Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1969 : George Lazenby, l’unique James Bond qui a osé se marier
    Nous sommes le 19 décembre 1969. Happy Day pour les fans belges de 007. Sa nouvelle épopée débarque aujourd'hui dans les cinémas, sous la direction de Peter Hunt. Titre du nouveau James Bond : "Au service secret de Sa Majesté".

    Mais attention. Ce soir, dans les salles obscures, quelque chose a changé. Sean Connery n'est plus là. Il a raccroché le smoking après "On ne vit que deux fois". Et pour le remplacer, EON Productions a choisi un inconnu. Un mannequin australien du nom de George Lazenby.

    Le public est sceptique. Les critiques sont partagées. Lazenby lui-même a déjà décidé, pendant le tournage, que ce sera son unique Bond.

    Un seul film. Une seule chance.

    Et pourtant.

    Ce Bond-là est différent. Peter Hunt, ancien monteur de la saga, veut un film plus réaliste, plus proche du roman de Fleming. Moins de gadgets. Moins d'ironie. James Bond tombe amoureux. Vraiment amoureux. De Teresa di Vicenzo, incarnée par Diana Rigg. Il l'épouse.

    007 se marie. On n'avait jamais vu ça.

    Face à lui, Blofeld prépare une arme bactériologique capable de stériliser l'approvisionnement alimentaire de la planète entière. Les enjeux sont gigantesques. Mais c'est l'histoire d'amour qui reste.

    Le film est tourné en Suisse, en Angleterre, au Portugal. Il sort dans une indifférence relative. Pas aussi lucratif que son prédécesseur. Lazenby disparaît. Et pourtant, avec les années, "Au service secret de Sa Majesté" va changer de statut. Certains le considèrent aujourd'hui comme l'un des meilleurs James Bond jamais réalisés.

    Et puis il y a la chanson.

    "We Have All the Time in the World". Composée par John Barry. Chantée par Louis Armstrong, l'un de ses dernières enregistrements avant sa mort en 1971.

    Ce soir du 19 décembre 1969, dans les cinémas belges, personne ne sait encore que cette chanson va traverser les décennies. Que cette voix éraillée, sur ces images d'amour et de neige suisse, deviendra l'une des plus belles pages de la saga Bond.
    3 min
  • 1965 : Guy Mardel et les coulisses électriques de l’Eurovision à Naples
    Nous sommes le samedi 20 mars 1965. Happy Day pour la ville de Naples, elle accueille aujourd'hui le Concours Eurovision de la Chanson. On sait déjà qu'il sera remporté par France Gall pour le Luxembourg, mais ce n'est pas ce titre-là qui nous intéresse aujourd'hui.

    Celui dont je vais vous parler terminera 3e. C'est un français, il s'appelle Guy Mardel...

    Sous vos applaudissements...

    Mais, qui est Guy Mardel ?

    Un jazzman reconverti. Après ses débuts dans un orchestre, il se retrouve face à un jury d'experts qui doit sélectionner le représentant de la France. 

    Dans la liste des candidats écartés, du beau linge : Marie Laforêt, Sophie Darel, Michèle Torr. C'est lui qu'on choisit.

    Sa chanson s'appelle "N'avoue jamais". Il en signe la musique, sur des paroles de Françoise Dorin. 

    C'est simple, c'est élégant et surtout très efficace.

    Ce soir à Naples, dix-huit pays participent, un record. L'audience potentielle est estimée à 150 millions de téléspectateurs. Pour la première fois, le concours est diffusé jusqu'en Europe de l'Est.

    Mais avant que le concours commence, il y a un incident durant les répétitions.

    L'orchestre napolitain et la délégation luxembourgeoise ne s'entendent pas. L'auteur de la chanson de France Gall, un certain Serge Gainsbourg, ne se montre pas exactement diplomate avec les musiciens. Certains comparent sa partition au galop d'un cheval. On le hue. 

    Gainsbourg, furieux, claque la porte et menace de retirer la chanson du concours.

    Un compromis est trouvé. Mais la tension reste. Bon, on le sait bien, elle gagnera quand même.  

    Et Guy Mardel, dans tout ça ? Il termine troisième sur dix-huit pays. Derrière le Royaume-Uni, derrière le Luxembourg. 

    Pas si mal pour un ancien jazzman que personne ne connaissait vraiment.

    Un an plus tard, en avril 1966, il figure sur la photo du siècle, 46 vedettes françaises du yéyé réunies sur un même cliché.

