Corruption et évasion fiscale, Sophie au pays des possibles

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By Sophie LemaîtreNews
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Corruption et évasion fiscale, Sophie au pays des possibles episodes

  • REDIFF : #4 27 millions d’espoir avec Ketakandriana Rafitoson (Transparency International Madagascar)

    Pas de nouvel épisode en décembre. Je vous propose d'écouter / réécouter l'épisode du mois de septembre 2021 avec Ketakandriana Rafitoson qui a été entendue par la police en novembre car une plainte a été déposée à son encontre alors qu'elle et son équipe venaient de déposer plainte pour faire toute la lumière sur les pratiques opaques de la filière litchi. On se retrouve en janvier. Bonnes fêtes!

    ***

    Ketakandriana Rafitoson est l’invitée de ce quatrième épisode. Militante, défenseure des droits humains et chercheure en sciences politiques, elle est également Directrice exécutive de la branche nationale de Transparency International à Madagascar. Ketakandriana commence par nous présenter Madagascar. Puis elle revient sur son parcours, en particulier son cheminement qui l’a petit à petit conduite à s’engager dans la lutte contre la corruption. Que ce soit comme magistrate ou comme directrice de la législation au sein de l’office de régulation de l’électricité, elle a été directement confrontée à la corruption. Ketakandriana présente les activités de Transparency International Madagascar qui sont regroupées autour de 4 grands programmes : le secteur social (santé et éducation), le secteur des ressources naturelles, la transparence dans le domaine des finances publiques et enfin l’intégrité politique. Transparency International Madagascar fait de la recherche-action, du plaidoyer et a mis en place un réseau de journalistes d’investigation. Ketakandriana revient aussi sur le fait que la société malgache est une société silencieuse qui n’a pas l’habitude de dénoncer les pratiques de corruption. Nous nous arrêtons un instant sur le lien entre covid-19 et corruption : Ketakandriana rappelle que la corruption tue tout autant que le covid et que les fonds perçus par Madagascar pour gérer la crise ont été mal gérés. Elle cite deux affaires emblématiques. Il y a également eu de la corruption au niveau de la distribution des aides sociales versées à la population. Elle parle ensuite des pratiques de corruption dans le secteur des ressources naturelles qui mêlent trafiquants, personnalités haut placées et corruption à tous les maillons de la chaîne. Elle prend l’exemple de l’exploitation du poivre, du girofle, du café, de la vanille et de la pêche. Ketakandriana explique les différents visages que peut prendre la corruption à Madagascar : le trafic d’influence, la corruption politique lors des élections ou encore la protection politique. Les élections présidentielles arrivant dans moins de deux ans, elle montre l’urgence d’agir pour plus d’intégrité de la vie publique, pour promouvoir la transparence du financement de la vie politique et plafonner les dépenses de campagnes. Malgré une corruption systémique à Madagascar, Ketakandriana garde espoir car elle voit que les choses changent petit à petit. Pour elle, la pression citoyenne est la clé, « l’arme fatale » contre la corruption. Elle donne enfin des pistes pour les Malgaches de l’étranger qui souhaiteraient agir et combattre la corruption à Madagascar.

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    Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en septembre 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut.

    58 min
  • Parole de chercheur #1 – Pierre Lascoumes, sociologue

    Pierre Lascoumes est sociologue, Directeur de rechercher émérite au CNRS et Directeur de recherche émérite au centre d’études européennes et de politique comparée de Sciences Po. Il est spécialiste de la délinquance économique et financière. Il nous raconte comment il en est arrivé à travailler sur ce sujet (2:33). Il explique aussi que ce n’est que depuis les années 80 que l’on s’intéresse aux crimes commis par les élites dirigeantes et économiques (3:46). Nous discutons ensuite de la manière dont il a mené ses recherches et ses enquêtes (6:52). Pierre Lascoumes donne notamment l’exemple de son travail dans les 3 villes de Levallois-Perret, Béthune et Meudon sur les représentations que les habitants ont de leurs élus (12:14). Au cours d’un autre projet de recherche avec un échantillon représentatif de 2000 personnes, il s’est intéressé aux normes et valeurs des personnes interrogées, à leur vision des institutions et à leur perception de la gravité des actes répréhensibles (14:07). Pierre Lascoumes rappelle la faible visibilité des comportements transgressifs des élites dirigeantes et économiques et les réticences à les sanctionner (16:41). De ce fait, on ne voit que les cas extrêmes comme les Balkany ou Charles Pasqua (18:59). Nous discutons également de la justice négociée : la tendance est de conclure des accords en dehors des tribunaux entre la justice et les entreprises (20:58). Pierre Lascoumes nous parle ensuite des tribunaux de commerce et de leurs particularités (25:42). Pour terminer notre échange, il revient sur ce que la rhétorique des élites dirigeantes et économiques nous apprend (30:22).

