Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Sophie Alour et le temps virtuose
    Profession : saxophoniste et chevalière…Puisque notre invitée a été décorée, il y a deux ans, de la médaille des Chevaliers des Arts et des Lettres, récompensant le travail d’une artiste devenue incontournable !
    Et elle en a fait du chemin, depuis ses premiers pas dans le Vintage Orchestra, il y a une vingtaine d’années, s’associant à Stéphane Belmondo, Aldo Romano, ou depuis vingt ans l’organiste Rhoda Scott, dont elle est devenue l’une des collaboratrices les plus proches.
    Sous son nom, Sophie Alour (mais oui c’est elle) développe aussi depuis son premier album, Insulaire en 2005, une œuvre exigeante, protéiforme et se réinventant en permanence.
    D’habitude, quand je reçois des musiciennes ou musiciens de ce calibre, j’aime leur demander après quoi ils courent.
    Mais ce midi, on va plutôt tenter de savoir, ce qui lui a donné envie de ralentir…Tant son neuvième album dévoile un univers intimist, doux et rêveur, une sorte d’éloge de la lenteur, d’appel à ralentir et se recentrer
    Le disque s’intitule « Le Temps Virtuose », avec Anne Paceo à la batterie, Pierre Perchaud à la guitare et Guillaume Latif au violoncelle…
    Ce dernier est également à nos côtés pour ce Deli Express, ainsi que Romain Salmon à la guitare.
    Précisons qu’on pourra découvrir ce projet en concert le 30 novembre au New Morning, et d’ailleurs, on va vous faire gagner des places au cours de cette émission.
    40 min
  • La trompette contemplative d'Avishai Cohen
    Qu’il se présente devant nous avec des répertoires musclés ou plus méditatifs - et croyez-moi il maîtrise les deux à la perfection - sa musique a le pouvoir de nous prendre aux tripes.
    Son dernier album en date, « The Naked Truth », est sorti il y a bientôt deux ans sur le label ECM et se présente comme une suite en huit mouvements, complétée par un poème, et qui explore le versant contemplatif de son travail.
    Ce projet, il le présentera en quartet ce dimanche à La Cigale, pour le concert de clôture du festival Jazz’n’Klezmer…
    L’occasion était trop belle : le trompettiste Avishai Cohen est notre invité dans Deli Express.
    Et on va en profiter pour célébrer le parcours de cette étoile de la scène jazz israélienne.
    Adolescent, il tournait avec l’Orchestre Philharmonique d’Israël. C’était avant de partir étudier au Berklee College de Boston, puis de s’installer à New York, où il a longtemps vécu, avant de s’envoler pour l’Inde et de revenir à Tel-Aviv.
    Et parmi les rencontres qui ont jalonné son parcours, on peut citer l’homme qui l’accompagne ce midi au piano. Ils se connaissent et font de la musique ensemble depuis l’adolescence. Il s’agit du pianiste Yonathan Avishai !
     
     
    © Ziv Ravitz
    49 min
  • Le répertoire lumineux d'African Jazz Roots
    C’est une belle histoire qui s’écrit depuis près de quinze ans. 
    En 2009, le batteur Simon Goubert et le joueur de kora Ablaye Cissoko sont invités chacun de leur côté à Saint-Louis du Sénégal où se tient tous les ans, un formidable festival ramenant le jazz à ses racines africaines…
    Non seulement l’entente est immédiate, mais le premier se met à imaginer un groupe rassemblant des musiciens issus des deux traditions.
    African Jazz Roots voit alors le jour, et un premier album est enregistré l’année suivante à l’Institut Français de Dakar.
    L’envie d’approfondir cet échange ne les a depuis jamais quittés. Ils ont même été rejoints en cours de route par d’autres camarades de jeu, rendant l’aventure encore plus exaltante, plus lumineuse et transformant le troisième disque de la formation, « Seetu », en pur moment de grâce et de poésie.
