C’est la saison du mimosa sur la Riviera. On part dans le Sud pour un week-end 100 % mimosa… à l’occasion de la Fête du Mimosa, qui se déroulera du 11 au 15 février à Mandelieu-La Napoule.
Impossible de passer à côté de ces petits pompons d’or, comme on les appelle là-bas. Pourtant, ils ne sont pas endémiques de la Côte d’Azur. Le mimosa a été importé d’Australie au XVIIIᵉ siècle en Grande-Bretagne, à la suite d’une expédition de James Cook à laquelle participait un botaniste, élève du célèbre Linné. Il est ensuite introduit sur la Côte d’Azur par les Anglais, qui en fleurissent les jardins de leurs villas.
Au fil du temps, le mimosa va recouvrir le massif du Tanneron, les collines qui entourent Mandelieu-La Napoule. Et grâce aux mimosistes du XIXᵉ siècle — ces travailleurs qui coupent le mimosa — qui expédient des bouquets dans toutes les capitales européennes, Mandelieu-La Napoule devient la capitale du mimosa. Une belle publicité pour la Riviera.
Il n’existe qu’un seul autre endroit en France où le mimosa a pu s’acclimater : Noirmoutier, l’île aux mimosas.
Et ce métier de mimosiste n’est pas en train de disparaître
Bien au contraire. De nombreux jeunes chefs d’entreprise relancent aujourd’hui la filière. Ils reprennent les terres de leurs grands-parents, l’affaire familiale, changent de vie et exploitent des hectares de mimosa. Comme Jean-Baptiste Trabaud. Il propose, pour 27 euros, une immersion complète : balade en 4x4, petit-déjeuner, coupe du mimosa à la main et découverte de la forcerie, le lieu où l’on stocke le mimosa. On le force à éclore grâce à la chaleur et à l’humidité, plus ou moins longtemps selon les attentes du client.
Et pour compléter ce week-end 100 % mimosa, que suggérer ?
On va admirer, en plein centre-ville, une mer de mimosa, à l’image des champs de lavande de Valensole. Le mimosa se déguste aussi : chez Louise, on a le choix entre glace et macaron. La tarte au mimosa, elle, se savoure chez Nicolas Decherchi, dans son restaurant Le Repère, qui surplombe la Méditerranée au port de la Rague. Et puis, on peut même dormir mimosa : certains hôtels ont joué le jeu de l’immersion olfactive dans des chambres éphémères, comme le Casarose, en s’associant avec le parfumeur Fragonard.
Fiche Pratique
Fête du Mimosa et activités : https://www.mandelieu-tourisme.com/mimosa/fete-mimosa/
Restaurant le Repère : https://www.restaurantlerepere.fr/
Glacier : Chez Louise : https://louiseglaces.com/
Hôtel le Casarose : https://hotelcasarose.fr/
L’aile de raie
On en trouve facilement et c’est un produit abordable.
Il s’agit des nageoires pectorales (appelées ailes en raison de leur forme) de ce poisson plat, elles ne contiennent pas d’arêtes — seulement un cartilage qui se retire très facilement après cuisson.
Autre avantage : c’est un poisson très maigre.
Il faut la consommer le plus rapidement possible, sinon elle devient gluante. Dans ce cas, il faut bien la rincer puis la brosser avec de l’eau vinaigrée.
Pour la cuisson :
- Pochée dans un court-bouillon (environ 15 minutes)
- Au four : emballée dans du papier sulfurisé puis de l’aluminium, avec un filet d’huile, des rondelles de citron et une branche de thym (20 minutes)
- Poêlée dans du beurre
À la grenobloise
(j’ai parlé de cette sauce il y a quelques semaines)
Au beurre noir :
Faire chauffer du beurre dans une poêle jusqu’à ce qu’il brunisse, ajouter un trait de vinaigre de vin, quelques câpres et du persil. S’il en reste, servez-la froide, avec une vinaigrette ou une mayonnaise aux câpres.
Hébergé par Audiomeans. Visitez audiomeans.fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.