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Or


Dans le cadre de l’exposition GRAIN de Simon Boudvin, l’artiste invite l’historien du design et de l’architecture Tony Côme. Intitulée « Le tamis, le bouton et la béquille », l’intervention de Tony Côme explore les notions de ressassement, de typologie et de variations. L’historien éclaire ainsi en quoi l’approche formaliste de Simon Boudvin souligne pourtant des questions d’Histoire et des enjeux sociaux. Enfin, il s’attache en particulier à approfondir ce que l’artiste nous donne à voir à travers les images de poignées de porte des cités ivryiennes imaginées par Renée Gailhoustet et Jean Renaudie : la poignée de porte comme accolade, comme poignée de main, faisant le lien avec tou·te·s les autres habitant·e·s d’un même bâtiment.
Montage : Léa Tran
Dans le cadre de l’exposition GRAIN de Simon Boudvin, l’artiste invite Fabienne Lauret (syndicaliste, ex-employée chez Renault-Flins et autrice de L’envers de Flins. une féministe révolutionnaire à l’atelier (ed. Syllepse, Paris, 2018). Dans cet entretien, il est question d’établie-ouvrière, des conditions particulières liées au travail à la chaîne, et de l’engagement dans les luttes locales et de l’usine à travers le témoignage à la première personne de Fabienne Lauret. Celle-ci évoque également les luttes des ouvriers étrangers, issus des recrutements dits "cosmopolites" de Renault en Afrique du Nord notamment, ainsi que les difficultés spécifiques des ouvrières, cibles d’harcèlement sexuel et de sexisme.
Bibliographie :
Fabienne Lauret, L’envers de Flins. Une féministe révolutionnaire à l’atelier, ed. Syllepse, Paris, 2018
Dans le cadre de l’exposition Derek Jarman - Dead Souls Whisper (1986-1993), le Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac propose une rencontre entre Elisabeth Lebovici, docteure en esthétique et critique d’art, et Claire Le Restif, commissaire d’exposition et directrice du Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac, autour de l’œuvre de Derek Jarman.
Elisabeth Lebovici (auteure de Ce que le sida m’a fait - Art et activisme à la fin du XXe siècle, ed. JRP, 2017) intervient sur le côté non sublimé des peintures de Derek Jarman et sur la possibilité de trouver dans son travail plastique le répulsif tel que théorisé par Georges Bataille. Elle compare également, pour mieux différencier, les peintures de Derek Jarman à celles de Cy Twombly, de Ana Mendieta et de Sigmar Polke. L’historienne de l’art aborde enfin les questions de la postérité et celle du regard, ou plutôt, d’un aveuglement progressif, telles qu’elles ont pu être pensées par l’artiste britannique décédé des suites du sida en 1994.
EXPOSITIONS ET ŒUVRES CITÉES :
- Exposition « Derek Jarman: Protest! », Irish Museum of Modern Art, Dublin, 2019.
BIBLIOGRAPHIE :
- Elisabeth Lebovici, *Ce que le sida m'a fait - Art et activisme à la fin du XXe siècle*, JRP Ringier, 2017, 320p.
Dans le cadre de l’exposition Derek Jarman – Dead Souls Whisper, le Centre d’art contemporain d’Ivry – le Crédac, organise une série de rencontres ouvertes au public.
Claire Le Restif, commissaire de l'exposition et directrice du Crédac reçoit Marco Martella, écrivain, jardinier, et membre de l’Institut européen des jardins et des paysages.
Marco Martella dirige depuis 2010 la revue Jardins aux Éditions du Sandre et, désormais, aux éditions Pommes sauvages. En utilisant des hétéronymes, comme Jorn de Précy ou Teodor Ceric, Martella, il a publié Le Jardin perdu (Jorn de Précy, Actes Sud, 2011), Jardins en temps de guerre (Teodor Cerić, Actes Sud, 2014), ou encore Un petit monde, un monde parfait (Poesis, 2018).
