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Ils sont détenus en Iran depuis plus de 1 200 jours, soit plus de trois ans : Cécile Kohler et son compagnon, Jacques Paris. Deux ressortissants français, arrêtés en mai 2022, au dernier jour d’un voyage touristique, et accusés d’espionnage pour le compte de l’État israélien. Détenus dans la prison d’Evin, à Téhéran, ils risquent la peine de mort. C’est sans doute, actuellement, l’un des cas les plus emblématiques de la stratégie de l’Iran : détenir des ressortissants étrangers pour faire pression sur certains gouvernements.
Une diplomatie des otages pratiquée depuis des dizaines d’années par Téhéran… mais aussi, désormais, par d’autres États, comme le Venezuela. Alors comment cette stratégie s’est-elle construite ? Est-elle efficace ? Que peuvent faire les pays qui en sont victimes ?
Invités :
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Jamais un membre du G7 n’a encore franchi le pas : la France a finalement annoncé, en juillet dernier, qu’elle allait reconnaître l’État de Palestine. C’est déjà fait par une très grande majorité de pays membres de l’Organisation des Nations unies… mais la récente initiative française a entraîné une dynamique, du côté des puissances occidentales : le Canada, l’Australie, le Royaume-Uni ou encore la Belgique ont également annoncé, par la suite, vouloir reconnaître (sous certaines conditions) un État palestinien.
Cela doit être officialisé à la fin de l’Assemblée générale de l’ONU, qui débute le 9 septembre, au moment où l’armée israélienne durcit son offensive à Gaza et accélère la colonisation de la Cisjordanie. D’un point de vue symbolique, juridique, politique, mais aussi régional, quelles conséquences cette reconnaissance d’un État palestinien par plusieurs pays occidentaux peut-elle avoir ?
Invités :
Le président chinois Xi Jinping accueille ce week-end le Russe Vladimir Poutine, l’Indien Narendra Modi, l’Iranien Massoud Pezeshkian, le Turc Erdogan et une volée de dirigeants eurasiatiques pour un sommet où Pékin entend promouvoir une gouvernance mondiale alternative à celle des Occidentaux. La réunion de l’Organisation de coopération de Shanghai qui se poursuivra demain lundi à Tianjin dans le nord de la Chine, ouvre une séquence à l’issue de laquelle la Chine fera la démonstration de sa puissance militaire, mercredi 3 septembre, à la faveur d’une spectaculaire parade commémorant la fin de la Seconde Guerre mondiale il y a 80 ans.
Regard sur la proximité croissante entre la Chine et la Russie. Les deux puissances se retrouvent unies dans une croisade contre ce qu’elles considèrent comme l’hégémonie et les « valeurs » occidentales, dans un contexte de rivalité frontale entre Pékin et Washington.
Mais derrière l’affichage d’une « amitié sans limites » proclamée en février 2022, quels sont les véritables fondements de cette relation ? Quelle est sa portée, ses fragilités, et surtout : jusqu’où peut aller cette entente, voire ce rapprochement ?
Sylvie Bermann est notre invitée. Ancienne ambassadrice de France en Chine, au Royaume-Uni et en Russie. L’Ours et le Dragon. Russie-Chine : histoire d’une amitié sans limites (Éd Tallandier).
Quand on pense aux conflits armés, on imagine souvent des guerres entre États. Pourtant, les guerres les plus fréquentes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale sont des guerres civiles. Elles traversent l’histoire contemporaine, de l’Afghanistan au Mali, de la Syrie au Rwanda, de la République démocratique du Congo aux Balkans, sans oublier la question Kurde.
Et pourtant, nous en savons finalement assez peu de choses. Elles sont souvent perçues comme des violences chaotiques, irrationnelles, ou comme des effondrements d’État, alors qu’elles obéissent à des logiques politiques, sociales et économiques précises. Qu’elles sont pratiquement un phénomène universel sur le temps long. Et que la quasi-totalité des sociétés a connu un épisode de guerre civile, provoquant la mort de dizaines de millions de personnes ainsi que l’exil ou le déplacement de centaines de millions d’autres. Enfin, loin d’être une affaire uniquement interne à un pays, les guerres civiles ne peuvent se comprendre sans prendre en compte les acteurs internationaux.
Gilles Dorronsoro est notre invité, professeur de science politique à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’Institut universitaire de France. Gilles Dorronsoro a travaillé sur les guerres civiles contemporaines en Afghanistan, au Kurdistan, en Syrie et au Mali. Auteur de Le plus grand des maux. Sociologie des guerres civiles, CNRS ÉDITIONS.
La conquête de l’espace est désormais placée sur un axe qui paraît aujourd’hui irréversible. Et il se pourrait bien que nous ayons colonisé la Lune et Mars avant la fin de ce siècle, motivés par la curiosité scientifique et la volonté de sans cesse repousser les frontières. Bien sûr aussi et peut-être surtout les ambitions commerciales ne sont pas loin. Les ressources de la Lune et de Mars attirent des centaines de milliards de dollars d’investissements.
États comme entreprises privées sont engagés dans une véritable course pour s’assurer une place. Ce qui n’est pas sans risques tant l’espace ressemble à un Far West. La rivalité pour les meilleurs emplacements et l’accès exclusif à de précieuses ressources est là, d’où la nécessité d’encadrer cette compétition. Les interrogations ne manquent pas. Les acteurs revendiqueront-ils la souveraineté sur certaines parties de la Lune et de Mars ? Y aura-t-il des frontières ? Les colonies futures échapperont-elles à tout contrôle ? Ressources naturelles, positionnement stratégique, prestige technologique ? Faut-il y voir une nouvelle forme de compétition mondiale ou un pas vers une coopération internationale renouvelée ?