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    37 min
  • #14 La force du collectif avec Elisa Peter

    Elisa Peter est engagée depuis plus de 20 ans dans la protection de l’environnement et la défense des droits des citoyens. Depuis toute petite, elle a à cœur la justice sociale et environnementale (3:39). Elle nous raconte d’ailleurs comment elle est arrivée un peu par erreur en arctique. Son engagement dans la lutte contre la corruption s’est fait petit à petit car elle a constaté à quel point la corruption impacte l’environnement et les droits humains (6:47). Elisa nous présente ensuite la coalition mondiale publiez ce que vous payez dont elle a été la directrice exécutive pendant 6 ans (8:18). Le mouvement est né il y a 20 ans et a pour objectif d’accroitre la transparence des flux financiers entre les entreprises pétrolières, gazières et minières et les Etats. Elisa a rejoint ce mouvement pour trois raisons : publiez ce que vous payez est avant tout un mouvement de citoyens ; Elisa voulait rendre le sujet de la corruption dans les industries extractives accessible à tous et il était important pour elle que les citoyens aient leur mot à dire sur les décisions prises (10:40). Elisa nous emmène ensuite en Guinée Conakry où lors de son déplacement dans le pays en 2018, elle a pu se rendre compte du pouvoir des citoyens lorsqu’ils sont organisés (14:21). Elisa nous rappelle également à quel point il peut être dangereux de s’attaquer à la corruption dans le secteur pétrolier, gazier et minier (20:19). Elle donne l’exemple d’Ali Idrissa du Niger qui a été arrêté de même que 24 autres personnes en 2018, puis incarcérés sans procès pendant 4 mois pour avoir manifesté leur désaccord au sujet d’un projet de loi (21:14). Grâce à la mobilisation de publiez ce que vous payez à travers le monde, ils ont pu être libérés. Elisa nous parle ensuite des initiatives mises en place au niveau international comme l’ITIE (l’Initiative pour la transparence des industries extractives) et des victoires obtenues en Europe pour assurer plus de transparence (29:06). Avec Elisa, nous discutons également des risques associés à la transition énergétique, notamment les conséquences pour les pays qui dépendent des revenus issus de l’exploitation pétrolière ou encore l’augmentation de la demande mondiale pour certains minerais comme le cobalt ce qui engendrera de la corruption (36:16). Elisa nous parle aussi de la faiblesse des sanctions et l’absence de condamnations de hauts dirigeants d’entreprises extractives (43:32). Enfin, Elisa nous donne des conseils pour agir (48:30).

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    58 min
  • #13 🇬🇧 La corruption comme système, l’exemple de la Guinée équatoriale avec Tutu Alicante et Lucas Olo Fernandes (VO)

