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  • Assises nationales des déchets, interview de Isabelle Martin, directrice de relations institutionnelles chez Suez recyclage et valorisation
    Isabelle Martin
    Les assises des déchets ont lieu les 2 et 3 octobre prochain à Nantes, l'occasion de faire un point sur la façon dont nous gérons nos déchets en France.
     J'ai interviewé Isabelle Martin, directrice de relations institutionnelles chez Suez recyclage et valorisation. A l'occasion des Assises Nationales des déchets qui se tiendront donc les 2 et 3 octobre prochain vous allez animer une conférence sur les outils numériques au service de la gestion des déchets. De quoi parle-t-on ? C'est quoi ces outils numériques ?
     
    On est dans une société de plus en plus connectée, et pour les déchets et bien effectivement, les outils numériques vont nous aider… vont aider le citoyen à être de plus en plus connecté pour améliorer son geste de tri.
    Mais au-delà de ça, ça va nous aider également en tant qu'industriels, à mettre en place des outils qui vont pouvoir être plus performant.
    Par exemple sur la collecte des déchets on va pouvoir déployer des puces sur les bacs qui reçoivent les déchets de façon à mesurer les quantités de déchets à l'intérieur et optimiser les collectes et les tournées de collectes, ce qui va permettre de faire des gains et d'optimiser.
    C'est aussi utiliser toutes les données qui sont maintenant de plus en plus disponible à travers l'intelligence artificielle pour robotiser et détecter sur les bandes transporteuses de nos centres de tri les différents types de plastiques d'emballage, de façon à limiter les erreurs de tri et à préparer une matière de qualité supérieure à celle qu'on a aujourd'hui par exemple.
     
     Donc on ne parle pas trop d'applications mobiles, mais c'est plus le déploiement de l'intelligence artificielle au service du tri ?
     
    Il y a aussi bien évidemment tout ce qui concerne ce dont vous parlez, c’est-à-dire les applications services des bonnes pratiques. Ça, c'est déjà bien déployé. Si vous êtes un citoyen sur Paris par exemple, vous voulez savoir où il y a une déchetterie, vous pouvez effectivement vous connecter et vous aurez toutes les informations sur les horaires, les temps d'attente, les périodes d'influence, les déchets que vous pouvez déposer / pas déposer, si vous voulez faire enlever un encombrants, à quel moment… tout cela existe déjà.
    Il y a ces robots donc qui qui permettent de faciliter le tri, est-ce que vous pouvez nous expliquer d'où on est partis et où on va arriver avec ces nouvelles technologies au service des déchets ? Au départ on ne triait pas, puis est arrivé le tri sélectif "manuel" puis on a mis de l'informatique dans tout ça…
     Vous avez entièrement raison oui. Au départ le premier flux qu'on a séparé c'est le verre. Ça date déjà de 25 ans, mais ce sont des boîtes "des box" qui sont sur les trottoirs et petit à petit effectivement, on a mis en place, soit de la collecte sélective qui se fait au sein du ménage. Pour les ordures ménagères il faut le trier pour séparer les différentes matières.
    Il y a déjà plusieurs années (une vingtaine d'années, se sont développé les centres de tri. Dans les premiers centres de tri, on triait le carton du plastique et petit à petit, comme dans les plastiques il y a beaucoup de résines (il y a 5 résine majoritaire notamment le polyéthylène qui constitue pratiquement toutes les bouteilles) on les a amélioré avec des détecteur optiques… des soufflettes qui permettent aussi d'évacuer les déchets qui doivent pas rester dans le flux. Et derrière, on a toujours quand même du tri manuel pour corriger les erreurs qu'a fait la machine.
    Donc, comme on va avoir un déploiement sur 3 ans en France de l'extension des consignes de tri,  nous allons mettre dans le bac jaune d'autre matières comme les barquettes en plastique, les pots de yaourt, les enveloppes de de jambon etcetera.. Et bien en fait on est amenés à utiliser l'intelligence artificielle qui va utiliser soit les photos, la détection de la forme qui est à trier et tout ça va nous permettre effectivement d'avoir un meilleur tri.
    15 min
  • Un écosystème très particulier

