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Or


Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en écorituels.
Elle a grandi sur des terres juralpines, dans un environnement encore très marqué par l’agriculture et les produits du terroir.
La cuisine occupe aujourd’hui une place importante dans sa vie. Une place qui s’est imposée presque malgré elle au moment de devenir mère.
« Ça m’a déboussolée du moment où je suis devenue mère. Je me suis dit : je vais faire la cuisine trois fois par jour ! »
C’est finalement en même temps qu’elle est devenue maman que son identité culinaire s’est construite, au fil des repas, du quotidien, des saisons et des produits disponibles.
« On s’est alimenté avec des produits de nos terres, des produits du terroir. Ça a changé les recettes et ça a apporté de la simplicité, avec des aliments récurrents selon les saisons. »
Pour cet épisode, Julie a choisi de nous parler non pas d’un plat, mais de ses pique-niques insulaires.
Porquerolles l’a rendue, dit-elle, « très mobile, très mouvante ». « Ici, je n’ai pas du tout envie de m’installer à table. »
Au fil des années, elle a développé un véritable art du pique-nique : une manière de cuisiner et de manger qui s’est peu à peu simplifiée, affinée, adaptée à l’île et au mouvement.
« Ce qui est beau avec les pique-niques, ce sont les préliminaires. La préparation. Il y a toute une praticité du pique-nique. »
Et puis il y a l’inattendu.
« Quand tu dis “à table” en pique-nique, tu invites le paysage avec toi. »
Manger dehors change le rapport au repas, au vivant, aux sensations.
« L’île a été une merveilleuse enseignante. En mangeant à l’extérieur, j’ai déjà un autre contact avec la terre, avec le vivant tout entier. Si je suis au milieu des immortelles, elles vont enivrer mon repas. »
Souvent, les pique-niques arrivent après la baignade, avec encore le goût du sel sur les lèvres.
On mange avec les doigts, on partage, on improvise. « C’est un petit banquet… »
Pour Julie, manger dehors appelle naturellement « une forme de créativité, de spontanéité, de joie d’être ensemble ».
Avec Julie, nous avons parlé de maternité, de rapport au vivant, de cuisine des restes, de sandwichs, de repas nomades, de nourriture brute, de simplicité et de liberté.
Nous avons parlé aussi de criste marine, de fenouil sauvage, de maceron, des Copains — le système de maraîchage de l’île — et de l’autonomie alimentaire de ceux qui vivaient ici il y a des centaines d’années.
J’ai également reçu Julie dans la série Archipels, consacrée aux femmes et à l’insularité — un témoignage fort que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait: https://fragileporquerolles.com/mur-mures-archipelles-julie/
Pour découvrir les photos de ses pique-niques c'est ici: https://fragileporquerolles.com/
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« La cuisine, ce sont des moments de convivialité. On exerce ce métier quand on aime faire plaisir aux gens. La cuisine, tu la fais comme tu l’aimes. »
Gilles est arrivé à Porquerolles dans les années 80. Il a exercé pendant près de quarante ans dans la restauration, d’abord en collectivité, puis dans plusieurs établissements.
Son histoire avec les îles commence au Levant, aux côtés de son père, au restaurant Le Bazar, où il travaille pendant quatre ans. Il rejoint ensuite Porquerolles, où il officiera comme chef cuisinier pendant une trentaine d’années à l’Alycastre.
Gilles est un homme aux multiples passions : la pêche, la forge, le travail du bois, la musique… Il s’est également investi dans la chorale de l’île.
D’origine sicilienne et pied-noir, son goût pour la cuisine lui vient de sa famille. Une cuisine nourrie d’influences méditerranéennes, entre Italie, Maghreb et traditions insulaires.
Dans cet épisode, Gilles nous présente un couscous de poisson. Mais au-delà du plat, il partage surtout une ribambelle d’anecdotes, de souvenirs et de réflexions autour de la cuisine.
