Connexion Nature

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Connexion Nature episodes

  • Le Martinet noir : l’incroyable champion du ciel qui vit, mange et dort en volant
    Le martinet noir : une vie entre ciel et terre

    Le martinet noir est sans doute l'un des oiseaux les plus remarquables de notre avifaune. Véritable voilier biologique, il passe la quasi-totalité de son existence dans les airs. Comme l’explique Amir, cet oiseau réalise l’exploit de manger, de boire et même de dormir tout en volant.

    Une anatomie taillée pour l'azur

    Pesant à peine 40 grammes, le martinet possède une morphologie parfaitement adaptée à son mode de vie : des ailes en forme de faucilles lui permettant une grande vélocité. Ses pattes, extrêmement courtes, ne lui permettent pas de se poser sur des branches ou au sol ; elles ne lui servent qu’à s’accrocher verticalement aux parois. Chaque année, il parcourt environ 10 000 km depuis l'Afrique subsaharienne pour rejoindre nos régions, un périple motivé par son régime d'insectivore strict qu'il ne peut satisfaire en Europe durant l'hiver.

    Le défi de l'habitat urbain

    Si le martinet vit dans le ciel, il doit impérativement se poser pour se reproduire. À l'origine nicheur dans les falaises, il s'est adapté à l'humain en colonisant les cavités de nos bâtiments : sous les toitures, dans les trous de boulin ou derrière les corniches des églises et des tours.

    Cependant, la modernisation du bâti et l’isolation thermique actuelle posent un problème majeur : la disparition des interstices et des fissures. Cette perte d'habitat est l'une des causes principales de son déclin. Heureusement, des solutions existent, comme le percement de trous spécifiques dans les corniches ou l'installation de nichoirs, des initiatives relayées par des organismes comme Natagora.

    Un cycle de reproduction express

    En juin, la saison bat son plein. Après une incubation d'une vingtaine de jours pour 2 ou 3 œufs, les parents se relaient pour capturer des milliers d'insectes en vol afin de nourrir leur progéniture. Particularité fascinante : en cas de mauvais temps persistant, les jeunes martinets peuvent entrer dans un état de léthargie et survivre plusieurs jours sur leurs réserves de graisse. Une fois leur envol pris, après 5 à 8 semaines, les jeunes deviennent instantanément indépendants, s'élançant pour un voyage qui durera plusieurs années avant qu'ils ne se posent à leur tour pour nicher.
    4 min
  • Jardin d'été : 5 astuces pour un extérieur frais, fleuri et débordant de biodiversité
    Transformer son jardin en refuge estival : le guide pratique

    À l'approche des fortes chaleurs, nos jardins et espaces extérieurs demandent une attention particulière. L'objectif n'est plus seulement esthétique, mais s'inscrit dans une démarche de "connexion nature" pour favoriser la faune locale et préserver les ressources.

    1. Inviter les pollinisateurs

    La base d'un jardin vivant repose sur les plantes mellifères. Pour égayer vos massifs tout en nourrissant les insectes, privilégiez les pensées sauvages (adorées des abeilles), les cosmos (parfaits en pots pour les balcons) ou les lavatères, dont les papillons raffolent. Pour aller plus loin, semez une prairie fleurie d'espèces indigènes dans un endroit ensoleillé. Le secret ? Un sol pauvre en nutriments pour éviter que les orties n'étouffent vos fleurs sauvages.

    2. Créer des structures de biodiversité

    Même sur une petite surface, chaque aménagement compte. Planter une haie champêtre (aubépine, troène, prunellier) offre un gîte et un couvert essentiels à la faune. En ville, les plantes grimpantes sont vos meilleures alliées : elles créent des îlots de fraîcheur naturels sur les façades, réduisant l'impact des canicules.

    3. L'art de l'arrosage intelligent

    Pour ne pas gaspiller l'eau, oubliez l'arrosage en plein soleil. Privilégiez l'aube ou le crépuscule et visez toujours le pied de la plante. Une technique ancestrale revient en force : les oyas. Ces pots en terre cuite enterrés diffusent l'eau par porosité directement aux racines.

