Évangile du dimanche - Bible et théologie, avec Antoine Nouis - Regards protestants

Évangile du dimanche - Bible et théologie, avec Antoine Nouis - Regards protestants

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Évangile du dimanche - Bible et théologie, avec Antoine Nouis - Regards protestants episodes

  • Qui sont les vrais grands ?

    Dans ce récit, l’évangile aborde la question de notre rapport au pouvoir. Explications du théologien Antoine Nouis.

    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    9 min
  • Le résumé de l’Évangile

    Un scribe, impressionné par les réponses de Jésus, lui pose la grande question de la hiérarchie des commandements.


    Pour aller plus loin :

    Le théologien Antoine Nouis reçoit Laurence Belling, protestante réformée, chargée de la catéchèse des jeunes dans son église, pour discuter de Marc 12, 28-34 : https://campusprotestant.com/video/les-deux-grands-commandements/

    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    9 min
  • Bartimée : l’aveugle intrépide

    Sur la route de Jericho à Jérusalem, l’aveugle Bartimée saisit l’opportunité d’adresser à Jésus sa demande de guérison. Ce dernier l’invite premièrement à le suivre comme disciple avant de lui offrir la guérison physique. Analyse du théologien Antoine Nouis.


    Pour aller plus loin :

    Le théologien Antoine Nouis reçoit Laurence Belling, protestante réformée, chargée de la catéchèse des jeunes dans son église, pour discuter de Marc 10, 46-52 : https://campusprotestant.com/video/jesus-guerit-laveugle-bartimee/

    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    9 min
  • Les richesses en impasse

    Dans ce récit, la rencontre avec un homme riche donne l’occasion à Jésus de prolonger son enseignement sur l’argent et les richesses.


    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    10 min
  • Jesus légitime t-il le divorce ?

    Dans le texte de ce dimanche, Jésus aborde l'un des trois grands domaines de l’éthique : le rapport à la sexualité. Réflexions du théologien Antoine Nouis.


    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    10 min
  • L’Évangile du verre d’eau

    Les disciples ne supportent pas qu’un homme guérisse au nom de Jésus sans faire partie du groupe des disciples. Le Christ répond en développant l’évangile du verre d’eau : « Quiconque vous donnera à boire une coupe d'eau parce que vous appartenez au Christ, amen, je vous le dis, il ne perdra jamais sa récompense. »


    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    8 min
  • Le contre-pied de la croix

    Dimanche dernier, nous avons médité la première annonce de la passion qui s’est soldée par le refus de Pierre. Ici, la réaction des disciples va montrer qu’ils n’ont toujours pas saisi toutes les conséquences de la théologie de la croix.

    19.09.2021 : Marc 9.30-37 – Deuxième annonce de la passionLe contre-pied de la croixIntroduction

    Ce récit se situe à la fin du ministère de Jésus en Galilée, au chapitre suivant, il commencera sa montée à Jérusalem où il sera crucifié. Il prépare progressivement ses disciples à cette échéance en multipliant les annonces de la passion. Dimanche dernier, nous avons médité la première annonce de la passion qui s’est soldée par le refus de Pierre. Ici, la réaction des disciples va montrer qu’ils n’ont toujours pas saisi toutes les conséquences de la théologie de la croix.

    Points d’exégèse

    Attention sur deux points.

    Titre : La maison

    Jésus interroge ses disciples lorsqu’il fut à la maison. Avec ses disciples il a eu un ministère itinérant, mais dans l’évangile de Marc, la maison est évoquée à plusieurs reprises comme point fixe. Il s’agit probablement de la maison de Pierre à Capharnaüm.

    Jésus profite de cette pause pour faire le bilan de la journée avec ses disciples et les interroger sur leurs débats.

    Titre : L’enfant

    Il prit un enfant, dans le monde antique, l’enfant représentait ce qui est petit, sans importance, sans valeur. Le mot paidion est le diminutif de pais qui signifie aussi esclave. On peut presque traduire petit esclave. Jésus appelle à prêter attention à ce qui est petit.

    Pistes d’actualisation

    1er thème : Le contre-pied

    Aux disciples qui se demandent qui est le plus grand, Jésus leur donne comme modèle le plus petit. Il pratique la technique du contre-pied qui est plus qu’un moyen de communication, mais qui est ici une affirmation théologique.

    La théologie de la croix dit que c’est par sa faiblesse que Jésus est vainqueur et qu’il dévoile les dominations, c’est par son abaissement qu’il est glorifié. Il en fera un principe en disant que c’est le plus petit qui est le plus grand, le plus serviteur qui est le plus fidèle.

    2e thème : Sens de l’enfant : les trois métamorphoses

    Quand il nous demande d’accueillir Jésus comme un enfant, il ne nous propose par de régresser à l’état enfantin mais à accéder à l’esprit d’enfance.