Avec Gilles, nous avons parlé de décomposer les plats, de trouver les bonnes associations, de ses années à l’Alycastre, de créativité, de torréfaction des arômes, des appellations… et de simplicité.
Pour lui, la cuisine est avant tout une affaire de partage.
Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.
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« Je m’ennuie si je n’ai pas quelque chose à cuisiner »
La famille de Chantal vit sur l’île de Porquerolles depuis plusieurs générations.
Elle a tenu pendant plus de vingt ans, de 1989 à 2009/2010, le restaurant Lou Pitchoun, sur le port.
Son goût pour la cuisine, Chantal le tient de sa mère et de sa grand-mère. Une cuisine provençale, simple et exigeante à la fois, transmise au fil des gestes, des saisons et des repas partagés.
Aujourd’hui encore, la cuisine occupe une place essentielle dans sa vie. Elle cuisine pour les siens, par plaisir, par habitude, presque par nécessité — au point de s’ennuyer si elle n’a rien à préparer.
Pour cet épisode, Chantal nous partage une recette emblématique : les alouettes sans têtes, que sa mère lui a transmises. Un plat profondément ancré dans la mémoire de nombreux Porquerollais.
Avec Chantal, nous avons parlé de cuisine provençale, de justesse des cuissons, de gratin de chou-fleur, de terrine d’agrumes, de gâteau au chocolat…
Nous avons parlé aussi de la météo, et de son influence sur les soupes au pistou ou les soupes de poisson — de cette cuisine vivante, toujours liée au quotidien.
Les recettes de Chantal ont d’ailleurs été rassemblées dans un ouvrage, Couleurs et saveurs de Porquerolles, réalisé en collaboration avec Cécile Pierre, qui en a illustré les pages de ses calligraphies.
Paru en 2007, ce livre aujourd’hui épuisé reste une trace précieuse de cette mémoire culinaire insulaire.
Retrouvez des photos de cet ouvrage et les notes de l’épisode ici.
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Jalil est né et a grandi en Iran dans les années 60 et 70. Il vit aujourd’hui à Porquerolles et travaille au restaurant Le Porquerollais.
Pour Jalil, la cuisine est mémoire, lien et amour.
Pour cet épisode, Jalil a choisi de nous emmener du côté de son enfance, à travers un petit-déjeuner persan. Un rituel simple en apparence, mais profondément ancré dans les souvenirs passés chez ses grands-parents — un moment de partage, de présence, presque suspendu.
Sa voix raconte des saveurs d’ailleurs, mais aussi quelque chose de plus intime, de plus fragile. Une émotion qui affleure, celle des souvenirs, de son histoire…
Avec Jalil, nous avons parlé de délicatesse et de courtoisie, de sa grand-mère et de son grand-père, de ces petits-déjeuners à 30, à même le sol, de jus de grenade, de fromage de chèvre frais, d’oiseaux qui chantent… du plaisir de manger avec les mains.
Nous avons parlé du pouvoir de la cuisine — de sa capacité à faire surgir les souvenirs, à relier les êtres, à travers le temps et les distances.
Il a aussi été question de bœuf bourguignon… et d’amour.
Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à écouter le témoignage complet de sa vie, paru il y a quelque temps.
Un récit bouleversant, celui d’une vie traversée par l’exil, portée par l’amour, et habitée par un souffle d’espérance rare.
Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.
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Ces prochaines semaines dans Fragîle, je vous propose une série spéciale: « Les meilleures recettes des Porquerollais »- une série où l’on s’invite à la table des habitants de l’île, pour partager leurs plats, leurs souvenirs et un peu de leur douceur de vivre. 🍋
J'ai invité des Porquerollais et Porquerollaises à ouvrir la porte de leur cuisine pour nous partager leurs meilleures recettes — parfois inspirées des saveurs de l’île, parfois plus personnelles, mais toujours porteuses d’une histoire, d’un souvenir ou d’une émotion.