    Oya de 1,5 L : idéal pour les bacs et petits massifs (rayon de 50 cm).

    Oya de 5 L : parfait pour le potager ou la serre (rayon de 80 cm).

    En adoptant ces gestes, vous transformez votre espace en un écosystème durable. Retrouvez tous les conseils d'Amir sur son site et ses réseaux sociaux.
    4 min
  • Benoîte commune : Le secret oublié des brasseurs et le trésor aromatique de nos jardins
    La Benoîte commune : une alliée sauvage entre cuisine, santé et histoire

    Dans le cadre de l'émission « Connexion Nature », Amir nous emmène à la découverte de la Benoîte commune, scientifiquement nommée Geum urbanum. Cette plante vivace, appartenant à la famille des rosacées, se distingue par une silhouette élégante pouvant atteindre 25 à 60 cm de hauteur. Ses feuilles vertes, à la fois découpées et dentées, portent une tige surmontée de petites fleurs jaunes en forme d’étoile à cinq pétales. Sa floraison généreuse, s'étalant de mai à septembre, en fait une présence constante durant toute la belle saison.

    Une championne de la survie et de la biodiversité

    L’un des traits les plus caractéristiques de la Benoîte réside dans ses fruits : de petites boules munies d’arêtes en crochet. Ce dispositif ingénieux lui permet de s’accrocher aux poils des animaux ou aux vêtements des promeneurs, assurant ainsi une propagation efficace sur de grandes distances. Peu exigeante, elle s'épanouit dans presque tous les types de sols, avec une préférence pour les zones semi-ombragées, les bordures de potagers ou les recoins sauvages des jardins. Sur le plan écologique, elle constitue une source vitale de nectar et de pollen pour les insectes pollinisateurs, notamment les abeilles et les syrphes.

    Des saveurs surprenantes en cuisine

    La Benoîte est une plante comestible qui réserve des surprises gustatives étonnantes. Avant la floraison, ses jeunes feuilles peuvent être récoltées pour agrémenter des salades ou des soupes, souvent en mélange avec d'autres herbes sauvages comme la consoude. Mais c’est sa racine qui est la plus fascinante : elle dégage un arôme marqué de clou de girofle. En cuisine, elle s'utilise ainsi comme aromate dans les plats mijotés. En infusion, son goût se situe à la croisée du poivre et de la cannelle, offrant une alternative originale aux thés classiques. Elle peut également être utilisée pour aromatiser des liqueurs. Une anecdote historique souligne son importance passée : avant l'usage du houblon, c'est le rhizome de la Benoîte qui servait à aromatiser la servoise, l'ancêtre de la bière.

    Propriétés médicinales et précautions

    Au-delà du plaisir des papilles, la Benoîte possède des vertus toniques et astringentes. Ses racines sont réputées pour ouvrir l'appétit et favoriser la digestion. En cosmétique, ces propriétés astringentes sont exploitées pour tonifier la peau.

    Toutefois, la prudence est de mise. Si elle est sans danger pour l'humain lorsqu'elle est récoltée dans des zones saines (sans pesticides), elle peut être toxique pour certains animaux. Riches en tanins, ses feuilles peuvent provoquer des troubles digestifs chez les ruminants et doivent donc être évitées pour les animaux de ferme ou les animaux de compagnie.

    En intégrant la Benoîte dans nos espaces verts, nous préservons non seulement un pan de notre histoire brassicole, mais nous offrons aussi un refuge durable à la faune utile tout en profitant d'une pharmacie et d'une épicerie naturelles à portée de main.
    4 min
  • Connexion Nature - Le secret ultime pour un sol de potager fertile et des légumes en pleine santé
    La fertilité d'un sol est le pilier central de toute activité potagère réussie. Pour bien comprendre ce qui se passe sous nos pieds, il faut d'abord s'intéresser à la structure même de la terre. Un sol n'est pas une masse compacte ; il est composé de matières solides, mais aussi de « vides » essentiels où circulent l'air et l'eau. C’est ce qu’on appelle la porosité. Un bon degré de porosité est vital pour que les racines des plantes puissent se développer correctement et respirer.

