« Mon père était fonctionnaire et ma mère ne travaillait pas non plus ». Cette plaisanterie de l’immense Coluche est aussi amusante qu’elle semble intemporelle, la fonction publique présentant encore trop souvent, aux yeux du grand public, tantôt l’image d’une administration sclérosée et lente tantôt d’une bureaucratie jugée odieuse, administrée par des technocrates hors-sol.
L’accès à la fonction publique se fait principalement par concours. Alors même que le contexte budgétaire est particulièrement préoccupant, très peu d’économies de personnel ont pourtant été annoncée par le Gouvernement, alors que l’on peut même constater, spécifiquement dans le milieu territorial, une légère augmentation des emplois.
Plus encore nous en manquons parfois, dans certains secteurs, afin de pouvoir recruter suffisamment d’enseignants, le ministère de l’Éducation nationale a annoncé avoir baissé le niveau requis du concours de recrutement de professeurs des écoles.
Ces éléments rendent légitime, d’un point de vue économique mais aussi social et démocratique de s’interroger sur la pertinence
de continuer à recruter les fonctionnaires par concours.
Pour aborder la question nous accueillons Vincent Mazzocchi, Avocat inscrit au Barreau de Paris et Docteur en droit public.