    Lui… Guy Mardel. Troisième à l'Eurovision. Mais… un seul succès au compteur… “N’avoue jamais” !
    3 min
  • 1977 : Le Muppet Show, le théâtre de marionnettes culte débarque en France
    Nous sommes le 20 novembre 1977. Happy Day pour Antenne 2. La seconde chaîne française diffuse aujourd'hui pour la première fois une série animée qui cartonne depuis un an aux États-Unis. C'est l'histoire d'un théâtre, d'un régisseur et d'une troupe de marionnettes…

    Bah oui… 

    Le Muppet Show. Créé par Jim Henson, produit par ITC Television. Une série américano-britannique qui tourne depuis septembre 1976 sur ITV en Grande-Bretagne. 120 épisodes. 24 minutes chacun.

    Le principe est simple et génial. Kermit la grenouille est le régisseur d'un théâtre. Chaque semaine, une vedette humaine (du cinéma, de la musique, du théâtre) débarque dans les coulisses. 

    Et autour de cet invité surprise, la troupe des Muppets fait des sketches, chante, improvise, rate tout... et recommence.

    C'est drôle pour les enfants. C'est drôle pour les adultes. Il y autant de niveaux de lecture qu'on le souhaite. 

    Ce soir, donc, premier épisode sur Antenne 2 ! Vingt-neuf émissions seront diffusées jusqu'en juin 1978. Dans le désordre…

    Mais parmi ces épisodes, il y en a un qui mérite une mention spéciale. Un invité qu'on ne présente plus vraiment...

    Charles Aznavour. Oui. Dans le Muppet Show. Entouré de grenouilles, de cochons et de monstres en peluche. Et ça fonctionne (mais alors) parfaitement. Aznavour va d’ailleurs assurer lui-même le doublage en français…

    Parce que le Muppet Show, c'est ça aussi. Un endroit où tout le monde peut venir. Et où tout le monde ressort avec le sourire.

    La voix de Kermit est assurée par Roger Carel.

    Celle de Miss Piggy, la cochonne, par Micheline Dax.

    Francis Lax, Gérard Hernandez, Pierre Tornade : la troupe francophone qui accompagne la version doublée est tout simplement sublime.

    L'émission sera rediffusée dès 1976 par FR3. 

    Avec deux autres personnages emblématiques, les deux vieux critiques dans la loge-balcon, Statler et Waldorf (Waldorf a une moustache).
    4 min
  • 1977 : Supertramp et le pouvoir universel de « Give a Little Bit »
    Nous sommes le 8 avril 1977. Happy day pour un groupe britannique, dont le nouvel album sort ce matin. "Even in the Quietest Moments", même dans les moments les plus calmes. 

    UN titre va s’en échapper et connaître un incroyable destin, partout sur la planète, c'est "Give a Little Bit"...

    Maestro, un peu de guitare (on va y revenir d'ailleurs)...

    Le groupe, c'est Supertramp. Fondé à Londres en 1969, et qui au fil des années est devenu l'un des grands noms du rock progressif britannique. Roger Hodgson, Rick Davies : deux têtes, deux voix, une alchimie absolue.

    "Give a Little Bit", c'est une chanson de Hodgson. Écrite quand il avait 19 ou 20 ans. Présentée au groupe cinq ou six ans plus tard seulement. 

    Certaines chansons attendent leur moment. Et quelle chanson !

    Hodgson dira d’ailleurs qu’il a été ouvertement inspiré par un titre des Beatles…

    "All You Need Is Love" 

    Le mouvement peace and love des années 60 qui continue de résonner dans les années 70. 

    Give a little bit. Donner un peu. Recevoir un peu. Le message est simple et universel.

    Je le disais, dans la chanson de Supertramp, il y a une guitare plutôt originale. C'est une 12 cordes acoustique. Ce son-là, reconnaissable entre mille, c'est lui qui porte toute la chanson. Avec un Clavinet en fond, l'instrument qu'on retrouve chez Stevie Wonder à la même époque.

    Bref, c’est le grand potage qui unit dans son lit années 60 et années 70 !

    La chanson atteint la 15e place du Billboard américain. Mais son destin le plus inattendu, il se joue l'année suivante, en 1978.

    Dans le film "Superman*"de Richard Donner (celui avec Christopher Reeve !) il y a une scène en voiture. Loïs Lane roule,la radio allumée. Et ce qu'on entend sur son autoradio... c'est "Give a Little Bit". Même si la chanson ne figure pas (officiellement) sur la bande originale du film. 

