Deli Express

Deli Express

By Jean-Charles DoukhanMusic
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Deli Express episodes

  • Si Keith Jarrett m'était conté
    « A une époque où il n’y a pas de véritable figure paternelle, et où il n’y a plus de foi dans les enseignants ni dans une vision de l’avenir sur laquelle tout le monde s’accorderait, il ne reste que les arts. Il n’y a plus rien d’autre. »
    A partir de cette réflexion que Keith Jarrett a partagé en février 1989 au magazine Downbeat, se dessine toute l’ambition qui est la sienne depuis le début de sa carrière : dépasser la simple dimension divertissante de la musique et élever son œuvre au rang d’Art pur et intemporel !
    Cette citation est d’ailleurs reprise dans l’introduction d’un ouvrage que le musicologue Ludovic Florin dédie au pianiste, pour les Éditions du Layeur…
    Un recueil indispensable à plus d’un titre.
    Il y a déjà toute la partie iconographique, tout simplement somptueuse. C’est aussi la première fois qu’un livre s’arrête sur la totalité des enregistrements de Keith Jarrett…Près de 130 ! Assorti à chaque fois de textes et analyses.
    Tout y est ! Aussi bien ses collaborations avec les Jazz Messengers, Charles Lloyd ou Miles Davis, que l’ensemble des albums publiés sous son nom depuis « Life Between the Exit Signs » en 1968.
    Aussi bien ses multiples incursions du côté du répertoire classique, que les concerts improvisés en solo, le Standard Trio ou avant, les quartets américains et européens, les duos avec Gary Burton et Charlie Haden, etc…
    On trouve même la participation de Keith au disque de son petit frère, le guitariste et chanteur folk Scott Jarrett, au début des années 80.
    Ce livre tout simplement baptisé Keith Jarrett est notre cadeau jazz idéal pour Noël, et on en parle ce midi, avec son auteur.
    45 min
  • Le retour de Judith Owen
    Lorsque notre invitée monte sur scène, on peut être sûrs qu’on va vivre plus qu’un concert, mais qu’on va passer un moment intense, joyeux et débordant de vie !
    Voilà ce que nous inspirent les prestations de Judith Owen, londonienne biberonnée au classique, grâce à un papa chanteur d’opéra, mais dont la discothèque était truffée de vieux disques de blues et de jazz.
    Judith a passé son enfance à les faire tourner en boucle sur la platine familiale et à se forger une solide éducation musicale, passant également par le rock.
    Mais sa véritable révolution s’est produite lorsqu’elle et s’est installée il y a quelques années à la Nouvelle-Orléans. Soudain, tout a fait sens.
    Elle a surtout rencontré des musiciens totalement habités et imprégnés par l’histoire de ce qu’elle écoutait depuis toujours.
    Avec sa nouvelle tribu musicale, Judith Owen sortait l’an passé l’album « Come On & Get It », dédié à des chanteuses oubliées des années 40 et 50…Et à l’approche des fêtes de fin d’année, elle nous offre un nouveau cadeau : un EP baptisé « Winter Wonderland », avec au menu, huit chants de Noël.
    C’est ce double répertoire qu’elle va interpréter demain soir au New Morning avec son groupe, les Gentlemen Callers…Les voici d’ores et déjà tous sur la scène du Deli Express :
    Bienvenue Judith, bienvenue à vous tous.
    Voici David Torkanowsky au piano, Dave Blenkhorn à la guitare, Kevin Louis au cornet, Ricardo Pascal au saxophone, Lex Warshawsky à la contrebasse et Pedro Segundo à la batterie…Un groupe 100% Nouvelle-Orléans.
    39 min
  • Pierre Blanchard fait son cinéma
    Au départ, Pierre Blanchard se rêvait rock star !
    Hendrix, Zappa, Soft Machine, King Crimson…Voilà la musique qui lui parlait, même s’il étudiait le violon.
    Nous étions dans les années 70, et après tout, l’instrument qu’il chérissait tant, était représenté dans l’un des groupes phares du jazz-fusion, le Mahavishnu Orchestra !
    Mais la nécessité de faire le métier pour gagner sa vie, ainsi que plusieurs rencontres déterminantes en ont décidé autrement.
    Il y a d’abord eu Bernard Lubat, batteur iconoclaste et compagnon de route de Claude Nougaro. Puis le big-band de Martial Solal, auquel il a appartenu pendant cinq ans, à partir de 1981. C’est à cette période que Pierre Blanchard a rencontré le grand Stéphane Grappelli. Un moment de bascule qui lui a fait envisager autrement la pratique du violon…Au point de se rapprocher petit à petit de la scène swing manouche.
    Sur ce front, il a notamment longtemps accompagné Thomas Dutronc. Il est aussi l’une des chevilles ouvrières du Django AllStars, avec lequel il parcourt le monde depuis une quinzaine d’années.
    Pour son nouvel album, « Movies & Gypsies », Pierre Blanchard fait cohabiter plusieurs de ses passions :
    La musique en grand orchestre d’abord, puisqu’il réactive pour l’occasion, sa collaboration avec le Metropol Orkest, un prestigieux ensemble hollandais connu pour son approche tout-terrain.
    Ensuite, cette fameuse scène manouche, puisque sa bande du Django AllStars complète le somptueux casting de ce projet
