Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Laurent Mignard et les Duke Ladies
    Coup de foudre ! Flèche en plein cœur !! Love at first sight !!!
    Le trompettiste Laurent Mignard a été tellement marqué par l’œuvre de Duke Ellington qu’il s’emploie depuis près de vingt ans à explorer, transcrire, jouer et propager son fascinant répertoire à travers les scènes du monde entier.
    Après les Concerts Sacrés…Après la Far East Suite…Après le projet Battle Royal, impliquant également le Big-Band de Michel Pastre, son Duke Orchestra se penche sur les compositions que le pianiste et chef d’orchestre a consacré aux femmes, de Black Beauty à Satin Doll, en passant par Sophisticated Lady.
    Il le fait à travers le projet « Duke Ladies », dont le premier volume vient de paraître sur le label de La Maison du Duke, avec en cerise sur le gâteau des invitées de premier ordre : Rhoda Scott, Natalie Dessay, Roberta Gambarini ou Aurore Voilqué, pour n’en citer que quelques-unes.
    Ce midi, on déclare notre flamme au Duke et à ce beau projet, en deuxième partie d'émission, en compagnie de Laurent Mignard !
    Mais pour commencer, on dédie ce Deli, à un homme qui se faisait surnommer Docteur, ou plutôt Doctor. Mais qui était aussi bel et bien un magicien, un être lumineux, un pourvoyeur de groove !
    On vient d’apprendre la disparition de Lonnie Smith à l’âge de 79 ans.
    Lonnie Smith qui était l’un des grands maîtres de l’orgue Hammond B3 et qui s’était fait connaître au milieu des sixties dans le groupe de George Benson, avant de signer une série d’albums formidables pour le label Blue Note.
    Il avait d’ailleurs fait un retour remarqué sur le prestigieux label, il y a quelques années, et sorti un ultime album au printemps dernier, avec Iggy Pop en invité.
     Je le disais, Lonnie Smith, c’était aussi une personnalité solaire, un sacré personnage même, toujours coiffé d’un turban et muni d’une canne.
    Il s’était produit sur la scène parisienne du Duc des Lombards en mars 2015…Et on avait eu l’honneur de le recevoir à notre micro juste avant qu’il monte sur scène.
    En voici tout de suite un extrait sur TSFJAZZ, avec pour débuter ses souvenirs du temps passé avec George Benson.
    45 min
  • Mile Davis et la révolution électrique
    Que faisaient-ils ? Où étaient-ils le 28 septembre 1991, lorsqu’ils ont appris la disparition de Miles Davis, « le Prince of Darkness », à l’âge de 65 ans ?
    On va poser la question à nos invités…Et je vais vous dévoiler leur nom d’ici une poignée de secondes.
    On commémore évidemment ce midi dans Deli, le génie, la révolution Miles Davis, trente ans après sa mort.
    Il y avait des dizaines et des dizaines de facettes à explorer, le trompettiste ayant accompagné ou même initié tellement de révolutions musicales…
    Ses débuts, à même pas 20 ans, dans le groupe de Charlie Parker, l’oiseau de feu du be-bop.
    Les sessions « Birth of the Cool », qui ont donné naissance au cool jazz, à la fin des années 40.
    Le quintet avec Coltrane, au milieu de la décennie suivante…
    Ou celui des sixties qui reste encore un sommet indépassable pour nombre de musiciens d’aujourd’hui, avec Herbie Hancock, Wayne Shorter, Ron Carter & Tony Williams.
    Miles Davis et son amour de la boxe…Miles et la peinture…Miles et les bagnoles. J’en passe…
    Il y avait donc des dizaines de facettes à explorer…
    Mais nous ce midi, on se concentre sur « le Miles électrique » !
    Celui qui à partir de la fin des sixties se plugg à la fée électricité, et donne naissance à un jazz hybride, empruntant au rock et au funk, étirant les groove à n’en plus finir et recourant à toutes les technologies les plus modernes offertes par des studios d’enregistrements…éditant, déconstruisant, malaxant la musique, avec l’aide du producteur Teo Macero…
    Avec aussi le concours d’une nouvelle génération de musiciens, à commencer par Joe Zawinul, John McLaughlin, Chick Corea, Dave Holland, et tellement d’autres…
    A partir de l’album « In A Silent Way », en 69, le trompettiste va redessiner les contours du jazz, ouvrir de nouveaux horizons, donner naissance à tout un mouvement…Et tellement changer les règles du jeu, que je ne suis pas sûr qu’on ait encore pris toute la mesure de la révolution électrique de Miles Davis.
