Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Natalie Dessay et le Zoot Octet : "Il était une fois Pannonica"
    Rien n’est trop grand pour nos invités !
    Composer des pièces symphoniques et les interpréter avec un grand orchestre...
    Monter de toutes pièces, et à partir de rien, un studio d’enregistrement et de répétition en plein cœur de Paris, et y faire défiler la crème de la jeune scène parisienne…
    Sortir les albums qui en résultent, sur leur propre label…Et au milieu de tout ça, trouver le temps d’être régulièrement à l’affiche des clubs de la capitale.
    En 2019, le Zoot Collectif s’est lancé dans une autre folle aventure : monter un spectacle musical autour de la vie de la baronne Pannonica De Koenigswarter, qui a été la bienfaitrice, la mécène et l’amie proche de nombreuses légendes du jazz, de Charlie Parker à Thelonious Monk.
    Une grande idée en entraînant, une autre, le Zoot s’est tourné vers une metteuse en scène d’opéra, Elsa Rooke, pour donner corps à ce projet et écrire des textes autour de la vie de la baronne. Des textes récités sur scène par la chanteuse et comédienne Natalie Dessay.
    Quatre ans après avoir commencé à présenter cette création sur scène, sa bande-son est enfin disponible, sous le titre de « Pannonica ».
    C’est l’album à l’honneur de notre Deli Express, et avant d’en parler, voici sur notre scène Natalie Dessay, en compagnie de Neil Saidi au saxophone baryton, Noé Codjia à la trompette, Pablo Campos au piano, Clément Daldosso à la contrebasse et Malte Arndal à la batterie !
    46 min
  • Carl-Henri Morisset, esthète du piano
    Dans la famille des nouveaux princes du piano, je demande Carl-Henri Morisset !
    Trente-et-un ans seulement, et déjà un toucher inimitable et une approche pleine de grâce et de poésie.
    Dès sa première année au Conservatoire Supérieur de Paris, il y avait d’ailleurs déjà tellement de maturité dans son jeu, que son professeur, Riccardo Del Fra, l’a emmené en concert à Turin et l’a intégré à ses formations.
    L’ex-partenaire de Chet Baker n’a pas été le seul à être bluffé par Carl-Henri, puisqu’on l’a ensuite vu faire des étincelles auprès de Pierrick Pedron, Thomas Bramerie ou même du grand Archie Shepp !
    Depuis le temps qu’on l’attendait, le pianiste sort enfin un album sous son nom…Et pour cette première, il n’a pas choisi la facilité, puisqu’il se frotte à l’épreuve du solo :
    C’est l’un des quatorze pianistes qui ont participé à la série d’albums Paradis Improvisé, enregistrés dans l’appartement marseillais de la mélomane Hélène Dumez.
    Celui de Carl-Henri s’intitule « Individual Dispersion », et c’est clairement l'un des plus audacieux de la collection, notamment dans le choix de ses relectures…On pense patriculièrement au Fire Waltz de Mal Waldron, qui n’est pas si souvent joué.
    Le pianiste replonge également dans ses racines, avec la reprise d’un tube du Tabou Combo, l’un des groupes de référence du kompas haïtien…
    Egalement au menu, cinq de ses compositions : des titres forts, qu’on explore avec lui ce midi dans Deli Express !
    Mardi soir, on pourra aussi l'applaudir, cette fois en quartet, en concert au Duc des Lombards.
     
    La scène parisienne regorge décidément de pianistes prometteurs !
    Après Carl-Henri Morisset, quel plaisir de finir notre émission, avec un bonus, une cerise sur le clavier :
    Voici à présent Dexter Goldberg…Véritable enfant de la balle, puisqu’il a été élevé par des parents musiciens. Son père, saxophoniste a noamment accompagné Dee Dee Bridgewater et Michel Legrand.
    Dexter, lui, s’est d’abord essayé aux percussions, et ce n’est qu’à 16 ans qu’il a véritablement trouvé sa voie, en se mettant au piano…Et il a bien fait !