    Tutu Alicante, Directeur exécutif de l’ONG EG Justice, et Lucas Olo Fernandes, juriste travaillant pour Transparency International Portugal, sont les invités de cet épisode. Lucas commence par nous présenter leur pays : la Guinée équatoriale (3:54). Tutu précise d’ailleurs qu’il faut regarder la Guinée équatoriale comme une nation coquille (5:19). Avant de poursuivre la conversation sur la corruption en Guinée équatoriale, Tutu nous raconte ce qui l’a poussé à fonder l’ONG EG Justice (6:40) et Lucas ce qui l’a amené à travailler sur la lutte contre la corruption (9:10). Pour Tutu, la corruption est le système en Guinée équatoriale : vous y êtes confronté à tout moment (11:12). Il est donc très difficile pour les citoyens de faire valoir leurs droits. Pour s’attaquer à ce système, il faut trouver un moyen d’instaurer la démocratie et l’état de droit. Lucas rajoute que jusqu’à présent les mesures mises en place l’ont surtout été pour améliorer l’image du pays (14:55). L’impact de la corruption ? Des milliers de personnes sont privées d’éducation, d’électricité et d’eau courante et non pas accès aux soins de santé, ce qui entraine des décès (16:35). Tutu rappelle que les victimes de la corruption en Guinée équatoriale ne sont pas des inconnus. La Guinée équatoriale étant un petit pays, chacun connaît quelqu’un qui est décédé par manque de soins (19:10). Pour Lucas, il existe aussi un système d’apartheid économique avec d’un côté une élite qui bénéficie d’avantages tandis que de l’autre la plupart des citoyens n’ont pas accès à l’eau courante ou à l’eau potable (20:30). Tutu souligne que malgré tout cela le gouvernement  de la Guinée équatoriale investit à l’étranger et apporte une aide humanitaire lorsqu’il y a des catastrophes naturelles dans d’autres pays (22:05). Par contre, les citoyens n’ont pas accès à un hôpital. Nous discutons ensuite des risques que les activistes prennent en dénonçant la corruption (arrestation, torture, prison, assassinat) et les menaces auxquelles ils doivent faire face (24:23). Il y a de l’espoir : il y a beaucoup de jeunes et de gens courageux en Guinée équatoriale (28:55). Tutu indique qu’il est important de réaliser que le changement est à la portée des citoyens de Guinée équatoriale et pour Lucas, c’est le pays où il est le plus facile d’améliorer la situation étant donné que c’est un petit pays avec d’importantes ressources (32:20). Tutu nous rappelle aussi le rôle joué par les avocats, les banques, les notaires en Europe et ailleurs dans la corruption ayant lieu en Guinée équatoriale lorsqu’ils permettent l’achat de biens en France avec de l’argent acquis illégalement (33:56). Les affaires dites des biens mal acquis envoient un signal fort réduisant le sentiment d’impunité et montrant que ces élites ne sont pas intouchables (36:05). Enfin, Tutu et Lucas donnent des pistes aux citoyens en Guinée équatorial, à la diaspora mais aussi aux citoyens vivant en Europe pour changer les choses (39:55).

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    49 min
  • #13 🇫🇷 La corruption comme système, l’exemple de la Guinée équatoriale avec Tutu Alicante et Lucas Olo Fernandes

