Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1959 : Marcel Amont, l'éclat de « Bleu, blanc, blond »
    Nous sommes fin 1959. Happy Day pour un Bordelais venu conquérir Paris. Après avoir fait le tour des cabarets, il sort un 45 tours qui va changer sa vie et lui ouvrir les portes du succès durant toutes les années 60. Il s'appelle Marcel Amont et il est "bleu blanc blond"...

    En 1953, il fait la première partie de la tournée de Jean Nohain. Il frôle la mort après le spectacle de Bordeaux et doit passer un an en sanatorium. Après une longue convalescence, c'est en 1956 que le succès va commencer à lui sourire. Son premier disque, "Escamillo" tourne bien. 

    Il passe à l'Olympia en première partie d'Édith Piaf : il est d'abord « supplément au programme », puis il est révélation de l'année. Cinq semaines plus tard, il est en deuxième position sur l'affiche. On le voit au cinéma aux côtés de Brigitte Bardot dans "La mariée est trop belle." Et puis arrive, fin 1959... ce fameux "bleu blanc blond".

    Ah oui, dernier détail : "Bleu, blanc, blond" n'est pas une chanson originale. Il s'agit d'une adaptation d'un succès américain, "True, true happiness".

    C'est lors d'un voyage à New York qu'il entend cette chanson à la radio, dans un taxi. Pour obtenir des paroles françaises, Marcel Amont engage Jean Dréjac, qui prend pas mal de liberté sur le sens du texte original. Marcel Amont l'enregistre en 1959. Début 1960, le succès du titre est renforcé dans le Sud de la France par le texte, qui évoque le ciel de Provence, et par l'accent méridional du chanteur...

    12 ou 13 ans plus tard arrivera une version un peu belge. En fait, ce n'est pas tout à fait la même chanson, mais peu importe. Marcel Amont modifie la recette et le disque devient "Bleu Blanc Rouge Et Des Frites "
    3 min
  • 1966 : Les Beatles au Candlestick Park, le clap de fin de la Beatlemania
    Nous sommes le 29 août 1966. Happy Day privilégié pour les fans des Beatles en Californie. Ils vont assister à un moment historique. Personne n’est vraiment au courant, surtout pas les fans. Mais c’est le tout dernier concert public du groupe britannique. Une décision… radicale !

    La chaîne KTVU est sur place et diffuse les images.

    Ce soir-là, au Candlestick Park de San Francisco, 42 mille personnes hurlent. Comme à chaque concert depuis 1963. Si fort que les quatre musiciens sur scène ne s'entendent pas jouer. Littéralement.

    Trois semaines plus tôt, les Beatles ont sorti "Revolver". Un album révolutionnaire (cordes, sitars, bandes inversées, expérimentations en studio). Pas une seule de ces chansons ne sera jouée ce soir. Impossible à restituer sur scène. Alors ils jouent leurs classiques depuis 1963. Trente minutes. Onze titres. Et c'est terminé. Oui oui, ils ont vraiment donné un concert d'une demi heure !

    Paul McCartney le sait. Il prend des photos depuis la scène. Il demande au manager presse, Tony Barrow, d'enregistrer le concert avec un simple magnétophone portable. PAS pour la postérité officielle. Juste pour garder une trace.

    En quatre ans, les Beatles auront donné 1 400 concerts. Ce soir, c'est le dernier.

    Les Pom Pom Girls sont prêtes sur le tarmac !

    Libérés de la scène dès 1966, ils entrent en studio et signent "Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band" en juin 1967. Puis Abbey Road. Puis Let It Be. 1 400 concerts. Et une révolution qui commence vraiment… quand ils arrêtent la scène.

    Cela dit… Dernier concert ? C'est mal connaître les artistes. Non, ce n'est pas tout à fait leur dernière prestation. Le 30 janvier 1969, sur le toit de leur label Apple à Londres, les Beatles
    3 min
  • 1975 : Annie Cordy et l'irrésistible ascension de « La Bonne du curé »
    Nous sommes le 15 mars 1975. Happy Day pour Annie Cordy. Son nouveau disque entre au hit parade et il ne fait pas dans la dentelle. Titre choisi : "La Bonne du curé". Annie ne le sait pas encore, mais le succès va dépasser TOUTES les prévisions.