    Son jeu regorge de lumière. Il y a aussi énormément de clarté de fluidité dans ses interactions avec ses partenaires de jeu, comme on peut l’entendre sur son deuxième album, « Caliboudja », paru sur le label Jazz & People, et qu’il présente en concert ce soir et demain au Sunside.
    En attendant, le voici avec Clément Daldosso à la contrebasse et Philippe Maniez à la batterie.
    46 min
  • Le retour d'Eric Legnini
    Comme c’est bon de l’avoir parmi nous !
    C’est qu’il nous avait manqué.
    Notre invité n’était pourtant pas très loin…
    Ces trois dernières années il a sillonné les routes de France et de Navarre au sein du groupe de Thomas Dutronc…On l’a aussi beaucoup vu avec le quintet des frères Belmondo.
    Et d’ailleurs, c’est aussi avec les deux frangins qu’on va l’entendre très prochainement au sein du projet Dead Jazz, autour de la musique des Grateful Dead !
    Mais de ce soir à samedi, c’est bel et bien sous son nom qu’Eric Legnini donne des concerts au Duc des Lombards.
    Pour que la fête soit plus folle, le pianiste va revisiter les répertoires de plusieurs de ses albums cultes. 
    D’abord « Six Strings Under », ce soir. Du nom de son projet en trio tout à cordes, avec notamment le prince de la guitare manouche, Rocky Gresset… 
    Tandis que demain et samedi, il reviendra sur la musique de son triptyque vocal : les disques « The Vox », « Sing Twice » et « Waxx Up », parus entre 2011 et 2017, avec de nombreuses voix, notamment celle de Hugh Coltman, qui sera présent pour ces deux derniers soirs. 
    Ces dates nous mettent tellement en joie, qu’on célèbre Eric Legnini depuis ce matin, et une bonne partie de la journée à la radio… 
    Et après l’avoir entendu en solo dans les Matins Jazz, le voici rien que pour nous, en trio, avec Thomas Bramerie à la contrebasse et Franck Agulhon à la batterie.
    48 min
  • Gwen Cahue & Baptiste Bailly, l'art de la délicatesse
    « Quelques grammes de finesse dans un monde de brut », disait une pub des années 80…
    Un slogan qui sied à merveille au projet à l’honneur de notre Deli : un album, tout en nuances et délicatesse, signé Gwen Cahue et Baptiste Bailly.
    Le premier est guitariste. Il a d’abord été fasciné par Hendrix, avant d’avoir « la révélation Django Reinhardt », et d’explorer en profondeur cette tradition musicale.
    Le second est un pianiste qui a trouvé son eldorado jazzistique en Espagne, où il réside depuis de nombreuses années, se frottant également à la scène flamenco.
    Ils ont imaginé à deux, un répertoire doux et poétique, riche de toutes leurs influences, et de leur amour commun pour les grands compositeurs impressionnistes…
    Un disque baptisé « Storyboard », qu’ils ont présenté en concert hier soir, Salle Cortot, à Paris.
    Pour prolonger la magie, les voici ce midi, sur notre scène !
    43 min
  • La grande diversion de Roberto Fonseca
    Ce midi, on pousse en grand les portes de la Cabane Cubaine, du nom de cet ancien dancing situé rue Fontaine, à Pigalle, et qui a été l’un des lieux de nuits les plus courus du Paris des années 30.
    Cette histoire a passionné notre invité, le maestro du jazz cubain, Roberto Fonseca. Il en a même fait le point de départ de son nouvel album « La Gran Diversion », dans les bacs depuis ce matin...
    Un nouveau coup de maître coloré et festif, qui célèbre du même coup l’âge d’or de la musique cubaine, et navigue, entre jazz, rumba, mambo, cha-cha-cha, et boléro, avec comme à chaque fois, des compositions percutantes et des moments de grâce pianistique.
    Au détour d’une de ces dix nouvelles compositions, on croise même Regina Carter, une artiste qui se fait rare ces dernières années et qui est pourtant l’une des violonistes majeures de la scène américaine.
    Pour en parler, quel honneur de finir notre semaine de Deli avec el Señor Roberto Fonseca, avant de l'applaudir en concert le 5 décembre, à l’Olympia.
