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Nicolas Ronget est un Lyonnais pas comme les autres : malvoyant de naissance, il s’est lancé dans la course à pied puis dans le trail. Un portrait signé Théophile Eliot.
Malvoyant de naissance, Nicolas Ronget s’est construit grâce au sport. Aujourd’hui, à 31 ans, ce kinésithérapeute lyonnais s’est lancé un défi de taille : devenir un traileur accompli malgré son handicap visuel. Une histoire de résilience et de passion.
À 31 ans, Nicolas Ronget a trouvé dans la course à pied bien plus qu’un simple loisir : une revanche. Kinésithérapeute à Lyon, il a longtemps pratiqué le sport comme une manière de s’évader. Malgré une adolescence marquée par l’obésité et les moqueries liées à son handicap visuel.
« J’ai toujours aimé le sport, mais c’était compliqué. Je me réfugiais dans la nourriture car je n’acceptais pas mon handicap », confie-t-il. Son déclic survient à 17 ans, lorsqu’il se met à courir quotidiennement pour perdre du poids. En un an et demi, il passe de 124 à 82 kilos. Au départ, courir n’est pas un plaisir mais une contrainte.
« La première fois, je me suis dit : pourquoi je fais ça ? », sourit-il. Mais la régularité paie, et Nicolas Ronget découvre peu à peu les bénéfices physiques et mentaux de l’endurance.
En 2021, il franchit un cap en découvrant le trail. Attiré par des documentaires et les récits d’athlètes, il tente d’abord le Lyon Urban Trail avant de se lancer dans des courses nature.
Ce qui séduit Nicolas dans le trail, c’est avant tout la liberté. « Je ne peux pas conduire. Donc dans ma vie quotidienne mes déplacements sont limités. Mais en trail, je retrouve une autonomie, une aventure. »
Son ambition ? Repousser ses limites, jusqu’à participer à des courses mythiques comme la Diagonale des Fous, à La Réunion. En 2024, il a tenté l’OCC (Orsières - Champètre - Chamonix) , l’une des épreuves de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. 57 km, 3 500 mètres de dénivelé. Malheureusement il fut stoppé par une sévère déshydratation. Mais il ne lâche rien et veut y retourner.
« Tout est possible si on s’en donne les moyens », affirme-t-il, citant en exemple son mentor Alexandre Boucher. Pour lui, une chose est sûre : l’aventure ne fait que commencer...
Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations.
By LYON DEMAIN Gérald BOUCHONNicolas Ronget est un Lyonnais pas comme les autres : malvoyant de naissance, il s’est lancé dans la course à pied puis dans le trail. Un portrait signé Théophile Eliot.
Malvoyant de naissance, Nicolas Ronget s’est construit grâce au sport. Aujourd’hui, à 31 ans, ce kinésithérapeute lyonnais s’est lancé un défi de taille : devenir un traileur accompli malgré son handicap visuel. Une histoire de résilience et de passion.
À 31 ans, Nicolas Ronget a trouvé dans la course à pied bien plus qu’un simple loisir : une revanche. Kinésithérapeute à Lyon, il a longtemps pratiqué le sport comme une manière de s’évader. Malgré une adolescence marquée par l’obésité et les moqueries liées à son handicap visuel.
« J’ai toujours aimé le sport, mais c’était compliqué. Je me réfugiais dans la nourriture car je n’acceptais pas mon handicap », confie-t-il. Son déclic survient à 17 ans, lorsqu’il se met à courir quotidiennement pour perdre du poids. En un an et demi, il passe de 124 à 82 kilos. Au départ, courir n’est pas un plaisir mais une contrainte.
« La première fois, je me suis dit : pourquoi je fais ça ? », sourit-il. Mais la régularité paie, et Nicolas Ronget découvre peu à peu les bénéfices physiques et mentaux de l’endurance.
En 2021, il franchit un cap en découvrant le trail. Attiré par des documentaires et les récits d’athlètes, il tente d’abord le Lyon Urban Trail avant de se lancer dans des courses nature.
Ce qui séduit Nicolas dans le trail, c’est avant tout la liberté. « Je ne peux pas conduire. Donc dans ma vie quotidienne mes déplacements sont limités. Mais en trail, je retrouve une autonomie, une aventure. »
Son ambition ? Repousser ses limites, jusqu’à participer à des courses mythiques comme la Diagonale des Fous, à La Réunion. En 2024, il a tenté l’OCC (Orsières - Champètre - Chamonix) , l’une des épreuves de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc. 57 km, 3 500 mètres de dénivelé. Malheureusement il fut stoppé par une sévère déshydratation. Mais il ne lâche rien et veut y retourner.
« Tout est possible si on s’en donne les moyens », affirme-t-il, citant en exemple son mentor Alexandre Boucher. Pour lui, une chose est sûre : l’aventure ne fait que commencer...
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