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Fréquence Terre episodes

  • COP26 : La Génération Climat plus responsable que les « puissants » !
    Les Johnson, Biden, van der Leyen, Macron, De Croo, sans oublier la kyrielle de ministres belges de l’Environnement qui, depuis des années, n’arrivent même pas à s’entendre sur une politique commune au sujet d’un territoire – la Belgique – grand comme un mouchoir de poche, bref, tous ces politiciens n’auront plus l’occasion de plastronner à la COP26, car la Génération Climat veille.
    Ces jeunes, à l’instar de Greta Thunberg, celle qui fut « l’étincelle qui a permis de lancer la dynamique », comme le rappelle Libération ce dernier week-end d’octobre 2021, ces jeunes, donc, sont bien décidés à clamer la vérité aux prétendus puissants et à leurs acolytes des multinationales ou autres décideurs des GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon).
    Notre confrère souligne à juste titre que ces jeunes « sont plus responsables qu’un Trump, qu’un Bolsonaro, ou qu’un Zemmour qui se fiche des enjeux climatiques comme de sa première chemise. »
    Et, sous le titre « Sagesse », Paul Quinio s’exclame qu’une jeunesse pareille, si souvent critiquée, « est une promesse ».
    De plus, ces jeunes ne font pas que lancer des slogans ou signer des pétitions, ils passent aux actes : refus de prendre l’avion, participation concrète à des projets écologiques, tels la fabrication et le placement de fourneaux branchés sur des panneaux solaires dans les régions africaines, alimentation plus équilibrée, voire végan pour certains, plantation de milliers d’arbres, mobilisation pour le respect des droits humains par la désobéissance civile…
    Autre parole de sagesse, est celle de Vanessa Nakate, une militante ougandaise dans son pays : « Les jeunes ne sont pas les premiers à descendre dans la rue ! Je crois à un activisme intergénérationnel, qui partage les connaissances et les sagesses. »
    C’est exactement ce que Fréquence Terre constata lors de récentes manifestations avec la présence d’un groupe de plus en plus nombreux, celui des « Grands-Parents pour le Climat ».
    Assurément, les jeunes plus les anciens veillent au grain et, ensemble, ils vont encore le rappeler aux politiciens ce dimanche 31 octobre à Bruxelles où ils défileront jusqu’à la Commission européenne.
    Celle-ci ne pourra plus se retrancher derrière des promesses et autres poudres aux yeux en guise d’arguments. Elle ne pourra plus détourner le regard, en somme !
    4 min
  • COP26 : Liront-ils « Paradis perdus » à Glasgow ?
    C’est le week-end et un peu de détente est bienvenu, alors que la COP26 déchaîne déjà beaucoup de passion, surtout chez les climatosceptiques, les partisans du complot mondial et chez les politiciens scotchés aux lobbies des multinationales, entre autres.
    Alors, je me suis dit que la lecture de Paradis perdus avec le sous-titre prometteur de « La traversée des temps » d’Éric-Emmanuel Schmitt paru chez Albin Michel, allait certainement m’apporter ces heures où la fiction peut vous détourner des turpitudes sociétales qui empoisonnent déjà suffisamment le quotidien.
    Cette brique de 570 pages évoque Noam, un homme qui revient au Liban du XXIe siècle après avoir vécu un très très long séjour dans une caverne où il était endormi.
    Et qu’apprend-il, notre cher Noam en retrouvant la pseudo civilisation, lui qui naquit il y a huit mille ans dans une cité lacustre et que, par la magie de la plume de l’auteur, il traversa les siècles sans rien oublier de tout ce qu’il vécut ?
    Eh bien, pour un moment de détente, je fus servi ! À vrai dire, en une page, Éric-Emmanuel Schmitt lui décrit l’actualité avec une concision étonnante et une précision chirurgicale phénoménale, que même Greta Thunberg en resterait ébahie, selon moi.