    Enfin, les B.O. qui le font rêver depuis plusieurs décennies, puisqu’il reprend avec tout ce beau monde, une dizaine de thèmes cultes, du Parrain à Cinéma Paradiso, en passant par l’Affaire Thomas Crown.
    Ce répertoire, le violoniste le présente en concert ce soir au Bal Blomet…Et dès ce midi dans Deli Express.
    Bienvenue Pierre. Te voici sur notre scène, en compagnie d’Antonio Licusati à la contrebasse, et Rémi Oswald à la guitare !
    45 min
  • Kyle Eastwood, pour une poignée de B.O.
    Chez les Eastwood, deux passions se transmettent de père en fils : le jazz et le cinéma !
    C’est d’ailleurs en se plongeant dans la discothèque paternelle et en l’accompagnant régulièrement durant son enfance au Monterey Jazz Festival, que Kyle est devenu accro à la note bleue et qu’il a eu envie de se mettre à la basse et à la contrebasse !
    Depuis la fin des années 90, il s’amuse régulièrement à faire le lien entre les deux.
    En tant que compositeur et arrangeur, il a œuvré sur plusieurs des B.O de films de Clint : Mystic River, Lettres d’Iwo Jima, ou Invictus.
    En tant qu’acteur, il apparaît sur une poignée de films de son papa, mais aussi dans L’Heure d’Eté d’Oliver Assayas.
    Et en tant que musicien amoureux du 7e art, il s’est illustré il y a quatre ans, avec le projet Cinematic, sur lequel il reprenait des thèmes cultes, de Bullitt, la Panthère Rose ou Taxi Driver.
    Son nouvel album, « Eastwood Symphonic », est l’aboutissement d’un rêve : honorer le talent de son de Clint Eastwood, en rejouant avec un orchestre symphonique, en l’occurrence l’Orchestre National de République Tchèque + son quintet, les titres emblématiques de films qu’il a réalisé ou dans lesquels il a joué…
    Un répertoire qui nous conduit sur la route de Madison, et où l’on croise l’Inspecteur Harry ainsi que le Bon, la Brute et le Truand.
    Après des concerts événements, notamment au Grand Rex en octobre, c’est avec son quintet qu’il poursuit cette célébration depuis hier et jusqu’à mercredi au Duc des Lombards…
    L’occasion était trop belle, voici Kyle Eastwood à la basse électrique, avec Brandon Allen au saxophone, Quentin Collins à la trompette et au bugle, Andrew McCormack au piano et Chris Higginbottom à la batterie.
    46 min
  • Les passions caribéennes de Xavier Richardeau
    Ses parents le destinaient à une vie d’agriculteur en Charente-Maritime.
    Lui a très vite fait du jazz sa raison de vivre, et même sa boussole !
    Après trois années passées à se frotter à la fameuse scène new-yorkaise, notre invité s’est installé à Paris, pour vivre sa passion à fond.
    C’était le début des années 90…A l’époque, il dormait dans sa voiture, et traînait au Houdon, un bar du quartier des Abbesses, où l’on jouait jusqu’à pas d’heure !
    A force de travail et de persévérance, Xavier Richardeau s’est imposé comme une figure centrale des clubs de la capitale.
    Il est aussi devenu l’un des spécialistes français du baryton…Vous savez, ce saxophone au son grave, robuste et puissant !
    Il y a six ans, il quittait Paris, il quittait même la métropole, pour s’installer au Gosier, en Guadeloupe, et prendre la direction du New Ti Paris, l’un des lieux de jazz les plus chauds des Antilles. Il s’en occupe encore aujourd’hui, ce qui lui a inspiré le répertoire de son nouvel album « A Caribbean Thing ».
    Un projet dont il célèbre la sortie depuis hier et ce soir encore au Duc des Lombards, avec une belle équipe autour de lui, Jocelyn Ménard au saxophone ténor, Anthony Jambon à la guitare, Léonardo Montana au piano, Régie Thérèse à la basse et Yoann De Danier à la batterie. 
    Hallelujah mes sœurs et mes frères : ils sont aussi ce midi sur la scène du Deli Express !
    43 min
  • Stefan Patry, l'Hammond ou rien
    Plus qu’un instrument, un sacerdoce ! 
    Depuis que l’orgue Hammond est entré dans sa vie, Stefan Patry en est devenu un messager.
    Le premier contact s’est produit dans sa chambre d’ado, via des disques de Rhoda Scott. Il a été magnétisé par sa sonorité chaude et unique…
    Et la vie étant bien faite, notre jeune Stefan s’est rendu compte que la musicienne vivait à quelques kilomètres de chez lui. Il a débarqué dans sa maison pour lui demander de lui transmettre tous les secrets de l’instrument.
    Ce fut le début d’un parcours guidé par une seule balise : la passion !
    A tel point qu’en plus de sa carrière artistique, notre invité a fondé un label et monté une association pour promouvoir l’orgue Hammond.
    On lui doit aussi une douzaine d’albums en leader depuis le début des années 90, ainsi qu’un passage remarqué il y a 20 ans, au festival Jazz à Juan, où il a remplacé au pied levé, le maître absolu du B3 : Monsieur Jimmy Smith !
    Son nouvel album, « In Time » ravive avec ferveur, la grande tradition de l’organ trio des années 60, avec Jean-Jacques Elangué au saxophone et Thomas Derouineau à la batterie.
    Une équipe qu’on pourra applaudir demain soir au Sunset, à Paris…Et que voici dès ce midi dans Deli Express.
     