    Vu le début de la chanson, ce n'était certainement pas gagné d'avance....

    Parlons de l'histoire de cette chanson. Tout commence par une invitation à prendre le café. Annie a une amie belge, chanteuse, qui vit à Paris avec un garçon, Tony Roval, guitariste totalement inconnu. L'amie insiste : viens écouter ce qu'il a composé. Annie y va en se disant : "C'est bien pour elle que je fais ça."

    Tony prend sa guitare. Pas de texte. Il joue ça… comme un Espagnol. Annie trouve ça pas mal. Elle appelle, séance tenante, le parolier Charles Level. Il écoute. Et il écrit le texte en une heure. Annie n'aura pas à changer la moindre virgule.

    Le 45 tours sort en 1974. Il passe inaperçu... Et puis... 3 mois plus tard... la machine s'emballe. En Belgique, la chanson entre dans le classement le 15 mars 1975, grimpe jusqu'au top 3, et n'en ressort que le 21 juin. Trois mois dans les sommets belges. Le titre s'écoule à plus d'un million d'exemplaires.

    La chanson a tout pour déranger. Une bonne d'église qui fait des bêtises derrière le lieu saint. Un accent campagnard assumé. Et une petite pique à un grand ami :

    "Car les cantiques, ça ne vaut pas Claude Françoué !"

    En 1975, Sacha Distel décide d'en faire sa propre version dans une émission télé où il partage l'affiche avec Annie Cordy...

    Ce ne sera d'ailleurs pas la seule reprise dans l'histoire de ce titre qui, à ce jour, reste le 45 tours le plus vendu d'Annie Cordy. Mieux que cela : "La Bonne du curé" ouvre une décennie dorée pour Annie Cordy. Jeanne la Tarzane en 1975. Nini la chance en 1976. La Madam' en 1978. Et surtout… Tata Yoyo en 1980.
    3 min
  • 1979 : « Émilie Jolie », le chef-d’œuvre de Philippe Chatel qui a enchanté une génération
    Émilie Jolie, d'abord l'album en 1979

    Nous sommes le 2 décembre 1979. Happy Day pour Philippe Chatel. Aujourd'hui a lieu la première promotion télé du conte musical qui va faire sa renommée. 

    Alain Souchon et Laurent Voulzy interprètent "La Chanson du coq et de l'âne" dans l'émission Les Rendez-vous du dimanche.

    Mais revenons quelques mois en arrière. Tout commence avec une petite fille de 4 ans. Émilie. La fille de Philippe Chatel. Un soir, elle demande à son père de lui jouer une chanson avec un lapin bleu. Puis une chanson de hérisson. Philippe Chatel s'exécute. Et quelque chose se met en marche dans sa tête….

    De cette demande, toute simple, naît un conte musical. L'histoire d'une petite fille seule dans le noir qui plonge dans un livre d'images et rencontre des lapins bleus, une sorcière qui attend l'amour, un hérisson que personne ne veut caresser, un prince charmant un peu débutant... et puis.. un grand oiseau !

    Pour donner vie à tout ça, Chatel réunit un casting absolument dingue pour l'époque. Georges Brassens. Henri Salvador. Françoise Hardy. Julien Clerc. Sylvie Vartan. Eddy Mitchell. Louis Chédid. Alain Souchon. Laurent Voulzy. (Je l'ai dit) Et... Robert Charlebois.

    Le double 33 tours sort en 1979. Sans le moindre 45 tours en magasin. Pas de radio, pas de promotion classique. Juste le bouche-à-oreille. Et pourtant... Le succès est tel qu'il va jusqu'à influencer les registres d'état civil. 

    En 1979, en France, 5 000 petites filles s'appellent Émilie. En 1980, elles sont presque 12 000.

    Bien sûr, Émilie est un conte musical qui s'écoute, mais ce sera bien plus encore. Premier lever le rideau le 20 février 1985 au Cirque d'Hiver Bouglione à Paris. 

