Le milieu communautaire du Québec tire la sonnette d’alarme, et cette fois, le signal est impossible à ignorer. À De Bonheur le Matin, Martin Boire, directeur général de la Corporation de développement communautaire de l'agglomération de Longueuil, dresse un portrait lucide d’un secteur à bout de souffle. Fin mars, début avril, plusieurs organismes se préparent à deux semaines de grève. Un geste rare, lourd de sens, qui traduit l’urgence de la situation.
Au cœur des revendications: un sous-financement chronique qui fragilise les services essentiels et une rétention du personnel de plus en plus difficile. Les équipes s’épuisent, les postes restent vacants, et pourtant, les besoins sur le terrain ne cessent de grandir. Banques alimentaires, soutien aux familles, aide psychosociale, intégration sociale: ces organismes forment une trame invisible mais vitale de notre quotidien collectif.
Cette mobilisation vise à rappeler une réalité simple: sans ressources adéquates, l’engagement ne suffit plus. Martin Boire explique pourquoi le communautaire n’est pas un luxe, mais un pilier de la cohésion sociale. Quand ce pilier craque, c’est toute la société qui vacille. Une discussion essentielle pour comprendre ce qui se joue maintenant, ici, à Longueuil et partout au Québec.