    Pour découvrir ce répertoire en concert, ça se passe en deux temps : ce soir au New Morning, à Paris, et vendredi à D’Jazz à Nevers.
    En attendant, quelle joie d’avoir African Jazz Roots au grand complet sur notre scène. Voici donc Simon Goubert et Ablaye Cissoko, en compagnie de Sophia Domancich au piano, Jean-Philippe Viret à la contrebasse et Ibrahima Ndir aux calebasses.
    41 min
  • Itamar Borochov à l'affiche de Jazz'n'Klezmer
    C’est l’automne, le temps est maussade…Mais depuis vingt ans, pendant une dizaine de jours en novembre, cette grisaille saisonnière fait place aux mille couleurs du festival Jazz’n’Klezmer.
    La nouvelle édition s’est ouverte la semaine dernière et se tient jusqu’au 19 novembre, plus seulement à Paris - c’est une nouveauté - mais aussi dans plusieurs villes en région, notamment Lyon et Nice.
    Cette année encore, la programmation explore les liens forts qui unissent jazz et musiques juives…Et nous fait voyager autour du globe, de l’Europe de l’Est au Maghreb, des Etats-Unis au Moyen-Orient.
    Avec bien sûr, cette année encore, un focus sur la bouillonnante scène israélienne, qui sera représentée par le trompettiste Avishai Cohen, et par notre invité du jour, lui aussi trompettiste.
    Installé à New York depuis quinze ans, Itamar Borochov construit, album après album, une œuvre puisant autant dans l’énergie de la Big Apple que dans les traditions sépharades et méditerranéennes.
    Son nouveau disque, Arba (qui signifie quatre en hébreu), a été conçu il y a bientôt quatre ans, lorsqu’il est retourné dans sa ville natale de Jaffa, au début de la pandémie. Il a notamment mis ce temps à profit pour approfondir son étude du maqam, le système musical arabe.
    Ce répertoire Itamar Borochov le présente ce soir à l’Espace Rachi…Et dès ce midi dans notre Deli Express, en compagnie de Rob Clearfield au piano, Luca Fattorini à la contrebasse et Amir Bar Akiva à la batterie. En plus de la trompette, on va aussi l'entendre au chant, car c’est l’une des nouveautés de ce nouveau projet.
    49 min
  • Les passions brésiliennes de Sarah McKenzie
    A 13 ans, Sarah McKenzie a reçu en cadeau un CD compilant des classiques du jazz…Des morceaux de Sarah Vaughan, Miles Davis ou Oscar Peterson. La musique de ce dernier lui fait l’effet, d’un choc et d’une révélation. 
    Tout l’a séduite : son swing, sa virtuosité, sa joie, et elle a su dès lors qu’elle voulait à son tour devenir pianiste de jazz. Le chant a suivi dans la foulée.
    Aujourd’hui, elle exprime une autre dimension de son univers, avec  « Without You », un album marqué par son amour pour le Brésil, où elle a eu la chance de se produire, il y a six ans.
    A cette occasion, Sarah McKenzie a notamment rencontré le violoncelliste Jacques Morelenbaum, ancien complice de Joao Gilberto, l’un de ses héros, qui a posé à ses côtés la première pierre de ce projet honorant le grand répertoire de la bossa, et le prolongeant, avec l’inclusion de nombreuses chansons originales, au milieu de classiques du genre, tels que Corcovado ou The Girl From Ipanema.
    Pour découvrir en concert ce nouveau projet feutré et élégant, rendez-vous ce soir Salle Gaveau, à Paris. En attendant, voici Sarah McKenzie, sur la scène du Deli Express, en compagnie de Pierre Boussaguet à la contrebasse et Sebatiaan De Krom à la batterie.
     
     
    © Kharen Hill
    50 min
  • David Enhco & Marc Perrenoud dingues de Chet
    Il y a cinq ans, ils se découvraient des affinités évidentes !
