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*Depuis l'enregistrement en janvier 2022, Farah a quitté Anticor et a lancé sa société de conseil anticorruption, PROBITAS, en septembre 2022.
Farah Zaoui a 26 ans, elle est directrice juridique de l’association Anticor. Elle nous explique ce qui l’a amenée à travailler pour Anticor (2:43) et sur la lutte contre la corruption (3:52). Elle revient sur la création d’Anticor ainsi que sur les valeurs que l’association défend (5:12). La corruption en politique est souvent associée aux termes d’éthique, de probité, d’intégrité de la vie publique, de conflits d’intérêts ou encore de prise illégale d’intérêts. Farah nous apporte un éclairage sur ces termes (6:48). Puis, elle présente les différentes activités qu’elle mène au quotidien : traiter les alertes reçues, déposer des plaintes et former les groupes locaux (10:06). Anticor a 115 procédures en cours. Farah nous en dit plus sur ce qu’on peut retenir de toutes ces procédures judiciaires (12:59) : la plupart des dossiers sont des dossiers locaux et portent sur des délits complexes comme la prise illégale d’intérêts ou le favoritisme dans les marchés publics. Nous parlons aussi du risque pour l’association d’être instrumentalisée à des fins politiques (16:10). Farah constate que certains élus affirment qu’ils ne peuvent rien faire car ils risquent d’être poursuivis mais elle rappelle qu’ils sont élus et qu’ils ont donc un devoir de bonne gestion (18:35). Elle note qu’il y a une résurgence du « tous pourris » qui n’est pas due aux poursuites contre les élus mais au manque de dialogue entre les élus et les citoyens (21:37). Pour lutter contre ce « tous pourris », Farah pense que les citoyens doivent pouvoir jouer un rôle plus actif, notamment dans la prise de décision (23:37). La probité peut aussi être une réponse et elle nous explique comment (25:29). La formation des élus est une autre piste à explorer. En effet, ceux-ci ne sont pas toujours au fait des règles qui s’appliquent (27:39). Anticor a des propositions pour les candidats à la présidentielle et aux législatives pour renforcer l’intégrité de la vie publique (33:13). Farah en mentionne quelques-unes. Ensuite, elle nous dit ce qu’on peut faire en tant que citoyens, notamment se renseigner, s’informer, rejoindre un comité de quartier ou une association (36:03). Elle donne aussi des conseils pour les plus jeunes pour qu’ils s’engagent sur ces sujets (39:17). Pour terminer, nous revenons sur les autres engagements de Farah (45:24).
Pour aller plus loin :
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Pour retrouver Farah et Anticor :
· Twitter : @ZaouiFarah / @anticor_org
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en janvier 2022. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Manuel Perreux et Sophie Lemaître.
Jean-Valéry Desens a 45 ans. Il est opticien, gérant de son enseigne, militant de droite et co-référent pour l’association Anticor dans les Alpes Maritimes. Il revient sur son action associative et militante qu’il a démarrée à l’âge de 14 ans ainsi que sur son engagement politique (2:37). Il s’est notamment présenté aux élections municipales. C’est ainsi qu’il a été confronté à des dérives et qu’il s’est engagé dans la lutte contre la corruption. Il nous explique comment il gère son action politique et son engagement avec Anticor (4:14). Il nous parle ensuite de son travail comme co-référent, en quoi cela consiste et pourquoi Anticor est non seulement crainte mais aussi respectée (7:17). Anticor mène des recherches et des enquêtes avant de déposer un signalement ou une plainte. Jean-Valéry donne l’exemple de la gestion des ports de la Côte d’Azur (11:14). Une fois que le procureur ouvre une enquête, Jean-Valéry est entendu par la police pour présenter les éléments du dossier et il garde un lien avec les enquêteurs pendant toute la durée de l’enquête (13:35). Il rappelle qu’il y a un décalage entre le temps judiciaire et le temps politique (15:00). Pour Jean-Valéry, la corruption est extrêmement ancrée dans les collectivités (16:40). Il parle des différentes formes de corruption qui existent au niveau local : un marché public attribué à un ami ou encore le permis piscine donné par complaisance (17:42). Il a vu les pratiques de corruption évoluer et prendre des formes plus insidieuses (19:07). Il nous donne l’exemple du vote d’une première adjointe en faveur de la vente d’un bien immobilier qui a été acheté par une personne qui avait des liens avec cette adjointe (21:28). Cette affaire a eu un impact avec une condamnation mais aussi un changement de pratiques dans les municipalités. On discute ensuite des liens entre justice et élus, notamment du fait que le procureur reste sous l’autorité du Ministre de la justice et que donc des pressions peuvent être exercées à son encontre (27:32). Jean-Valéry revient sur les avancées et les outils pour lutter contre la corruption des élus et nous parle de ce qu’il est possible de faire pour renforcer ces outils (32:06). Puis, il nous fait part des différentes menaces et pressions qu’il a subies pour le dissuader d’agir et comment cela l’a affecté ainsi que sa famille (35:47). Il a aussi été poursuivi une vingtaine de fois en diffamation (37:53). Cela a un coût financier mais aussi moral. Jean-Valéry reste malgré tout motivé (40:46) et a des pistes pour qu’on puisse tous agir (44:28). Pour terminer, il donne des conseils sur la manière dont on peut s’engager même si on ne dispose que de très peu de temps (46:27) et surtout il rappelle qu’il n’y a pas besoin d’avoir des connaissances particulières pour agir et combattre la corruption (48:50).
