Fréquence Terre

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Fréquence Terre episodes

  • Une plante est construite comme Internet
    « Nous les plantes », le dernier ouvrage de Stefano Mancuso publié chez Albin Michel présente l’ensemble du monde végétal comme une nation. Une nation formée d’individus ayant en commun une histoire, des origines, des mœurs et des objectifs. Et il fait un constat implacable : la nation végétale est la plus nombreuse et tient sous sa dépendance absolument tous les autres organismes vivants.
    Car sans le monde végétal, il n’y aurait pas de planète Terre, ce serait plutôt Mars ou Vénus.  Par conséquent, la nation des plantes est la seule véritable puissance planétaire capable d’aspirer à l’éternité.
    L’auteur s’appuie sur une observation fine, clairvoyante, et percutante de notre société consumériste composée de systèmes parfois aberrants.
    En effet, l’homme se comporte trop souvent comme le maître du monde et  se faisant, il a réussi à provoquer un changement drastique de son environnement au point de le rendre dangereux pour sa propre survie.
    Ainsi, Stefano Mancuso pose les bases d’une véritable constitution sur laquelle bâtir notre avenir pour vivre en harmonie avec le règne végétal.
    Prenons ensemble l’article 3 de cette constitution : la nation des plantes favorise les démocraties végétales partagées et décentralisées.
    Nous savons que grâce à la photosynthèse et à l’autonomie énergétique qu’elle assure, les plantes n’ont pas besoin de se déplacer pour rechercher de la nourriture.  De plus  les plantes respirent, se nourrissent et raisonnent avec l’ensemble de leurs corps.
    Et si l’on regarde le fonctionnement de nos sociétés, l’on constate  que l’homme reproduit partout une organisation centralisée verticale dans les entreprises, les écoles et toutes formes d’associations.
    Dans ce type d’organisation le chef est supposé prendre rapidement des mesures en fonction des circonstances. Le problème c’est que toute hiérarchie engendre une bureaucratie plus ou moins lourde et cette même bureaucratie engendre des délais qui réduisent la plupart du temps à néant l’efficacité de ce système.  Et aberration de notre monde, c’est que malgré l’inefficacité des hiérarchies elles sont malgré tout, partout.
    Alors pourquoi est–ce si difficile d’imaginer des organisations horizontales prenant pour modèle le corps des plantes.  Et Internet en est le symbole par excellence avec comme caractéristiques, une décentralisation totale, une horizontalité, une présence de répétition d’un nombre infini de modules identiques et absence d’organes spécialisés.
    Mais restons positifs, car on a pu voir apparaître des structures décentralisées ces dernières années qui résultent de procédures collectives et où l’autorité y est conférée en fonction des compétences – comme chez les plantes en l’absence de tout centre de commandement les décisions sont prises au plus près des lieux où leurs effets seront amenés à se faire ressentir.
    Gageons que comme dans le monde des plantes qui grâce à son recours exclusif à des typologies horizontales et décentralisées, la nation des plantes a trouvé une solution définitive à tous les problèmes liés à la vulnérabilité et à la bureaucratie.
    Alors pour notre monde d’aujourd’hui et de demain, tous ensemble nous pouvons nous appuyer sur l’article 8 :  la Nation des plantes reconnaît et favorise le soutien mutuel. La coopération est la force qui permet à la vie de prospérer.
    5 min
  • Les plongées émerveillées -Épisode 5
    Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
    "François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu'il a eues au cours d'une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN - notamment pour le film "Océan".
    Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
    A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables... et aimer notre monde, trouver l'émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L'émerveillement... première étape, indispensable, avant de s'engager dans la préservation de notre unique planète.
    Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.
    7 min
  • Le bla-bla-bla de Greta Thunberg
    La COP 26 ou grand rassemblement planétaire se penchant sur le climat aura lieu du 31 octobre au 12 novembre 2021 à Glasgow.