Ensemble, on va découvrir les gestes, les parfums et les goûts qui composent la mémoire gourmande de Porquerolles.
Un podcast pour entrer dans la cuisine des Porquerollais, écouter leurs histoires, s’inspirer de leurs plats, et peut-être même les reproduire chez vous, pas à pas.
Pour ne rater aucun épisode de la série, abonnez vous gratuitement sur toutes les plateformes de podcast, Spotify, Deezer, Apple podcast.
Je réalise cette série bénévolement. Si l’idée vous plait, vous pouvez soutenir mon travail en faisant un don ici sur la page Tipeee du podcast .
Si vous êtes commerçants, restaurateurs hôtelier, entreprises, association… vous pouvez aussi devenir sponsor de la série et bénéficier d’une visibilité dédiée dans le podcast. Pour en savoir plus, N’hésitez pas à me contacter par mail sur [email protected] via le compte instagram de Fragile.
A très vite pour le 1er épisode de cette délicieuse série.
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«On ne vient pas se réfugier à Port-Cros quand on a un malheur. L’île est plutôt révélatrice que consolatrice. Les gens fragiles ne peuvent pas vivre sur cette île»
Danielle est une enfant de Port-Cros. Ses parents s’y sont rencontrés en 1928. Son père Marius travaille alors comme steward pour la compagnie de navigation sud-atlantique. En vacances, il retrouve son frère Joseph qui travaille à Port-Man comme maçon. Il est embauché au Manoir par Marceline Henry où il rencontre Georgette, sa future femme, qui travaille aussi pour le compte de la famille Henry. Mme Henry favorise leur mariage en leur garantissant à tous les deux une place au Manoir. Marius donne sa démission à la marine et c’est ainsi qu’ils s’installent à Port-Cros. Danielle est la plus jeune d’une fratrie de 3 enfants. Ses 2 frères Michel et Jean-Claude ont exercé en tant que marins-pêcheurs. Après quelques années dans les Ardennes, elle retrouve Port-Cros en 1980 où elle aide ses parents à la boutique de souvenirs et exercera pendant 14 ans en tant qu’institutrice.
Avec Danielle, on a parlé de son enfance sur l’île, de ses années d’enseignement et d’insularité.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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"Voir qu'un bâtiment pouvait utiliser la force du vent, ça m'a passionné!"
C’est dans l’antre du Moulin de Porquerolles, baptisé « Moulin du bonheur » que Michel me reçoit. Situé au-dessus du village, à 200 mètres du Fort St Agathe, ce moulin qui ne tournait plus depuis plus de 200 ans a repris vie en 2007 sous l’impulsion de Michel, qui a œuvré pour qu’il soit reconstruit à l’identique dans la tradition des moulins à vent provençaux. J’embarque avec lui, portée par sa voix calme et chantante au timbre doux dans le récit incroyable de cette reconstruction, fruit d’une curiosité tenace et d’une passion immodérée pour le vent. D’ailes en voiles, nous allons dériver et remonter le sillage de son ancrage à Porquerolles. Pendant que Michel raconte, le vent siffle dans la charpente, comme dans les voiles d’un bateau.
L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com
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Bienvenue dans le Book Club Fragîle !
Cette semaine je vous propose un épisode un peu spécial. L’entretien de l’autrice Béatrice Commengé, invitée des 11èmes rencontres littéraires de Port Cros, organisée par l’association des amis de Port-Cros, que je remercie pour cette captation sonore.
Interrogée par Emmanuelle Pouquet, journaliste indépendante, puis par moi-même, Béatrice Commengé autrice de « Ne jamais arriver », paru aux Editions Verdier, est remontée avec nous à la source de son écriture.
Elle partage aussi ses premières impressions sur Port-Cros et plus largement son lien aux îles. Ensemble nous avons parlé de Méditerranée, d’Ovide, de confinement, de rêverie, de temps, d’attente et d’empêchement, de vertige et d’adolescence, de disponibilité, et d’islomanie et de voyage intérieur….