    En 1997, une Belge, Maurane, participera d'ailleurs à sa réédition et à son nouvel envol…
    3 min
  • 1969 : John Lennon et Yoko Ono, le mariage devenu manifeste pour la paix
    John et Yoko se marient en 1969

    Nous sommes le 20 mars 1969. Happy Day pour John Lennon. Aujourd'hui, il prend pour épouse une fille trois fois divorcée déjà. Elle s'appelle Yoko Ono.

    La cérémonie a lieu à Gibraltar, au consulat britannique. Un seul témoin : un photographe.

    Yoko porte une mini-robe en crêpe blanc, un grand chapeau immaculé, des chaussettes hautes et des tennis blancs. 

    John, une veste et un pull à col roulé blanc. 

    Sur le tarmac de l'aéroport, ils posent avec leur certificat de mariage bien en évidence. La photo fait évidemment le tour du monde.

    Cinq jours après le mariage, le couple débarque à Amsterdam. Ils s'installent dans la suite présidentielle du Hilton et envoient un carton d'invitation à toute la presse mondiale : "Venez au voyage de noces de John et Yoko. Un bed-in.." Traduction : nous sommes dans un lit. 

    La presse néerlandaise n'en revient pas et file à l'hôtel... 

    Les journalistes se précipitent. Ils s'attendent à tout. Après la couverture de leur album "Two Virgins" où le couple apparaissait nu, la presse pensait qu'ils allaient faire l'amour en public. Ils ont trouvé deux personnes en pyjama, assises dans un lit, qui parlaient de paix. 

    De 9h à 21h, chaque jour pendant une semaine, ils reçoivent la presse du monde entier. Lennon explique : "On voulait vendre notre produit, la paix. Et pour vendre un produit, il faut un gimmick. Le gimmick, c'était le lit. On a choisi le lit parce que c'est facile. On est un peu paresseux." 

    Les manchettes du monde entier ( y compris en Belgique) parlent du lit de noces pendant une semaine.

    Deux mois plus tard, à Montréal, lors d'un deuxième bed-in, Lennon écrira "Give Peace a Chance" sur un bout de carton. Il l'enregistre dans la chambre d'hôtel avec les journalistes présents comme chœur.

    Ces deux-là ne feront JAMAIS rien comme les autres...
    3 min
  • 1970 : Teledis et la révolution du câble dans la région liégeoise
    1970 : Teledis câble la région de Liège

    Nous sommes le 1er janvier 1970 dans la région de Liège. Happy day pour les foyers équipés d'un téléviseur. Ils vont pouvoir capter beaucoup, beaucoup de chaînes grâce à ce que l'on appelle la télédistribution.

    10 ans après la création de Coditel dans la région de Namur, une nouvelle entreprise publique voit le jour dans la cité ardente : TELEDIS. Télédis pour télédistribution, évidemment ! 

    Avec, déjà, une page de publicité..

    Donc, en janvier 1970, TELEDIS lance officiellement les abonnements à la télédistribution. Toute la région est câblée (les villes, puis les villages). Des prises sont installées dans les maisons, les appartements, sur les façades. C’est une révolution : on reçoit beaucoup plus de chaînes qu'avant, avec la bonne vieille antenne "râteau" sur le toit. 

    Et on reçoit notamment les chaînes françaises, qu’on ne captait pas du côté de Liège, parce qu'on était évidemment... trop loin de la frontière française, contrairement à Namur…

    On peut, par exemple, regarder "Le mot le plus long" sur l'ORTF...

    Le câble dispose donc d’une certaine « place », pour diffuser des fréquences (on peut avoir des chaînes TV ou radio). Une dizaine de chaînes à l’époque, le choix du programme est encore assez facile.  

    Le câble va tisser sa toile partout en Wallonie et à Bruxelles à une vitesse fulgurante, faisant de notre pays l'un des plus câblés du monde, juste derrière les Pays-Bas. 

