Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Face à face avec Giorgi Mikadze
    Seulement 35 ans, et déjà un sacré chemin parcouru !
    Et c’est peu dire qu’il a roulé sa bosse, depuis qu’il s’est mis au piano à l’âge de 5 ans, dans sa ville natale de Tbilissi, en Géorgie.
    Giorgi Mikadze est non seulement parti étudier le jazz dans les plus prestigieuses écoles américaines, mais il est aussi devenu un enseignant respecté du Berklee College de Boston.
    Non seulement, il a collaboré avec des pointures telles que Jack DeJohnette, Meshell Ndgeocello ou le regretté Roy Hargrove, mais il a aussi été le directeur musical d’une des plus grandes stars de la pop chinoise !
    Aujourd’hui, Giorgi Mikadze se confronte pour la première fois à la sacro-sainte formule du trio piano-contrebasse-batterie, à travers l’album « Face To Face », qui sort aujourd’hui sur le label Pee Wee.
    Il en profite pour célébrer les répertoires de plusieurs grands compositeurs géorgiens du siècle précédent, et il le fait avec une rythmique tout-terrain, François Moutin à la contrebasse et Raphaël Pannier à la batterie.
    Avant de les applaudir ce soir et demain au Duc des Lombards, les voici tous les trois sur la scène du Deli Express !
     © Jean-Baptiste Millot
     
