Vanessa, direction Chatou, dans les Yvelines, pour un week-end aux airs de printemps… On va «déjeuner sur l’herbe», ou presque, sur les traces de Renoir.
Une jolie parenthèse pour célébrer la saison, et aussi une invitation à franchir les portes du Musée d'Orsay, qui consacre en ce moment une exposition à Pierre-Auguste Renoir : « Renoir et l’amour : la modernité heureuse ». En guise d’amuse-bouche, je vous emmène à Chatou, à la Maison Fournaise, pour revivre non pas « Le Déjeuner sur l’herbe », mais « Le Déjeuner des canotiers », peint ici même. Et clin d’œil gourmand : pendant toute la durée de l’exposition, Christian Le Squer, chef triplement étoilé, propose un menu inspiré du tableau.
La Maison Fournaise, c’est aussi un haut lieu de l’impressionnisme…
Une adresse mythique sur l’île des Impressionnistes. C’est sur l’un de ses balcons en fer forgé, dominant la Seine, que Renoir installe son chevalet en 1880 pour peindre «Le Déjeuner des canotiers». L’histoire débute en 1857, avec l’arrivée de la ligne de train Paris-Chatou. Alphonse Fournaise, charpentier de marine et loueur de canots, y ouvre un restaurant au bord de l’eau. Le lieu devient vite un rendez-vous prisé des intellectuels, des amateurs de canotage et des peintres comme Claude Monet, Edgar Degas, Camille Pissarro ou Gustave Caillebotte. Et bien sûr Renoir, qui y réalise plusieurs toiles, dont «Le Déjeuner des canotiers», aujourd’hui pièce majeure de l’exposition au Musée d’Orsay. Le tableau est exceptionnellement prêté par The Phillips Collection.
Alors, mettons-nous l’eau à la bouche : le menu des Canotiers promet quelques délices…
Au programme : petite friture d’éperlans, quenelles de sandre gratinées, sauce écrevisses…
Et prolongez la visite en montant dans les étages : vous y découvrirez des œuvres consacrées au canotage sur les bords de Seine.
La Maison Fournaise : www.maisonfournaise.com
L'ail des ours :
Vous en avez entendu parler, vous en voyez sur les marchés : la saison de l’ail des ours a démarré. Ses feuilles ressemblent à celles du muguet, mais elles dégagent un délicat parfum… d’ail ! On peut aussi consommer ses petites fleurs blanches ainsi que ses boutons. La plante doit son nom aux ours qui, après l’hibernation, en mangent de grandes quantités pour se purifier. Il contient moins de composés sulfurés que l’ail, mais il donne lui aussi mauvaise haleine. Il est excellent pour la digestion. Il peut remplacer l’ail dans de nombreuses recettes . On peut en faire un délicieux pesto (avec du parmesan, des pignons de pin et de l’huile d’olive), le mélanger à du fromage frais, l’ajouter à des œufs pour une omelette, l’incorporer dans une mayonnaise ou encore préparer un beurre à l’ail des ours.
Et pourquoi pas une tarte :
Précuire un fond de tarte (sablé). Préparer l’appareil avec 160 g d’ail des ours, 2 œufs + 1 jaune, 150 g de gruyère, 25 cl de crème fraîche, sel et poivre.
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