Je suis toujours stupéfait d’entendre des gens affirmer que, face au plus grand des voyages, la mort, ils ne ressentent pas le besoin de réfléchir sérieusement à la question essentielle : où vont ils réellement. Si Jésus est « le chemin, la vérité et la vie », pourquoi ne pas prendre le temps de considérer avec gravité ce qui nous attend après ce passage inévitable ? Car s’il est une chose absolument certaine, c’est que nul ne peut échapper à cette destinée implacable.
Blaise Pascal l’exprimait avec une lucidité remarquable : « les hommes, incapables de guérir la mort, la misère et l’ignorance, ont trouvé pour seule consolation de ne pas y penser. Ils cherchent à se distraire pour oublier ces maux, mais cette consolation est bien pauvre : elle ne guérit rien, elle ne fait que cacher la vérité pour un temps, et en la cachant, elle empêche l’homme de chercher le véritable remède. »
Avez vous déjà planifié un long voyage sans prendre le temps de vous y préparer soigneusement ? Bien sûr que non. Il est dans la nature humaine de réfléchir avant de partir, de prévoir, d’anticiper. C’est ce que l’on appelle la sagesse et la prudence. Or, paradoxalement, lorsqu’il s’agit du voyage le plus important de notre existence, celui qui détermine notre éternité, beaucoup choisissent obstinément de ne pas y penser et ne rien préparer. N'est-ce pas une forme d'incohérence étrange?