    Avant de refermer cette semaine de Deli, on accueille aussi notre brigadière, Manon Brimaud. Elle nous plonge dans l’univers doux et intimiste de Flo & the Murmurs. Un groupe, entre jazz, folk et musique de chambre, imaginé par la chanteuse Marie-Flo Burki, et qui a rassemblé autour d’elle un quatuor à cordes 100% féminin.
    Ensemble, elles mettent en musique les mots de Virginia Woolf et de son roman Les Vagues, sur un premier album somptueux, « The Waves ». Ça vient de sortir sur le label La Buissonne.
    49 min
  • Le swing contagieux de Joe Webb
    Vous savez ce qu’on dit : « Quand on aime, on ne compte pas » !
    Alors oui, on avait déjà mis notre invité à l’honneur, il y a très peu de temps, en septembre.
    Mais son sens inné du swing, son énergie, sa science du piano nous avait tellement bluffés, qu’on ne pouvait pas passer à côté de la possibilité de continuer à partager, à propager sa musique, et à approfondir la discussion avec lui.
    Surtout qu’il sortira demain son nouvel EP, « Collblanc », sur le label Edition Records.
    Ladies & gentlemen, quelle joie d’accueillir de nouveau Joe Webb, un pianiste Gallois installé à Londres depuis une dizaine d’années et révélé au sein des Kansas Smitty’s, l’un des collectifs les plus passionnants de la nouvelle scène britannique.
    Joe Webb est dingue de Fats Waller, Art Tatum et de tous les premiers grands maîtres du piano jazz !
    Mais lorsqu’on lui parle de ses influences, il cite aussi les groupes de rock anglais des années 90…Ou même Lionel Messi !
    Joe Webb est donc de retour à Paris pour des concerts depuis hier et jusqu’à ce soir au Duc des Lombards…Et le voici sur la scène du Deli Express, en compagnie de Will Sach à la contrebasse, et Sam Jesson à la batterie !
    44 min
  • Les 40 ans du Baiser Salé
    N’y allons pas par quatre chemins, le Baiser Salé est l’un des trésors de la musique à Paris…Et ça fait quarante ans que ça dure !
    Quarante ans que ce club situé en plein cœur de la bouillonnante rue des Lombards, est l’une des adresses les plus chaudes et les plus précieuses de la capitale !
    Fondé par les Gibson Brothers en 1983, c’est un an plus tard, en janvier 1984, sous l’impulsion de Maria Rodriguez, que le Baiser Salé a défini la ligne artistique qu’elle n’a depuis plus jamais quitté : proposer un jazz ouvert sur les fusions en tous genre, sur l’Afrique, les Caraïbes et les musiques latines.
    L’autre force du club a toujours été de faire confiance, d’ouvrir ses portes à de jeunes musiciens et de leur permettre via des résidences, de prendre le temps de développer, d’affiner des projets, des univers, des esthétiques…Et de faire pareil avec les habitués de la maison : leur donner la possibilité d’essayer des choses, d’imaginer de nouveaux répertoires.
    On ne compte plus les artistes de premier plan qui se sont révélés là-bas, toutes générations confondues : d’Etienne Mbappé à Richard Bona et Angélique Kidjo, en passant par Lou Tavano, Guillaume Perret, Arnaud Dolmen, Monsieur Mâlâ, etc, etc… Même Juliette Armanet y a fait ses débuts !
    Le Baiser Salé s’appuie aussi depuis longtemps sur des temps forts, des rendez-vous incontournables, comme les concerts que donnent en duo, chaque mercredi depuis dix-huit ans, Mario Canonge et Michel Zenino…Ou la jam session du lundi, animée depuis plus de trente ans par le percussionniste François Constantin.
    Le club fête ses 40 ans, pendant onze jours, à partir de ce soir, à raison de quatre concerts par soirs, au cours desquels vont défiler tous ceux qui ont fait son histoire : André Ceccarelli, Sylvain Luc, Abraham Réunion, Grégory Privat, Caloé, Magic Malik, Tiss Rodriguez, et bien d’autres…
    Cet anniversaire, on le célèbre nous aussi ce midi dans Deli Express, avec tous les protagonistes de la soirée d’ouverture : François Constantin bien sûr, on est lundi, et les membres de Chic’Hot, groupe qui a vu le jour au Baiser Salé en 96, avec Etienne Mbappé à la basse, Mario Canonge au piano, Darius Moglia au saxophone et Francis Arnaud à la batterie.
    54 min
  • L'art du trio selon Francesca Tandoi
    Son amour pour le jazz remonte à l’adolescence, lorsque pianiste classique en herbe, elle a d'abord découvert Keith Jarrett et Bill Evans, puis très vite, ceux qui allaient devenir ses grands maîtres spirituels : notamment Oscar Peterson.
    Il n’en fallait pas plus pour que Francesca Tandoi ait la révélation du swing, et qu’elle se plonge pleinement dans cette musique.
    Elle a donné ses premiers concerts à Rome alors qu’elle était toujours ado…Développant au passage un talent certain pour le chant.
    Désormais installée au Pays-Bas, Francesca Tandoi fait une halte à Paris pour deux soirs de concerts, ce vendredi et demain, au Duc des Lombards, avec son trio…