Claire Le Restif et Marco Martella discutent au fil de cette rencontre du jardin Prospect Cottage dans le Kent, créé et cultivé par Derek Jarman de 1987 à sa mort en 1994. Les deux intervenant·e·s évoquent ainsi les raisons derrière la naissance de ce jardin, et explorent les lectures du jardin comme lieu de mémoire, comme espace de résistance, comme projet esthétique, ou encore comme lieu du soin.
Dans le cadre de l’exposition personnelle de Kapwani Kiwanga, Cima Cima, le Crédac organise une série de tables rondes d’avril à juin 2021.
Emanuele Coccia et Claire Le Restif échangent également avec Kapwani Kiwanga sur son rapport à l’archive. En effet, le travail de l’artiste interroge incessamment le caractère immuable qui est souvent attribué aux documents archivistiques et questionne le statut monolithique de l’histoire. L’archive est peut-être alors à être comprise comme un élément animé, instable et périssable pouvant être réactivée ou sombrer dans l’oubli.
Enfin, c’est à la place du vivant, puis à la force de vie, que s’intéresse cette discussion. Cette question est au cœur de Cima Cima, notamment à travers la culture du riz Oryza glaberrima et avec les graines de tomate présentes sur les dessins de Noémie Sauve, qui habitent l’exposition.
Dans le cadre de l’exposition personnelle de Kapwani Kiwanga, Cima Cima, le Crédac organise une série de tables rondes d’avril à juin 2021.
Cette invitation naît de l’intérêt porté par l’artiste aux recherches développées récemment par Zahia Rahmani, lors du séminaire organisé à l’Institut National d’Histoire de l’Art, intitulé « Paradis perdus : Colonisation des paysages et destruction des éco-antroposystèmes ».
Ces recherches collectives, multilingues, décentrées et engagées donnent lieu à l’exposition Sismographie des luttes au Centre Georges Pompidou jusqu’au 28 juin 2021, ainsi qu’au site sismo.inha.fr qui regroupe plus de mille revues aux origines les plus diverses.
Dans le cadre de l’exposition personnelle de Kapwani Kiwanga, « Cima Cima », le Centre d’art contemporain d’Ivry - le Crédac organise une série de tables rondes d’avril à juin 2021.
Pour cette TABLE RONDE nº2 nous avons convié Marcos Ávila Forero et Malcom Ferdinand autour de la question « Comment des histoires de domination, en particulier coloniales ou encore comment l’impérialisme, influencent-il des questions d’écologie et d’économie ? »
Marcos Ávila Forero, est un artiste franco-colombien. Il a exposé entre autres au Crédac lors de l’exposition « tout le monde » en 2015, et lors de la récente exposition, « La vie des tables » en 2020. Il est lauréat du Prix Ricard en 2019.
Marcos Ávila Forero est l’auteur du documentaire La Luz de las Balas, la Obscuridad del Olvido sur le conflit armé en Colombie avec Léo Raymond.
C’est en tant que vice-président de l’association Ciudadanías pour la Paz, qu’il participe à cette deuxième table ronde.
Citoyennetés pour la Paix, est une initiative de Colombiens résidant à l’étranger, en faveur du processus de paix en Colombie et œuvrant directement en collaboration avec les populations paysannes vivant dans les zones de conflits dans ce sens.
Malcom Ferdinand, quant à lui, est philosophe, docteur en sciences politiques de l’Université Paris Diderot et chercheur au CNRS. Il est l’auteur d’« Une écologie décoloniale : penser l’écologie depuis le monde caribéen » publié en 2019 aux éditions Seuil, ayant reçu le Prix de la fondation de l’écologie politique. Il y décrit entre autres comment la colonisation et l’imposition du modèle impérialiste dans le monde sont à mettre en rapport direct avec les inégalités sociales, raciales, et la crise environnementale.
