Vanessa, demain c’est la Journée internationale des droits des femmes. Je vous emmène dans le pays d’une femme libre : direction le Berry… celui de George Sand.
Libre, oui. Politique, militante et écologiste avant l’heure. Cette année, on célèbre les 150 ans de sa disparition. Une demande de panthéonisation a même été formulée, sous la présidence de Juliette Binoche. Son Berry à elle, c’est le domaine de Nohant, où sa grand-mère l’a élevée au contact des Berrichons. Elle y passera plus tard les plus beaux moments de sa vie, en famille et entre amis : Chopin, Balzac… Et la vie s’y déroule beaucoup autour de la table.
Vous verrez : elle s’était équipée de fourneaux dernier cri pour préparer la popote et faire des confitures avec les fruits de son verger — pommes, poires et prunes — qu’elle adorait glisser dans les valises de ses amis au moment de leur départ.En héritage, elle a laissé des cahiers contenant des milliers de recettes… et une seule écrite de sa main : des gnocchis au gruyère parfumés à la cannelle et au citron. La maison de Nohant fut aussi un véritable lieu d’ébullition intellectuelle.Et pas seulement pour elle : pendant sept étés consécutifs, elle y écrit six romans majeurs. À ses côtés, Chopin y compose lui aussi de nombreux chefs-d’œuvre. C’est l’une des maisons d’artistes les plus incarnées — et les plus inspirantes. Car c’est au cœur de cette nature berrichonne qu’elle puise l’inspiration de ses romans : La Petite Fadette, La Mare au Diable, François le Champi, sur les traces desquels on peut aujourd’hui partir en balade. Et puis je vous invite à rejoindre son dernier refuge secret : Gargilesse, à une quarantaine de kilomètres de Nohant. Elle avait besoin de s’y retrouver seule avec son mari, de se remettre du décès de ses amis et des désillusions de la Révolution de 1848. Ils s’installent alors dans une chaumière aux volets bleus : la villa Algira. Un clin d’œil à un papillon africain qu’elle avait découvert aux alentours.
Gargilesse devient son oasis dans le Berry. On peut encore y voir ses cannes à pêche, ses collections d’insectes et de papillons… Et découvrir, grâce à Renan, un guide intarissable, comment elle y a retrouvé le goût d’écrire. C’est là qu’elle compose notamment son roman fleuve L’Homme de neige, alors qu’elle n’est pourtant jamais allée en Suède.
Et si vous cherchez un hébergement…
Je vous recommande l’Auberge de la Petite Fadette, à Nohant-Vic : un lieu simple, à l’image de l’univers de George Sand.
La Maison de George Sand à Nohant : https://www.maison-george-sand.fr/
Programmation 150 ans Disparition George Sand www.georgesand2026.com
Office du tourisme du Berry www.berryprovince.com
Hébergement : L’auberge de la petite fadette à Nohant Vic
Dans la famille des « pièces du boucher », ces morceaux rares et méconnus que le boucher garde volontiers pour lui ou ses bons clients, voilà l’araignée… une de mes favorites (poire, merlan…)
Il s’agit d’un petit muscle situé dans l’os de la hanche de l’animal. Il y en a deux par bête. On en trouve chez le bœuf, mais aussi le cochon ou le veau
Son nom vient de sa forme : fibres apparentes, texture légèrement irrégulière et aspect qui rappelle une toile d’araignée. Il faut la réclamer, mais ça vaut le coup car c’est un morceaux hyper tendre / il faut la saisir rapidement au grill ou à la poêle. J’aime bien les faire mariner avant.
Cuisson pour le boeuf : poêle bien chaude avec un peu d’huile / on saisit 2 min de chaque côté / 1 morceau de beurre demi-sel et on arrose bien encore 2 min / on pose sur une grille et on laisse reposer 5 min dans un four tiède / poivrer et on la coupe perpendiculaire au sens des fibres (c’est plus tendre)
Marinade pour le porc : huile d’olives, sauce soja, épices, moutarde, miel, ail, échalotte
Tailler des morceaux et laisser mariner au moins 3 heures / lors de cuisson, arroser avec cette marinade
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