Quatre féminicides depuis le début de l’année. Derrière ce chiffre brutal, il y a des vies brisées, des proches sous le choc et une question qui revient avec insistance: comment prévenir plutôt que réparer? Pour en parler, Geneviève Landry, directrice générale de Entraide pour hommes, nous propose un regard essentiel sur la prévention et les angles morts qui persistent dans les dossiers de violence conjugale.
L’approche d’Entraide pour hommes repose sur une idée forte: prévenir la violence, c’est aussi rejoindre les hommes avant que la situation ne dégénère. Tabous, honte, peur de demander de l’aide, pression sociale liée à la masculinité… autant de freins qui empêchent d’agir à temps. En ouvrant des espaces de parole sécuritaires et sans jugement, l’organisme contribue à désamorcer la violence à la source.
Cette discussion nous rappelle que la prévention n’est pas un aveu de culpabilité, mais un geste de responsabilité. Parler plus tôt, écouter mieux et offrir des ressources adaptées peut sauver des vies. Face à l’urgence, il devient indispensable de regarder le problème dans toute sa complexité et de miser sur des solutions humaines, concrètes et accessibles.