    Tutu Alicante, Directeur exécutif de l’ONG EG Justice, et Lucas Olo Fernandes, juriste travaillant pour Transparency International Portugal, sont les invités de cet épisode. Lucas commence par nous présenter leur pays : la Guinée équatoriale (3:54). Tutu précise d’ailleurs qu’il faut regarder la Guinée équatoriale comme une nation coquille (5:19). Avant de poursuivre la conversation sur la corruption en Guinée équatoriale, Tutu nous raconte ce qui l’a poussé à fonder l’ONG EG Justice (6:12) et Lucas ce qui l’a amené à travailler sur la lutte contre la corruption (8:25). Pour Tutu, la corruption est le système en Guinée équatoriale : vous y êtes confronté à tout moment (10:31). Il est donc très difficile pour les citoyens de faire valoir leurs droits. Pour s’attaquer à ce système, il faut trouver un moyen d’instaurer la démocratie et l’état de droit. Lucas rajoute que jusqu’à présent les mesures mises en place l’ont surtout été pour améliorer l’image du pays (13:25). L’impact de la corruption ? Des milliers de personnes sont privées d’éducation, d’électricité et d’eau courante et non pas accès aux soins de santé, ce qui entraine des décès (14:52). Tutu rappelle que les victimes de la corruption en Guinée équatoriale ne sont pas des inconnus. La Guinée équatoriale étant un petit pays, chacun connaît quelqu’un qui est décédé par manque de soins (16:27). Pour Lucas, il existe aussi un système d’apartheid économique avec d’un côté une élite qui bénéficie d’avantages tandis que de l’autre la plupart des citoyens n’ont pas accès à l’eau courante ou à l’eau potable (17:56). Tutu souligne que malgré tout cela le gouvernement  de la Guinée équatoriale investit à l’étranger et apporte une aide humanitaire lorsqu’il y a des catastrophes naturelles dans d’autres pays (19:30). Par contre, les citoyens n’ont pas accès à un hôpital. Nous discutons ensuite des risques que les activistes prennent en dénonçant la corruption (arrestation, torture, prison, assassinat) et les menaces auxquelles ils doivent faire face (21:38). Il y a de l’espoir : il y a beaucoup de jeunes et de gens courageux en Guinée équatoriale (25:53). Tutu indique qu’il est important de réaliser que le changement est à la portée des citoyens de Guinée équatoriale et pour Lucas, c’est le pays où il est le plus facile d’améliorer la situation étant donné que c’est un petit pays avec d’importantes ressources (28:40). Tutu nous rappelle aussi le rôle joué par les avocats, les banques, les notaires en Europe et ailleurs dans la corruption ayant lieu en Guinée équatoriale lorsqu’ils permettent l’achat de biens en France avec de l’argent acquis illégalement (29:56). Les affaires dites des biens mal acquis envoient un signal fort réduisant le sentiment d’impunité et montrant que ces élites ne sont pas intouchables (31:49). Enfin, Tutu et Lucas donnent des pistes aux citoyens en Guinée équatorial, à la diaspora mais aussi aux citoyens vivant en Europe pour changer les choses (35:01).

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    44 min
  • Idées lecture - été 2022

    Pas de nouvel épisode pour ce mois d'août mais des suggestions de lectures! Deux BD et un livre! Et vous quelles sont vos recommandations sur ces sujets?

    1) Algues vertes, l'histoire interdite, par Inès Léraud (2019)

    2) A l'oreille des politiques, par Aurore Gorius (2022) et retrouvez l'épisode 11 avec Aurore

    3) Corruptible: Who Gets Power and How It Changes Us, par Brian Klaas

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    8 min
  • #12 Ne rien lâcher ! Avec Moussa Aksar (L’Evènement, Niger)

    Moussa Aksar a 58 ans. Il est journaliste d’investigation au Niger et directeur de la publication l’Evènement. Il commence par nous présenter son pays (2:17). Devenir journaliste n’était pas une vocation (3:34). Au départ, il voulait être magistrat mais il n’a pas pu continuer ses études par manque de moyens. Il nous parle de l’origine et de la création de son journal papier L’Evènement (4:43), journal qui lui permettait de traiter les sujets en toute indépendance. L’Evènement est ensuite devenu un média en ligne, notamment suite à des pressions économiques et judiciaires (7:02). Moussa est membre de différents réseaux de journalistes comme ICIJ et la CENOZO. Ces réseaux l’aide pour mener ses enquêtes et faire face aux différentes menaces qu’il reçoit (8:12). Ils apportent un appui moral, financier et juridique. Nous discutons ensuite des reportages qu’il a réalisés. D’abord du côté du lac Tchad où sévit la secte Boko haram (9:41). Moussa explique comment il en est arrivé à enquêter sur les pratiques de corruption que ce soit dans les permis miniers, dans le domaine éducatif ou encore dans les transports (11:20). L’enquête qu’il a menée dans le secteur de la défense l’a particulièrement marqué : plusieurs millions d’euros envolés, surfacturation et trafic d’armes impliquant des personnalités haut placées de l’Etat (12:18). Malgré les éléments apportés, aucune enquête n’a été ouverte par la justice. En revanche, Moussa a été menacé de mort, il a aussi subi toute une série de menaces et représailles. Il est également poursuivi en diffamation (14:38). Il a dû se rendre 8 fois au tribunal. Il a été condamné en première instance et a fait appel (17:07). Moussa nous parle ensuite de la corruption au Niger et nous explique comment la corruption a pu gangréner tous les secteurs du pays, y compris la justice (20:23). L’impact sur la société est dramatique. Il donne un exemple : la corruption et les faux médicaments (22:50). Moussa fait tout pour qu’il y ait des petits pas pour changer les choses et donner envie aux jeunes journalistes de prendre la relève (24:59). Il donne enfin des clés pour que les citoyens au Niger et ailleurs puissent jouer un rôle (28:02).

