En ce jour de fête de la nativité de Marie, que célébrons-nous ?
L’évangile que nous offre la liturgie, nous plonge dans l’humanité du Christ Sauveur du monde, par sa longue généalogie qui l’ancre dans l’histoire et la famille humaine, l’annonce de sa naissance à Joseph et le sens de ses deux noms : Jésus « Le-Seigneur-sauve » et Emmanuel « Dieu-avec-nous ».
Et c’est en la personne de Marie et son « fiat », qu’il me soit fait …, que Dieu entre, s’engage, peut prendre chair.
La nativité de Marie est l’antichambre du mystère de l’Incarnation, son commencement, son aurore, son prélude, ce lever de l’espérance qui annonce le salut du monde, l’esquisse d’un monde nouveau et du tout est possible, la goutte matinale de rosée fraîche, le première brise dissipant les nuages, le craquement de l’allumette et l’étincelle inaugurale déchirant la nuit des hommes, ce goût d’enfance.
La Nativité de Marie, ce pourrait être la fête discrète et sûre des premiers pas de Dieu en l’humain, les tout premiers traits d’un pointillé, qui par la naissance de son Fils, deviendraient signes, lettres puis Parole : « Et le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous » (Jn 1,14).