    Les bâtisseurs de l'ombre : la pédofaune

    Si la composition minérale d'un sol (sable, cailloux, limons) est un héritage géologique que l'on ne choisit pas, la porosité, elle, peut être améliorée. Certes, le jardinier peut travailler sa terre avec des outils, mais le travail le plus efficace est réalisé par la pédofaune. Ce terme regroupe tous les organismes vivants du sol : vers de terre, cloportes, fourmis, mille-pattes ou encore scarabées. Ces ouvriers de l'ombre fragmentent, transforment et décomposent la matière organique, créant ainsi une structure de sol aérée et fertile.

    Diagnostiquer et enrichir sa parcelle

    Avant de planter, un bon jardinier doit se faire observateur. Le premier conseil est d'analyser l'activité biologique : la présence de nombreux lombrics est un excellent indicateur de santé. En cas de doute sur la nature du terrain, mesurer le pH (acidité ou alcalinité) permet d'ajuster les cultures ou d'apporter les corrections nécessaires. Pour nourrir directement les plantes et stimuler cette vie souterraine, l'apport de compost au pied des végétaux reste la solution idéale pour fournir les nutriments indispensables.

    Lumière et stratégie de plantation

    La réussite dépend aussi d'une planification rigoureuse. Tous les légumes n'ont pas les mêmes besoins en ensoleillement. Alors que les tomates, poivrons et aubergines exigent beaucoup de lumière, d'autres cultures comme les salades, les carottes, les choux ou les betteraves sont moins exigeantes en heures d'ensoleillement.

    Enfin, pour ne pas épuiser le sol, la rotation des cultures est primordiale. Chaque plante a des besoins différents et certaines, comme les légumineuses (pois, fèves, haricots), ont même la capacité de fixer l'azote de l'air pour enrichir la terre. Un cycle de rotation efficace consiste à faire se succéder les légumes feuilles (épinards, poireaux), puis les légumineuses, suivies des pommes de terre, et enfin les légumes racines (carottes, radis) avant de recommencer la boucle. En respectant ces cycles naturels et en favorisant un sol vivant, le jardinier s'assure des récoltes généreuses et durables.
    4 min
  • Connexion Nature - Les cerisiers du Japon, voici pourquoi nos avenues roses pourraient changer de visage
    Le retour du printemps en Belgique est marqué par un événement visuel incontournable : la floraison des cerisiers du Japon. Ce spectacle, bien que spectaculaire, est particulièrement éphémère, ne durant que 8 à 10 jours environ. Pourtant, il attire des foules de curieux, venus parfois de loin pour admirer ces bouquets de fleurs roses ou blanches qui ornent nos cités.

    Des lieux de rendez-vous emblématiques

    En région bruxelloise, certaines communes sont devenues de véritables pôles d'attraction. À Schaerbeek, des artères comme l’avenue Emile Max ou l’avenue du Diamant sont célèbres pour leurs alignements floris. D'autres communes, telles qu'Etterbeek ou Boitsfort, ne sont pas en reste et participent à cette dynamique printanière. Au-delà de la capitale, le Jardin japonais de Hasselt, dans le Limbourg, constitue également une destination phare où ces arbres sont une attraction majeure durant le mois d'avril.

    Une fragilité face aux contraintes urbaines

    Malgré leur beauté, les cerisiers du Japon font face à des difficultés croissantes dans l'environnement urbain actuel. Ils sont notamment peu résistants aux sécheresses, un problème accentué par le manque d'aménagements prévus pour une irrigation suffisante en ville. De plus, ces arbres supportent assez mal la taille, ce qui complique leur entretien.