    Ils sont quelque 3 à 4 millions d’initiés à la Franc-Maçonnerie dans le monde, dont 180 000 en France, 26 000 en Belgique[1], des Sœurs et Frères réunis en Obédiences qui, chacune, a sa spécificité (exclusivement masculine ou féminine, mixte, faisant référence ou non au Grand Architecte de l’Univers, issue des corporations moyenâgeuses, dite la Franc-Maçonnerie Opérative, ou Spéculative, née à Londres en 1717, travaillant selon tel ou tel  rite…) ; des membres de toutes les couches sociales, même si le monde ouvrier et artisanal n’y est pas très fréquent.

    Et, parmi ces membres, dont le but commun et essentiel est de prôner et d’appliquer, autant que faire se peut, la Fraternité universelle, il y a cet « écosystème très particulier de l’édition maçonnique ».

    Un monde restreint que décrit, en connaissance de cause, Jiri Pragman, journaliste, auteur, spécialiste de l’Internet maçonnique, chroniqueur à Franc-Maçonnerie Magazine, initié au Grand Orient, qui vient de publier L’édition maçonnique – Quand les francs-maçons lisent et écrivent[2], un très intéressant, voire surprenant, ouvrage sur les us et coutumes, coulisses et rouages de l’édition maçonnique. Celle qui, généralement, est confinée dans le rayon « Ésotérisme » des grandes surfaces ou discrètement (dans le sens de volontairement) dissimulée dans un recoin de librairies.

    Pourtant, il n’y a pas philosophie plus démocratique et humaniste (un pléonasme !) que la Franc-Maçonnerie, hormis les affairistes qui en usent et abusent, comme dans toute société humaine.

    Le livre de Jiri Pragman recèle beaucoup de particularités, dans la mesure où cet homme de terrain expose clairement ce que d’aucuns assimilent, à tort, comme des personnages d’un vaste complot mondial ou du copinage éhonté, alors qu’eux aussi, se débattent avec des contrats proposés dont les droits d’auteur ressemblent davantage à une aumône qu’à une juste rétribution, des absences de promotion, des chiffres de vente pas toujours clairs, des diffusions hésitantes ou carrément « sabotées »…

    En somme, des situations que subissent quotidiennement les travailleurs dans maints métiers et professions.

    Alors, comment ne pas penser à ce précepte maçonnique pour illustrer cet essai qui intéressera autant le profane que l’initié : « Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité des êtres : c’est travailler pour toi-même. »

    Musique : Michaël Mathy.

    [1] Chiffres Wikipedia, 2019.

    [2] https://www.amazon.fr/L%C3%A9dition-ma%C3%A7onnique-francs-ma%C3%A7ons-lisent-%C3%A9crivent/dp/1099756944/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=jiri+pragman&qid=1567750660&s=gateway&sr=8-1

     

    4 min
  • Un écosystème très particulier
    Ils sont quelque 3 à 4 millions d’initiés à la Franc-Maçonnerie dans le monde, dont 180 000 en France, 26 000 en Belgique[1], des Sœurs et Frères réunis en Obédiences qui, chacune, a sa spécificité (exclusivement masculine ou féminine, mixte, faisant référence ou non au Grand Architecte de l’Univers, issue des corporations moyenâgeuses, dite la Franc-Maçonnerie Opérative, ou Spéculative, née à Londres en 1717, travaillant selon tel ou tel  rite…) ; des membres de toutes les couches sociales, même si le monde ouvrier et artisanal n’y est pas très fréquent.

    Et, parmi ces membres, dont le but commun et essentiel est de prôner et d’appliquer, autant que faire se peut, la Fraternité universelle, il y a cet « écosystème très particulier de l’édition maçonnique ».