    Mais des millions de spectateurs l'entendent quand même. Résultat : succès en 77, succès en 1978. Parfois, les chansons ont un SUPER pouvoir !
    3 min
  • Kenwood KL-7090, le géant japonais qui a révolutionné la Hi-Fi
    Nous sommes au début de l'année 1973. Happy Day pour une entreprise japonaise d'électronique grand public fondée en 1947. Kenwood vient de dévoiler son nouveau fleuron. Il s'appelle KL-7090 et il va faire l'objet d’un véritable culte chez les nouveaux amateurs de hi-fi.

    Dans les salons, quelque chose change, par exemple, quand on écoute le nouveau disque de Marvin Gaye.

    Les années 70, c'est l'époque où écouter de la musique chez soi devient un acte sérieux. On ne pose plus juste un disque sur une platine. On investit. On choisit ses enceintes comme on choisit ses meubles. Parce que justement, les enceintes, ce sont des meubles. De grands caissons en bois sombre, posés fièrement dans le salon, qui prennent de la place et qui l'assument.

    Le KL-7090 de Kenwood, c'est l'incarnation parfaite de cet esprit-là.

    Six haut-parleurs. Cinq voies. Un boomer de 38 centimètres pour les basses (c'est la taille d'une grande pizza). Et tout en haut du spectre, des petits pavillons qui captent les aigus les plus fins.

    Le résultat ? 25 à 22 000 hertz. Du grave profond à l'aigu cristallin. La musique comme on ne l'avait JAMAIS entendue dans un salon.

    Prix de l'objet : 599 dollars en 1973. Soit l'équivalent d'environ 4 000 euros aujourd'hui. Ce n'est pas une enceinte pour tout le monde. C'est une enceinte pour les convaincus, les passionnés, ceux qui considèrent que bien écouter de la musique, ça mérite un vrai budget.

    En Belgique, dans les magasins hi-fi spécialisés des grandes villes, les amateurs se pressent. On vient voir la bête. On vient l'écouter. Parfois juste admirer le caisson, la grille, le bois. Et puis on repart avec, sous le bras, enfin, dans le coffre de la voiture. Ça pèse 23 kilos.

    Le KL-7090 n'est pas parfait (aucune enceinte ne l'est). Mais franchement, personne ne s'en plaint. Parce cette enceinte reproduit le son avec une très belle intensité.. 

    Dans un salon coloré des années 70, avec un disque de Marvin Gaye ou de Led Zeppelin sur la platine...

    C'est tout simplement PAR-FAIT !
    3 min
  • 1966 : « No Milk Today », le secret d’une rupture cachée derrière une bouteille de lait
    Nous sommes le 30 septembre 1966. Happy Day pour un groupe britannique au nom assez étrange, Herman's Hermits. Leur nouveau disque estune chanson d'amour à l'imparfait. Une chanson de rupture amoureuse, si vous préférez. Elle a pour titre... No Milk Today.

    Herman's Hermits, c'est Manchester, 1963. Un groupe de pop (et un peu de rock) emmené par un chanteur au sourire irrésistible, Peter Noone. En 1965, ils enchaînent les hits aux États-Unis, vingt-quatre semaines consécutives dans le Top 10 américain. Dans la foulée des Beatles, les Hermits sont l'un des groupes britanniques les plus populaires de la planète.

    Et là, à l'automne 1966, ils sortent "No Milk Today".

    La chanson, je le disais, raconte une rupture. Elle est partie. La maison, si gaie jusqu'alors, est vide et silencieuse. Mais comment le dire sans le dire ? 

    En Angleterre, à l'époque, le laitier passe chaque matin livrer ses bouteilles. Quand on ne veut pas de lait, on laisse un petit mot sur le pas de la porte. "No milk today". Trois mots anodins pour les voisins. Trois mots dévastateurs pour celui qui les écrit.

    Traduction : "Comment pourraient-ils deviner ce que ces mots signifient vraiment... la fin de tous mes rêves."

    Ce qui rend la chanson unique, c'est aussi ce qu'on entend. Pour la première fois, le groupe utilise un orchestre à cordes. Et ces petits carillons qui tintent, c'est John Paul Jones qui les a introduits. Oui, oui. Celui qui deviendra quelques années plus tard le bassiste de Led Zeppelin.

    La chanson atteint la 7e place en Grande-Bretagne. Elle cartonne en Europe, chez nous aussi en Belgique et même en Australie. Elle sera reprise en allemand, en espagnol, en tchèque...