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en janvier 2022. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Sophie Lemaître et Manuel Perreux.
Après avoir enregistré l’épisode avec Navy Malela et Gradi Koko Lobanga, j’ai eu le plaisir de discuter avec Henri Thulliez, Directeur et co-fondateur de la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF). La PPLAAF a accompagné Navy et Gradi lorsqu’ils ont lancé l’alerte. Henri nous en dit plus sur l'accompagnement des lanceurs d'alerte. Il nous parle aussi de la dernière enquête de la PPLAAF, Congo Hold-Up, la plus grande fuite de données en Afrique. Depuis 2017, la PPLAAF a apporté son soutien à une quarantaine de personnes. Leur point commun ? Avoir entre 30 et 40 ans, être indignés par la corruption dans leur pays et vouloir agir pour l’intérêt général. Henri salue le courage de ces lanceurs d'alerte et est convaincu que grâce à eux il sera possible de mettre un terme à l'impunité et à la corruption.
Pour retrouver Henri et la PPLAAF :
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en février 2022. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Sophie Lemaître.
Gradi Koko Lobanga (33 ans) et Navy Malela (44 ans) sont congolais (de la République démocratique du Congo). Ils travaillaient pour la Banque Afriland First Bank à Kinshasa. Après avoir constaté des irrégularités et découvert des pratiques douteuses, ils ont lancé l’alerte en interne mais ils n’ont pas été entendus et ont subi des menaces en retour. Gradi et Navy ont collaboré avec la Plateforme de Protection des Lanceurs d’Alerte en Afrique (PPLAAF) et Global Witness, ce qui a donné naissance au rapport « Des sanctions, mine de rien » publié en 2020. Dans cet épisode, Gradi et Navy reviennent sur leur histoire.
D’abord, Navy présente leur pays, la République démocratique du Congo (2:37). Puis, Gradi et Navy nous parlent de l’évènement qui a éveillé leurs soupçons (5:43 et 7:37). Ils nous expliquent ce qu’ils ont constaté : des irrégularités dans les activités de la banque (8:25). Ils ont ensuite commencé à mener l’enquête (11:09) mais il manquait des informations. Elles étaient gardées dans le bureau du directeur adjoint de la banque. Gradi a donc demandé à les consulter et a fait de nombreuses découvertes mais il s’est heurté à de la résistance et a été menacé une première fois (13:54). Après ces découvertes, ils ont préparé un premier rapport (18:14). Mais Gradi a reçu des menaces de mort, ce qui l’a poussé à partir en exil (19:04). Navy, quant à lui, est resté sur place et a continué à enquêter et à collecter des preuves pour empêcher qu’elles ne disparaissent (21:39). Devant le refus de la banque d’agir, ils ont pris contact avec la PPLAAF (22:38). Gradi et Navy reviennent ensuite sur les intimidations, les menaces, leur condamnation à mort, les représailles ainsi que l’impact sur leur vie et leur famille (25:08). Ils nous parlent également de leurs projets actuels et futurs (35:02). Enfin, ils nous disent ce qu’il est possible de faire pour mettre un terme à l’impunité en RDC (38:57) et ce que les citoyens et les hommes politiques peuvent faire (45:10).
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en décembre 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Fanny Cohen Moreau et Sophie Lemaître.