Enfin, Kapwani Kiwanga, également présente à cette table ronde est une artiste-chercheuse franco-canadienne. Son travail s’intéresse aux récits dessinant une asymétrie du pouvoir, et à mettre en lumière les témoins parfois inattendus de ces histoires.
Photo illustrant cet épisode : « Le Marron Inconnu », détail, statue à Port au Prince, réalisée par Amy Nelson, 2009
Une série sonore de "Films Intérieurs" par Flora Bouteille & Victor Villafagne
Flora Bouteille (1993) et Victor Villafagne (1995) collaborent sur une série de pièces sonores intitulées "Le Palais Hermétique de la Mémoire". Ces "Films intérieurs" proposent à l’auditeur ou à l’auditrice, des architectures immatérielles fictives, intrigantes et inquiétantes, qui s’esquissent au fur et à mesure de l’écoute. Ces espaces de projection qui accueillent nos souvenirs, notre imaginaire, sont autant d’expériences individuelles à être vécues. Le spectateur, la spectatrice est invité.e à pénétrer dans "Le Palais Hermétique de la Mémoire", à s’y mouvoir, à l’habiter, à se l’approprier.
Ponctuée par l’intervention sous la forme d’interrogatoire de Nora Sternfeld (Professeure pour l'éducation artistique à la HFBK Hambourg, commissaire d'exposition et conservatrice), cette balade dystopique, interroge la notion de matérialité en art et propose la création d’espaces mentaux.
Une série sonore de Films Intérieurs par Flora Bouteille & Victor Villafagne
Flora Bouteille (1993) et Victor Villafagne (1995) collaborent sur une série de pièces sonores intitulées "Le Palais Hermétique de la Mémoire". Ces Films intérieurs proposent à l’auditeur ou à l’auditrice, des architectures immatérielles fictives, intrigantes et inquiétantes, qui s’esquissent au fur et à mesure de l’écoute. Ces espaces de projection qui accueillent nos souvenirs, notre imaginaire, sont autant d’expériences individuelles à être vécues. Le spectateur, la spectatrice est invité.e à pénétrer dans Le Palais Hermétique de la Mémoire, à s’y mouvoir, à l’habiter, à se l’approprier.
La Mausothèque, où mausolée des mots et maux est la première zone du Palais qui sera traversée, donnant un avant-goût de la variété des voix, sons, et espaces qui seront visités. La Mausothèque se situe dans le lobe temporal du Palais et stocke et traite les informations en fonction de leur capacité à affecter celui qui les consulte. Pour cet épisode, Flora Bouteille et Victor Villafagne invitent Nina M.W Queissner, artiste sonore, à diffuser la pièce "Water Monkey" (3:13), ainsi que Première Frappe (Sabine Teyssonneyre, Victor Villafagne, Jeremy Saintout, Flavio Bagnasco) avec la pièce "Cadavre Exquis Covid" (3:30), Flavio Bagnasco avec son "jingle: windows Os réconciliés" ainsi qu’en duo avec Victor pour la pièce "Incidents"(5:56).
Sur une invitation du Crédac, deux artistes de l'exposition collective « La vie des tables » s’entretiennent dans leurs ateliers respectifs.
Corentin Canesson amorce cet entretien sur la dichotomie « amateur/professionnel » (en référence à l’œuvre d’Ana Jotta présentée dans « La vie des tables » pour inviter Sarah Tritz à évoquer ses influences qui s’étendent au-delà de l’art moderne et contemporain, tels l’art brut, l’art folklorique et populaire, le geste enfantin, et comment elles nourrissent son travail. Elle explicite comment elle tisse un lien entre ces formes en se les appropriant, et souligne son goût pour la liberté et l’insouciance du geste, notamment à travers des œuvres adressées.
Ils évoquent également leur rapport à l’expérience curatoriale qu’ils partagent, et le plaisir qu’ils en tirent, ainsi que la dimension politique de leur travail respectif, qui peut être perçue comme non évidente, mais qu’ils soulignent notamment à travers la transmission et l’enseignement, et en regard du contexte actuel.
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