Connexion Nature

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Connexion Nature episodes

  • Feuilles mortes : faut-il vraiment tout ramasser ? Les conseils d'Amir pour la 100e chronique Connexion Nature
    Pour sa 100e chronique Connexion Nature sur Nostalgie+, Amir répond à une question d'automne essentielle : faut-il ramasser toutes les feuilles mortes du jardin ?

    Toutes les feuilles ne se valent pas. Celles atteintes par des champignons comme l'oïdium vont aux déchets verts. Les feuilles de châtaignier ou de laurier doivent être broyées avant compostage. En revanche, celles de noisetier, chêne, tilleul ou cerisier se décomposent facilement et peuvent être utilisées librement.

    Bien utilisées, les feuilles mortes sont une vraie ressource naturelle : elles enrichissent le sol en matières organiques, nourrissent les lombrics et peuvent servir de paillage pour protéger poireaux et salades d'hiver. Attention toutefois à ne pas laisser une couche trop épaisse sur la pelouse, ce qui favoriserait l'humidité et les champignons.

    Un tas de feuilles dans un coin du jardin peut aussi servir de refuge hivernal pour les hérissons, les amphibiens et de nombreux insectes.

    Enfin, Amir prend position contre les souffleurs de feuilles, dont le niveau sonore peut atteindre 100 décibels, et plaide pour le retour du simple râteau, plus silencieux, plus respectueux et tout aussi efficace.

    Retrouvez Amir sur connexionnature.be et sur Facebook et Instagram.
    4 min
  • Araignées dans la maison : mythe ou réalité ? Connexion Nature démêle le vrai du faux
    Vous croisez des araignées partout dans votre maison en automne ? Pas de panique ! Dans ce nouvel épisode de Connexion Nature sur Nostalgie+, Sacha et Amir expliquent pourquoi cette impression est trompeuse et répondent aux questions que tout le monde se pose sur les araignées de nos intérieurs.

    Au programme :

    - Pourquoi voit-on plus d'araignées en septembre et octobre ?

    - Le comportement de la tégénaire domestique : une araignée solitaire, nocturne et plus grande qu'on ne le croit.

    - Une maison avec des araignées est-elle vraiment une maison saine ?

    - Quelle est la longévité d'une araignée selon les espèces ?

    - Des conseils concrets pour les arachnophobes.

    Connexion Nature, c'est le podcast nature de Nostalgie+, animé par Sacha avec l'expert Amir. Retrouvez Amir sur Instagram, Facebook ou sur son site connexionnature.be.
    4 min
  • Connexion Nature : que récolter en octobre ? Courges, châtaignes, noisettes et plantes herbacées
    Dans ce nouvel épisode de Connexion Nature sur Nostalgie+, Amir accompagne Socha pour faire le tour des récoltes possibles en octobre, au potager comme dans la nature.

    Au menu : les dernières tomates et laitues de la saison, les cucurbitacées (potimarron, potiron, butternut, citrouille) et leurs apports en caroténoïdes, minéraux et fibres, les fruits secs comme les châtaignes et les noisettes, les fruitiers de saison (pommes, poires) et les senelles issues de l'aubépine, à consommer en compote ou en confiture.

    Charles évoque aussi la racine de benoîte commune (Geum urbanum), une plante aux notes de clou de girofle parfaite pour les boissons chaudes et les plats mijotés d'automne.

    En fin d'épisode, deux conseils pratiques pour préparer l'avenir : semer des engrais verts (moutarde, phacélie) et enrichir les sols appauvris avec des apports en fumier.

    Retrouvez Amir sur ses pages Facebook et Instagram ou sur connexionnature.be pour découvrir ses activités nature.
    4 min
  • Connexion Nature : pourquoi les feuilles changent-elles de couleur en automne ?
    Chaque automne, les forêts se parent de rouges, d'oranges et de jaunes. Mais pourquoi ce changement de couleur se produit-il ?

    Dans ce nouvel épisode de Connexion Nature sur Nostalgie+, Amir explique à Socha les mécanismes biologiques qui se cachent derrière ce spectacle saisonnier.

    Tout commence avec la chlorophylle, ce pigment vert qui joue un rôle central dans la photosynthèse. Pendant le printemps et l'été, elle est constamment renouvelée. Mais à la fin de l'été, les journées raccourcissent, les températures baissent, et les nervures des feuilles s'obstruent progressivement. Le niveau de chlorophylle chute, laissant apparaître d'autres pigments : les carotènes oranges, les xanthophylles jaunes et les anthocyanes aux teintes rouges, violettes et bleues.