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    Pour retrouver Moussa Aksar :

    · Twitter : @moussa_aksar

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    33 min
  • Bonus : Confisquer les avoirs russes | Rencontre avec Sara Brimbeuf & Patrick Lefas (Transparency International France)

    Aujourd’hui, j’ai eu le plaisir de recevoir Sara Brimbeuf, Responsable du plaidoyer grande corruption et flux financiers illicites, et Patrick Lefas, Président, de l’ONG Transparency International France. Fin mai 2022, Transparency International France a déposé plainte contre X pour blanchiment, non justification de ressources, recel et complicité, afin de dénoncer le système de capture de l’Etat russe et de la richesse nationale par des hommes d’affaires et hauts fonctionnaires proches du Kremlin. Une première dans le monde ! Sara et Patrick nous expliquent pourquoi ils ont déposé plainte, comment ils ont enquêté, s’il est possible de déterminer si l’argent utilisé pour acheter des villas, yachts, jets est d’origine illégal. Nous discutons également du bilan de la France en matière de gel des avoirs russes et de l’avenir, notamment ce qu’il est possible de faire pour contribuer à la reconstruction de l’Ukraine quand la guerre aura pris fin.

    Pour retrouver Sara & Patrcik :

    · Twitter : @SaraBrmbf / @TI_France

    Références de l’épisode :

    · Episode 1 Biens mal acquis ne profitent plus

    · Communiqué de presse sur la plainte déposée

    · Rapport de Transparency International « Up to the task »

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    33 min
  • #11 Démocratie sous influence ? Avec Aurore Gorius (Les Jours)

    Aurore Gorius a 44 ans et est journaliste d’investigation au sein du média en ligne Les Jours (4:27). Devenir journaliste était pour elle une vocation (3:22). Elle nous parle de son envie d’avoir suffisamment de temps pour creuser les sujets sur lesquels elle travaille pour parvenir à un résultat impactant (6:15). Aurore nous en dit plus sur ce qui l’a amené à enquêter sur le rôle des communicants, lobbyistes et conseillers ministériels (8:00). En faisant son métier de journaliste, elle a constaté que ces communicants et attachés de presse étaient présents dans tous les domaines et au sein de toutes les institutions. Il lui semblait important qu’on sache ce qui se passe dans les coulisses du pouvoir. Aurore nous explique comment elle a pu mettre en lumière le rôle joué par ces acteurs alors qu’ils font tout pour rester dans l’ombre (11:32). Elle nous parle ensuite d’une enquête qui l’a marquée (16:12) - le scandale sanitaire du levothyrox - d’autant plus qu’au début elle était la seule journaliste à enquêter et à écouter les malades. Elle a d’ailleurs découvert que le changement de formule devait permettre au laboratoire de gagner des parts de marchés en Asie. Ses articles ont redonné de l’espoir aux malades ainsi que de la visibilité à cette affaire. Et la justice a ouvert une enquête (20:37). Avec l’élection du président Emmanuel Macron en 2017, Aurore s’est rendu compte qu’un certain nombre de conseillers avaient été, par le passé, lobbyistes et/ou avaient eu un parcours dans le privé (24:58). C’était pour elle indispensable de regarder les éventuels conflits d’intérêts qui pourraient naitre. Elle donne l’exemple de Mickaël Nogal, député, qui a démissionné de son mandat pour rejoindre le lobby de l’agroalimentaire (26:19). Aurore nous parle des tentatives d’encadrement de l’activité des lobbys et de ces aller-retours entre sphère publique et sphère privée (27:32). Pendant toute la durée du premier mandat d’Emmanuel Macron, les lobbys étaient notamment très actifs sur les questions environnementales (28:23). Aurore nous raconte également comment la proposition de réforme des retraites a fait l’objet de lobbying et de jeux d’influence au service d’intérêts privés (29:59). Elle détaille comme se passe le lobbying : offrir des déjeuners, avoir un bon carnet d’adresses, organiser des conventions à la maison de la chimie payées par les entreprises ou encore trainer dans les couloirs de l’assemblée nationale (34:42). Aurore a des pistes pour mieux encadrer ces pratiques : les lobbys devraient être plus transparents, par exemple en publiant leurs argumentaires et contributions (43:15). Enfin, pour Aurore, il est vital de s’engager que ce soit dans une association ou dans un parti politique car c’est une manière de prendre part à la vie démocratique (48:10).

