire « oui », la jeune fille se tranche une oreille en pleine cérémonie nuptiale sous les yeux ébahis des invités et, même, de l’archevêque venu bénir cette union.
    Alors que le sang se répand sur le dallage de l’édifice sacré, un agneau fait son apparition : « C’est un miracle ! » conclut l’ecclésiastique en voyant l’animal se diriger vers Esclarmonde. Une attitude prise comme une sorte d’accord céleste à la volonté de ne s’unir qu’au Christ.
    Une Esclarmonde qui va jusqu’à réclamer d’être recluse et, ainsi, terminer son existence en communion avec Dieu, quand bien même elle a été violée avant de rejoindre son « reclusoir » où une tombe a été creusée à ses dimensions.
    Mais, dans sa retraite située près du chœur d’une chapelle, elle n’est pas seule. Elle suit les offices par un petit orifice donnant dans la nef et elle reçoit beaucoup de confidences de gens qui l’implorent de prier pour leur salut, entre autres des pèlerins en route vers Compostelle.
    Elle est là, posée comme une borne à la croisée des mondes, explique l’auteure.
    Et puis, cela bouge dans le ventre d’Esclarmonde et, croyez-moi, on sort sérieusement « secoué » par la lecture de pareil ouvrage ! Mais, tout le monde arrivera-t-il au bout de ce récit dantesque ?
    3 min
  • Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales d’Andrew Fabriel (MdV)
    « Littérature sans Frontières » est une chronique de Pierre Guelff.
    Il y en a du travail de la pierre brute à la pierre taillée, mais sans la pierre brute rien ne pourrait se concevoir !
    Voici, donc, en quelques mots le résumé de l’ouvrage « Dans l’atelier des bâtisseurs de cathédrales » d’Andrew Fabriel, publié à MdV.
    Mais, au-delà de cette première considération, il y a l’approche « lumineuse », c’est le cas de le dire, de l’auteur au sujet des « Loups passants », ces membres d’une confrérie initiatique qui firent s’exclamer le sculpteur Auguste Rodin : « La vérité, c’était Reims, c’était Soissons, c’était Chartres… », en d’autres termes, la prodigieuse épopée des bâtisseurs de cathédrales.
    Au fil de seize chapitres aux titres évocateurs (« Un chemin de lumière », « L’enseignement des étoiles », « La communauté d’esprit », « Au cœur de la pierre », etc.), le lecteur peut suivre les déclarations d’un Maître d’Œuvre et de plusieurs Frères, à savoir des artisans de ces chantiers exceptionnels.
    Et, quand on voit la plupart des constructions contemporaines, on se dit que Frère Yann a probablement raison de déclarer que « l’art a quitté l’Occident pour céder la place à la laideur et à l’incohérence ».
    2 min

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