    Pour en parler, nous sommes ravis d’avoir à nos côtés, le directeur de la rédaction de Jazz Magazine, Frédéric Goaty…
    Frédéric, vous consacrer 30 pages à Miles dans votre nouveau numéro, et pour l’occasion, vous avez ressorti de vos archives, de vieux extraits d’interviews, de Miles et d’anciens partenaires…Vous republiez aussi des anciennes chroniques d’albums.
    Également avec nous ce midi, le guitariste Yarol Poupaud…En tant que membre fondateur de FFF, vous êtes l’un des nombreux rejetons de cette révolution électrique initiée par Miles…Le côté rock star du trompettiste ne vous a forcément pas laissé indifférent !
     
    Crédit photo de Une : Don Hunstein
    53 min
  • Le rêve de jazz d'Estelle Perrault
    Il y a des découvertes qui bousculent, qui changent une vie :
    Le jazz, et notamment les voix d’Ella Fitzgerald et de Billie Holiday ont produit cet effet-là chez Estelle Perrault, et lui ont immédiatement donné envie de transmettre à son tour cette nouvelle passion et de se dédier pleinement au chant ! 
    C’était après son bac, lorsqu’elle est partie s’installer quelques temps à Taïwan pour se rapprocher de ses racines familiales…
    Elle a débuté dans les clubs de l'île, à Kao-Hsiung et Taipei qu’elle a débuté, avant de rentrer à Paris et de fréquenter les jams…
    Estelle Perrault a aussitôt été repérée par Alain Jean-Marie qui a été bluffé par son aisance, son naturel et son approche innée des standards.
    Mais elle ne se contente pas d’interpréter le grand répertoire américain avec brio, Estelle Perrault compose également des chansons pour lesquels elle puise dans son histoire personnelle…
    Et pour leur donner corps, elle s’entoure d’une équipe de jeunes talents de la scène parisienne : Carl-Henri Morisset (piano), Clément Daldosso (contrebasse) et Elie Martin-Charrière (batterie).
     C’est en leur compagnie qu’Estelle Perrault sort son deuxième album, « Dare That Dream », à découvrir en concert le 16 octobre au Studio de l’Ermitage et dès ce midi dans Deli Express…Avec en invité, en cerise sur le gâteau le trompettiste Noé Codjia. 
    © Ewa Cieszkowska
    40 min
  • Les belles pensées de Giovanni Mirabassi
    Ça fait des années que ça dure !
    A chaque fois que Giovanni Mirabassi pose ses doigts sur un piano, il nous touche en plein cœur.
    On a beau le savoir, on a beau être prévenus, chaque concert, chaque projet, nous émerveille encore un peu plus et on ne cesse d'être bluffés epar le raffinement de son toucher, par son lyrisme et la générosité de son jeu.
    Son nouvel album ne fait pas exception à la règle.
    Surtout que Giovanni s’y présente dans son plus simple appareil : seul face à son instrument…Et à ses pensées et ses questionnements sur notre condition humaine et le monde qui nous entoure.
    On s’explique : ce recueil baptisé « Pensieri Isolati » (sur son label Jazz Eleven), s’est imposé à son auteur lorsqu’il s’est retrouvé confiné et à l’arrêt en mars 2020.
    Et très vite, ses réflexions l’ont conduit à penser « transversal », à imaginer un projet participatif en invitant le public à exprimer ses « pensées isolées », ses « pensieri isolati » sur le support de leur choix : vidéos, dessins, photos ou textes…
    Le résultat sera présenté en deux temps : le 19 octobre au Théâtre du Châtelet et le 23, quelques jours plus tard, à l’Espace Carpeaux de Courbevoie, à l’occasion de deux spectacles conçus avec la complicité du scénographe Malo Lacroix.
    Ce midi, nous sommes ravis de parler de cette riche actualité et de ses belles aventures, avec Giovanni Mirabassi.
     
     
    (c) Eléonore Brunel
    50 min
  • Les cordes sensibles de Gwen Cahue
    Ce que je m’apprête à dire n’est basé sur aucun chiffre, aucune étude...Juste du ressenti :
    Il y a du monde en concerts, et dans les salles de spectacles !
    A chaque fois qu’on se déplace, les salles sont pleines, le public à fond. Les artistes ne veulent plus quitter la scène. Ça rit, ça discute, ça vit au bar, dans la rue quand les gens font la queue…Qu’est-ce que ça fait du bien !
    Surtout qu’il y a des choses passionnantes dans tous les sens !
    Tenez, ce soir entre les sublimes parcs, lacs et rivières du Vésinet, débutera dans le théâtre de la ville, le Jazz Métis Festival, où vont défiler jusqu’à samedi, les cubains d’El Comité , la saxophoniste SSophie Alour et le groupe de jazz-funk Electro Deluxe…
    On en parle en deuxième partie d’émission, avec Emmanuel Plassard, le directeur du Théâtre du Vésinet.