    Avant de laisser tomber ses feuilles, l'arbre en récupère les nutriments essentiels comme le phosphate, modifiant leur métabolisme et déclenchant la synthèse de ces pigments colorés. Un phénomène aussi beau que précis, où la nature orchestre un véritable recyclage écologique en vue du printemps suivant.

    Retrouvez Amir sur Facebook, Instagram ou sur son site connexionnature.be.

    Connexion Nature, chaque semaine sur Nostalgie+, avec Socha et Amir.
    4 min
  • Connexion Nature : le faucon pèlerin, champion de vitesse des villes belges
    Dans ce nouvel épisode de Connexion Nature sur Nostalgie+, Socha accueille Amir pour tout savoir sur le faucon pèlerin, l'oiseau de proie le plus rapide du monde.

    Ce rapace de taille moyenne peut atteindre 300 km/h en piqué. Sa morphologie entière est adaptée à des vitesses vertigineuses : paupière protectrice, larmes épaisses, tête arrondie, ailes pointues et petits os dans les narines pour ne pas suffoquer à haute vitesse.

    Mais le faucon pèlerin, c'est aussi un animal remarquablement adaptable. Nicheur de falaises à l'origine, il s'est imposé dans nos villes où il chasse les pigeons ramiers depuis les toits des églises et des tours. Mieux encore : habitué aux villes très éclairées, il a développé des comportements de chasse nocturne, inédits pour cette espèce.

    Un épisode à écouter pour redécouvrir la nature sauvage cachée au cœur de nos cités.

    Retrouvez Amir sur ses réseaux sociaux Facebook et Instagram, ainsi que via sa newsletter trimestrielle.
    4 min
  • Connexion Nature : les bienfaits des châtaignes sur notre santé !
    Prochaines récoltes de châtaignes (chronique à diffuser le 13-09-2026)



    Bonjour Amir, tu nous connectes avec la nature chaque week-end sur Nostalgie+

    Aujourd’hui tu as envie de nous parler d’un des bienfaits de la nature une fois que la saison automnale s’annonce : les châtaignes ! Et en particulier de leurs bienfaits sur notre santé.

    Tout à fait, bonjour Socha.

    Ça ne date pas d’hier car, dès le 12e siècle, des traités de médecine douce mentionnaient déjà les bienfaits de la consommation de châtaignes.

    Celles-ci, fruits du châtaignier commun (Castanea sativa), contiennent plusieurs minéraux essentiels (potassium, magnésium, fer, …). Elles sont riches en fibres, en protéines, en vitamines C et B9 notamment. En outre, elles ont l’avantage d’être sans gluten.

    Les châtaignes sont très pauvres en graisses et ont un goût naturellement sucré (teneur en sucre de 14%) mais contrairement au sucre raffiné, les châtaignes ne sont pas acidifiantes. Leur consommation est indiquée pour des personnes présentant des symptômes d’acidité excessive (brûlures d’estomac…).

    La combinaison de fibres et de glucides complexes aide à réguler l’absorption de l’énergie et à maintenir un équilibre digestif. C’est pourquoi intégrer des châtaignes à son bol alimentaire est vraiment intéressant.

    Maintenant que nous sommes convaincus de leurs bienfaits sur la santé, comment va-t-on consommer les châtaignes ?

    De différentes manières :

    comme alternative aux céréales classiques,

    sous forme de farine,

    dans des préparations de légumes (un bon curry de châtaignes) ou dans des plats au four avec des herbes comme de la sauge ou du romarin par exemple,

    dans des desserts (comme des crèmes),

    sans oublier ce qu’on nomme à tort les « marrons chauds », qui sont en réalité des châtaignes chaudes grillées !

    Abordons à présent la bonne manière de conserver des châtaignes sans risque de moisissure.

    Il est important de les faire sécher. Par exemple, voici comment effectuer une conservation par dessiccation :

    - entailler les châtaignes d’une croix

    - les faire griller au four à 150 °C pendant quelques minutes.

    - Ensuite vous les épluchez, après les avoir laissé refroidir un peu. Une fois épluchées, vous séchez à nouveau les châtaignes au four ou sous un grill ou encore en les plaçant sur un poêle à bois.

    De cette manière, vous pourrez les conserver 1 an, dans un pot en verre à l’abri de l’air, de la lumière et de la chaleur.

    Avant usage, vous devrez simplement les mettre à tremper dans l’eau pendant 1 jour ou 2.