    Un autre point de tension concerne l'espace physique : le développement de racines volumineuses finit souvent par abîmer les trottoirs. Enfin, la santé de ces arbres est menacée par des attaques de champignons et diverses infections, ce qui a récemment soulevé la question de leur remplacement, notamment à Schaerbeek.

    Vers une nouvelle stratégie de plantation

    La gestion de ce patrimoine végétal fait aujourd'hui l'objet d'un débat entre conservation et adaptation. Dans la commune de Schaerbeek, les autorités ont choisi de trancher au cas par cas. Dans les « hotspots », ces lieux emblématiques très chers aux habitants, les cerisiers seront conservés ou remplacés à l'identique pour maintenir l'identité visuelle du quartier.

    En revanche, pour les autres zones, une stratégie de diversification est envisagée. L'idée est de ne plus dépendre d'une seule essence pour éviter la propagation rapide des maladies. Bien que les cerisiers du Japon soient avant tout des arbustes ornementaux avec un apport limité pour la faune, l'introduction de deux ou trois essences différentes présente des avantages écologiques majeurs. Cela permet non seulement de favoriser la biodiversité, mais aussi d'étaler les périodes de floraison, offrant ainsi une source de nourriture plus durable pour les insectes pollinisateurs.

    Cette transition marque une volonté de passer d'une vision purement esthétique à une gestion forestière urbaine plus résiliente et durable, tout en préservant le cachet qui fait la fierté des riverains.
    4 min
  • Connexion Nature - Les secrets de la fougère, plante de la Préhistoire
    Les fougères, comme la très commune fougère-aigle, sont des plantes fascinantes dont l'origine remonte à plus de 300 millions d'années. Durant la période du Carbonifère, bien avant l'apparition des plantes à graines, elles formaient d'immenses forêts tropicales avec des spécimens arborescents pouvant atteindre 20 mètres de hauteur. Leur évolution a marqué un tournant majeur dans l'histoire du végétal grâce à l'apparition des racines, de la sève et de la lignine, une molécule assurant la rigidité nécessaire pour se développer en hauteur.

    Dépourvues de fleurs et de graines, les fougères utilisent un mode de reproduction complexe basé sur les spores situées sous leurs frondes. Ces spores germent pour donner naissance à une petite feuille en forme de cœur appelée prothalle. La fécondation reste toutefois totalement dépendante de l'eau : les gamètes mâles doivent littéralement nager dans une couche d'eau pour atteindre les gamètes femelles et donner naissance à une nouvelle plante.

    Bien qu'elles soient toxiques pour l'être humain et la plupart des vertébrés, les fougères possèdent des propriétés précieuses pour le jardinier moderne. Autrefois utilisées comme litière dans les bergeries pour éloigner les puces, elles servent aujourd'hui à fabriquer du purin de fougère. Ce dernier agit comme un excellent répulsif contre la mouche de la carotte ou la piéride du chou, et s'avère efficace pour lutter contre les pucerons, les limaces, ainsi que certaines maladies cryptogamiques comme l'oïdium et la rouille.
    5 min
  • Connexion Nature - Sauver les espaces verts de Bruxelles
    Le 29 octobre 2025, le tribunal de première instance francophone de Bruxelles a rendu un jugement historique en faveur de la préservation des sols vivants. Saisi par l’ASBL WeAreNature et 1330 citoyens bruxellois, le tribunal a condamné la Région de Bruxelles-Capitale à suspendre toute urbanisation et imperméabilisation des terrains non bâtis de plus de 0,5 hectare. Ce moratoire doit rester en vigueur jusqu'à l’adoption d'un nouveau PRAS (Plan Régional d’Affectation du Sol) intégrant les obligations climatiques, avec une échéance fixée au plus tard au 31 décembre 2026.

    Cependant, l'application concrète de cette décision se heurte à la résistance du gouvernement bruxellois. Fin mars 2026, la Région a annoncé interjeter appel du jugement, une procédure qui pourrait durer deux ans,. En attendant, le jugement de première instance continue de s'appliquer, mais WeAreNature dénonce de nombreux manquements. Des permis d'urbanisme continuent d'être délivrés pour des sites de grande taille et aucune mesure législative n'a été prise pour faire respecter le moratoire imposé par la justice.