Invités :
Édition en partenariat avec la revue Questions internationales « À la conquête de la Lune ».
L’actualité autour de l’Ukraine a pris un nouvel élan diplomatique avec les sommets d’Anchorage et de Washington, la réunion de l’OTAN. L’avenir du pays n’en reste pas moins extrêmement flou alors que Moscou et Kiev semblent toujours avoir des positions très éloignées, tandis que Donald Trump se montre pressé de parvenir à un accord.
Malgré les efforts du président américain des négociations ne pourront sans doute intervenir que lorsque les deux parties auront acquis la conviction que leurs intérêts sont mieux servis par la discussion que par la guerre. Alors que l’on s’interroge sur la capacité de Donald Trump à demeurer du côté des Européens, la destruction de Gaza se poursuit, sans que Washington n’ait levé son appui au gouvernement israélien. Donald Trump prétend avoir arrêté plusieurs guerres depuis son retour à la Maison Blanche.
Invité :
Bertrand Badie, professeur émérite des Universités à Sciences Po. Auteur de L’art de la paix, chez Flammarion.
Regard et analyse des conséquences du sommet en Alaska.
Invités :
Nicole Gnesotto, vice-présidente de l’Institut Jacques Delors et professeure émérite au Cnam, auteure de Choisir l’avenir. 10 réponses sur le monde qui vient, (CNRS éditions)
Cyrille Bret, expert à l'Institut Montaigne
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Elles ne figurent dans aucun organigramme officiel, ne signent aucun traité, n'occupent parfois aucune fonction publique. Et pourtant, elles influencent. Dans l’ombre ou à la marge, parfois au cœur des tractations, les épouses de diplomates ont joué — et jouent encore — un rôle subtil mais réel dans les relations internationales.
Hôtesses de salons feutrés, passeuses culturelles, médiatrices discrètes ou stratèges informelles, elles ont souvent été bien plus que des accompagnatrices. Proches des cercles du pouvoir, les femmes de diplomates participent aux affaires diplomatiques et influencent les rapports internationaux. De l’Europe des cours royales à la diplomatie multilatérale contemporaine, leur place a évolué, sans jamais cesser d’être ambiguë. Certaines ont exercé une influence politique directe. D’autres ont inventé des formes d’action plus souples, informelles, mais parfois décisives dans la création de liens entre nations, dans la gestion des crises ou dans l'adoucissement d’enjeux durs. Ce pouvoir «non institutionnel», parfois sous-estimé, interroge les catégories classiques du pouvoir et de la diplomatie. Comment ces femmes participent-elles aux relations internationales ? Quels moyens ont-elles pour agir ? Quelle reconnaissance obtiennent-elles — ou non — pour leur rôle ? Et comment leur statut évolue-t-il à l’heure d’une diplomatie de plus en plus professionnalisée, féminisée, mais aussi médiatisée ?
Invitée :
Isabelle Dasque, maître de conférences en Histoire contemporaine à Sorbonne Université. Spécialiste de l’histoire de la diplomatie française. « Le pouvoir des femmes de diplomates. XIXè-XXIè siècles », éditions Nouveau Monde.
Ils sont longtemps restés dans l’angle mort des analyses de sciences politiques et de recherches universitaires. Une singularité qui tient aussi à la relative discrétion de ces structures. Ni laboratoires universitaires, ni lobbies, ni forums, ni partis politiques, ni syndicats ni ONG, les think tanks s’inscrivent dans ce continuum entre travail académique et influence.
Aux États-Unis, depuis le début de son mandat, Donald Trump déroule à la lettre le Projet 2025, une bible de 922 pages rédigées par the Heritage Foundation, le think tank conservateur le plus influent de la galaxie MAGA, dont le président Kevin Roberts était en visite en France au printemps 2025. La Heritage Foundation a pour ambition d'exporter la vision du monde du tandem Trump-Vance en Europe. Que sont vraiment les think tanks ? Quel est leur objectif ? En quoi se distinguent-ils des lobbies ? Comment sont-ils financés ?
Invité :
Marc Patard, docteur de l’Institut d’études politiques de Paris. Conférencier et enseignant à la Faculté de droit d’Orléans. « Les Think Tanks » Que sais-je ?
On parle généralement de géopolitique en termes d’intérêt, de puissance, de ressources ou encore de religion. Il est toutefois un moteur plus souterrain, plus intime, parfois tabou, qui anime les dynamiques internationales. Il s’agit de la vengeance. La vengeance pas seulement au sens d’un ressentiment individuel, mais comme une logique structurante de riposte, de mémoire blessée, de revanche historique.
La vengeance est depuis longtemps un moteur des dynamiques conflictuelles au Proche et Moyen-Orient. Dans les représailles entre Israël et les groupes armés palestiniens, dans les rivalités entre puissances régionales ou encore dans la manière dont les acteurs politiques instrumentalisent des humiliations passées pour légitimer leur action présente. La vengeance est-elle un instrument archaïque ou un outil politique ? Une entrave à la paix ou un levier de cohésion identitaire ? Peut-on en finir avec une logique de loi du talion dans une région traversée par tant de traumatismes historiques ? Un Moyen-Orient délivré de la vengeance pourra-t-il jamais voir le jour ?
Invités :
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Géopolitique parcourt les grandes régions du monde auxquelles sont associés des enjeux majeurs. Marie-France Chatin invite au débat chercheurs et experts, afin que soient expliqués et mis en…
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