    Un monde restreint que décrit, en connaissance de cause, Jiri Pragman, journaliste, auteur, spécialiste de l’Internet maçonnique, chroniqueur à Franc-Maçonnerie Magazine, initié au Grand Orient, qui vient de publier L’édition maçonnique – Quand les francs-maçons lisent et écrivent[2], un très intéressant, voire surprenant, ouvrage sur les us et coutumes, coulisses et rouages de l’édition maçonnique. Celle qui, généralement, est confinée dans le rayon « Ésotérisme » des grandes surfaces ou discrètement (dans le sens de volontairement) dissimulée dans un recoin de librairies.

    Pourtant, il n’y a pas philosophie plus démocratique et humaniste (un pléonasme !) que la Franc-Maçonnerie, hormis les affairistes qui en usent et abusent, comme dans toute société humaine.

    Le livre de Jiri Pragman recèle beaucoup de particularités, dans la mesure où cet homme de terrain expose clairement ce que d’aucuns assimilent, à tort, comme des personnages d’un vaste complot mondial ou du copinage éhonté, alors qu’eux aussi, se débattent avec des contrats proposés dont les droits d’auteur ressemblent davantage à une aumône qu’à une juste rétribution, des absences de promotion, des chiffres de vente pas toujours clairs, des diffusions hésitantes ou carrément « sabotées »…

    En somme, des situations que subissent quotidiennement les travailleurs dans maints métiers et professions.

    Alors, comment ne pas penser à ce précepte maçonnique pour illustrer cet essai qui intéressera autant le profane que l’initié : « Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité des êtres : c’est travailler pour toi-même. »



    Musique : Michaël Mathy.

    [1] Chiffres Wikipedia, 2019.

    [2] https://www.amazon.fr/L%C3%A9dition-ma%C3%A7onnique-francs-ma%C3%A7ons-lisent-%C3%A9crivent/dp/1099756944/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=jiri+pragman&qid=1567750660&s=gateway&sr=8-1

     
    4 min
  • Amazonie : l’hypocrisie des « Grands » (Sagesses d’ailleurs/5)
    Pour cette 5e chronique dévolue à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu), c’est sa rencontre avec des peuples racines d’Amazonie qui interpelle doublement à l’heure où cette vaste région brésilienne se consume à grands feux. Peuples qu’elle rencontra il y a plus de trois ans et qui situe parfaitement le drame qui se déroule actuellement : « Comment des Indiens qui vivent au fin fond de la forêt amazonienne ont-ils pu développer une remarquable qualité d’écoute et de respect des autres ? » La réponse était simple : « La nature est une école des sens et de l’écoute ».

    Dans un milieu souvent hostile, ce peuple racine évoluait depuis des siècles avec grande attention, perception et humilité car, dans leur forêt tout était vivant et, pour eux, leur art c’était la vie des gens, leurs flèches, arcs, bijoux, poteries…

    « Ces peuples n’ont pas besoin d’édifices religieux, soulignait l’auteure, parce qu’ils les ont déjà, c’est la Nature. Pour eux, le rapport au sacré se traduit dans le rapport au vivant, fondé sur le respect de l’harmonie. L’occidental, lui, vit généralement séparé de la nature, voire au-dessus avec un esprit de supériorité. »

    Comme ces prétendus « Grands » de la planète, en quelque sorte, qui vont débloquer quelques millions d’euros pour jouer les bons apôtres, tenter de masquer leurs turpitudes, leur climato-scepticisme et autre capitalisme effréné.

    Fin août 2019, La Republica et Le Soir (montage photo) titraient conjointement : « Nous n’avons plus de temps à perdre » mais Frederika Van Ingen, dans ce livre, avait prévu une réponse terrifiante à cette destruction de l’Amazonie qu’elle ne pouvait imaginer il y a quelques années : « Les peuples premiers vivent dans des endroits souvent extrêmes et s’ils ne peuvent plus y vivre, c’est que le reste du monde va mal. »

    Musique : Michaël Mathy.