    Je vous lis cet extrait qui, en sorte, est un réquisitoire qu’au tribunal de la COP26, l’avocat général assénerait à toutes les parties :
     
     
     
    La conclusion concernant Noam : « Pourquoi s’est-il réveillé pour découvrir ça ? À quoi bon revenir dans un tel univers ? S’il a connu beaucoup d’atrocités durant son existence, celle-ci lui semble spécialement cruelle… »
    Bon ! C’était la trentième page, il en reste 540 à lire et, peut-être, inspireront elles les participants à la COP26 qui auraient, comme moi, découvert notre monde à travers ce roman qui, dans le fond, peut s’assimiler à un véritable essai historique.
    4 min
  • COP26 : La Chine nie l’urgence climatique
    Xi Jinping a enfin évoqué le nouveau plan de réduction des gaz à effet de serre, dont la Chine est la première émettrice.
    Le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas franchement ce qu’attendait la planète ! Le Premier ministre chinois a annoncé que son pays s’engageait à stabiliser les émissions nocives avant 2030 afin d’atteindre la neutralité carbone trois décennies plus tard, soit en 2060.
    Les énergies non fossiles passent de 20 à 25 % et les forêts s’agrandiront de 4,5 milliards de m³ à 6 milliards de m³, bref, pas de quoi sauter de joie !
    Puissent les autres pays présents à la COP26, ne pas prendre la Chine comme exemple et en faire une jurisprudence.
    2 min
  • COP 26 : santé de la planète vs consumérisme, capitalisme et croissance
    La récente La Grande Librairie, émission littéraire sur France 5 de très grande audience en pays francophones, abordait le thème de l’Écologie de la santé face au monde de l’économie et à son mantra de « croissance ».
    En invité Cyril Dion, Richard Powers, Catherine Meurisse et Jean-Christophe Rufin, tous avec leurs spécificités en tant qu’auteurs, avaient un point commun : « On arrive à un moment de notre vie où il faut défendre le vivant ».
    Richard Powers : « Nous avons oublié que l’économie est une annexe de l’humanité et de l’écosystème ; que la Terre est une entreprise privée. Hélas, certains l’ont colonisée.
    Le traumatisme écologique est l’une des plus grandes menaces pour les jeunes. Aux États-Unis, 8 millions d’enfants sont placés sous psychotropes.
    Comment guérir ? Par la Nature ! Car, ils sont souvent terrifiés par la peur de la perte de l’humanité, de la Terre-Mère, de la richesse de la diversité, d’où le besoin d’une cure de Nature.
    Il est temps de cesser de s’excuser par rapport à la situation actuelle, il faut à présent apprendre à vivre là où nous vivons et agir concrètement ! »
    Sous-entendu : de décoloniser la Terre, car, comme le dirent Catherine Meurisse, « L’humanité n’est pas séparée du monde », et Jean-Christophe Rufin, « Quand on est coupé de la Nature, on l’est aussi avec l’être humain ».
    Comment inverser la tendance de la disparition des espèces ?
    "Habiter le monde" à La Grande Librairie (Photo Fréquence Terre/prise d'écran France 5).
    Cyril Dion : « Il est impossible de se dire que dans cinquante ans la planète sera invivable. Donc, il faut comprendre ceux qui amènent à cette future catastrophe : des politiciens et lobbies à la Communauté européenne aux élevages intensifs, là où le discours de la croissance est omniprésent.
    Pourtant, tout s’effondre. Alors, il faut se donner de nouveaux objectifs précis : la santé des humains et de notre environnement est essentielle face au matraquage à longueur de journée de la culture du consumérisme, du capitalisme et de la croissance. Il faut réensauvager le monde, il faut accepter que nous sommes des vivants parmi les vivants.
    La permaculture, par exemple, crée un équilibre naturel dans l’écosystème et le progrès est de faire en sorte que les gens vivent harmonieusement plus longtemps et pas à l’acquisition du dernier smartphone à la mode ou du gigantesque écran plat… »
    4 min
  • Les plongées émerveillées -Épisode 8
    Des podcasts en sous-marin dirigés par des enfants :
    "François SARANO est océanologue et plongeur. Parmi toutes les expériences qu'il a eues au cours d'une carrière riche et passionnante, on retient souvent son travail avec Jacques-Yves COUSTEAU à bord de la Calypso, et avec Jacques PERRIN - notamment pour le film "Océan".