    A Paris, ça se passe notamment au Sunset ce soir, avec un guitariste à suivre de très très près !
    Gwen Cahue est assurément un enfant de Django !
     Sa découverte de l’œuvre du grand maître a changé sa vie et orienté son parcours musical.
     Mais Gwen Cahue adore aussi s’abreuver à d’autres sources : Michel Petrucciani ou Radiohead.
    Il est surtout l’architecte d’un formidable quartet acoustique et tout à cordes, avec lequel il développe un jazz de chambre rêveur, somptueux, d’une grande sensibilité.
    Avec ce groupe, il vient de sortir l’album « Margin Call » , qu’il présente donc en concert ce soir...
    Et dès ce midi sur la scène du Deli Express, en compagnie de Bastien Ribot au violon, Julien Cattiaux à la guitare rythmique et William Brunard à la contrebasse.
    45 min
  • La musique-monde de Samy Thiébault
    Mais quel est son secret ? 
    Comment Samy Thiébault s’y prend-il pour faire mouche à chacun de ses albums ?
    Pour franchir même, à chaque fois, une nouvelle étape ?
    Avant de vous présenter son p’tit dernier, « Awé ! », plantons le décor et revenons légèrement en arrière.
    Il y a trois ans, le saxophoniste ressentait le besoin immense de sortir de sa zone de confort et partait explorer les sources caribéennes et latines du jazz…Il était rentré de ce road-trip, la tête et les partitions remplies de « Caribbean Stories » !
    Nouvelle aventure, nouveau défi, il y a deux ans, lorsqu’il cédait à la tentation orchestrale et s’entourait de l’Orchestre Symphonique de Bretagne pour donner naissance à « Symphonic Tales ». Un projet à la mesure du feu sacré qui habite cet enfant de Coltrane !
    On pourrait dire que son nouvel album, « Awé », fait la synthèse entre ces deux aventures. Mais quand on connaît le bonhomme, parler de créolisation nous semble plus juste, tant ces douze nouveaux titres sont pétris de ses réflexions, de sa vision du monde, de son approche de la musique…
    La Caraïbe, le jazz afro-cubain, le langage orchestral européen, sa culture des clubs parisiens…Tout se rencontre, se mélange et fusionne pour donner naissance à un son, une identité qui n’appartiennent qu’à lui.
    La base du disque a été enregistrée à Miami, avec des musiciens cubains installés aux États-Unis et tous plus bouillants les uns que les autres, à commencer par le batteur Dafnis Prieto…
    On retrouve aussi l’un des derniers Jazz Messengers de Blakey, le trompettiste Bryan Lynch, ainsi qu’Eric Legnini au Fender Rhodes et en orfèvre des studios.
    Une fois de retour en France, pour que la fête soit plus folle et plus intense, Samy Thiébault a demandé à la bassoniste Cécile Hardouin de rassembler un orchestre de chambre et un quintet à cordes.
    Le résultat est passionnant et nous sommes ravis d’en parler ce midi avec son auteur !
     
    © Youri Lenquette
    45 min
  • The Volunteered Slaves, vers l'infini et au-delà
    Nos invités sont dotés d’un super pouvoir !
    Si, si, vous avez un pouvoir…Et il est tellement important par les temps qui courent :
    Voilà près de 20 ans que tous les clubs de jazz où vous jouez se transforment en dancefloor…
    Voilà près de 20 ans que vous nous faites un bien fou ! Et rien que pour ça : « Merci d’exister et d’être avec nous ce midi ! ».
    Mais The Votunteered Slaves, puisque c’est le nom de votre groupe, c’est aussi une approche, une philosophie de la musique :
    Une bande qui déteste les chapelles…Qui est prône plutôt le métissage, la rencontre, la communion entre les styles : le jazz, le funk, les groove afro, la soul…
    Les Slaves, puisque c’est votre petit nom, c’est aussi une certaine conception du fonctionnement d’un groupe : chez vous, pas de leader qui se la raconte et ramène tout à lui. Mais une team qui la joue collectif !
    Pour votre nouvel album, « SpaceShipOne », vous visez les étoiles. Et vous nous embarquez en road trip à travers la voie-lactée, à grands renforts d’orgue, de rhodes de synthés
    Un disque planant et habité que vous présentez jeudi soir au 360 Music Factory….
    Et dès ce midi sur notre scène, avec Olivier Témime au saxophone, Emmanuel Duprey, aux synthés et aux rhodes, Emmanuel Bex, à l’orgue, Akim Bournane à la basse et Julien Charlet à la batterie.