    3 min
  • Amazonie : l’hypocrisie des « Grands » (Sagesses d’ailleurs/5)

    Pour cette 5e chronique dévolue à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu), c’est sa rencontre avec des peuples racines d’Amazonie qui interpelle doublement à l’heure où cette vaste région brésilienne se consume à grands feux. Peuples qu’elle rencontra il y a plus de trois ans et qui situe parfaitement le drame qui se déroule actuellement : « Comment des Indiens qui vivent au fin fond de la forêt amazonienne ont-ils pu développer une remarquable qualité d’écoute et de respect des autres ? » La réponse était simple : « La nature est une école des sens et de l’écoute ».

    Dans un milieu souvent hostile, ce peuple racine évoluait depuis des siècles avec grande attention, perception et humilité car, dans leur forêt tout était vivant et, pour eux, leur art c’était la vie des gens, leurs flèches, arcs, bijoux, poteries…

    « Ces peuples n’ont pas besoin d’édifices religieux, soulignait l’auteure, parce qu’ils les ont déjà, c’est la Nature. Pour eux, le rapport au sacré se traduit dans le rapport au vivant, fondé sur le respect de l’harmonie. L’occidental, lui, vit généralement séparé de la nature, voire au-dessus avec un esprit de supériorité. »

    Comme ces prétendus « Grands » de la planète, en quelque sorte, qui vont débloquer quelques millions d’euros pour jouer les bons apôtres, tenter de masquer leurs turpitudes, leur climato-scepticisme et autre capitalisme effréné.

    Fin août 2019, La Republica et Le Soir (montage photo) titraient conjointement : « Nous n’avons plus de temps à perdre » mais Frederika Van Ingen, dans ce livre, avait prévu une réponse terrifiante à cette destruction de l’Amazonie qu’elle ne pouvait imaginer il y a quelques années : « Les peuples premiers vivent dans des endroits souvent extrêmes et s’ils ne peuvent plus y vivre, c’est que le reste du monde va mal. »

    Musique : Michaël Mathy.

    3 min
  • Pierre Rabhi : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »
    Dans une précédente chronique (23 avril 2019) intitulée « Il faut écouter cet homme-là », une parole de Nicolas Hulot, il était question du Manifeste pour la Terre et l’Humanisme écrit par Pierre Rabhi à Actes Sud en 2008.

    Photo Facebook reproduite avec l'autorisation de Pierre Rabhi.

    Aujourd’hui, c’est avec une grande amabilité et une réelle confraternité dans la poursuite de ce combat mené pour sauver la planète, que Pierre Rabhi[1] a accepté que des extraits de sa « Charte pour la Terre et l’Humanisme » (illustrés de sa photo) soient reproduits dans le cadre de cette nouvelle chronique et d’un ouvrage destiné à sensibiliser davantage de gens.

    Pierre Rabhi, 81 ans, originaire du Sahara algérien et résidant en France depuis six décennies, est devenu au fil du temps agroécologiste, auteur, conférencier et philosophe. Son rayonnement est international et s’appuie sur une « Charte pour la Terre et l’Humanisme » qu’il y a lieu d’encore faire connaître vu l’urgence climatique vitale et qui répond à cette double question : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

    Logique du pyromane-pompier

    Il porte tout d’abord une constatation que les événements climatiques de ces derniers temps confirment : « La Terre et l’humanité son gravement menacées. L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent. Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme. »

     Que faire concrètement ?

     Pierre Rabhi fait plusieurs propositions, parmi lesquelles : « Vivre et prendre soin de la vie. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans changement des humains. Face au ‘‘toujours plus’’ qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité. La Terre et l’humanisme sont indissociables !

    Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le ‘‘chacun pour soi’’ pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience. »

     

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     

    [1] Merci à Caroline Bourret d’avoir été l’intermédiaire efficace entre Pierre Rabhi et moi.

    5 min
  • Pierre Rabhi : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »
    Dans une précédente chronique (23 avril 2019) intitulée « Il faut écouter cet homme-là », une parole de Nicolas Hulot, il était question du Manifeste pour la Terre et l’Humanisme écrit par Pierre Rabhi à Actes Sud en 2008.

    Photo Facebook reproduite avec l'autorisation de Pierre Rabhi.

    Aujourd’hui, c’est avec une grande amabilité et une réelle confraternité dans la poursuite de ce combat mené pour sauver la planète, que Pierre Rabhi[1] a accepté que des extraits de sa « Charte pour la Terre et l’Humanisme » (illustrés de sa photo) soient reproduits dans le cadre de cette nouvelle chronique et d’un ouvrage destiné à sensibiliser davantage de gens.

    Pierre Rabhi, 81 ans, originaire du Sahara algérien et résidant en France depuis six décennies, est devenu au fil du temps agroécologiste, auteur, conférencier et philosophe. Son rayonnement est international et s’appuie sur une « Charte pour la Terre et l’Humanisme » qu’il y a lieu d’encore faire connaître vu l’urgence climatique vitale et qui répond à cette double question : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants et quels enfants laisserons-nous à la planète ? »

    Logique du pyromane-pompier

    Il porte tout d’abord une constatation que les événements climatiques de ces derniers temps confirment : « La Terre et l’humanité son gravement menacées. L’industrialisation de l’agriculture, avec l’usage massif d’engrais chimiques, de pesticides et de semences hybrides et la mécanisation excessive, a porté gravement atteinte à la terre nourricière et à la culture paysanne. Ne pouvant produire sans détruire, l’humanité s’expose à des famines sans précédent. Alors que les ressources naturelles sont aujourd’hui suffisantes pour satisfaire les besoins élémentaires de tous, pénuries et pauvreté ne cessent de s’aggraver. Faute d’avoir organisé le monde avec humanisme, sur l’équité, le partage et la solidarité, nous avons recours au palliatif de l’humanitaire. La logique du pyromane-pompier est devenue la norme. »

     Que faire concrètement ?

     Pierre Rabhi fait plusieurs propositions, parmi lesquelles : « Vivre et prendre soin de la vie. C’est dans les utopies d’aujourd’hui que sont les solutions de demain. La première utopie est à incarner en nous-mêmes car la mutation sociale ne se fera pas sans changement des humains. Face au ‘‘toujours plus’’ qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison. Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité. La Terre et l’humanisme sont indissociables !

    Nous souhaitons de toute notre raison et de tout notre cœur une éducation qui ne se fonde pas sur l’angoisse de l’échec mais sur l’enthousiasme d’apprendre. Qui abolisse le ‘‘chacun pour soi’’ pour exalter la puissance de la solidarité et de la complémentarité. Qui mette les talents de chacun au service de tous. Une éducation qui équilibre l’ouverture de l’esprit aux connaissances abstraites avec l’intelligence des mains et la créativité concrète. Qui relie l’enfant à la nature à laquelle il doit et devra toujours sa survie et qui l’éveille à la beauté et à sa responsabilité à l’égard de la vie. Car tout cela est essentiel à l’élévation de sa conscience. »

     

    Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

     

    [1] Merci à Caroline Bourret d’avoir été l’intermédiaire efficace entre Pierre Rabhi et moi.

    5 min
  • Recettes détox super gourmandes – itv de Marie Chioca
    Mes recettes détox super gourmandes
    Avec des ingrédients simples et de saison
    Idéal pour retrouver forme et santé !