    Un an plus tard, une émission fera date en Belgique. Premier programme diffusé en couleurs via le câble via Coditel et Teledis, par ce qui était encore la RTB. Pour ne pas se laisser distancer, la première chaîne francophone belge diffusera "Le Jardin extraordinaire" en couleurs avec, à sa tête, la délicieuse Arlette Vincent… 

    En un peu plus de dix ans, Teledis aura gagné une poignée de nouvelles chaînes, allemandes, flamandes, françaises... et même régionales, avec la création en 1977 de RTC Liège...
    3 min
  • 1968 : « Bonnie et Clyde », le film choc qui a enfanté le Nouvel Hollywood
    Bonnie and Clyde au cinéma (1968)

    Nous sommes le 8 novembre 1968. Happy Day pour les cinéphiles de Tournai à Coxyde. Le très attendu "Bonnie et Clyde" d'Arthur Penn débarque dans les salles belges. Et c'est un événement.

    Le film est sorti aux États-Unis un an plus tôt. Un an de rumeurs, d'interdictions, de polémiques. Interdit aux moins de 18 ans en France à sa sortie. En Belgique, on attendait ça avec impatience.

    Arthur Penn met en scène Warren Beatty et Faye Dunaway dans les rôles du couple de braqueurs le plus célèbre des années 1930. 

    Le scénario avait d'abord été proposé à François Truffaut, puis à Jean-Luc Godard. C'est finalement Beatty lui-même qui rachète les droits (pour 7 500 dollars de l'époque, soit un peu moins de 70 mille euros aujourd'hui). Tant qu'à faire, il prend le rôle principal.

    Le résultat ? Une claque. La scène finale, le couple criblé de balles, est à l'époque l'une des scènes de mort les plus violentes jamais tournées. La MGM tremble. Les critiques sont partagées. Mais le public… adore. Et l'académie des Oscars... aussi ! 

    Deux Oscars en 1968. Un statut de film culte pour l'éternité. Et quelque part, la naissance du Nouvel Hollywood.

    Mais avant même que le film ne débarque chez nous, Serge Gainsbourg avait déjà tout compris. En janvier 1968, dix mois avant la sortie belge, il dévoile, avec Brigitte Bardot, un 45 tours qui porte le même nom.

    Ce que peu de gens savent : Gainsbourg n'a pas inventé les paroles. Il les a puisées dans un poème écrit par Bonnie Parker elle-même, quelques semaines avant d'être abattue.

    Quelle importance qu'ils me fassent la peau

    Moi Bonnie je tremble pour Clyde Barrow
    3 min
  • 1970 : Mike Brant, l'ascension foudroyante de « Laisse-moi t’aimer »
    Mike Brant "Laisse moi t'aimer" en 1970

    Nous sommes le 25 janvier 1970. Happy Day pour un artiste israélien venu conquérir Paris. Mike Brant chante pour la première fois devant un VRAI grand public, à Cannes, au MIDEM. Il ne se doute pas, à cet instant… quelle carrière fulgurante l'attend en France.

    Tout commence quelques mois plus tôt, à Téhéran. Sylvie Vartan et son ami Carlos sont en concert. 

    Ils se détendent dans le club de l'Hôtel Hilton après le concert. 

    Soudain, une voix leur coupe le souffle. Sur scène, un jeune homme de 22 ans. Sylvie est subjuguée. Elle l'invite à sa table. Et elle lui dit : tu dois tenter ta chance en France.

    Deux mois plus tard, Mike Brant débarque à Paris. Il ne parle pas un mot de français.

    Carlos lui arrange une rencontre avec Jean Renard, le parolier de Johnny Hallyday et de Sylvie Vartan. Autour d'un piano, Mike chante "Summertime". Jean Renard n'en revient pas. 

    Il sort du tiroir une chanson qu'il avait déjà proposée sans succès à Dick Rivers… puis à Johnny Hallyday. Ni l'un ni l'autre n'en avait voulu.

    Cette chanson, c'est "Laisse-moi t'aimer".

    Le texte est traduit en hébreu et en phonétique. Une semaine d'enregistrement. Et le tour est joué.

    Le 25 janvier 1970, les professionnels et le public du MIDEM découvrent Mike Brant depuis Cannes. La salle est électrisée.