    Dans cette série de podcasts , nous plongeons dans un observatoire sous-marin, où nous le retrouvons en train de répondre aux questions des élèves de différentes classes.
    A la multitude de questions que lui posent ces élèves, François apporte des réponses captivantes tout en invitant les enfants à changer : jeter les jeux vidéos, téléviseurs, téléphones portables... et aimer notre monde, trouver l'émerveillement dans tout ce qui nous entoure, nous retrouver, nous reconnecter au vivant. L'émerveillement... première étape, indispensable, avant de s'engager dans la préservation de notre unique planète.
    Un podcast de Jean-Baptiste FOURRE.
    7 min
  • COP26 : qui écoute encore l’ONU ?
    L’ONU s’époumone à clamer que « le temps presse dangereusement », mais qui l’écoute encore ? Les vœux pieux de réductions d’émissions de gaz à effet de serre sont insuffisants, dit-elle, et il faudrait être sept fois plus ambitieux par rapport au 1,5° C (au degré et demi) d’augmentation envisagé pour limiter les dégâts.
    Ainsi, à la COP26, les États devraient s’engager fermement à réduire de 30 à 55% les projections d’émissions et non de 7,5% comme prévoient déjà les plus convaincus d’entre eux.
    Mais, au train où vont les choses, le monde s’en va allègrement vers une augmentation de température de 2,7° C !
    Les catastrophes climatiques sont déjà nombreuses avec le réchauffement actuel qui est de l’ordre de 1,1° C, mais, visiblement, cela n’émeut pas grand monde dans les milieux politiques et des multinationales qui régentent la planète, puisque les productions de charbon, de pétrole et de gaz sont même devenues deux fois supérieures !
    Des dizaines de milliers de manifestants ont récemment réclamé des changements à la Communauté européenne : ont-ils été entendus ? (Photo Marie-Paule Peuteman)
    Sans une radicale opposition citoyenne, « Le temps presse dangereusement ! » est un mantra onusien qui risque bien de sonner le glas de la planète.
    Et si chaque citoyen s’adressait à ses élus pour faire pression et montrer que le temps de la duperie est révolu ?
    2 min
  • COP26 à Glasgow : il n’y a pas que déchets nucléaires !
    Bien entendu, il sera beaucoup question de déchets nucléaires à la COP26, a fortiori quand le président Macron a décidé de jouer la carte de petites centrales nucléaires réparties sur tout l’Hexagone. Or, petites ou grandes installations de ces réacteurs sont toutes pourvoyeuses de déchets mortels quasiment indestructibles.
    Durant ce même temps, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS) de Belgique, là où des centrales fissurées depuis des années sont rafistolées en catimini, le CSS, donc, publiait un rapport accablant estimant que « sur le plan environnemental, éthique et sanitaire, l’énergie nucléaire de fission, telle que déployée actuellement, ne peut pas prétendre satisfaire aux principes du développement durable. »
    Ce concert d’avis divergents qui seront débattus à Glasgow, ne doit pas faire oublier les dégâts causés à la planète avec des éléments autres que l’uranium, la matière première tant appréciée par l’industrie nucléaire.
    Rappelons la durée de vie de certains déchets afin, justement, de participer dans notre quotidien à élaborer un environnement moins pollué : une cigarette sans filtre et un mouchoir en papier jetés dans la nature, mettront trois mois avant de disparaître, une pelure de banane de 3 à 6 mois, un journal près d’un an, une allumette  quelque 6 mois, une cigarette avec filtre lui faudra près de deux années, alors qu’un chewing-gum aura besoin d’un lustre et une boîte en alu, genre cannette, un briquet et un gobelet en plastique, près d’un siècle, oui, une centaine d’années !
    Un siècle pour un sac en plastique et une carte SIM et quatre siècles pour une bouteille en verre. Assurément, la politique des déchets s’adresse aussi à tous les citoyens !
    3 min
  • COP26 à Glasgow : Quels sont les pays les plus pollueurs ?