    Un même amour pour les répertoires aérés et aériens, poétiques et lyriques. Ce fut le projet Akhsam impliquant également la chanteuse Elina Duni.
    Aujourd’hui, le trompettiste David Enhco et le pianiste Marc Perrenoud se retrouvent à deux pour célébrer une autre musique qui vient du cœur : celle de Chet Baker ! Un univers sans artifice, ne cherchant jamais à effacer les fêlures…Plutôt à les magnifier !
    La formule intimiste du duo choisie par nos deux invités, retranscrit à merveille cette approche et nous réserve de nombreux moments de grâce sur l’album « Chet » qu’ils présentent ce soir et vendredi au Bal Blomet. Des concerts qui affichent complets depuis plusieurs jours…
    Raison de plus pour ne pas les rater dimanche au Festival Jazz au Fil de l’Oise, le rendez-vous automnal incontournable pour tous les amoureux de la note bleue en Ile-de-France, qui célèbre sa 27e édition. David Enhco et Marc Perrenoud s’y produiront à 16h et 19h, du côté du Château de Grouchy, à Osny.
    En attendant tous ces rendez-vous, retenez votre souffle, car on va vivre ce midi un beau Deli en leur compagnie !
    41 min
  • Le nouvel album décoiffant de Veronica Swift
    Notre invitée est chanteuse et le jazz est en elle depuis son premier jour.
    Son père était pianiste, sa maman est également chanteuse, et elle a passé une partie de son enfance à les accompagner en tournée, sur la banquette arrière de la voiture familiale.
    Mais si on veut décrire l’univers de Veronica Swift, cet élément certes essentiel, est insuffisant.
    Elle se voit plutôt comme une artiste "transgenre".
    Ce qu’on confirme à l’écoute de son troisième album. Il s’intitule tout simplement « Veronica Swift », comme pour mieux souligner qu’elle a décidé d’assumer pleinement ce qu’elle est : une chanteuse plurielle, autant fascinée par la note bleue que par le rock, et qui aime faire valser les étiquettes.
    Ce disque s’ouvre avec la reprise d’une chanson de La Cage aux folles, « I Am What I Am », au cours de laquelle on passe d’un scat effréné à une fugue inspirée de Jean-Sébastien Bach…
    La suite du programme est toute aussi ébouriffante et bigarrée, avec des reprises de Queen, du groupe de metal Nine Inch Nails, une chanson française de 1867, issue de l’opéra de Roméo et Juliette, de la bossa, du blues, du funk…
    Le résultat est décoiffant, ébouriffant. On pourra s’en faire une idée ce soir et demain au Duc des Lombards où Veronica Swift se produit.
    La voici dès ce midi sur la scène du Deli Express, en compagnie de Gary Joseph Potter Jr à la guitare, Laurent Coulondre aux claviers, Jack Tustin à la basse et Brian Viglione à la batterie.
    48 min
  • Les belles couleurs de Jazzycolors
    Depuis 20 ans, Jazzycolors dessine d’autres géographie du jazz et nous montre à quel point la note bleue résonne partout dans le monde !
    Créé en 2003 à l’initiative du Centre Culturel Tchèque, le festival est aujourd’hui organisé par le FICEP, le Forum des Instituts Culturels Étrangers à Paris, et se tient donc dans différents lieux jusqu’au 13 décembre, avec toujours pour parrain le génial Bojan Z...
    Et avec à l'affiche ce soir, à un musicien qui a d'ailleurs invité Bojan, il y a deux ans sur son avant-dernier album.
    Il s’agit de Greg Lamy, véritable esthète de la guitare, biberonné à Jim Hall et incarnant à lui seul, toute la philosophie de Jazzycolors.
    Il est né à la Nouvelle-Orléans, au sein d’une famille belge, a étudié au Berklee College de Boston, il partage aujourd’hui sa vie entre Paris et le Luxembourg et invite un grand trompettiste italien sur son nouvel album, « Letting Go »…Mais oui, je vous l’ai dit, Greg Lamy est un Jazzycolor à lui tout seul.