    Merci Amir pour cette chronique qui jette un autre éclairage sur les châtaignes et nous montrent qu’il s’agit d’un aliment à la fois nutritif, réconfortant et source d’énergie durable.

    Avec plaisir, Socha. Je souhaite aux auditeurs beaucoup de plaisir quand ils partiront, cet automne, à la récolte de châtaignes. De préférence avec une bonne paire de gants bien entendu 😉.

    Pour conclure, je rappelle que nos auditeurs peuvent te retrouver : soit sur ton site « connexion nature.be », soit sur tes réseaux sociaux (Facebook et Instagram).
    4 min
  • Abeilles solitaires : ces pollinisatrices discrètes qui nichent dans votre jardin
    Après le break estival, nous voici repartis pour une nouvelle connexion nature avec toi. Aujourd’hui tu as décidé de nous parler des abeilles solitaires qui nichent dans le sol.

    La plupart des gens les connaissent peu voire pas du tout puisque le focus est généralement mis sur les abeilles domestiques, celles qui produisent du miel.

    Il est intéressant de se rendre compte qu’il y a un grand nombre d’espèces d’abeilles sauvages chez nous...

    Plus de 400 espèces sont recensées en Belgique, dont plus de 200 sont présentes en Région bruxelloise !

    Elles peuvent vivre en groupes mais la plupart sont solitaires.

    Leur taille est variable selon les espèces : cela va de 2 mm à 3 cm.

    Ces abeilles se nourrissent de pollen et de nectar.

    Beaucoup de ces espèces nichent au niveau du sol. Présentent-elles un danger pour nous ?

    Aucun. Elles ne sont pas agressives, leur comportement n’est pas territorial.

    Elles apprécient les endroits bien exposés au soleil, les sols meubles et secs. On peut en observer sur des talus, des chemins de terre, mais aussi dans les interstices entre les dalles de trottoirs, où elles creusent des galeries. Leurs nids prennent la forme de petits trous de 6 à 10 mm de diamètre. Lorsque beaucoup d’entre elles sont rassemblées sur un même petit espace, on parle de « bourgades ».

    Ces abeilles sont d’excellents pollinisateurs. Elles sont le plus souvent spécialisées sur certains groupes de fleurs et cela rend leur pollinisation très efficace.

    Elles sont plutôt discrètes, ces abeilles solitaires.

    C’est clair. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles leurs rôles sont largement sous-estimés.

    Après l’accouplement, la femelle creuse son nid. À l’intérieur, elle forme plusieurs loges, y dépose un œuf, avec du pollen et du nectar… puis tout est scellé. Une fois cette mission remplie, elle meurt, tout comme les mâles.

    Les larves naissent, se développent lentement et se transforment en jeunes abeilles. Elles passeront toute la saison froide protégées dans leur cocon, avant d’émerger l’année suivante avec le retour de la lumière. À condition que le site ne soit pas détruit ou abîmé, ce cycle se répète inlassablement d’année en année.

    À quelle période peut-on les observer ?

    Actuellement, en fin d’été. Ainsi qu’au printemps.

    On peut remarquer leur présence discrète par de petits monticules de terre. Si vous en avez chez vous : pas de panique, laissons-les accomplir leur cycle de vie. Il n’y a pas de dérangement ni de dégât au niveau du sol.

    Pour terminer, aurais-tu de petits conseils à nous donner ?

    Ne pas tondre trop fréquemment,

    Ne pas piétiner les zones de nidification ni tasser le sol,

    Ne pas systématiquement arracher les mauvaises herbes car elles utiles à leur alimentation.

    Merci Amir pour cette plongée dans le monde discret des abeilles solitaires.

    Je rappelle que nos auditeurs peuvent te retrouver sur ton site connexion nature.be ainsi que sur tes réseaux sociaux Facebook & Instagram, que tu alimentes régulièrement.
    4 min
  • Reptiles : Pourquoi il est temps de changer de regard sur ces « mal-aimés » de nos jardins
    Pour clôturer la saison, Amir nous invite à dépasser nos peurs irrationnelles pour découvrir les reptiles, des animaux souvent victimes d'un regard subjectif et négatif. Pourtant, qu'il s'agisse d'un rouge-gorge ou d'une couleuvre, ces espèces sont tout aussi inoffensives pour l'être humain et jouent un rôle crucial dans l'équilibre de nos écosystèmes.

