Invitée : Lucia Ferretti, historienne et professeure émérite, Université du Québec à Trois-Rivières.
Pendant très longtemps, au Québec comme ailleurs, la solidarité sociale a pris la forme de l’entraide entre parents ou voisins, de la mobilisation communautaire à l’échelle du village ou de la paroisse, ou de la philanthropie. Mais après la Première Guerre mondiale, l’exode rural d’une part, et la grande pauvreté des classes populaires urbaines, de l’autre, font que ces moyens traditionnels ne suffisent plus. L’État doit intervenir.
La Loi de l’Assistance publique aide les établissements qui hébergent les bébés abandonnés, les orphelins, les enfants, les vieillards, ainsi que les agences de services sociaux qui agissent auprès des familles. Jusqu’à son abrogation en 1971, cette loi de bien-être social a structuré les rapports entre l’État québécois et les organisations religieuses de toutes dénominations. Elle est un premier pas timide, mais fondamental, dans la genèse de l’État-providence québécois.
La Loi de l’Assistance publique aide les établissements qui hébergent les bébés abandonnés, les orphelins, les enfants, les vieillards, ainsi que les agences de services sociaux qui agissent auprès des familles.
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