     
     
    (c) Nicolo Revelli Beaumont
    45 min
  • Yom & François Lapeyssonnie s'installent à notre table
    Ils n’appartiennent pas à la même génération, développent des univers très différents, mais ont en commun une même quête sonore !
    D’un côté, le clarinettiste Yom, auteur d’une œuvre unique, prenant racine dans le klezmer…Une tradition qu’il ne cesse d’emmener loin des sentiers battus depuis quinze ans, la confrontant au rock, à l’électro et à toutes les pulsations du monde. En 2020, il entamait un dialogue fort en émotion, avec le pianiste et percussionniste Léo Jassef. Le deuxième acte de cette collaboration vient de sortir. Un recueil toujours aussi poignant, qui s’intitule « Alone in The Light ». Le concert prévu ce soir à l’Athénée Théâtre Louis Jouvet, affiche complet depuis pas mal de temps. Raison de plus pour savourer leur venue sur notre scène, en deuxième partie d’émission.
    Lui aussi est un sculpteur de sons ! Son deuxième album, « Karst », est un envoûtant entrelacs où se mêlent jazz, pop et musiques électroniques. Le bassiste François Lapeyssonnie est un enfant de Marseille, passé par le Conservatoire de Nice, et qui a fait ses armes auprès d’esthètes tels que Matthis Pascaud et Thomas Naïm. Il a rassemblé, pour cette nouvelle aventure, un quartet imparable, composé de Zacharie Ksyk à la trompette et Gauthier Toux aux claviers, soit deux des piliers du groupe de Léon Phal, ainsi qu’Antoine Paganotti, batteur dont la réputation n’est plus à faire.
    Pour les applaudir, ça se passe demain soir au Studio de l’Ermitage…Et donc dès ce midi dans notre Deli Express !
     