    Fatigue, stress, surpoids... votre corps a besoin d'une pause. Marie Chioca vous invite à le régénérer grâce à des recettes détoxifiantes et... délicieuses ! Validées par le Dr. Guy Avril, elles seront des alliées précieuses pour retrouver la forme et le sourire.

    En savoir plus sur les auteurs Guy Avril et Marie Chioca
    Découvrez tous les ouvrages de la collection Alimentation - Facile et bio



    ✽ CURE DÉTOX, MODE D'EMPLOI
    ✽ PETITS DÉJEUNERS
    Gelée de fleurs de pissenlit au citron - Pancakes au son d'avoine, myrtilles et lait d'amande - Smoothie gourmand aux fruits d'été - « Velours » de pruneaux à la vanille - Porridge d'hiver au son d'avoine et cannelle - Crème aux fruits et petit épeautre - Pain essène à la poire et à la noisette
    ✽ SOUPES, SALADES ET CRUDITÉS
    Soupe crue « bonne mine » - Soupe miso printanière - Velouté de potimarron - Soupe à l'ortie - Gaspacho aux légumes d'été - Guacamole léger - « Taboulé » de chou-fleur - Salade d'automne au potimarron cru - Salade printanière au pissenlit et oeuf mollet - Salade d'hiver super vitaminée - Salade estivale d'inspiration crétoise - Carpaccio d'artichauts poivradre - Champignons émincés, avocat et pousses de radis - Taboulé à l'épeautre complet - Tartare de coeur de boeuf à la fleur de sel et au basilic

    ✽ PLATS COMPLETS
    « Tarama » végétalien - Paëlla express aux pousses d'épinards - Salade niçoise au petit épeautre -Wok de poulet, poireaux et torsades aux lentilles corail - Pasta primavera aux légumes croquants - Terrine de saumon sauvage à la laitue de mer - Salade tiède à l'ail des ours et poireaux primeurs - Nouilles soba aux moules de bouchot et persillade - Cabillaud en sauce verte - Poulet à l'étouffée façon basquaise - Spaghettis d'épeautre à la « bolognaise » de thon germon - Pagre rôti aux tomates et échalotes

    ✽ DOUCEURS ET BOISSONS
    Crème glacée végétale à la pêche et à la framboise - Pain d'épice au petit épeautre - Flans végétaux au parfum de Provence - Yaourts de soja intensément vanillés - Tartelettes 100 % fruits, 100% crues - Milk-shake végétal à la fraise - Sorbet aux fruits rouges - Moelleux provençal à la figue - Nage de fruits « grenadine » - Jus de tomate au céleri et pointe de sel aux herbes - Soda naturel framboise-pomelo - Kéfir au citron frais et touche de miel - Jus frais de carotte, pomelo, fenouil et citron - Lait d'amande cru maison - « Thé » rouge aux épices de Noël - Tisane crue à la sauge et au romarin

     



    En complément, Terre vivante vous propose le stage "Cuisiner bio, c'est facile"




    Auteurs : Guy Avril - Marie Chioca
    Collection : Facile et Bio

    Description : 120 pages ; (21 x 21 cm) .

    ISBN : 978-2-36098-150-2

    Date de parution : 15 janvier 2015

     

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    8 min
  • Il n’était pas trop tard (1)
    Tout commence par un assassinat. Un poignard planté dans le corps d’un homme allongé dans une chambre d’hôtel. L’assassin a pour but de voler un document dans le portefeuille de la victime. Il y est question de vente d’armes au gouvernement. La scène se déroule de nuit à Shanghaï.

    « Assassiner n’est pas seulement tuer… » écrit l’auteur. C’est le début d’un roman de réputation mondiale, écrit par un homme dont le nom est gravé en lettres d’or dans l’Histoire universelle : La Condition humaine d’André Malraux.

    Lire pour la première fois ce chef-d’œuvre dans l’édition de 1946 parue chez Gallimard dont les pages sont jaunies par le temps, fut pour moi une révélation concrète au-delà des informations ponctuelles glanées durant des décennies.

