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Or


Aujourd'hui, je vous emmène avec moi, me faire tatouer par Phil, connue sur les réseaux sous le nom de Philinkmyself.
Pendant cette session tattoo, on explore comment le tatouage est devenu une manière de reprendre le contrôle sur nos corps et de survivre à nos traumas. On partage nos parcours de survivantes de v!ol, en posant la question cruciale du consentement, de la reconstruction et de la découverte de soi. On parle aussi de la réalité de l'endométriose, du cheminement vers la bisexualité, et de ce sentiment parfois si difficile à trouver : être enfin à sa place.
Installez-vous confortablement et venez refaire le monde avec nous.
Lyhanna, est morte. Au-delà de l'horreur de son meurtre par Jérôme Barella, c'est toute l'impunité d'un clan familial et les failles de la justice qui éclatent au grand jour. Comment Jérôme Barella et ses proches — visés par des plaintes massives pour viols sur mineurs et agressions sexuelles au sein de la famille — ont-ils pu continuer à vivre en liberté, comme si de rien n'était, pendant que les signalements s'accumulaient ?
Cette liberté accordée aux prédateurs présumés fait directement écho à celle de figures publiques comme Patrick Bruel, visé par de multiples accusations d'agressions sexuelles, mais dont la carrière et les honneurs se poursuivent sans encombre.
Dans cet épisode, je pousse un coup de gueule viscéral. Marre de la pédocriminalité étouffée, marre des plaintes classées ou ignorées, marre de voir des criminels en liberté pendant que des vies sont détruites.
Je me souviens de mes premiers bisous avec une fille, de mes tâtonnements au sujet de la sexualité, du jour où j'ai compris que j'étais bi, dans un milieu très très traditionnel. Mais alors, comment cette exploration intime, cette découverte de soi, se transforme-t-elle, à l’autre bout du monde ou à l’Assemblée, en une traque politique ? Pourquoi la Pride est-elle encore un combat de survie dans plus de soixante pays ? On répète que les LGBT sont des groupes nouveaux, woke et pour certains pays il s'agit d'une « importation occidentale », mais et si l'histoire racontait exactement l'inverse ?
Du roi bisexuel Mwanga II en Ouganda aux rituels fluides des Dogons ou des guerriers Azande, les cultures précoloniales célébraient le genre bien au-delà de la binarité.
Dans cet épisode, je décortique le plus grand hold-up culturel de notre siècle : comment l'Occident colonial a inventé l'homophobie d'État au XIXe siècle, pour que des décennies plus tard, d'anciennes colonies défendent les lois de leurs propres oppresseurs en croyant protéger leur identité. Retraçons l'histoire de nos fiertés, des premiers baisers volés aux chaînes juridiques qu'il nous reste à briser.
Qu’en sait-on vraiment de la prostitution et de l'escorting quand on ne l’a pas vécu de l’intérieur ? Dans cet épisode sans filtre, je reçois Tahis, une ancienne escort devenue militante qui brise le silence pour faire un travail de sensibilisation essentiel.
Ensemble, on plonge dans la réalité brute de son parcours : de l'hyper sexualisation à la précarité étudiante et à la bascule vers l'escorting.
Mais ce témoignage pose aussi des questions cruciales : comment se fait-il qu'il y ait autant de prostitution étudiante aujourd'hui ? Qu'est-ce que cela dit du regard des hommes sur les femmes ? Au-delà du traumatisme, Tahis raconte comment elle a réussi à s'en sortir. Elle nous explique comment le féminisme, le militantisme ainsi que son entourage proche l'ont aidée à se reconstruire, à reprendre le contrôle de son corps et à retrouver sa liberté.
Aujourd'hui grosse session blabla pendant que je réponds à vos questions. Prenez un bon thé, pour un moment de bitching, de gossiping, sur vos vies, la mienne et celle des hommes .
> Pourquoi les mecs nous ghost au bout d'un mois ?
> Comment arrêter de détester les hommes ?
> Comment être un bon allié féministe quand on est un homme ?
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Montrer son corps imparfait, sa dépression, sa rage, sa douleur sans filtre — pour une femme, ça a encore un coût. Social, professionnel, parfois physique. Les émotions féminines ont toujours été encadrées, évaluées, tolérées jusqu'à un certain seuil — et sanctionnées au-delà.
Parce qu'il existe une grammaire sociale que les femmes apprennent très tôt : tu peux souffrir, à condition que ta souffrance soit silencieuse. Tu peux exister, à condition de ne pas déborder. La "Clean Girl" de TikTok en est la version contemporaine — peau parfaite, émotions gérées, corps discipliné. Pas de cernes, pas de règles, pas de déprime de novembre. La souffrance a été remplacée par l'optimisation.
Et pourtant les chiffres sont là. Les femmes développent deux fois plus de dépressions et de troubles anxieux que les hommes. Pas par prédisposition mystérieuse — par charge. Charge mentale, charge du soin, exposition aux violences, précarité structurelle. La santé mentale des femmes est une question politique avant d'être une question individuelle.