    Les quatre piliers de la biologie des reptiles

    Pour mieux comprendre ces animaux, il faut s'attarder sur leurs caractéristiques biologiques uniques. Les reptiles sont des vertébrés dont le corps est recouvert d'écailles. Leur peau sèche les oblige à passer par des phases de mue régulières, car leur enveloppe finit par devenir trop étroite pour leur croissance.

    Contrairement aux mammifères, ils dépendent entièrement du milieu extérieur pour réguler leur température corporelle. C'est pourquoi on les observe souvent en train d'emmagasiner la chaleur du soleil sur des tas de pierres. Enfin, leur mode de reproduction est plus économe que celui des amphibiens : ils ne pondent que quelques œufs, mais ceux-ci sont protégés par une coquille, ce qui les rend moins dépendants de l'eau. Ce sont également des maîtres du camouflage, extrêmement sensibles aux vibrations de leur environnement.

    Une classification simplifiée

    Dans nos régions, Amir distingue trois grands groupes de reptiles :

    Les Sauriens : Ce groupe comprend les lézards ainsi que l'orvet.

    Les Ophidiens : Il s'agit de la famille des serpents.

    Les Chéloniens : Cette catégorie regroupe les tortues.

    Un état des lieux préoccupant en Wallonie

    Le statut de ces animaux en Belgique est malheureusement peu réjouissant. La Coronnelle lisse est désormais considérée comme une espèce « en danger », tandis que la Vipère péliade a atteint le stade critique de « en danger critique » selon la liste rouge des reptiles en Wallonie.

    Les causes de ce déclin sont multiples. Si l'urbanisation et l'agriculture intensive restent des menaces historiques, de nouveaux défis apparaissent, tels que la surabondance de sangliers, l'émergence de nouvelles maladies et la prolifération d'espèces exotiques envahissantes. Malgré ce tableau sombre, des mesures de conservation portent leurs fruits, notamment la restauration des réseaux de mares et le déboisement de certains versants rocheux pour recréer des habitats favorables.

    Aménager son jardin pour favoriser les reptiles

    Chaque espèce a des exigences spécifiques, mais toutes partagent des besoins vitaux fondamentaux. Pour s'installer durablement, un reptile a besoin de nourriture abondante et de zones de thermorégulation bien exposées au soleil. La présence d'abris est également indispensable pour se protéger des prédateurs, des intempéries ou pour passer la saison froide en sécurité. Enfin, des sites adaptés pour la ponte des œufs sont nécessaires à la survie de la population.

    En protégeant ces espaces et en apprenant à observer ces champions du camouflage, nous contribuons à la sauvegarde d'un patrimoine naturel fragile. Pour plus de conseils sur la biodiversité, n'hésitez pas à consulter le site connexionnature.be ou à suivre les actualités d'Amir sur les réseaux sociaux.
    4 min
  • Syrinx, chants et cris : Les secrets fascinants de la communication chez les oiseaux
    Dans ce nouveau rendez-vous « Connexion Nature », Amir nous plonge dans l'univers acoustique des oiseaux pour nous aider à mieux comprendre les sons qui égayent nos sorties en plein air. Loin d'être de simples mélodies, ces vocalisations résultent d'une mécanique complexe et répondent à des besoins sociaux et territoriaux précis.

    La syrinx : l'instrument unique des oiseaux

    Contrairement aux mammifères qui utilisent un larynx doté de cordes vocales, les oiseaux possèdent un organe vocal exclusif : la syrinx. Il s'agit d'une sorte de ballon cartilagineux situé, non pas en haut, mais au fond de la trachée. Cet organe est entouré de sacs aériens qui fonctionnent comme de véritables soufflets pour transporter l'air à travers les poumons. La syrinx est connectée à deux cavités munies de fines membranes. En faisant varier le volume de ces membranes et en utilisant parfois une poche d'air comme caisse de résonance, l'oiseau produit des vibrations qui se transforment en sons mélodieux ou en cris percutants.

    Une audition fine cachée sous les plumes

    Pour communiquer, il faut savoir produire un son, mais aussi savoir le recevoir. L'oreille de l'oiseau est discrète : son tympan est dissimulé derrière les plumes pour ne pas entraver l'aérodynamisme. Lorsqu'une onde sonore frappe ce tympan, les vibrations sont transmises et amplifiées par un osselet unique. Elles atteignent ensuite des cellules sensorielles munies de petits cils. Le mouvement de ces cils remonte le long du nerf auditif jusqu'au cerveau, où l'oiseau décode les informations reçues.

    Chants vs Cris : une distinction fondamentale

    Amir souligne une différence majeure entre le chant et le cri, basée sur la complexité et la fonction du signal.