    Oui, André Malraux fut un auteur génial. Outre l’écriture léchée, c’est la description des personnages, des lieux, de la vie au quotidien, qui est époustouflante avec, par exemple : « Cachés par ces murs, un demi- million d’hommes : ceux des filatures, ceux qui travaillent seize heures par jour depuis l’enfance, le peuple de l’ulcère, de la sclérose, de la famine. »

    Il n’était donc pas trop tard de lire ce texte illustre de plus de 400 pages, qui reste d’actualité sous divers aspects.

    Un texte qui se poursuit par les minutieux préparatifs et l’insurrection.

    André Malraux (1901-1976), essentiellement  autodidacte, journaliste anticolonialiste et militant antifasciste, écrivit encore :

    « L’ordre ! Des foules de squelettes en robes brodées, perdus au fond du temps par assemblées immobiles : en face, les deux cent mille ouvriers des filatures, la foule écrasante des coolies. Il n’y a pas de dignité possible pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pour qui il travaille. »

    Et pendant que des ouvrières et ouvriers brandissent des bannières réclamant l’arrêt du travail pour les enfants au-dessous de 8  ans  et le droit de s’asseoir pour les ouvrières des filatures, une européenne confie à son amant : « Il n’y a rien de plus prenant chez un homme que l’union de la force et de la faiblesse. Les hommes ont des voyages, les femmes ont des amants. Et ce que les hommes appellent charme et compréhension, c’est la soumission de l’esprit. »



    Musique : Michaël Mathy.
    3 min
  • Il n’était pas trop tard (1)

    Tout commence par un assassinat. Un poignard planté dans le corps d’un homme allongé dans une chambre d’hôtel. L’assassin a pour but de voler un document dans le portefeuille de la victime. Il y est question de vente d’armes au gouvernement. La scène se déroule de nuit à Shanghaï.

    « Assassiner n’est pas seulement tuer… » écrit l’auteur. C’est le début d’un roman de réputation mondiale, écrit par un homme dont le nom est gravé en lettres d’or dans l’Histoire universelle : La Condition humaine d’André Malraux.

    Lire pour la première fois ce chef-d’œuvre dans l’édition de 1946 parue chez Gallimard dont les pages sont jaunies par le temps, fut pour moi une révélation concrète au-delà des informations ponctuelles glanées durant des décennies.

    Oui, André Malraux fut un auteur génial. Outre l’écriture léchée, c’est la description des personnages, des lieux, de la vie au quotidien, qui est époustouflante avec, par exemple : « Cachés par ces murs, un demi- million d’hommes : ceux des filatures, ceux qui travaillent seize heures par jour depuis l’enfance, le peuple de l’ulcère, de la sclérose, de la famine. »

    Il n’était donc pas trop tard de lire ce texte illustre de plus de 400 pages, qui reste d’actualité sous divers aspects.

    Un texte qui se poursuit par les minutieux préparatifs et l’insurrection.

    André Malraux (1901-1976), essentiellement  autodidacte, journaliste anticolonialiste et militant antifasciste, écrivit encore :

    « L’ordre ! Des foules de squelettes en robes brodées, perdus au fond du temps par assemblées immobiles : en face, les deux cent mille ouvriers des filatures, la foule écrasante des coolies. Il n’y a pas de dignité possible pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pour qui il travaille. »

    Et pendant que des ouvrières et ouvriers brandissent des bannières réclamant l’arrêt du travail pour les enfants au-dessous de 8  ans  et le droit de s’asseoir pour les ouvrières des filatures, une européenne confie à son amant : « Il n’y a rien de plus prenant chez un homme que l’union de la force et de la faiblesse. Les hommes ont des voyages, les femmes ont des amants. Et ce que les hommes appellent charme et compréhension, c’est la soumission de l’esprit. »

    Musique : Michaël Mathy.

    3 min

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