    Avant de l’applaudir, la voici à l’honneur de Deli Express, avec Matheus Nicolaiewsky à la contrebasse et Sander Smeets à la batterie !
    Ce midi, on célèbre aussi le coup d’envoi du festival Sons d’Hiver, avec jusqu’au 10 février, 30 concerts à travers le Val-de-Marne, notamment à l’honneur demain, Kahil El’Zabar, percussionniste qui a fondé en 1973, le Ethnic Heritage Ensemble et qui ne cesse depuis à faire des ponts entre jazz et musiques traditionnelles d’Afrique…
    Il va d’ailleurs célébrer les 50 ans du groupe demain au Théâtre Jacques Carat de Cachan, avec en invité d’honneur le saxophoniste David Murray.
    47 min
  • Nom de code : Jultrane
    Avec aujourd’hui, une découverte comme on les aime : inattendue, intense, addictive !
    On la doit à Julien Ndiaye, un saxophoniste passé par les rangs du Conservatoire de Cannes, et qui a eu mille vies, avant de se dédier pleinement à la musique.
    Pilote de parapente, étudiant en chaudronnerie…Il s’est même établi à Dakar pendant trois ans pour apprendre le wolof.
    Mais la grande révélation de sa vie est et restera John Coltrane. C’est son inspiration, sa source d’influence principale……Tellement qu’il s’est choisi le nom de scène de Jultrane !
    Un saxophoniste à découvrir en concert ce soir au Sunside, à Paris…Il présentera le répertoire de son premier album, « Création », un disque lumineux et habité qu’il a conçu avec la complicité du tromboniste Cyril Galamini.
    Ils sont tous deux sur notre scène ce midi, ainsi que Renaud Gensane à la trompette, Frédéric D’Oelsnitz au piano, Gabriel Pierre à la contrebasse et Laurent Sarrien à la batterie.
    49 min
  • La carte blanche de Fred Nardin
    Le piano, c’est sa vie, depuis qu’il a cinq ans !
    Et depuis la fin de ses études, il y a une dizaine d’années, il s’est imposé comme un musicien incontournable, et clairement l’un des plus talentueux de sa génération.
    Quelle joie, et quel honneur d’accueillir Fred Nardin, ce midi !
    Parallèlement à l’aventure en grand format de The Amazing Keystone Big Band, orchestre qu’il co-dirige depuis de nombreuses années avec toujours autant de brio...Parallèlement à ses multiples collaborations, de Stefano Di Battista à Hugo Lippi, et j’en passe, Fred Nardin assure la direction artistique de la tournée actuelle de Pascal Obispo, avec lequel il traverse les Zéniths de France depuis déjà plusieurs semaines.
    Au milieu de cette activité intense, le pianiste a trouvé le temps d’imaginer une carte blanche de deux soirs, ce mercredi et demain, au Duc des Lombards, à Paris.
    Commençons par la fin : on pourra l’applaudir demain en quintet avec Raynald Colom à la trompette et Max Pinto au saxophone…
    Et pour inaugurer ces concerts, Fred, va se présenter avec le trio que voici sur la scène du Deli Express : avec Viktor Nyberg à la contrebasse et Romain Sarron à la batterie !
    44 min
  • Thomas Enhco démarre l'année en fanfare
    L’année démarre sur les chapeaux de roues pour notre invité : le pianiste Thomas Enhco.
    Même si ça vient de passer, précisons déjà qu’il a mis le feu hier et avant-hier sur la scène parisienne du Duc des Lombards, au sein du quartet de Baptiste Herbin.
    C’est toujours dans la capitale et dans le joli cadre du Théâtre de l’Oeuvre qu’il aura carte blanche à la fin du mois, du 25 au 27 janvier, avec chaque soir une formule différente. 
    D’abord le duo qu’il forme avec la marimbiste Vassilena Serafimova. Ensemble, ils replongeront dans le répertoire de leur album « Bach Mirror » dédié au maître Jean-Sébastien Bach. 
    Le lendemain, on retrouvera Thomas Enhco, toujours en duo, mais cette fois avec le contrebassiste Stéphane Kerecki pour le répertoire lumineux du projet « A Modern Songbook »… 
    Et le troisième soir, il se produira en piano solo…ça va être beau, ça va être fabuleux, et immanquable ! 
    En ce début 2024, Thomas Enhco ressort aussi ses quatre premiers albums sur toutes les plateformes…Aussi dingue que ça puisse paraître, ils étaient introuvables, surtout que deux d’entre eux étaient seulement parus au Japon…Notamment l’album « Jack & John », sorti initialement en 2012, avec deux pointures du jazz US : le batteur Jack DeJohnette et le contrebassiste John Patitucci. 
    Précisons aussi qu’il avait enregistré son tout premier disque, « Esquisse », alors qu’il était âgé de 15 ans, et qu'il s’exprimait alors autant au piano qu’au violon. A cette époque, Thomas était l’un des protégés du regretté Didier Lockwood, et s’imposait déjà comme l’un des musiciens les plus prometteurs de sa génération…
    On parle ce midi de cette riche actualité, en sa compagnie !
     