Marianne Djupesland est l’invitée de ce sixième épisode. Elle a 55 ans et depuis 2004 elle est Procureure au sein d’Økokrim, le bureau en charge des crimes économiques et environnementaux en Norvège. Marianne nous parle de son parcours (3:51). Elle a fait des études de droit et a étudié à l’étranger en France et au Pays de Galles. Elle a d’abord travaillé au ministère des affaires étrangères, puis dans un cabinet d’avocats avant de devenir juge assistant et procureur. Elle nous parle de sa première affaire de corruption (6:19). Marianne présente ensuite Økokrim ainsi que son mode de fonctionnement (7:28). Elle nous raconte son quotidien de procureur qui est varié (10:09). Elle suit les enquêtes dès le début, travaille de manière étroite avec les policiers, prend contact avec ses homologues à l’étranger pour obtenir des informations, fait des résumés de l’investigation, met en examen des personnes, plaide devant le tribunal, etc. Økokrim est en charge des plus grandes affaires ce qui demande de mobiliser d’importantes ressources (14:16). Chaque procureur traite en moyenne entre 5 et 6 dossiers. A titre de comparaison, en France, c’est plutôt autour de 30 dossiers par procureur. Marianne nous explique ensuite pourquoi une affaire peut prendre plusieurs années avant qu’un procès ne s’ouvre, surtout quand l’information et la preuve se trouvent à l’étranger (16:57). Si c’est le cas, alors il faut entamer des démarches officielles pour obtenir l’information dans chaque pays concerné. Dans une affaire qu’elle a traitée, il a fallu l’assistance de 14 pays pour établir les faits. Il est ensuite question des progrès réalisés ces dernières années en matière de lutte contre la corruption (20:56). Selon Marianne, il y a encore de nombreux défis à relever. Ainsi, par exemple parce que la coopération internationale prend du temps ou encore parce qu’il n’y a pas de police internationale (22:51). Elle nous explique aussi en quoi les journalistes jouent un rôle important et comment les révélations comme les Panama Papers ou Pandora Papers peuvent aider les procureurs (24:54). Nous discutons également des difficultés qu’elle rencontre au quotidien (28:50) ainsi que des risques qu’encourent les procureurs lorsqu’ils enquêtent sur ces grosses affaires de corruption et d’évasion fiscale (31:38). Pour terminer l’épisode, Marianne conseille de mettre les questions de corruption au cœur des élections et de soutenir la presse indépendante (37:02).
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en novembre 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Fanny Cohen Moreau.
Abréviations utilisées dans l’épisode :
· Eurojust = Agence européenne en charge de la coopération judiciaire entre les Etats membres
· OCDE = Organisation de coopération et de développement économiques
· UNCAC = Convention des Nations unies contre la corruption
Alain Deneault est l’invité de ce cinquième épisode. Il a 51 ans, il est professeur de philosophie et aussi auteur de nombreux ouvrages sur la criminalité économique et financière. Alain nous explique comment il en est venu à s’intéresser à la corruption, à l’évasion fiscale et au blanchiment d’argent (4:21). Puis, on a discuté de deux concepts : l’Etat et la souveraineté (7:30). Pour Alain, on ne peut plus penser la souveraineté au singulier. Outre la souveraineté étatique, il faut tenir compte de la souveraineté criminelle qui prend racine dans les législations de complaisance ou encore les paradis fiscaux (9:04) et de la souveraineté du peuple (11:05). Alain nous parle aussi des multinationales et affirme que nous sommes mal outillés pour penser les multinationales. Par exemple, dire que Total est une entreprise pétrolière française est faux et il nous explique pourquoi (14:43). Alain questionne le vocabulaire utilisé comme les paradis fiscaux, la fondation caritative ou encore la fiducie (21:35). Selon lui, ce vocabulaire est un piège car il dissimule la réalité (24:52). Il s’interroge également sur le rôle et la place du droit (30:37). Alain nous parle ensuite du Canada. Il revient sur l’image idyllique de ce pays alors que son histoire coloniale est dramatique (35:25). Le pays a, par ailleurs, contribué à bâtir les paradis fiscaux (37:15). Le Canada est aussi un paradis pour les entreprises minières car il offre un cadre juridique avantageux (39:58). Les intérêts publics et privés se confondent et cela se traduit par une diplomatie qui défend l’intérêt des entreprises minières à l’étranger (44:21). Nous discutons aussi des dangers liés au financement de la recherche par les entreprises (48:18). Comment agir ? Alain propose de se réapproprier les concepts et le langage en adoptant une pensée critique et en choisissant nos mots en conséquence (52:58). Enfin, il croit aussi en la capacité des citoyens à s’organiser pour faire face au changement climatique (59:49).
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en aout 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut. Montage par Fanny Cohen Moreau et Sophie Lemaître.