    Partout dans le monde, des citoyens, plus particulièrement des jeunes, se lèvent et s’adressent aux politiciens en clamant : « Terminé votre bla-bla-bla ! », à l’instar de Greta Thunberg qui tonna récemment à Milan lors d’une réunion organisée par l’ONU : « Il n’y a pas de planète bleue bla-bla-bla, d’économie verte bla-bla-bla, de neutralité carbone en 2050 bla-bla-bla… Vous avez des mots qui sonnent bien, mais qui n’ont mené à aucune action ! Du bla-bla-bla ! Encore du bla-bla-bla ! »
    Ce dimanche 10 octobre, dès 13 heures, une nouvelle Marche pour le Climat se déroulera dans la capitale de l’Europe. Ce sera un autre événement citoyen fort attendu et qui sera particulièrement scruté par tous les décideurs quant à l’impact sur la population de la nécessité de radicaliser la politique climatique, donc à mettre en place une réelle et efficace politique écologique.
    En effet, sur le plan politique, Bruxelles est une plaque tournante majeure avec ses institutions européennes, son siège de l’OTAN et celui d’une kyrielle de multinationales, de consortiums, de sociétés où gravitent des milliers de lobbyistes.
    S’il ne faut pas oublier l’OTAN dans cette énumération, c’est parce qu’il y a lieu de ne pas perdre de vue que si le but premier des armées est de faire des guerres ou révolutions violentes, ou mater les mouvements pacifiques et démocratiques, les dégâts environnementaux causés par les actions militaires sont colossaux et souvent occultés. Ce n’est pas la « Grande Muette » qui me contredira.
    Donc, ce dimanche à Bruxelles, c’est un nouveau cri qui est lancé aux politiciens afin qu’ils agissent de manière faisant abstraction de leurs légendaires particraties, de leurs collusions avec les lobbys, parfois, de leur manque de courage, trop souvent.
    Julie Van Houtryve, attachée de presse de la Coalition Climat, nous préface ce futur rassemblement citoyen en répondant à mes questions…
    Écoutez le podcast ci-contre et d’autres réponses à ces deux questions précises : Est-ce que Greta Thunberg sera parmi nous ? Est-ce que les politiciens seront les bienvenus, certains n’hésitant pas à récupérer le mouvement en s’y pavanant, de préférence, sous l’œil des caméras des télévisions ?
     
    Photo de Greta Thunberg : photo de son profil de son Facebook.
    5 min
  • « One Ocean Summit »: A qui profitera-t-il ?
    Peu crédité sur l’écologie et le social, le président Emmanuel Macron, a , lors du Congrès mondial de la nature réalisé de grandes annonces dont l’organisation en France entre la fin d’année 2021 et le début de l’année 2022 prochaine, à Paris ou dans une autre ville de l’Hexagone »,d’un “One Ocean Summit”, similaire au One Planet Summit du début 2021. Pourquoi ce timing ? pourquoi cet empressement sur un sujet déterminant de protection de l’Océan et de sa biodiversité, et qui n’a jamais été l’objet d’une telle attention durant le quinquennat écoulé ?
    A découvrir dans cette chronique .
    5 min
  • Reportage : Penser le monde de demain en toute conscience
    Quel contraste saisissant, voire choquant ! Alors que le quotidien Le Soir titrait, photo à l’appui d’une foule se trémoussant dans une boîte à la mode (ci-contre), « Réouverture des boîtes de nuit : ‘‘ Cette fois, ça sent vraiment le retour à la vie d’avant’’ », donc, retour de la fameuse « liberté », concept développé par certains citoyens qui, sans pudeur, clament « non à la dictature sanitaire », alors qu’à quelques kilomètres de là se préparait une journée de solidarité citoyenne, comme Fréquence Terre-RFI les apprécie.