Alors pourquoi l'injonction dominante reste celle de la maîtrise ? Qui décide de ce qu'un corps de femme a le droit de montrer — et à quel prix ? Et si refuser de se nettoyer avant de montrer était encore aujourd'hui un acte de courage ?
"Comment on fait pour avoir un orgasme”, “Est-ce que c’est normal de pleurer après un rapport”, “Est-ce que la masturbation c’est dégueu ?”. Je ne compte plus le nombre de questions que les femmes me posent sur leur sexualité. Des questions intimes, murmurées presque avec honte, sur leur corps, leur plaisir, leurs ressentis. Et c'est précisément là que tout commence : pourquoi est-ce qu'on chuchote ? Pourquoi le plaisir féminin semble-t-il encore si tabou, si étrange, si secret ? Pourquoi tant de femmes ne connaissent-elles pas leur propre corps ?
La réponse est multiple :
Des siècles de sexualité pensée, construite et racontée autour du plaisir masculin.
Une méconnaissance scientifique et culturelle du corps des femmes — le clitoris n'a été cartographié dans sa totalité qu'en 1998, ce n'est pas anodin.
Une diabolisation historique du désir féminin, relayée par les religions, les traditions, les injonctions sociales.
Sans oublier les traumatismes sexuels, souvent vécus en silence, faute d'accompagnement et d'espace pour en parler.
Le résultat ? Moins on connaît son corps, moins on peut en jouir. Et moins on en jouit, moins on ose en parler. Un cercle vicieux qu'il est temps de briser.
J'ai décidé d'assumer ce mot, « misandrie », non pas comme une haine aveugle, mais comme une réaction saine face à une violence structurelle qui ne s'arrête jamais. On nous demande d'être pédagogues, d'être douces, de bien faire la distinction entre le « bon » et le « mauvais » homme, mais cette charge mentale est une prison.
Fuck le Not All Men ! Ce n'est pas le rôle des femmes de rassurer l'ego de ceux qui se sentent visés alors que le système, lui, continue de nous broyer.
Je refuse de m'excuser d'être en colère ou de généraliser quand les statistiques, elles, sont déjà générales. Oser être misandre, c'est simplement arrêter de faire passer le confort des hommes avant notre propre survie et notre liberté de parole. C'est un cri de ralliement pour dire qu'on n'a plus peur de déplaire et qu'on ne négociera plus notre droit à l'indignation.
Après l'affaire Pélicot, on a cru que quelque chose avait changé. Que le monde avait regardé en face ce qu'il refusait de voir. Que la honte avait changé de camp.
Mais des milliers d'hommes continuent de s'organiser en ligne pour droguer leurs partenaires, les violer pendant leur sommeil et partager les vidéos comme des trophées.
En mars 2026, CNN publie une enquête de plusieurs mois. Les journalistes ont infiltré des groupes Telegram, suivi des hommes à travers plusieurs continents, documenté un écosystème organisé que la députée française Sandrine Josso — elle-même victime — appelle une "académie du viol en ligne". Des conseils sur les dosages, des substances vendues 150 euros la bouteille, des livestreams d'agressions diffusés en direct contre cryptomonnaie.
Zoe se réveillait épuisée chaque matin sans comprendre pourquoi. Son mari lui écrasait les somnifères de leur fils dans son thé depuis des années.
Amanda avait des bleus inexpliqués, des trous de mémoire, des vêtements changés pendant la nuit. Quand elle a apporté une vidéo à la police, on lui a répondu que ça ressemblait à "une femme qui fait semblant de dormir."
Valentina a découvert les fichiers par hasard. Des dizaines de vidéos. Son mari de vingt ans, en train de l'agresser après l'avoir droguée. Elle dit : "J'étais traitée comme de la viande d'abattoir."
Ce podcast décortique cette enquête, et tout ce qu'elle révèle sur l'impunité numérique, la soumission chimique, et le silence qui l'entoure encore.
Les dérives sectaires ne sont pas seulement des groupes aux croyances étranges, ce sont de véritables systèmes d'exploitation structurés autour d'un patriarcat radical. Dans des organisations comme la FLDS, le contrôle du corps des femmes est le pilier central : à travers la règle du « Keep Sweet » (sourire et se taire), elles sont privées de toute autonomie et transformées en capital biologique à la disposition du gourou. Sous couvert de « révélation divine », le leader organise ainsi une redistribution permanente des femmes et des enfants, rendant les violences invisibles et sacrées.
Cette mécanique de pouvoir est totale. Pour garantir ce monopole masculin au sommet, le système sacrifie même ses propres jeunes garçons, les « Lost Boys », expulsés pour éliminer toute concurrence. En fin de compte, ces sectes fonctionnent comme des laboratoires de domination : elles utilisent l'isolement et la religion comme des outils de gestion économique et humaine. C'est la preuve que, dans tout régime totalitaire, l'asservissement des femmes et le contrôle de la reproduction restent les premiers leviers pour briser la liberté individuelle.
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