*Depuis l'enregistrement en septembre 2021, Ketakandriana est devenue directrice exécutive de la Coalition Publiez ce que vous payez (Publish What You Pay en anglais) en 2024. Elle est également Vice-Présidente du mouvement Transparency International et continue à s'impliquer au sein de Transparency International Madagascar.
Ketakandriana Rafitoson est l’invitée de ce quatrième épisode. Militante, défenseure des droits humains et chercheure en sciences politiques, elle est également Directrice exécutive de la branche nationale de Transparency International à Madagascar. Ketakandriana commence par nous présenter Madagascar (3:25). Puis elle revient sur son parcours, en particulier son cheminement qui l’a petit à petit conduite à s’engager dans la lutte contre la corruption (5:04). Que ce soit comme magistrate ou comme directrice de la législation au sein de l’office de régulation de l’électricité, elle a été directement confrontée à la corruption. Ketakandriana présente les activités de Transparency International Madagascar qui sont regroupées autour de 4 grands programmes : le secteur social (santé et éducation), le secteur des ressources naturelles, la transparence dans le domaine des finances publiques et enfin l’intégrité politique (9:42). Transparency International Madagascar fait de la recherche-action, du plaidoyer et a mis en place un réseau de journalistes d’investigation (13:28). Ketakandriana revient aussi sur le fait que la société malgache est une société silencieuse qui n’a pas l’habitude de dénoncer les pratiques de corruption (16:33). Nous nous arrêtons un instant sur le lien entre covid-19 et corruption : Ketakandriana rappelle que la corruption tue tout autant que le covid et que les fonds perçus par Madagascar pour gérer la crise ont été mal gérés (20:00). Elle cite deux affaires emblématiques (21:55). Il y a également eu de la corruption au niveau de la distribution des aides sociales versées à la population (23:25). Elle parle ensuite des pratiques de corruption dans le secteur des ressources naturelles qui mêlent trafiquants, personnalités haut placées et corruption à tous les maillons de la chaîne (29:22). Elle prend l’exemple de l’exploitation du poivre, du girofle, du café, de la vanille et de la pêche (32:11). Ketakandriana explique les différents visages que peut prendre la corruption à Madagascar : le trafic d’influence, la corruption politique lors des élections ou encore la protection politique (36:32). Les élections présidentielles arrivant dans moins de deux ans, elle montre l’urgence d’agir pour plus d’intégrité de la vie publique, pour promouvoir la transparence du financement de la vie politique et plafonner les dépenses de campagnes (41:08). Malgré une corruption systémique à Madagascar, Ketakandriana garde espoir car elle voit que les choses changent petit à petit. Pour elle, la pression citoyenne est la clé, « l’arme fatale » contre la corruption (46:06). Elle donne enfin des pistes pour les Malgaches de l’étranger qui souhaiteraient agir et combattre la corruption à Madagascar (50:56).
Abréviations utilisées dans l’épisode :
· TI = Transparency International
· FMI = Fonds monétaire international
· BIANCO = Bureau indépendant anti-corruption
· SAMIFIN = Service de renseignement financier de Madagascar
· PAC = Pôle anti-corruption
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en septembre 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut.
*Depuis l'enregistrement en juin 2021, Will a quitté ICIJ pour fonder The Examination en février 2023, un média d'investigation sur les questions de santé.
Will Fitzgibbon est l’invité de ce troisième épisode. Il a 35 ans. Il est journaliste d’investigation au sein d'ICIJ (l’International Consortium of Investigative Journalists - le consortium international du journalisme d’investigation) qu’il a rejoint en 2014. Il est également coordonnateur des partenariats Afrique et Moyen-Orient pour ICIJ. Will est devenu journaliste un peu par hasard et il nous explique comment et pourquoi il est devenu journaliste (6:56). Pour couvrir les sujets de corruption et d’évasion fiscale, il s’est formé sur le tas et nous dit comment il a procédé (10:31). Will présente ICIJ - l’organisation qui est derrière les plus grandes révélations de pratiques de corruption et d’évasion fiscale de ces 10 dernières années - son rôle et son fonctionnement (13:33). Il montre le travail qui est nécessaire pour comprendre les millions de documents qu’ICIJ reçoit et donne l’exemple des Panama Papers (18:05). Les documents reçus sont très souvent issus d’une source anonyme. Will nous explique comment il s’assure de la véracité des documents et comment il limite le risque d’instrumentalisation politique (25:01). Il montre aussi l’importance de donner un visage à ces histoires et de montrer l’impact de l’évasion fiscale et la corruption sur les citoyens (29:30). Nous discutons également du rôle des lanceurs d’alerte (33:30) ainsi que de l’importance de garantir et protéger leur anonymat (35:16). Nous abordons ensuite les risques qui pèsent sur les journalistes (38:20). Mais Will nous rappelle que nous pouvons être optimistes (43:08) ! Il a constaté certains changements suite à ses enquêtes (44:17). Il donne l’exemple des Mauritius Leaks et Luanda Leaks (45:59). Pour terminer cet épisode, il nous explique ce que nous pouvons faire en tant que citoyens (47:27). Si cet épisode vous plaît, partagez-le autour de vous afin que le plus grand nombre puisse le découvrir.