    Résultat ? Le 45 tours s'écoule à près d'un demi-million d'exemplaires. Numéro un en France. Numéro un en Israël. Numéro un chez nous, en Belgique.

    En cinq ans, Mike Brant vendra 15 millions de disques. Davantage que Johnny Hallyday, Michel Sardou, Claude François ou Joe Dassin à la même époque.

    Une étoile filante qui nous quittera 5 ans plus tard, le 25 avril 1975...
    3 min
  • 1964 : Sheila, le retour triomphal avec « Vous les copains »
    "Vous les copains" : Sheila de retour en 1964

    Nous sommes le 17 octobre 1964. Happy Day pour Anny Chancel. Celle qu'on appelle désormais Sheila est devenue une véritable égérie. Son nouveau 45 tours est l'atout majeur de sa maison de disques. Titre choisi : *Vous les copains, je ne vous oublierai jamais*. Symboliquement, on tourne la page de *L'école est finie*… sorti un an et demi plus tôt.

    Mais derrière ce titre joyeux, il y a une histoire que peu de gens connaissent. Le 10 avril 1964, Sheila s'effondre sur scène. Épuisement total, dérèglement hormonal. Elle a dix-huit ans et elle disparaît des radars pendant plusieurs mois. 

    Sa maison de disques laisse courir des rumeurs. La presse s'emballe. Et pendant ce temps, Sheila se repose, loin des projecteurs.

    Quand elle revient, elle a un message à faire passer. Pas un tube calculé. Une lettre. "Vous les copains, je ne vous oublierai jamais". Elle s'adresse directement à son public. Ceux qui ont attendu. Ceux qui sont restés.

    Bon, faisons tomber un mythe.

    La chanson est en réalité une adaptation française du tube des Manfred Mann, "Do Wah Diddy Diddy"..

    Et oui... encore une adaptation !!!

    Même énergie. Même impulsion. Mais Sheila en fait autre chose, quelque chose de plus intime, de plus personnel.

    Le résultat ? Numéro un en France. Troisième en Wallonie. Le 45 tours s'écoule à plus de 400 000 exemplaires. La chanson deviendra une sorte de gri-gri. Elle l'interprétera dans tous ses spectacles pendant des décennies.

    "Vous les copains" sera repris par une foule de prétendants : Alice Donna, Génération 60, Richard Gotainer et même Vanessa Paradis...
    3 min
  • 1971 : Michael Jackson, l’envol en solo avec « Got to Be There »
    1971 : "Got to be there", le premier titre de Michael Jackson

    Nous sommes le 7 octobre 1971. Happy Day pour un gamin de 13 ans qui, ce jour-là, cesse d'être seulement le petit prodige des Jackson 5. En ce jour d'automne, Michael Jackson sort son premier single en solo. Il s'appelle "Got to Be There". 

    Allez, je vous rappelle donc qu'il a... 13 ans !

    Derrière cette décision, une rivalité. Depuis 1970, une autre fratrie américaine truste les sommets des classements : les Osmonds. Une concurrence saine, presque fraternelle, jusqu'à l'été 1971, quand MGM propulse le cadet, Donny Osmond, dans une carrière solo. 

    Son single "Go Away Little Girl" monte directement en tête du Billboard. Berry Gordy, le patron de la Motown, n'apprécie pas. Il faut dire que c'est bien fichu...

    La réponse à l'offensive Osmonds ? Michael. 13 ans. Déjà une voix, déjà une présence. Déjà tout.

    La chanson est une ballade soul douce, lumineuse. Michael chante l'attente amoureuse avec une maturité absolument folle. Cette combinaison "étrange", comme l'écrit le magazine Rolling Stone à l'époque, d'innocence et de professionnalisme.

    Le résultat ? Quatrième au Billboard. Numéro un au Cashbox. Et le lancement d'une des carrières solos les plus extraordinaires de l'histoire de la musique.

    "Got to Be There" va faire mieux que la fratrie d'en face. Donny Osmond n'a qu'à bien se tenir. Car onze ans plus tard, Michael signera l'album le plus vendu de TOUS LES TEMPS !
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…