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    Pour retrouver Aurore Gorius :

    · Twitter : @AuroreGorius / @LesJoursfr

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    53 min
  • #10 Sans impôt pas de services publics avec Vincent Drezet (Attac France)

    Vincent Drezet, 53 ans, travaille pour l’administration fiscale mais c’est avant tout une personne engagée. Il est membre du Conseil d’administration de l’ONG Attac France et a été le secrétaire général du syndicat Solidaires Finances Publiques. Vincent revient tout d’abord sur la naissance de son engagement, notamment syndical (2:40). En fait, c’est un peu par hasard qu’il s’est retrouvé à travailler pour l’administration fiscale. Il lui est alors apparu nécessaire de parler de l’impôt et de sensibiliser les citoyens (5:05). Vincent nous rappelle ensuite le rôle de l’impôt : financer l’action publique, réduire les inégalités et réorienter les comportements avec pour finalité que l’on puisse tous bénéficier des services publics (7:10). Ne pas payer sa juste part d’impôt a plusieurs conséquences : un manque de recettes publiques signifie qu’il ne sera plus possible de financer les services publics et les acteurs fraudant le système seront avantagés, en s’accaparant une part de la richesse qu’ils ne devraient pas leur revenir (9:48). Deux évènements – les gilets jaunes et la crise sanitaire liée au covid – ont ramené la question de l’impôt au cœur de l’actualité (13:25). Parmi les revendications des gilets jaunes, il y avait d’ailleurs la question de l’impôt sur la fortune et la lutte contre la fraude fiscale. Avec Vincent, nous discutons aussi de l’intérêt de mesurer et d’estimer le montant de la fraude fiscale, un travail qu’il a réalisé avec le syndicat Solidaires Finances Publiques. La fraude fiscale représente entre 80 et 100 milliards d’euros par an (15:35). Bien sûr il y a eu des tentatives pour discréditer cette estimation mais celle-ci est toujours la plus solide à l’heure actuelle. Pour Vincent, le principal intérêt de cette estimation c’est d’avoir mis dans le débat public un chiffre que tout le monde peut comprendre et d’avoir généré un débat parlementaire et citoyen (21:23). Vincent présente ensuite les différents types de fraude fiscale (24:30). Pour chaque impôt (impôt sur le revenu, TVA, impôt sur les sociétés, impôts patrimoniaux), il y a des fraudes simples ainsi que des fraudes sophistiquées qui recourent aux paradis fiscaux et aux sociétés écrans. Nous discutons également des mesures pour contrer la fraude fiscale (29:15). Puis, Vincent nous présente ce qu’il faut retenir des programmes des candidats à l’élection présidentielle française de 2022 sur la fiscalité (34:09). Avant de terminer notre échange, nous nous arrêtons un instant pour parler de la création d’Attac France (43:21), de comment l’ONG en est arrivée à travailler sur la fiscalité et de ses positions dans ce domaine (44:32). Une des spécificités d’Attac France est la désobéissance civile comme par exemple l’action des faucheurs de chaises, un mode d’action efficace pour parler de fraude fiscale (45:48). Vincent nous parle aussi de l’observatoire de la justice fiscale qui a été lancé en septembre 2021 (50:51). Pour finir, il conseille de s’informer et surtout de soutenir un mouvement comme une ONG ou un syndicat (53:46).

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    59 min

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Le premier podcast sur la corruption et l'évasion fiscale en France et à l'étranger. Chaque fin de mois, je vous emmène à la rencontre de femmes et d'hommes, qu'ils soient chercheurs, journalistes,…

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