    Concernant le monde de demain synonyme de retour au passé, notre confrère expliquait : « Près d’un an et demi au purgatoire, les boîtes de nuit ont rouvert leurs portes dans la nuit de vendredi à samedi. On a pris la température au Fuse, dans les Marolles à Bruxelles. Le taxi qui nous ramène au bercail aux petites heures du matin est extatique. « Je n’en reviens pas. Il y a tellement de monde dans les rues ! Hier soir, à 2 heures du matin, Bruxelles était déserte, comme morte. Pas un chat. Et regardez cette nuit ! Il y a des gens partout. Cette fois, ça sent vraiment le retour à la vie d’avant ! »
    Soit. À chacun sa manière de voir le monde de demain en toute conscience, mais sans conteste, entre se trémousser dans une boîte de nuit et agir pour que l’avenir soit plus fraternel et moins égocentrique, plus ouvert sur l’« Autre » et non centré sur son petit ou grand besoin personnel de restaurant, de dancing ou de voyage exotique, notre choix est clair.
    Marie, initiatrice à l'emballage durable.
    Place à la solidarité ! Durant cette journée de nombreux stands furent proposés gratuitement aux visiteurs afin d’apprendre à fabriquer des produits utiles de la vie de tous les jours : produits cosmétiques et ménagers, confection de masque, fabrication d’emballages réutilisables à base de coton bio, de cire d’abeille, d’huile de chanvre, d’éponges en textile tricoté zéro déchet, lavable et résistante, création de reliures créatives et couture. Apprentissage à réparer soi-même un vélo, sans oublier les enfants avec des activités ludiques, des contes et des initiations aux techniques de cirque, par exemple.
    Delphine, initiatrice en reliure.
    Des stands d’informations sur la gestion de l’eau et le 0 déchet, un atelier artistique sur les émotions faisaient aussi partie de « L’Automne des Solidarités », un événement de la commune d’Etterbeek à Bruxelles qui réunissait des activités solidaires organisées par des associations locales, des collectifs citoyens et des services communaux autour du thème, ô combien urgent : « Penser le monde de demain ».
    Fréquence Terre-RFI ne pouvait qu’être présent à cette journée !
    Sarah, initiatrice en couture "écologique".
    Écoutons donc successivement Marie, Delphine et Sarah pour qui les concepts d’écologie et de solidarité citoyenne ne sont pas des discours creux ou des propos lénifiants de salons et bureaux feutrés mais qui, avec leurs semblables, sont effectivement des exemples concrets de personnes engagées dans une optique réaliste et que, surtout, repenser le monde de demain peut être accessible à chacun de nous dans notre quotidien.
    Interviews : écoutez le podcast ci-contre.
    9 min
  • Conseils de sagesse
    Dans 101 façons de se reconnecter à la Nature de Frederika Van Ingen (Éditions Les Arènes), dont il est aussi question dans la chronique Être bien avec soi, j’ai relevé quelques citations tellement utiles dans notre société consumériste :
    D’une légende navajo : « Un jour, l’homme blanc demandera à l’homme rouge de l’aider à se souvenir comment revivre en harmonie avec la nature. »
    Du chef Seattle lors de négociations avec le président des États-Unis, Franklin Pierce : « Il n’y a aucun endroit paisible dans les villes de l’homme blanc. Pas d’endroit pour entendre les feuilles se dérouler au printemps, ou le froissement des ailes d’un insecte. »
    Et du même : « L’homme n’a pas tissé la toile de la vie, il n’est qu’un fil de tissu. Tout ce qu’il fait à la toile, il le fait à lui-même. »
    De Vernon Harper, homme-médecine : « Parmi tous nos enseignements traditionnels, celui qui a le plus d’importance pour nous, c’est l’écoute active. Nous autres, Crees, apprenons à être à l’écoute de notre environnement, des vents et des rochers. »
    Et du même : « Vous ne verrez jamais un chien se prendre pour un aigle, ni un écureuil se prendre pour un loup. La même chose pour les plantes. Plantes et animaux suivent les instructions qui leur ont été données. Ce sont les êtres humains qui ne suivent plus les leurs. »
    De Tahca Ushte, homme-médecine : « Nous autres, Indiens, vivons dans un monde de symboles et d’images où le spirituel et l’ordinaire des jours ne font qu’un. »
    3 min
  • Ce que nous apprennent les peuples racines et que confirme la science
    La nature nous parle et elle nous donne généreusement une sagesse millénaire accessible à tous. Mais la vie moderne nous a éloignés de notre connexion originelle à la nature. Et pour la plupart d’entre nous, nous ne sommes plus capables de survivre en pleine nature. De plus, une vie « hors–sol » suscite des carences et favorise des névroses. Par contre les bienfaits de la nature sur notre santé physique et mentale sont prouvés scientifiquement. Une balade en forêt réduit le stress, régule les émotions et renforce le système immunitaire.