    Dans son livre Ainsi parlait Zarathoustra, Nietzsche parlait du cheminement spirituel en disant : « Je vais vous énoncer trois métamorphoses de l’esprit : comment l’enfant devient chameau, comment le chameau devient lion et comment enfin le lion devient enfant. » Le chameau accumule les savoirs sur Dieu, le lion est le symbole du disciple combattant, mais Jésus ajoute : il vous faut encore devenir enfant. L’enfant est celui qui est dépendant, qui garde les mains ouvertes car il sait que tout vient de Dieu.

    Les disciples se demandent qui est le plus grand, Jésus leur répond d’être le plus enfant.

    3e thème : Prendre soin de l’enfant qui est en soi

    Cet appel à accueillir la foi comme un enfant nous invite à la simplicité. Un maître hassidique s’appelait Rabbi Zoussia. Au soir de sa vie, on lui prête la réflexion suivante : « Quand je me présenterai devant le tribunal céleste, on me demandera si j’ai été juste, je dirai : Non. On voudra ensuite savoir si j’ai été charitable, je dirai : Non. Ai-je consacré ma vie à l’étude ? Non. À la prière peut-être ? Pas plus. Alors le juge suprême me dira en souriant : Tu dis la vérité. Grâce à cette seule vérité, tu auras ta part dans le monde à venir. » Seul un saint ou en enfant pourrait dire la même chose. Dans sa vie, Zoussia a été un maître, c’est-à-dire qu’il a été chameau, il est devenu lion ; et voilà qu’au soir de son existence, il a totalement retrouvé la simplicité de l’enfant. Il est devenu lui-même, il a cessé de s’inquiéter de son image pour être en totale vérité devient Dieu et devant les hommes.

    Une illustration

    Le fondateur du hassidisme moderne dans le judaïsme est le Baal Shem Tov. Il a fait une comparaison sur la question de savoir qui est le plus grand : « Nous ressemblons tous aux étoiles. D’ici, étant données les distances, certaines nous paraissent petites et d’autres grandes, mais au ciel la petite étoile est peut-être grande en vérité, et la grande, petite. Il en va de même des hommes, ceux qui ici-bas semblent insignifiants sont ceux qui là-haut diffusent la plus vive lumière. » En disant cela, je pense à des visages que j’ai croisés dans mon ministère qui sont pour moi des exemples de foi et de dévouement, mais qui restent tout petits aux yeux des hommes.

    Pour aller plus loin :

    Le théologien Antoine Nouis reçoit Laurence Belling, protestante réformée, chargée de la catéchèse des jeunes dans son église, pour discuter de Marc 9, 30-37 : https://campusprotestant.com/video/jesus-annonce-sa-mort-et-sa-resurrection/

    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis


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    8 min
  • Le Christ et la croix

    Le récit de cette semaine se situe géographiquement à Césarée de Philippe, en pays non juif, près des sources du Jourdain. Symboliquement, cette localisation inscrit l’évangile en dehors de la terre d’Israël. Le pays de l’Évangile, c’est la croix.

    12.09.2021 : Marc 8.27-35 – Confession de foi de PierreLe Christ et la croixIntroduction

    Ce texte se situe à un tournant de l’évangile de Marc puisque c’est la première fois que Jésus est confessé comme Christ et que c’est aussi la première fois qu’il annonce sa passion, les deux affirmations étant intimement liées.

    Ce récit si important est situé géographiquement à Césarée de Philippe, en pays non juif, près des sources du Jourdain. Symboliquement, cette localisation inscrit l’évangile en dehors de la terre d’Israël. Le pays de l’Évangile, c’est la croix.

    Points d’exégèse

    Attention sur deux points.

    Titre : Jean le baptiseur – Élie – Un des prophètes

    Les trois figures proposées : Jean, Élie, un des prophètes sont très proches. Dans le dernier verset des bibles chrétiennes, le retour d’Élie précède le jour du Seigneur (Ml 3.23) et Jésus assimile Jean à Élie (Mc 9.13), et l’expression un des prophètes est une récapitulation du message des prophètes qui aussi associé à Élie. Ces trois figures ont en commun d’annoncer le messie sans l’être. Pierre sera le premier à confesser que Jésus n’est ni Jean, ni Élie, ni un des prophètes, mais le Christ.

    Titre : Le disciple confessant est rabroué

    Dans le parallèle de l’évangile de Matthieu, lorsque Pierre confesse que Jésus est le Christ, ce dernier lui dit : « Heureux es-tu, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les cieux ! Moi, je te dis que tu es Pierre, et sur cette pierre je construirai mon Église » (Mt 16.17-18). Chez Marc, aucune parole de reconnaissance, mais au contraire une parole d’avertissement : « Il les rabroua, pour qu’ils ne disent rien à personne à son sujet. »

    Cette réaction nous étonne. Une explication se trouve dans les versets qui suivent lorsque Pierre rabroue à son tour Jésus qui vient d’annoncer sa passion. Elle montre qu’il est incapable d’intégrer toutes les conséquences de sa confession. S’il dit que Jésus est le Christ, il se trompe sur le type de messianité qu’endosse Jésus.