    Dès le 6 octobre, Roberto Fonseca, animera aussi un vendredi sur deux à 19h, une nouvelle émission sur notre antenne : Habana Social Club !
    47 min
  • Joe Magnarelli & Steve Davis, dingues de Dexter Gordon
    Lorsque deux pointures de la scène new-yorkaise célèbrent le centenaire de la naissance d’un musicien de légende, ça donne des concerts immanquables depuis hier, et ce soir encore au Duc des Lombards, à Paris !
    A ma gauche, Joe Magnarelli, trompettiste qui tourne depuis 35 ans avec la crème de la crème : Harry Connick Jr pour n’en citer qu’un…
    A ma droite, le tromboniste Steve Davis, qui a été l’un des tous derniers Jazz Messengers d’Art Blakey.
    Ensemble, ils rendent hommage à Dexter Gordon, qui a été bien plus qu’un simple saxophoniste ténor : notre homme a longtemps représenté la quintessence du musicien de jazz.
    Il y avait bien sûr sa sonorité franche et puissante ! Son imposante carrure et sa gueule d’ange ! Mais aussi son incroyable parcours, ponctué d’innombrables rebondissements, entre moments de gloire, errance et renaissance…Un parcours qui s’est aussi bien écrit aux Etats-Unis que sur le Vieux Continent.
    De son vivant, Dexter a d’ailleurs tellement incarné le jazz, que Bertrand Tavernier en fait le héros de son film « Autour de Minuit », en 1986…Et que Dizzy Gillespie lui avait dit un jour : "Man, tu dois laisser ton karma à la science !"
    Pour avoir été au concert d’hier soir, je peux vous dire que ce tribute au Duc, c’est tout simplement le feu…
    On va donc nous aussi passer un moment mémorable ce midi, puisque voici Joe Magnarelli et Steve Davis en sextet, en compagnie de David Sauzay au saxophone, Oliver Kent au piano, Aldo Zunino à la contrebasse et Bernd Reiter à la batterie.
    42 min
  • Le trio étincelant de Micah Thomas
    Son nom ressort systématiquement quand on cherche à savoir qui sont les jeunes pianistes qui font des étincelles en ce moment à New York !
    D’abord repéré au sein du quartet d’Immanuel Wilkins, l’un des groupes les intéressants du moment, Micah Thomas s’est définitivement imposé comme un musicien à suivre de près, l’an passé, avec un premier album en solo, époustouflant de maturité.
    Son nouveau disque, « Reveal », documente une autre facette de son art…Il y expose sa conception du trio piano-contrebasse-batterie. Une approche résolument moderne et basée sur l’interaction permanente avec ses deux camarades, Dean Torrey à la contrebasse et Kayvon Gordon à la batterie.
    Le projet vient de paraître sur le label Artwork Records, nouvelle maison de disques fondée par Jean-Philippe Allard…
    Micah Thomas est récemment passé dans nos studios pour nous présenter ce projet. Voici cette interview !
    27 min
  • La rentrée anti-stress de Léon Phal
    La fièvre du samedi soir, tous les jours et à tous les moments de la journée : dès demain, ça ne sera plus un rêve !
    Car dès demain sortira le disque parfait pour ambiancer notre rentrée.
    L’ambition de son auteur est claire : nous faire faire danser, et repousser du même coup, toutes les mauvaises vibrations.
    C’est le grand retour de Léon Phal, avec « Stress Killer », un troisième album sur lequel le saxophoniste assume totalement ses envies de croiser jazz et club culture. De regarder autant du côté de John Coltrane, dont il reprend le mythique Naima, que de célébrer la mémoire du regretté Jay Dilla, producteur entré dans la légende du hip-hop !
    Léon Phal avait aussi envie d’aborder certaines de ses compositions comme des morceaux de musiques électroniques, avec des breaks, des montées, des boucles de claviers.
    Pour l’accompagner dans cette aventure, il s’est une nouvelle fois entouré de son quintet…Véritable groove gang des temps modernes avec lequel il avait été révélé il y a quatre ans, par le tremplin du festival Nancy Jazz Pulsations.