    Frederika Van Ingen, l’auteur de l’ouvrage « 101 façons de se reconnecter à la nature » (Éditions Les Arènes) nous invite, nous encourage et nous entraîne à recréer un lien essentiel avec la nature. En s’inspirant des traditions maasaï, lakotas, bushmen et autres, Frederika Van Ingen nous propose des moments créatifs et ressourçant à pratiquer chacun à son rythme.
    Parmi les 101 pratiques, j’ai pointé «  la profondeur du temps » :  il s’agit de s’offrir une heure ou plusieurs heures sans horloge, montre, téléphone ou tout autre objet que rappelle le temps des hommes. L’intention est d’oublier le temps et de juste déambuler en fixant son attention au plus près dans l’ici et maintenant. À la fin de chaque pratique, il est toujours conseillé de partager son expérience. Car toutes sont une façon de nous relier au mystère du vivant et nous avons tous à gagner à aller chercher au cœur de la nature ce qu’elle nous apprend de nous-mêmes. Il n’y a nul besoin d’être expert, mais plutôt de trouver en soi cette simplicité qu’ont dans le rapport au monde les peuples racines. L’immense richesse de ces cultures « racines » est de transmettre à leurs enfants des savoir-être et des savoir-faire qui soignent la relation à la nature, à soi, à l’autre et au vivant.
    Et à ce propos, Osoka Bousko, femme médecine nous dit :
    « Que vous ayez ou non des enfants, il faut penser à la génération suivante. En partant, nous devrons laisser derrière nous toute la bonté que nous avons reçue à notre naissance ».
    Les 101 façons de se reconnecter à la nature nous permettent de retrouver notre place au cœur du vivant et cette reconnexion est à la fois intérieure et culturelle. Être conscient de notre appartenance à un vivant élargi nous rendra capables de restaurer la qualité du lien que nous tissons avec le monde.
    4 min
  • Les plongées émerveillées -Épisode 4
    Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
    "François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu'il a eues au cours d'une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN - notamment pour le film "Océan".
    Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
    A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables... et aimer notre monde, trouver l'émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L'émerveillement... première étape, indispensable, avant de s'engager dans la préservation de notre unique planète.
    Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.
    7 min
  • Extraction en eaux profondes: le cynisme français s’affiche encore!
    Le congrès mondial de la nature  de l’IUCN à Marseille  qui a refermé ses portes le  11 septembre 2021, aura permis de considérer la perte de biodiversité comme une urgence, au même titre et à la  même priorité que l’urgence climatique ou sanitaire.
    L'un des sujets  abordés pour préserver la biodiversité marine fur l’extraction minière en eaux profondes,au potentiel le plus destructeur et le moins visible.
    Bravo aux 80 % d’états et 90 % des organisations présentes d’avoir lancé une alerte et un  appel à moratoire sur l’extraction minière en eaux profondes à valider en 2022.
    Et la France  dans tout cela ? incohérence de discours, cynisme politique, préservation des intérêts étatiques et privés....
    A découvrir dans cette chronique .