Suivre Will Fitzgibbon : @WillFitzgibbon
Suivre ICIJ : @ICIJorg
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Sophie au pays des possibles est un podcast créé, réalisé et produit par Sophie Lemaître. Cet entretien a été enregistré en ligne en juin 2021. Illustration du podcast et musique par Fabien Doulut.
*Depuis l'enregistrement en mai 2021, Quentin a quitté Oxfam France pour rejoindre EU Tax Observatory en avril 2023.
Quentin Parrinello est l’invité de ce deuxième épisode. Il a 30 ans et est Responsable de plaidoyer justice fiscale et inégalités au sein de l’ONG Oxfam France. Quentin nous fait découvrir son parcours et comment il a développé son expertise sur les questions d’évasion fiscale alors qu’il a fait des études de langues appliquées (3:38). Il nous parle ensuite de son travail qui comprend une dimension recherche, influence et porte-parolat (5:04). Il nous explique les différents termes utilisés : fraude fiscale, optimisation fiscale et évasion fiscale (7:41) et nous donne deux exemples concrets montrant comment les entreprises réussissent à éviter de payer des impôts (10:16). Il explique pourquoi il est crucial que les entreprises payent leur juste part (15:04). Il propose des pistes de réflexion pour imposer les entreprises ayant réalisé des profits exceptionnels pendant la crise sanitaire afin de financer la relance (17:50). Il évoque également la nécessité de mettre fin à la course à l’impôt le plus bas et à la concurrence fiscale entre les pays (20:09). Il aborde ensuite les liens entre le MEDEF et le gouvernement français qui influencent la position de la France en matière de transparence et de lutte contre l’évasion fiscale (29:22). Puis Quentin explique comment la fiscalité peut être un outil pour permettre la transition écologique (33:10). Il souligne le paradoxe entre la prise de conscience par les citoyens du problème de l’évasion fiscale et le refus de certains pays d’entamer les réformes nécessaires (39:00). Il présente les différentes réformes en cours et ce qu’on pourrait faire pour contrer les paradis fiscaux (44:36). Pour terminer cet épisode, il nous explique ce que nous pouvons faire en tant que citoyens (48:31).
Pour retrouver Quentin Parrinello : @QParrinello
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Sara Brimbeuf est l’invitée de ce premier épisode. Elle a 30 ans, elle est avocate et responsable de plaidoyer flux financiers illicites et grande corruption au sein de l’ONG Transparency International France. Sara nous fait découvrir son parcours (3:39) et ce qui l’a amenée à travailler sur les questions de corruption (5:58). Elle nous explique ensuite ce qui se cache derrière le mot « plaidoyer » et ce que cela signifie en pratique (10:29). Puis, elle présente ce que sont les « bien mal acquis » : vous savez ces biens achetés en France par les élites et dirigeants étrangers (châteaux, villas, immeubles chics, voitures de luxe, etc.) avec de l’argent public détourné et l’argent de la corruption (16:57). Sara montre à quel point on a avancé en 14 ans. Il y a de belles victoires dont on peut se réjouir. Sara explique pourquoi la France doit lancer des poursuites dans ces affaires (18:37) et également comment les ONG jouent un rôle crucial (25:47). Sara souligne aussi l’importance de restituer l’argent confisqué aux populations victimes. Elle présente le projet de loi en cours de discussion au parlement (29:43). Pour elle, la restitution doit être transparente, garantir la participation de la société civile du pays qui reçoit les fonds et être accompagnée d’audits indépendants (33:27). Nous avons également abordé les menaces de poursuites en diffamation, connues sous le nom de poursuites baillons, dont les ONGs sont l’objet (41:40). Et pour finir, elle nous montre que nous pouvons tous contribuer à ce combat (46:20).
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Retrouvez Sara Brimbeuf sur twitter : @SaraBrmbf
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