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Sept ans après son superbe premier long-métrage, “En attendant les hirondelles”, le réalisateur algérien Karim Moussaoui revient avec “L’Effacement“, tiré du roman de Samir Toumi. Dans ce film de coproduction franco-germano-tunisienne projeté en séance spéciale au 21e Festival international du film de Marrakech, l’avenir de la jeunesse algérienne – représentée par le personnage central de Réda joué par Sammy Lechea, un fils à papa bourgeois falot, entièrement soumis au contrôle absolu de ce dernier – semble une notion sclérosée, voire rendue caduque par la férule de la génération des anciens combattants à présent au pouvoir. Le présent s’en trouve de fait vidé de toute substance pour n’être plus qu’une chambre d’écho où notre anti-héros, hagard, n’entend plus qu’un angoissant silence qui happe non seulement tout son devenir, mais tout son être, rendu invisible à lui-même.
Nous discutons aussi du balancement de Réda entre éruptions de violence et passivité, de ce que représente le personnage de son frère, de cachettes au fond du jardin, du malaise hérité des générations antérieures, mais aussi de la lueur d’espoir que le comédien aime à entrevoir malgré tout dans ce fascinant récit, finement ouvragé par Moussaoui.
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“L’aiguille“, de Abdelhamid Bochnack est l’histoire d’un couple tunisien qui a un bébé intersexuel, et des jours qui passent pendant lesquels le couple doit obligatoirement décider le sexe final de l’enfant. Le film a passé en Compétition au 42ème Torino Film Festival, où il a gagné le prix de la Jurie pour le Meilleur Scénario et trois prix spéciaux, dont celui de l’Ecole Holden pour l’écriture.
Abdelhamid Bochnack, le réalisateur de “L’Aiguille” nous explique que le film vient de l’existence d’une loi en Tunisie qui ne permet pas aux parents de bébés intersexuels de ne pas decider sur le sex de l’enfant, de ne pouvoir pas attendre le choix directement de l’intéressé, avec l’age majeur. Ce drame est le moteur du film car ce problème est beaucoup plus diffusé qu’on ne pense.
The post “L’Aiguille”, interview avec le réalisateur Abdelhamid Bouchnack appeared first on Fred Film Radio.
Une des déclaration plus définitive dans “Un Silence si Bruyant“, que Emmanuelle Béart explique très clairement: si on en parle pas on reste dans le sombre et non peut pas en sortir. Les mots guérissent et il faut trouver le courage de raconter et de dénoncer, car il est le seul moyen pour reprendre à vivre.
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Dans son premier son premier long-métrage, la réalisatrice Camille Lugan suit Joy, une jeune orpheline touchée par la foi, dans sa découverte d’un monde souterrain et interdit, mais aussi de aspects plus cachés de son âme.
“Selon Joy”, présenté en Compétition à le Giornate degli autori 2024, est née comme une fable sur l’espérance dans un monde sombre, pour se transformer dans un film qui joue avec le genre, entre film d’amour et cinéma noir. Presque la totalité du film est tourné dans le noir, dans des espaces sombres, entre les espaces de l’église où nous rencontrons la protagoniste, et ceux de le hangar où se trouve la bande chapotée par la Mater, une Asia Argento parfaite dans le rôle de la boss- maternelle et terrible.
Camille a écrit le film avec la volonté de le tourner à Le Havre, une ville qui a été détruite pendant la deuxième guerre mondiale et qui a un aspect très particulier, à la fois ancien et contemporain, qui pouvait bien représenter le contraste entre le monde religieux et le monde profane, qui co-hexistent dans le film.
En phase d’écriture, il été aussi clair pour Camille Lugan, que le rôle de la Mater aurait dû être joué par Asia Argento, qui a accepté sans hésitation après avoir lu le scénario.
Sonia Bonny également était un choix évident pour le rôle de Joy. Elle avait déjà joué dans le court-métrage précédent de Camille (“Time’s up”) et toutes les deux espéraient de pouvoir à nouveau travailler ensemble.
Sonia a eu même la possibilité de participer au casting du personnage masculin, Volodymyr Zhdanov pour le rôle de Andriy. La chimique ente les deux a tout de suite été forte donnant vie à un jeu d’acteur très sensuel et physique.
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Frédéric Farrucci est originaire de Corse, donc pour lui ces territoires, ces paysages étaient connus et ce qui l’intéressait c’était d’explorer le rapport des Corses à leur île et au concept légendaire du héros, très lié à la nature de l’île, aussi étrange que cela puisse paraître.
Alexis Manenti nous parle du personnage de Joseph, qui dans le film doit défendre sa liberté par des choix drastiques qui le confronteront à des aspects de lui-même qu’il ne connaissait pas. Un homme simple qui transformera sa vie à jamais par un choix qu’il considère comme inévitable.
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