    5 min
  • Pour une écologie radicale et non de compromis(sion) (Partenariat avec POUR)
    La primaire Écolo française qui désignera le ou la représentant.e final.e à la course à la présidentielle 2022 d’Europe Écologie-les Verts (EE-LV), est suivie avec grand intérêt dans la capitale de l’Europe, là où, non seulement il y a le siège des principales institutions européennes, mais un nombre important de Français qui y travaillent et résident (en Belgique on en compte de 120 à 150 000, soit autant – 122 670 personnes inscrites à la primaire écologiste qui rendra son verdict mardi sur le coup de 17 heures 30).
    Une primaire également suivie avec attention par de nombreux Belges qui, eux, comparent aisément les programmes émis par les candidats d’Europe Écologie-les Verts avec la gouvernance du parti ÉCOLO qui participe déjà à différents niveaux de pouvoir parmi les plus importants d’un pays morcelé en une kyrielle de gouvernements ou de chapelles locales.
    Petite parenthèse : il y a plus de ministres en Belgique (une cinquantaine) qu’aux États-Unis (vingt-sept), alors que Bruxelles possède dix-neuf maires, oui dix-neuf !
    Caroline Lhoir, élue ÉCOLO à 1150 Bruxelles (Photo : ÉCOLO-Woluwe-Saint-Pierre)
    Cela dit, de nombreuses personnes, très inquiètes par la catastrophique situation climatique clament que l’heure n’est plus aux tergiversations et aux compromis ou compromissions en la matière, telle la politique menée par Caroline Lhoir, Première échevine, écologiste, à Woluwe-Saint-Pierre, une commune bruxelloise qui compte quelque 40% de personnes étrangères, dont de nombreux Français.
    Ainsi, parallèlement à de louables initiatives en faveur de l’Environnement, cette élue verte cautionne, par jeu d’alliances politiciennes, une véritable politique de bétonisation dans sa commune, ce qui est dénoncé par maintes associations citoyennes, mais qui ne semble guère l’émouvoir, ni le parti ÉCOLO, d’ailleurs.
    En revanche, si comparaison n’est pas raison, force est de constater que l’intérêt est grand pour les propos tenus par Sandrine Rousseau, l’éco-féministe dans sa vision de gestion de l’écologie politique en France.
    Fréquence Terre a retenu quelques-unes de ses déclarations prononcées lors des débats médiatisés de la primaire, dans Libération de ce week-end, sur son site, entre autres : « Il faut rapidement renverser la table sans faire de compromis afin de prendre le pouvoir ! Je rêve d’une révolution pour faire tomber les puissants. »
    Pour ce faire, elle propose, par exemple, la mise en place de la semaine de quatre jours, des trente-deux heures de travail… : « Je pense qu’une société écologique est une société où on ralentit. Aujourd’hui, c’est plus de croissance, plus d’heures supplémentaires, plus de travail alors qu’il faut diminuer ce temps-là. »
    Sandrine Rousseau, éco-féministe (Photo : site Sandrine Rousseau).
    Et puis, voici son fil rouge : l’écologie radicale et la radicalité environnementale, loin, très loin, des compromissions écologistes et autres « petits arrangements » politiciens d’élus dits écologistes belges, et, de certains de leurs collègues d’EE-LV !
    Sandrine Rousseau est très claire à ce sujet : « Il est temps d’avoir le courage de mener une politique de radicalité environnementale.
    Notre terre n’a pas de ressources illimitées. L’urgence et la catastrophe climatique se démontrent chaque jour. La destruction des écosystèmes doit nous faire reconsidérer le rapport que nous avons avec les vivants en donnant davantage de droits aux animaux et en faisant de la biodiversité une priorité. Face à la destruction de la planète, il est nécessaire de mettre le climat au centre de l’économie, en établissant une véritable fiscalité carbone, en stoppant les subventions aux industries polluantes pour miser sur les filières d’avenir, écologiques, sociales et non-délocalisables. »
    En d’autres termes, il faut rompre « avec un modèle consumériste, libéral et capitaliste », et on est donc loin, très loin même, de la volonté de son opposant au sprint final, le routinier de la politique,
    6 min

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