Tu t'appelles Kevin, Christophe ou Sébastien. Tu t'appelles Hélène, Chloé ou encore Maëva. Parfois même Emmanuel.
En tant que, -auto-entrepreneur, -dirigeant,-manager, -collaborateur, -parti prenante, -candidat aux élections... Tu aimerais contrôler ton image.
Mais le problème : quand tu es né, tu étais tout nu et puis tellement fragile. Si fragile que tout dépend du regard des autres.
Et puis tes parents, ou l'école ou la vie ou les trois t'ont permis de grandir, de t'habiller de mots, de crédos et de vertus...
Bref d'aller vers les autres avec ce que tu avais de plus encombrant et surtout de plus fragile : ton égo.
Pour le meilleur et pour le pire, tu as parfois remarqué : ce que tu vivais dans ton for intérieur n'était pas forcément ce que les autres te renvoyaient.
D'où les blessures, d'où les déconvenues, d'où les méprises... et ce syndrome de l'imposteur qui te colle à la peau.
Alors avec le temps, tu as joué des discours, des coudes, des costumes, des faux semblants et parfois des demies vérités.
Au cœur de tout ce bastringue : le désir de maîtriser ton image, ton récit, c'est à dire ton storytelling.
En particulier dans le champ professionnel, là, c'est sûr, les choses se compliquent.
Sur le web et sur LinkedIn en particulier.
Dans cette saison de Desfragmentations en compagnie de Camille Gillet, storytelleuse, autrice et formatrice qui peaufine les "personnal brandings", nous interrogeons le récit de Camille autour du dyptique "vrai-moi" et "storytelling professionnel", une problématique qui intéressera, c'est sûr, tous ceux qui souhaitent choisir et formaliser le juste visage de leur communication sur les réseaux sociaux.
Comment faire pour dire quelque chose d'intéressant, qui apporte en visibilité et reconnaissance et qui ne vous trahisse pas (trop)?
Ce 1er épisode avec Camille fait donc la part belle à la question principale du récit de Camille.
A savoir : Comment créer le bon storytelling de soi sur le web (et ailleurs)?
On en cause?