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Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros.
Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ?
Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.
Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité
A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?
Découvrez cette semaine le témoignage de Julie.
Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en éco rituels. Porquerolles est entrée dans sa vie dans un moment de grande vulnérabilité.
Avec Julie on a parlé de lignée paysanne, de lisière, de dessin, de questions transgénérationnelles, de douceur abrasive, de poème en mouvement, de réitération, d’amour sous les oliviers, de dialogue poétique, de trésors, d’ormeaux, de désir de vivre, de cycles féminins, de rituels, d’enfance, de maternité, de marche, de sorcière, de transmission, de cercles de femmes, de souveraineté, de pensée circulaire, de sanctuaire, d’étincelle, de fil de la merveille, de chambre à soi et d’île intérieure…
Références et bibliographie :
Clarissa Pinkola Estés - Femmes qui courent avec les loups
Mona Chollet - Sorcières, la puissance invaincue des femmes
Christiane Singer - Une vie sur le fil de la merveille
Jeanne Benameur – Notre nom est une île
Camille Sfez – Psychologue, Cercles de femmes, autrice de Vulnérables et La puissance du féminin
Gabrielle Filteau-Chiba, autrice de la trilogie Encabanée, Sauvagines, Bivouac
Edouard Glissant – La théorie de l’archipel
Le visuel du podcast est une création de Mona Cara et l’habillage sonore a été réalisé par Hubert Artigue.
Découvrez le portrait sonore et toutes les notes de cet entretien ici
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Cette semaine, je reçois Pierre Etcheberry, directeur d’exploitation du Domaine de l’Île, à Porquerolles.
Pierre a grandi dans un environnement rural, au contact direct de la nature et des saisons. De ses parents, il hérite très tôt d’un rapport simple et respectueux au vivant, du sens de l’effort, de l’observation et de la patience — cette capacité à comprendre que la nature impose son rythme et qu’il faut apprendre à l’écouter. Il se forme aux métiers de l’agriculture et de la viticulture, développant une approche très concrète du terrain, des sols, des plantes et des équilibres naturels.
Avant de rejoindre Porquerolles, il affine son expérience au sein des Établissements Jean-Pierre Moueix et au Château Lafleur, à Pomerol, où il approfondit sa connaissance des terroirs, du travail de précision et du temps long propre à la grande viticulture.
À son arrivée en 2019, Pierre s’installe sur l’île avec sa compagne. Porquerolles devient alors un territoire à apprivoiser, aussi magnifique que complexe. Ici, tout est différent : l’eau, les ressources, les vents, les embruns, la salinité, les amplitudes thermiques, la pression touristique, la fragilité des écosystèmes. L’île impose une forme d’humilité. Elle oblige à anticiper, à observer, à composer avec le réel.
Pierre connaît finement les sols de Porquerolles — leurs compositions de schistes, d’argiles et de sable, leur capacité à retenir l’eau, leur réaction à la sécheresse et au vent. Il parle des parcelles comme de paysages vivants, avec leurs microclimats et leurs équilibres délicats. Travailler sur une île, c’est accepter l’isolement et la lenteur logistique, mais aussi une proximité rare avec le vivant et une relation presque physique au lieu.
Homme de terrain, attaché au temps long et à la transmission, Pierre incarne une viticulture patiente, précise et respectueuse.
Avec Pierre, on a parlé de ses racines et de son parcours, de son lien à Porquerolles, du travail des sols et du vivant, des contraintes et des richesses du milieu insulaire, du collectif, du temps long et de la responsabilité de produire du vin dans un environnement fragile.
Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça
Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la deuxième.
Pour écouter la première partie c’est ici
Retrouvez toutes les notes de l'épisode ici
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Fragîle, c’est le podcast pour les amoureux des îles, Porquerolles, Port-Cros, l'île du Levant, ou ceux qui souhaitent simplement découvrir ces îles autrement, celles qui se cachent derrière le…

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