    A ses côtés donc pour cette nouvelle aventure, on retrouve Flavio Boltro, ancien partenaire de route de Michel Petrucciani, et avec lequel le guitariste a bâti un répertoire aérien, qu’ils présentent dans le cadre donc du festival, ce soir au Centre Culturel Coréen.
    Les voici, avant cela, sur la scène du Deli Express, en compagnie de Gautier Laurent à la contrebasse et Jean-Marc Robin à la batterie.
     
      
    Crédit photo Une : Marlène Soares
    43 min
  • Erik Truffaz fait son cinéma
    On sait depuis longtemps que le cinéma occupe une place importante dans la vie d’Erik Truffaz.
    Son parcours est d’ailleurs jalonné de nombreuses incursions du côté de la musique à l’écran…Ne serait-ce qu’avant l’été, il signait la B.O d’un joli film d’animation, La Sirène, de la cinéaste iranienne Sepideh Farsi.
    C’est avec cette passion du 7e art en tête que le festival du film d’Angoulême lui a donné carte blanche, l’an passé, pour revisiter des thèmes qui lui sont chers.
    Et ce qui ne devait être qu’un concert spécial le temps d’une soirée, s’est transformé en projet d’albums en deux volets :
    Rollin’, paru il y a quelques mois, et qui signait au passage son grand retour chez Blue Note, le label qui l’a fait connaître à la fin des années 90.
    Et la suite, Clap ! qui sort aujourd’hui…Un disque qui regorge de classe, d’attitude et de poésie, avec au programme des relectures de thèmes de Philippe Sarde, Georges Delerue ou Michel Colombier, accompagnant des films de Claude Sautet, Jean-Luc Godard ou Georges Lautner.
    Erik Truffaz le présentera en tournée cet hiver. Il sera notamment à l’Athénée – Théâtre Louis Jouvet, à Paris, le 22 janvier.
    Et le voici ce midi sur la scène du Deli Express, en compagnie de Marcello Giuliani à la basse, Alexis Anérilles aux claviers, Raphaël Chassin à la batterie, et Matthis Pascaud à la guitare.
      
    © Vincent Guignet
    ©Fabien Darley
    46 min
  • Jana Herzen et les 20 ans du label Motéma
    Il y a bien sûr les maisons de disques historiques. Mais le jazz s’est aussi écrit grâce à des labels indépendants.
    Ces vingt dernières années, il y en a un qui a clairement su tirer son épingle du jeu, révélant Gregory Porter, Lakecia Benjamin ou Joey Alexander
    Ouvrant ses portes à des pointures qui n’avaient plus de contrats nulle part, Monty Alexander ou les regrettés Geri Allen et Randy Weston…
    Permettant à certaines de ses figures les plus prometteuses d’aller au bout de leurs envies. On pense à Mark Guiliana, Omer Avital ou Donny McCaslin.
    Ce label, c’est Motema, qui signifie à la fois « cœur » et « amour » en lingala, et qui a été créé en 2003 par la chanteuse et guitariste Jana Herzen.
    D’abord basé dans la baie de San Francisco, la firme a très vite déménagé pour se retrouver en plein cœur du bouillonnement musical new-yorkais, et continue aujourd’hui son travail de défrichage. Elle a récemment signé la jeune pianiste Shuteen Erdenebaatar, dont le premier album, « Rising Sun », vient de sortir. Elle le présentera d’ailleurs la semaine prochaine au Sunside, à Paris, dans le cadre de trois soirées anniversaires qui se tiendront du 2 au 4 novembre, et qui verront aussi défiler le guitariste Kurt Rosenwinkel en duo avec Gerald Clayton.
    Nous, on célèbre cette double décennie dès ce midi dans Deli Express, en compagnie de sa fondatrice.
    50 min

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