“Mission Dakar-Djibouti [1931-1933] : Contre-enquêtes”au musée du quai Branly – Jacques Chirac, Paris
du 15 avril au 14 septembre 2025
Entretien avec Eric Jolly, Directeur de recherche, CNRS, et commissaire associé de l’exposition,
par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 avril 2025, durée 26’10,
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Communiqué de presse
Commissaire générale :
Gaëlle Beaujean, Responsable de collections Afrique, musée du quai Branly – Jacques Chirac
Commissaires associés :
Julien Bondaz, Maître de conférences, Université Lyon 2
Claire Bosc-Tiessé, Directrice de recherche au CNRS, Directrice d’études, EHESS
Hugues Heumen, Professeur et directeur, musée national du Cameroun
Didier Houénoudé, Professeur, Université d’Abomey-Calavi, BéninDirecteur scientifique des collections de l’Etat de Saxe (Allemagne)
Eric Jolly, Directeur de recherche, CNRS
Aimé Kantoussan, Chargé de recherche, musée des civilisations noires, Dakar, Sénégal
Daouda Kéita, Directeur général, musée national du Mali
Marianne Lemaire, Chargée de recherche, CNRS
Mame Magatte Sène Thiaw, Chargée de recherche, musée des civilisations noires, Dakar, Sénégal
Salia Malé, Directeur de recherche et ancien directeur général adjoint du musée national du Mali, Mali
Sisay Sahile Beyene, Professeur, Université de Gondar, Éthiopie
L’exposition Mission Dakar-Djibouti (1931-1933) : contre-enquêtes explore l’une des missions ethnographiques les plus emblématiques de l’histoire de l’ethnologie française, au coeur des collections Afrique du musée de l’Homme puis du musée du quai Branly – Jacques Chirac.
Cette initiative revisite, à travers un prisme contemporain, les conditions de collecte et les récits souvent ignorés de cette traversée d’ouest en est de quinze pays africains – selon leurs frontières actuelles : Sénégal, Mali (nom colonial du territoire : Soudan français), Burkina Faso (Haute-Volta), Bénin (Dahomey), Niger, Nigeria, Tchad, Cameroun, République centrafricaine (Oubangui-Chari), République Démocratique du Congo (Congo belge), Soudan du Sud et Soudan (Soudan anglo-égyptien), Éthiopie, Érythrée et Djibouti (Côte française des Somalis). En 1931, ces pays étaient sous domination coloniale européenne à l’exception de l’Ethiopie indépendante.
Conduite par l’ethnologue français Marcel Griaule, la « mission ethnographique et linguistique Dakar-Djibouti », ainsi qu’elle fut dénommée à l’époque, se voulait pionnière, introduisant des méthodes novatrices d’enquêtes ethnographiques en France avec la volonté de rapporter des informations, des images, des objets de cultures africaines censées disparaître sous l’effet de la colonisation. Cependant, ses pratiques, qui s’inscrivaient dans un cadre colonial, ont soulevé des questions éthiques, notamment sur les conditions d’acquisition d’objets ainsi que sur les relations de pouvoir entre colonisés et coloniaux.
Composée de onze membres, la mission réunit pour trois institutions parisiennes – le Muséum national d’Histoire naturelle et son annexe, le musée d’ethnographie du Trocadéro, ainsi que la Bibliothèque nationale – environ 3600 objets et 6600 spécimens naturalistes, 370 manuscrits, 70 ossements humains et produit près de 6 000 photographies, des enregistrements sonores, des films et plus de 15 000 fiches d’enquête.
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