    Et des décennies plus tard, une marque de lait norvégienne l'utilisera pour une campagne publicitaire. Le laitier, toujours... pour parler d'amour...
    3 min
  • 1980 : Gainsbourg et Deneuve, les secrets du duo « Dieu est un fumeur de havanes »
    Nous sommes le 23 avril 1980 sur la presqu'île de Saint-Tropez. Happy Day pour Claude Berri. Le tournage de son nouveau film démarre aujourd'hui. 

    Pour Je vous aime, Berri a confié un rôle à Serge Gainsbourg. Il lui a demandé fin 1979 (nous allons y revenir) de signer la musique du film.

    C'est l'histoire d'Alice, incarnée par Catherine Deneuve. Une femme de trente-cinq ans à la trajectoire amoureuse mouvementée. Et pour jouer ses anciens amants... Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Serge Gainsbourg. Le casting est presque... déraisonnable.

    Pourquoi Gainsbourg pour la musique ? Parce que Claude Berri est un ami. Et en 1980, Gainsbourg a besoin d'un ami.

    Jane Birkin vient de le quitter. Le tournage, c'est une façon de lui changer les idées. Berri lui propose le rôle, la musique, et Saint-Tropez. Gainsbourg accepte.

    Sur le plateau, quelque chose se passe entre lui et Deneuve. Une complicité, une connivence. Pas une histoire d'amour (Deneuve le dira clairement plus tard). Mais Gainsbourg, lui, ne déteste pas laisser planer le doute.

    Cette ambiguïté-là va nourrir une chanson. Avec des paroles qui appartiennent bien à leur époque..

    Dans le film, Deneuve joue une parolière. "Dieu est un fumeur de havanes", c'est officiellement une chanson que son personnage aurait écrite. Mais derrière la chanson d'amour, il y a autre chose. L'homme parle de tabac. De ses gitanes. De son autodestruction. 

    La femme lui dit que ce n'est pas la lueur d'une cigarette au fond de ses yeux, mais que c'est la flamme de l'amour.

    Il ne l'écoute pas vraiment. Malentendu total. On y retrouve un peu d'une autre chanson "Je t'aime... moi non plus". Un peu, sans doute aussi, de Jane…

    Au mixage, détail savoureux : Deneuve chante au plus près du micro, voix chuchotante. Jane Birkin dira plus tard que c'est exactement comme ça que Gainsbourg aimait travailler avec les actrices en studio.

    La bande originale du film, elle, passe inaperçue. Mais le duo cartonne. Onze semaines dans le hit-parade. Plus de 80 mille 45 tours vendus.

    Inspiré, Gainsbourg enchaîne et compose un album entier pour Deneuve. "Souviens-toi de m'oublier", sorti en 1981. Flop total. Mais ça…. c'est une autre histoire.
    3 min
  • 1968 : Burt Blanca, le prodige bruxellois qui a conquis la scène Rock internationale
    Nous sommes en 1968. Happy Day pour Norbert Blancke. Ce musicien belge de Neder-Over-Heembeek vient de fêter ses 24 ans et il va connaître un incroyable succès avec un titre qui parle de rock and roll. 

    Ah oui, Norbert Blancke a un nom de scène : Burt Blanca. Retenez le nom.

    Son nouveau 45 tours a pour titre "Rock'n'roll is good for the soul". Let's go !

    Norbert Blancke, c'est la banlieue nord de Bruxelles. Un gamin attiré par la musique dès 5 ans. L'accordéon à 6 ans. La clarinette à 7 ans. Premier prix de conservatoire. 

    Et puis à 15 ans, il découvre seul la guitare. Et le rock'n'roll.

    Tout change.

    Dans les années 60, Burt Blanca devient une vraie pointure du rock en Europe. Il joue au Golf Drouot, à l'Olympia, au Palais des Sports de Paris. Il partage l'affiche avec The Animals, The Kinks, Gene Vincent. 

    Un Belge de Bruxelles au cœur de la scène rock internationale.

    Pas mal pour un ancien élève du conservatoire.

    En 1968, pour ce nouveau titre, il y a un détail savoureux. Le frère d'un producteur américain, Albert Van Hoogten, fait passer Burt pour un Américain sous le pseudonyme de Winky Hawks. 

    "Rock'n'roll is good for the soul" est d’abord la face B d'un autre titre, Miss Molly...

    La même année, Burt croise la route de Vince Taylor à Montbéliard. Vince Taylor, l'homme qui inspirera Ziggy Stardust à David Bowie. À ce moment-là, il est au creux de la vague, sans musiciens. Burt lui propose de l'accompagner. Vince accepte.