    Face à cette situation, l'association retourne au tribunal pour demander des astreintes de 250 000 EUR par site ou terrain sur lequel des travaux seraient entrepris avant l'échéance de fin 2026. Pour les défenseurs de l'environnement, ce combat dépasse les questions administratives : il s'agit d'un enjeu vital pour l'habitabilité de Bruxelles d'ici 15 à 30 ans et pour la survie des générations futures en milieu urbain.
    5 min
  • Connexion Nature – L’escargot, discret prodige du jardin
    Souvent ignoré, parfois décrié, l’escargot est pourtant un véritable prodige de la nature. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous proposent de ralentir le pas pour observer ce petit habitant du jardin avec un regard nouveau.

    L’escargot appartient à la grande famille des gastéropodes, tout comme les limaces… et, plus surprenant encore, certains animaux marins comme les pieuvres. Ces mollusques terrestres sont de véritables concentrés de muscles. Leur déplacement, appelé reptation, repose sur une succession de contractions et de relâchements de leur « pied », leur permettant de glisser sur presque toutes les surfaces.

    La coquille joue un rôle essentiel. Elle protège l’animal des prédateurs, mais aussi de la sécheresse. Sa croissance suit le rythme de vie de l’escargot : elle ne se développe pas pendant l’hibernation, mais se consolide en période d’activité. Un détail fascinant : si la coquille est endommagée sans toucher l’apex — la partie la plus fragile — l’escargot peut la réparer lui-même grâce à son mucus, riche en carbonate de calcium. En revanche, une atteinte trop importante condamne malheureusement l’animal.

    Amir partage aussi un geste simple mais crucial : si vous devez déplacer un escargot, ne tirez jamais dessus. Il faut le faire glisser délicatement ou attendre qu’il se rétracte. Tirer risquerait de déchirer la membrane qui le relie à sa coquille, ce qui lui serait fatal.

    Après la pluie, les escargots sont particulièrement visibles. Et pour cause : l’eau est vitale pour eux. Composés à près de 80 % d’eau, ils dépendent de l’humidité pour survivre. Leur mucus, qu’ils produisent en grande quantité, leur permet de se déplacer tout en protégeant leur peau des agressions extérieures.

    Côté longévité, les escargots vivent en moyenne entre 3 et 7 ans, selon les espèces. Et malgré leur lenteur apparente, ils jouent un rôle important dans l’écosystème… tout en servant de proies à d’autres animaux. Le hérisson, par exemple, en est un grand consommateur, tout comme le blaireau ou encore l’orvet chez les reptiles.

    Cet épisode nous rappelle que même les plus petits êtres, ceux que l’on oublie parfois de regarder, participent à l’équilibre du vivant. Il suffit de s’arrêter un instant… et d’observer.
    4 min
  • Connexion Nature – Ces pollinisateurs qui font battre le cœur du printemps
    Avec le retour du printemps, la nature s’anime d’un ballet discret mais essentiel : celui des pollinisateurs. Dans cet épisode de Connexion Nature, Socha et Amir nous invitent à mieux connaître ces artisans du vivant, indispensables à la reproduction des plantes et à l’équilibre de nos écosystèmes.

    Parmi eux, les plus emblématiques restent les abeilles. On pense souvent à l’abeille domestique (Apis mellifera), mais nos régions abritent aussi des centaines d’abeilles solitaires, comme les osmies. Ces petites travailleuses creusent leurs nids dans le bois mort, les tiges creuses ou le sol. Un simple geste suffit pour les aider : laisser un coin de jardin un peu plus sauvage ou installer des habitats naturels.

    Les bourdons, eux aussi de la famille des hyménoptères, se distinguent par leur corps plus massif et surtout leur pilosité abondante. Cette particularité leur permet de voler et de butiner dès 5°C, bien avant les abeilles. Le bourdon terrestre, très commun, fait ainsi partie des premiers visiteurs du printemps.