     
     
     
     
    Crédit photo Yom : Léa Rouaud
    49 min
  • Le nouveau gang de Snorre Kirk
    Il rêvait de cette association depuis un bout de temps, il était d’ailleurs à deux doigts d’y arriver…Mais le Covid est passé par là, en 2020, lui coupant l’herbe sous le pied et l'empêchant de concrétiser son envie !
    Chacun des protagonistes s’étant alors concentré sur ses propres projets, la réunion a été sans cesse reportée.
    Mais ça y est ! Depuis le début de la semaine, Snorre Kirk l'a sa rencontre au sommet !
    D’un côté, donc, ce batteur danois, dingue de Duke Ellington et Ben Webster, et qui porte la bonne parole du swing à travers le Vieux Contient, depuis une dizaine d’années.
    De l’autre, deux des musiciens les plus passionnants et érudits de la scène londonienne, et deux piliers du collectif Kansas Smitty’s : le saxophoniste et clarinettiste Giacomo Smith et le pianiste Joe Webb. Le premier connaît autant son Django sur le bout des doigts que le jazz des années 30, et le second puise autant son inspiraiton chez Fats Waller que dans la pop anglaise.
    Ensemble, ils développent un répertoire d’une classe folle !
    Après avoir fait des merveilles ces deux derniers soirs au Duc des Lombards, on pourra les applaudir samedi au Théâtre de Fontainebleau, dans le cadre du festival Jazz au Théâtre, avec pour compléter le casting, le contrebassiste Anders Fjeldsted.
    Les voici également ce midi sur la scène du Deli Express !
    47 min
  • Dead Jazz, l'automne psychédélique des frères Belmondo
    Ce midi, les murs du studio vont trembler, ça va déménager, envoyer du pâté… 
    Tiens, est-ce qu’on disait « envoyer du pâté » en 1965 ?
    Non, parce que c’est cette année-là qui a été fondé dans la baie de San Francisco, l’un des gangs emblématiques du rock psyché, Grateful Dead !
    Emmené par le guitariste Jerry Garcia, le groupe a incarné mieux que personne les expérimentations et les excès de l’ère Flower Power et de la contre-culture américaine.
    Il fallait toute l’audace, l’impertinence et le brio des frères Lionel & Stéphane Belmondo, pour revisiter cette page acidulée de l’histoire musicale.
    C’est le projet Dead Jazz, qui sort sur le label Jazz & People, et pour lequel nos frangins, se sont entourés d’une équipe tout-terrain : Eric Legnini et Laurent Fickelson aux claviers, Thomas Bramerie à la contrebasse et Rémi Vignolo à la batterie. Lionel est lui aux saxophones, aux flûtes et aux arrangements, et Stéphane, à la trompette et au bugle.
    Pour les applaudir en concert, ça se passe ce soir au New Morning. Et les voici dès ce midi sur la scène du Deli Express !
     
     
     
    © Pierre-Emmanuel Rastoin
    48 min
  • Edouard Ferlet à l'ère des pianoïdes
    Défricher, se lancer de nouveaux défis, faire des pas de côté…Voilà à quoi carbure notre invité.
    Non seulement, il participe depuis une vingtaine d’années à l’un des trios les plus intéressants de la scène française, celui de Jean-Philippe Viret, mais Edouard Ferlet dessine également sous son nom, depuis aussi longtemps, une œuvre originale et pleine de caractère.
    Et après avoir passé la dernière décennie à naviguer entre jazz et classique, après avoir notamment célébré et déconstruit l’œuvre du grand Jean-Sébastien à travers la série Think Bach, il s’est récemment lancé corps et âmes dans une aventure fascinante en solo, questionnant les rapports entre l’homme et la machine, entre son piano et les outils permettant d’en décupler les possibilités.
    C’est le projet Pianoïd, qui brouille les pistes entre jazz, pop, musiques contemporaine et électronique, et dont Edouard Ferlet vient de sortir le deuxième volet sur son propre label, Mélisse…Car oui, bien avant que la tendance ne se généralise au sein de la scène française et par souci de liberté artistique, notre bonhomme s’est lancé dès 2006 dans les joies de la production indépendante.
    Pour découvrir « Pianoïd 2 » en concert, ça se passe le 19 janvier au Café de la Danse. En attendant, nous sommes ravis de débuter la semaine en ta compagnie, Edouard !
    41 min

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