    Pistes d’actualisation

    1er thème : Toi, qui dis-tu que je suis ?

    Les questions de Jésus conduisent à passer du « on » (Au dire des gens, qui suis-je ?) au « tu » (Pour vous qui suis-je ?). Cette question est posée à chacun et personne ne peut se cacher derrière la réponse de son voisin.

    La première fois que les partisans de Luther ont été appelés Protestants c’est parce qu’ils ont émis une protestation à la diète de Spire qui disait : « Pour les choses qui concernent la gloire de Dieu, le bonheur et le salut des âmes, chacun paraîtra devant Dieu et lui rendra compte pour sa propre personne, sans pouvoir alléguer pour excuse des décisions prises à la majorité des suffrages. » Le croyant adulte est celui qui dit « je » sans se cacher derrière les autres.

    Aujourd’hui qu’elle est ma réponse – la mienne, pas celle d’un autre – à la question de Jésus.

    2e thème : La croix comme figure messianique

    Si Jésus annonce sa passion juste après la confession de Pierre, c’est pour nous dire en quoi il est Christ, mot qui peut aussi se traduire par messie.

    Nous trouvons dans le Premier Testament plusieurs représentations messianiques. On peut citer la figure de l’accomplissement royal, davidique ; la figure de Cyrus comme messie historique ; la figure, teintée d’apocalypse, du fils de l’homme de l’époque perse ; et enfin la figure du serviteur souffrant des prophètes de l’Exil.

    En général, dans les évangiles, le modèle dominant est celui du messie royal qui restaurera Israël alors que Jésus se révélera plus dans la figure du serviteur souffrant. Tant qu’une ambiguïté demeure autour du mot Christ, il ne sert à rien de dire que Jésus est le Christ, c’est pourquoi il demande à ses disciples de se taire.

    3e thème : Le satan et le refus de la croix

    Jésus enseigne à ses disciples qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté et qu’il soit tué. Pourquoi le faut-il ? Il y a autant de réponses à cette question que de théologies. Dans ce récit, l’évangile n’y répond pas, mais affirme que celui refuse cette voie relève du Satan.

    À trois reprises dans l’évangile de Marc, Jésus annonce la croix (aux chapitres 8,9 et 10) et à chaque fois, les disciples ne vont pas entendre ce qu’il dit. Ici, c’est Pierre qui le rabroue, ce qui lui vaut la réplique la plus cinglante faite à un humain dans l’évangile : « Va-t’en derrière moi, Satan ! lui dit-il. Tu ne penses pas comme Dieu, mais comme les humains. » Dans l’évangile, la meilleure description du Satan se trouve dans le récit de la tentation lorsqu’il propose à Jésus le pouvoir et la domination, ce qui est effectivement le contraire de la croix qui représente le jusqu’au bout du don de Dieu. Quand Pierre s’oppose à la croix, il est effectivement dans les catégories du Satan.

    Cette réplique nous rappelle que toutes les théologies qui valorisent plus la gloire du Christ que la croix sont, selon ce passage, dans les catégories du Satan.

    Une illustration : témoignage sur la théologie de la croix

    François Cheng est un écrivain et poète français d’origine chinoise. Il raconte que lorsqu’il avait 8 ans, le Japon a déclenché une guerre contre son pays, la Chine. Il a découvert les horreurs de la guerre, les exécutions en masse, les concours de décapitation, les jeunes filles violées, les femmes enceintes éventrées… Il a pensé qu’aucune vérité en ce monde n’avait de sens si elle ne pouvait se tenir face à cette réalité. Il a erré dans sa quête spirituelle jusqu’au jour où il a rencontré le Christ qui, à la croix, a affronté le mal radical tout en montrant que l’amour restait le bien absolu.

    Le mal est vertigineux, mais confesser que le crucifié est le Christ, c’est affirmer qu’il a traversé les abîmes les plus ténébreux.

    Pour aller plus loin :

    Le théologien Antoine Nouis reçoit Laurence Belling, protestante réformée, chargée de la catéchèse des jeunes dans son église, pour discuter de Marc 8, 27-35 : https://campusprotestant.com/video/pierre-declare-que-jesus-est-le-christ/

    Production : Fondation Bersier

    Intervenant : Antoine Nouis

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    10 min

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Chaque dimanche de l’année liturgique, un texte d’Évangile est proposé à la méditation des fidèles dans toutes les Églises chrétiennes. Regards protestants propose à travers un dialogue à deux voix un…