    Avant que ne débute la cruciale COP26, que le président russe, Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping ont déjà annoncé qu’ils n’y participeraient pas, alors qu’ils y étaient conviés parmi les plus attendus des 191 pays signataires de l’accord de Paris, il est bon de bien cibler les nations qui sont les plus pollueuses.
    Sur base des statistiques officielles de 2020 publiées par World Energy, les émissions de CO₂ sont les suivantes : la Chine, avec 9 825 millions de tonnes arrive largement en tête, elle est suivie des États-Unis avec 4 964 millions de tonnes et l’Inde qui compte 2 480 millions de tonnes de CO₂.
    Viennent la Russie avec 1 532 millions de tonnes et le Japon avec 1 123 millions de tonnes.
    En sixième position, on trouve l’Allemagne et ses 683 millions de tonnes, talonnée par l’Iran avec 670, la Corée du Sud avec 638 et l’Indonésie avec 632 millions de tonnes de CO₂.
    En dixième position mondiale, il s’agit de l’Arabie Saoudite et 579 millions de tonnes.
    Au niveau de l’Union européenne, l’Allemagne est donc très largement sur la plus haute marche de ce classement et la France à la 21e place avec 299 millions de tonnes.
    Parmi les scores les plus faibles, il y a la Grèce avec 71 millions de tonnes et le Portugal et ses 51 millions de tonnes de CO₂.
    En politicien qu’il est, Laurent Fabius, président de la COP21 à Paris en 2015 et actuel président du Conseil constitutionnel a botté en touche lorsque les journalistes du Journal du Dimanche lui demandèrent de qualifier l’action de la France en ce domaine : « Vous voulez m’amener sur un terrain politique qui, par mes fonctions, m’est interdit. Disons seulement que la communauté internationale attend beaucoup de nous. »
    Il nous reste à souhaiter que délégation française, comme toutes les autres d’ailleurs, n’utiliserons pas la très politicienne langue de bois à Glasgow.
     
    Classement des 10 premiers pollueurs de la planète en millions de tonnes de CO₂ :
    Chine : 9 825
    États-Unis : 4 964
    Inde : 2 480
    Russie : 1 532
    Japon : 1 123
    Allemagne : 683
    Iran : 670
    Inde : 678
    Corée du Sud : 638
    Indonésie : 632
    Arabie Saoudite : 579
    3 min
  • COP 26 à Glasgow : Honte de prendre l’avion
    Un tiers des émissions de gaz à effet de serre résulte des transports à énergies fossiles, tels les avions, les bateaux, les voitures, principalement les camions routiers qui totalisent à eux-seuls quelque 90% de cette pollution majeure.
    Si le vélo retrouve la cote, pas l’électrique qui est un leurre de modèle dit écologique et sportif, mais le vrai, celui où l’on pousse sur les pédales dans les montées et pour accélérer, comme les transports publics, ceci reste encore une alternative trop marginalisée.
    En revanche, depuis des décennies, les compagnies low-cost ont tout fait pour que le citoyen puisse passer un week-end à Ibiza ou aller voir un concert à Londres à bas prix.
    Selon l’Agence européenne de l’environnement (AEE), cité par Libération en cette fin d’octobre 2021, un passager aérien émet 285 grammes de CO₂ sur UN kilomètre pour 158 en voiture et 14 en train.
    Ces chiffres suffiront-ils à rallier davantage de personnes au mouvement « Honte de prendre l’avion » ? On le constatera déjà dans quelques jours avec les déplacements des participants à la COP26 qui se déroulera à Glasgow à partir du 31 octobre.
    2 min
  • Cétacés pour aujourd’hui! Et demain ?
    Bonne nouvelle ! 35 ans après l’interdiction de la chasse commerciales, les baleines sont de retour.
    La suspension de la chasse commerciale en 1984 a permis d’éviter l’extinction et  après plusieurs générations d’hommes et de baleines, les résultats sont là :  quelles leçons en tirer ?
    Et certes, rien n’est gagné.Faut il baisser la garde ou continuer avec d'autres mesures de protection ? lesquelles ?
    quelques  faits et réponses à  consulter dans cette chronique.
    D. KRUPKA
    https://www.longitude181.org
    5 min

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