    Stress Killer sort sur Heavenly Sweetness…Si vous êtes parisien, le label célèbrera cette parution demain au cours d’une soirée chez Superfly Records, un disquaire incontournable de la capitale.
    En attendant, savourons notre joie d’accueillir Léon Phal au saxophone, Gauthier Toux aux claviers, Zacharie Ksyk à la trompette, Arthur Alard à la batterie, et Rémi Bouyssière à la contrebasse.
     
     
    (c) Stanislas Augris
    47 min
  • Costel Nitescu : un Deli entre amis
    Un peu d’histoire, pour commencer…Et même, un peu d’histoire foraine :
    Le « Neuneu » de la Fête à Neuneu, c’est en fait Neuilly, car c’est là que s’est tenu ce rassemblement, de sa création en 1815 sur décret de Napoléon, à 1936. Et ce sont les habitants qui l’ont rapidement et affectueusement nommé ainsi.
    Aujourd’hui, cette fameuse Fête à Neuneu se déroule au Bois de Boulogne, à chaque rentrée…Et ce soir, entre la Grande Roue et le Super Karting, un Festival Jazz Manouche y est organisé…
    Il va rassembler la crème de la crème : Tchavolo Schmitt, Florin Niculescu, Samson Schmitt…Ou encore l’invité de notre Deli Express ce midi : le violoniste Costel Nitescu.
    Enfant prodige, Costel est devenu dès 16 ans, premier violon de l’Orchestre de Radio Bucarest, et a enregistré à ce titre avec le gratin de la musique roumaine.
    Installé en France, depuis une vingtaine d’années, il s’est rapidement immergé dans la scène swing manouche, dont il est devenu l’un des violonistes incontournables.
    Costel Nitescu a récemment sorti l’album « Entre Amis »…Et en plus de la Fête à Neuneu, il présentera ce répertoire le 27 septembre au Bal Blomet, en compagnie des musiciens avec lesquels il nous rend visite ce midi :
    Hugo Guezbar à la guitare, William Brunard à la contrebasse, et Vincent Frade à la batterie.
    En deuxième partie d’émission, nous serons rejoints par Manon Brimaud qui va saluer l'émergence de l’Orchid Big Band, un nouvel orchestre, qui se présente comme le chaînon manquant entre Thad Jones et Stravinsky ! 
    Parmi ses 18 membres, on peut notamment citer Jeanne Michard et Olga Amelchenko, deux des musiciennes les plus passionnantes de la nouvelle génération, ainsi que le directeur de ce joyeux ensemble, le contrebassiste Thomas Julienne, que Manon a rencontré juste avant le concert qu’Orchid donnera demain soir à Marseille, dans le cadre de la European Jazz Conference. Le groupe jouera le répertoire de son premier album, « Eclosion ».
    42 min
  • Grégory Privat, la puissance du solo
    Grégory Privat aurait pu devenir ingénieur…
    C’était même son plan de départ, lorsqu’il a quitté sa Martinique natale pour étudier à Toulouse.
    Mais son amour pour le piano a été plus fort !
    Chaque soir, après les cours, il courait les bars et les clubs de la ville pour faire de la musique.
    Une fois son diplôme en poche, il a continué à faire creuser son sillon musical, cette fois à Paris.
    La suite, ce sont des rencontres déterminantes…Avec le saxophoniste Jaques Schwarz-Bart, notamment…Et très vite, des albums sous son nom, ou en duo avec le percussionniste Sonny Troupé.
    Son petit dernier, « Yonn », est un retour à l’essence de son art, puisqu’il l’a enregistré seul, au piano et au chant…Le résultat est tout simplement puissant et lumineux.
    Grégory Privat est loin d’en avoir fini avec ses explorations en solo, puisqu’il a lui aussi participé à la collection de disques « Paradis Improvisé », donnant carte blanche à quatorze pianistes pour s’exprimer dans cette configuration. 
    Le volume qui lui est consacré paraîtra en novembre, et va s’intituler « Nuit & Jour ».
    C’est aussi en solo qu’on pourra l’applaudir demain soir au Sunside, pour un concert à la bougie…
    En attendant, Grégory Privat s’installe au piano de Deli Express !
    46 min

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