    Deux légendes du rock qui se retrouvent sur une scène française. Presque par hasard.

    Burt Blanca va s’imposer dans le temps…

    "Touche pas à mon rock'n'roll", "Clap Clap Sound", "Le Train ne passe plus par là"... Burt est non seulement un pionnier du rock belge, mais surtout une vraie figure internationale...
    3 min
  • 1er janvier 1972 : Calimero, l’icône du « C’est trop inzuste ! », débarque sur nos écrans
    Nous sommes le 1er janvier 1972.

    Happy Day pour les enfants belges. La RTB est la première chaîne au monde à diffuser une série d'animation qui met en vedette un personnage réservé, délaissé du monde.

    C'est un petit poussin noir. Et il s'appelle Calimero !

    Calimero est un personnage de fiction de dessin animé italien, créé en 1962.

    D'abord publicitaire avant de venir l'anti-héros d'une série télé. On va y revenir.

    C'est un poussin malchanceux. Seul poussin noir dans sa nichée. Il porte sur la tête une demi-coquille d'œuf en guise de chapeau.

    Sa phrase fétiche est la suivante...

    Calimero est donc né en 1962. Créé dans une publicité pour de la lessive. S'il est noir, c'est qu'il est tombé dans la boue en naissant.

    Dans la publicité, la lessive le nettoie. Et le poussin retrouve sa couleur jaune originelle.

    Le 14 juillet 1963, Calimero obtient sa propre série dédiée. "Calimero le poussin noir".

    Dans la série, Calimero est présenté comme le dix-septième poussin de la couvée d'une poule padouane. Appelée Cesira. Qui renie ce fils, car il est noir.

    Malgré son statut de vilain petit canard abandonné par sa famille, le bien et la vérité triomphent toujours. Grâce à la bonne foi et l'honnêteté du poussin.

    Priscilla, sa petite amie, une oiselle timide pleine de bon sens, le défend tout le temps.

    Après la mort du créateur, les héritiers produisent une série de dessins animés non publicitaires. En couleurs.

    Le 1er janvier 1972, la RTB lance cette fameuse série en primeur.   

    Il faudra (en effet) attendre 1975 pour la voir débarquer en France sur TF1.

    Tous les épisodes se concluent systématiquement par la même complainte. Se perdant dans l'éloignement.

    "C'est pas juste ! C'est jamais juste ! C'est toujours à moi qu'on s'en prend ! C'est vraiment trop inzuste". Le personnage zézayant entre alors... dans l'imaginaire collectif.
    4 min
  • 15 mars 1967 : Sylvie Vartan et Johnny Hallyday, le couple roi enflamme l’Olympia
    Nous sommes le 15 mars 1967.

    Happy Day pour un couple sous le feu des projecteurs. Sylvie Vartan et Johnny Hallyday unissent leur talent et leur succès à la scène.

    Ensemble. Pour la première fois. À l'Olympia.

    Le spectacle commence le 15 mars. Initialement prévu jusqu'au 4 avril, le succès est tel que le show est prolongé jusqu'au 16 avril.

    Plus d'un mois de spectacle. De très nombreux Belges font le déplacement... mais il faut être patient pour obtenir les fameux sésames...

    Sylvie Vartan donne le coup d'envoi. Johnny Hallyday assure la seconde partie.

    Johnny commence son tour de chant avec "Les Coups". Qu'il entame depuis les coulisses. Le son va crescendo à mesure qu'il avance vers la scène.

    Dès le début, il transpire. Il semble être en plein orgasme. 

    Johnny met le public dans sa poche avec ses échanges.

    Il enchaîne. "Le Pénitencier" est la seule chanson ancienne. Avec une fin folle de cuivres qui s'emballent.

    “À plein cœur”, titre en duo de 1963, fait évidemment partie du voyage.

    Pour le final, le couple interprète "Je crois qu'il me rend fou" en duo.

    Sylvie et Johnny. Ensemble sur scène. C'est un événement qui va se jouer tous les soirs à guichets fermés.

    Sylvie dira : "C'était la première fois que nous avions le plaisir de chanter ensemble sur scène à l'Olympia avec Johnny. Nous étions loin de nous douter que l'occasion se représenterait aussi souvent."

    L'album live sort chez Philips. Certains titres n'apparaissent pas dans le live original. En 1992, il sera ENFIN donné dans son intégralité. Soit 16 titres dont 5 inédits du tour de chant, démarré le 15 mars 1967, à l'Olympia. Avec un couple sur scène. Et un public TOTALEMENT conquis.
    7 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…