     
    © Assaf Matarasso
    42 min
  • Un pour tous, tous pour Reis Demuth Wiltgen
    « Un pour tous, tous pour un ! »
    Oui, c’est la devise de la Suisse…Elle va pourtant comme un gant à nos Trois Mousquetaires du jazz luxembourgeois.
    Michel Reis au piano, Marc Demuth à la contrebasse et Paul Wiltgen à la batterie !
    Entre eux, c’est une « musical love affair » qui remonte au lycée, à la fin des années 90.
    Depuis, l’osmose entre eux est tellement totale, que le trio est toujours en activité, et qu’ils continuent à être présents les uns pour les autres, malgré le changement de siècle, le changement de monde, et le déménagement de deux de ses membres aux États-Unis.
    Et d’ailleurs, le groupe a tellement fait son trou, qu’il n’était pas rare, avant le covid de les voir tourner avec Joshua Redman
    Aujourd’hui, « Reis Demuth Wiltgen » sort son quatrième album, « Sly »…Un projet à découvrir en concert ce soir sur la scène du Duc des Lombards…Et dès ce midi dans Deli Express !
    43 min
  • Les princes de New York
    Trois musiciens, combien de points de communs ?
    Nos invités sont tous des jazzmen français partis tenter l’aventure new-yorkaise !
    Clovis Nicolas, le contrebassiste de la bande, vit son rêve américain avec succès depuis près de 20 ans et a collaboré avec le gratin, toutes générations confondues, de Christian Scott au regretté Curtis Fuller, en passant par Peter Bernstein.
    Le guitariste Michaël Valeanu a débarqué dans la Gross Pomme à la fin des années 2000…Si on le connaît notamment pour sa collaboration avec Cyrille Aimée, il ne cesse de s’émerveiller et d’être boosté par l’énergie new-yorkaise.
    Quant à Jon Boutellier, on ne le présente plus. Saxophoniste parmi les plus talentueux de la nouvelle génération, il est l’un des co-fondateurs de l’Amazing Keystone Big Band…Et lui aussi a ressenti le besoin de repousser les limites de son art et de se lancer de nouveaux défis en s’installant aux Etats-Unis…C’était il y a un an et demi, juste avant le début de la pandémie.
    Nos trois frenchies viennent de signer l’album « Three of a Kind », un recueil chic et feutré, enregistré donc dans la formule intimiste « saxophone-guitare-contrebasse ». 
    Les new-yorkais auront la chance de les applaudir demain soir au Mezzrow, un club de Greenwich Village…
    Et nous, nous sommes ravis d’être ce midi en duplex avec eux !
    48 min
  • Gerald Clayton de retour à Paris
    Sans lui, le jazz et le monde des festivals n’auraient pas tout à fait le même visage !
    On rend hommage ce midi à un grand monsieur, George Wein qui s’est éteint à l’âge de 95 ans.
    Pionnier dans la création et l’organisation de festivals, il avait fondé le Newport Jazz Festival en 1954, à la demande d’un couple de mélomanes qui trouvait la scène musicale locale ennuyeuse.
    Pour cette première édition, il avait pu réunir sur scène Billie Holiday et Lester Young.
    George Wein a aussi joué un rôle clé dans la renaissance de la Grande Parade du Jazz à Nice dans les années 70. 
    Il a organisé un nombre incalculable de concerts à travers le monde…A fait jouer les plus grands…Parmi lesquels Ella Fitzgerald, Duke Ellington et Miles Davis dont il a un temps été l’agent…
    Mais aussi Count Basie qu’on entend sous ma voix, avec un extrait de son Live at Newport de 1957. 
    En deuxième partie d’émission, on va entendre le témoignage de Jean-Pierre Vignola, fondateur de Jazz à Vienne et qui a fait ses armes à Nice avec George Wein. 
    Mais pour ouvrir ce Deli, voici installé à notre piano, l’un des chefs de file de la nouvelle génération
    Gerald Clayton a vu le jour en Californie dans les années 80…Et dès le début, le jazz était présent, que dis-je, central dans sa vie, grâce à son père, John, contrebassiste de Monty Alexander ou Diana Krall pour n’en citer que quelques-uns. 
    Gerald Clayton a été révélé dans le quintet de Roy Hargove à la fin des années 2000. C’est aussi l’époque où il a débuté sa carrière en leader, récemment ponctuée d’un album live enregistré au Village Vanguard et récemment paru chez Blue Note, sous le titre de Happening.
    Gerald Clayton est de retour en France, avec des concerts événements, immanquables depuis hier et jusqu’à ce soir sur la scène parisienne du Duc des Lombards…Des live en trio, mais ce midi, c’est donc en solo que le voici au piano de TSFJAZZ !
    47 min

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