    Le chant est généralement long et complexe. Il a une fonction sociale et reproductive : il sert à revendiquer un territoire, à le défendre contre des rivaux ou à attirer un partenaire. Un oiseau mâle sans partenaire chantera d'ailleurs souvent plus fort qu'un oiseau déjà en couple.

    Le cri est plus court et fonctionnel. Il sert à donner l'alerte (comme le cri caractéristique du Geai des chênes), à réclamer de la nourriture (chez les oisillons) ou simplement à garder le contact entre les membres d'un groupe.

    Qui sont les chanteurs de nos jardins ?

    La capacité de chanter varie selon les espèces et le sexe. La syrinx est souvent plus développée chez les mâles, qui sont les principaux chanteurs chez le Merle noir ou le Troglodyte mignon. Cependant, chez d'autres espèces comme le Rouge-gorge, le mâle et la femelle produisent tous deux des vocalisations. Le chant peut même aider à la répartition des tâches parentales lorsque les deux parents s'occupent des jeunes.

    Enfin, au-delà de l'aspect purement fonctionnel, certains chercheurs explorent l'idée que les oiseaux pourraient parfois chanter pour le simple plaisir, une hypothèse qui ajoute une dimension poétique à nos environnements sonores. Pour en savoir plus et découvrir d'autres secrets de la faune, retrouvez les conseils d'Amir sur son site connexionnature.be ainsi que sur ses réseaux sociaux.

    4 min
  • La fraise n'est pas un fruit ? Découvrez les secrets botaniques de vos gourmandises d'été
    Dans ce nouveau rendez-vous de « Connexion Nature », Amir nous invite à porter un regard scientifique et fascinant sur les délices qui ornent nos tables en cette période estivale. Si la dégustation est un plaisir simple, la compréhension de la formation de ces végétaux révèle une complexité insoupçonnée, notamment autour du concept surprenant de « faux fruit ».

    La fraise : une multitude de fruits sur un seul support

    L'exemple le plus frappant est sans aucun doute celui de la fraise. Contrairement aux idées reçues, la partie rouge et charnue que nous savourons n'est pas le fruit au sens botanique du terme. La fraise est en réalité un faux fruit issu du développement spectaculaire du réceptacle de la fleur.

    Alors, où se cachent les véritables fruits ? Ce sont ces dizaines de petits grains jaunes qui parsèment la surface de la peau : les akènes. Chaque petit grain est un fruit sec contenant une graine unique, résultant de la transformation des carpelles (les organes femelles de la fleur) après la fécondation. En somme, lorsque vous croquez dans une fraise, vous consommez un support floral devenu volumineux et charnu qui porte une multitude de micro-fruits.

    Comprendre la classification : Drupes, Baies et Fruits secs

    Pour y voir plus clair, il est essentiel de définir ce qu'est un « vrai fruit ». Botaniquement, il s'agit de la transformation de l'ovaire d'une fleur fécondée, contenant les graines issues des ovules. Amir distingue plusieurs catégories :

    Les fruits secs : Comme le gland du chêne ou la châtaigne.

    Les fruits charnus : Ils se divisent eux-mêmes en deux familles. D'une part, les drupes, qui sont des fruits à noyau (cerise, prune, abricot) où la graine est protégée par une enveloppe durcie. D'autre part, les baies, qui sont des fruits à pépins (raisin, sureau noir) où les graines flottent directement dans la pulpe. Un conseil important est d'ailleurs rappelé : le sureau noir doit impérativement être consommé cuit.

    Pommes et poires : l'autre visage des faux fruits

    La fraise n'est pas seule dans sa catégorie. La pomme et la poire sont également des faux fruits. Dans leur cas, après la fécondation, le réceptacle floral se développe de manière synchrone avec le fruit lui-même.

    Si vous coupez une pomme en deux, vous pourrez observer une ligne fine au milieu de la chair, entourant le cœur. Cette ligne correspond aux vaisseaux du carpelle et marque la limite du « vrai fruit », celui qui contient les pépins. La partie croquante et juteuse que nous mangeons majoritairement est, là encore, le développement charnu du réceptacle de la fleur.

    Ces précisions botaniques nous rappellent que la nature est une ingénieure hors pair, transformant chaque partie de la fleur pour assurer sa survie et sa gourmandise. Pour approfondir ces sujets ou participer à des balades guidées, vous pouvez retrouver Amir sur son site connexionnature.be ou suivre ses actualités sur Facebook et Instagram.
    4 min

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Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.