     
     
    © Maria Jarzyna
    50 min
  • Le groupe all-star de Baptiste Herbin
    Ne cherchez pas plus loin, cette semaine l’action se déroule clairement au Duc des Lombards, où se tient depuis hier et jusqu’à ce soir, une rencontre au sommet du jazz français, avec quatre maîtres, quatre pointures qui unissent leurs forces le temps de quelques concerts :
    Tenez-vous bien, le club parisien accueille Baptiste Herbin, l’un des saxophonistes alto les plus chauds de la capitale, le maestro Thomas Enhco au piano, Raphaël Pannier, toujours impressionnant à la batterie…Et François Moutin, l’un de nos grands contrebassistes, ancien partenaire privilégié de Martial Solal, installé à New York depuis de nombreuses années…
    Ce midi, on fait presque un strike, puisqu’on en reçoit trois sur quatre : à l’exception de Thomas Enhco – mais on le retrouvera demain sur notre scène en piano solo – voici tous les autres sur la scène du Deli Express !
    43 min
  • L'hommage d'Eric Legnini à son héros, Les McCann
    Il a été l’un des pianiste de référence du soul-jazz : on apprenait le 1er janvier, la disparition du pianiste et chanteur Les McCann à 88 ans.
    Adepte d’une musique festive et populaire, il s’était fait un nom sur la scène de Los Angeles, dans les années 60, avant de conquérir la planète jazz, en donnant notamment un concert d’anthologie en 69, à Montreux, avec Eddie Harris…
    La suite de sa carrière s’était tournée vers le jazz-funk…Ce qui a d’ailleurs fait plus tard de lui, l’un des artistes les plus samplés par la génération du hip-hop.
    On lui doit aussi d’avoir découvert Roberta Flack.
    Les McCann était le héros absolu d’Eric Legnini, et définitivement son pianiste préféré. Il sera avec nous dans vingt minutes, et nous a préparé le top 5 de ses morceaux préférés…A tout à l’heure, Eric !
          
    Mais pour commencer l’année, on s’envole à New York où se tient à partir de vendredi, et jusqu’à lundi, la 10e édition de French Quarter, un festival organisé par l'association Paris Jazz Club, et qui met à l’honneur dans quatre clubs de la Big Apple, la crème de la scène française…Avec cette année, Gabi Hartmann, Léon Phal, Ludovic Louis, les frères Belmondo ou encore notre invitée : la violoniste et chanteuse Aurore Voilqué, qui prend l’avion demain, et que voici tout de suite sur notre scène, en compagnie de Simba Baumgartner et Lior Krief aux guitares.
    Bonne année !
     
     
    Crédit Une : David Redfern/Redferns
    49 min
  • Babx, le piano corps et âme
    Non seulement son premier album, en 2006, dynamitait les codes habituels de la chanson française, en y incorporant de multiples influences, mais l’air de rien au détour d’un titre baptisé « Sous l’piano de ma mère », Babx nous révélait à quel point, cet instrument était lié à son histoire intime et familiale.
    Au fil des ans et des collaborations, on a aussi vu à quel point le jazz n’était jamais bien loin de ses préoccupations.
    Il y a d’abord eu sa rencontre et son rapprochement avec Thomas De Pourquery, son projet autour de Nougaro pensé avec le même De Pourquery et André Minvielle, puis sa collaboration avec le grand Archie Shepp.
    En tant qu’auditeur, Babx est aussi obsédé par l’œuvre de Thelonious Monk.
    Au fil des ans, ce piano que j’évoquais un peu plus haut, a pris de plus en plus de place dans son travail…A tel point, qu’il sortait récemment tout un disque centré autour des 88 touches. Son titre : « Une maison avec un piano dedans ».
    C’est d’ailleurs plus qu’un album : c’est un petit miracle, un joyau composé de huit vignettes, pleines de grâce, de douceur et de poésie…Huit pièces convoquant autant Chopin que Mary Lou Williams, autant Ravel que Chic Corea ou la regrettée Emahoy Tsegué-Maryam Guèbrou, cette nonne éthiopienne qui vivait retirée dans un couvent à Jérusalem…Au cours de cette émission, Babx va nous en interpréter deux morceaux.
    On pourra aussi l’applaudir en concert ce soir à la Maison des Métallos, dans le 11e arrondissement de Paris.
    Mais puisque nous sommes en présence d’un artiste singulier. Il n’y a évidemment pas que ça.
    Babx a également composé une suite lumineuse et envoûtante sur la thématique de l’enfance et tous les combats portés par les nouvelles générations…11 morceaux entre gospel, jazz, berceuses, incantations, inspirés par des poèmes de William Blake et interprété par un groupe de cinq musiciens + la Maîtrise Populaire de l’Opéra Comique. Il y a 48 enfants et adolescents qui sont impliqués : ça s’appelle « La Marche des Enfants", et ça sortira au printemps prochain.
     
     
    © Fabien Dettori
    44 min

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