    Mais la pollinisation ne se limite pas à ces insectes familiers. Les papillons jouent également un rôle précieux. Leur trompe, enroulée sous leur tête au repos, se déploie pour atteindre le nectar au fond des fleurs. Chaque visite contribue à transporter le pollen d’une plante à l’autre.

    Plus surprenant encore : certaines mouches, notamment les syrphes, participent activement à ce processus. Avec leurs couleurs jaunes et noires, elles imitent les guêpes pour se protéger des prédateurs — un phénomène appelé mimétisme. Capables de vol stationnaire, elles se déplacent avec une agilité remarquable. Leurs larves se nourrissent de pucerons, tandis que les adultes consomment nectar et pollen : de véritables alliées du jardin.

    Pour favoriser cette biodiversité, Amir propose un geste simple : semer une prairie fleurie indigène entre fin mars et début juin. Un refuge coloré, nourricier et vivant, à condition de veiller à l’arrosage en période sèche.

    Cet épisode nous rappelle que ces petits êtres, souvent invisibles ou méconnus, sont au cœur du fonctionnement du vivant. Sans eux, pas de fleurs, pas de fruits… et bien peu de vie.
    4 min
  • Connexion Nature - Potager de printemps, les secrets d'Amir pour des récoltes réussies
    Le printemps marque officiellement le retour de la saison active au potager. Dans cette séquence sur Nostalgie+, l'expert Amir détaille les travaux à entreprendre dès la fin du mois de mars et le début du mois d’avril pour garantir un jardin productif et sain.

    Que planter et semer en ce moment ? Selon les sources, c’est le moment idéal pour mettre en terre les oignons, carottes, choux, radis et épinards. Parallèlement, le jardinier peut commencer à semer ses herbes aromatiques, notamment la menthe, le thym et la ciboulette. Toutefois, Amir insiste sur une mise en garde importante : il faut rester extrêmement prudent avec les "légumes-fruits" sensibles au froid, comme les tomates et les aubergines. Les gelées tardives, fréquentes à cette saison, pourraient être fatales à ces plants si on les expose trop tôt en pleine terre.

    L'art des associations de cultures Un aspect central de l'intervention concerne les associations stratégiques entre les plantes pour favoriser une croissance naturelle et une protection mutuelle :

    Carotte et radis : Semer ces deux légumes sur la même ligne est bénéfique, car les radis, en poussant rapidement, créent de l'ombre et conservent l'humidité du sol dont la carotte a besoin.

    Carotte et poireau : Cette alliance est une défense naturelle efficace. L'odeur du poireau repousse la mouche de la carotte, tandis que l'odeur de la carotte éloigne la teigne du poireau.

    Les épinards : Ils s'associent parfaitement avec le céleri, les pois, les oignons ou les fraises.

    Les aromates : Le thym est le compagnon idéal des choux, brocolis, navets, fraises ou pommes de terre. La menthe se plaît près des courges et des pois, tandis que la ciboulette protège et favorise les carottes, le céleri et la laitue.

    Une approche basée sur l'observation Amir précise que ces conseils ne sont pas des règles absolues et systématiques. L'efficacité des associations dépend de nombreux facteurs variables comme la qualité du sol, le climat local, l'exposition à la lumière et la densité de plantation. Il recommande donc aux jardiniers une observation minutieuse de leur propre environnement d'année en année, en notant les succès et les échecs pour s'adapter au "vivant en perpétuel mouvement". Pour approfondir ces thématiques, l'expert invite les auditeurs à le suivre sur ses réseaux sociaux ou sur son site connexionnature.be, où des balades guidées printanières sont proposées.
    4 min

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Chaque semaine, Amir Bouyahi de « Connexion Nature » nous parle du monde vivant qui nous entoure. Découvrez comment la nature évolue, comment la préserver et l'observer.