Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 17 avril 1964 : Ford Mustang, la naissance d'un mythe américain
    1964 : La Ford Mustang fait sensation à New York

    Nous sommes le 17 avril 1964.

    Happy Day pour les ingénieurs de l'usine Ford. Ils vont aujourd'hui présenter une voiture pas comme les autres dans le cadre de l'Expo Universelle qui se tient à New York.

    Sportive, abordable, personnalisable, elle fait partie de ce qu'on appelle en Amérique les "pony cars".

    La Ford Mustang va bientôt devenir l'objet de convoitise de toute la génération du baby boom.

    La Mustang est née en 18 mois. Un développement record.

    Conçue par Lee Iacocca pour séduire la jeunesse du baby-boom. Sur la plateforme compacte de la Ford Falcon.

    Un design long capot-court coffre. Inspiré des européennes sportives.

    Prix de base : 2 368 dollars. Abordable. D'ailleurs, 2 368 dollars de 1964, cela donnerait aujourd'hui un peu plus de 20 mille €.

    Trois jours avant le lancement officiel, le 14 avril 1964, la toute première Mustang est vendue au Canada.  

    Le 17 avril, lors du lancement à l'Expo Universelle, 22 000 commandes affluent.

    La Mustang est disponible en coupé. Puis en cabriolet. Et dès août 1964, en fastback.

    Boîtes manuelles 3 ou 4 vitesses. Ou automatique. Freins à disques en option. Poids autour de 1 200 kg.

    Options infinies. Intérieur "Pony" avec des poneys galopants sur les sièges.

    La Mustang se personnalise à l'infini.

    Le succès est foudroyant. 417 000 exemplaires vendus en un an. Toutes les attentes sont dépassées. En 1965, 1 million de Mustang vrombissent sur les routes.

    En Europe et en Belgique, la Mustang arrive dès 1964-1965. Via les réseaux Ford.

    Pas de production locale. Mais des importateurs belges. Les taxes freinent les imports massifs. Mais elle devient vite un mythe. Des clubs naissent rapidement. Comme le Ford Mustang Club Belgium.

    La Mustang devient une icône culturelle, partout sur la planète...

    1968 : "Bullitt" avec Steve McQueen. Une Mustang verte pour une poursuite légendaire dans les rues de San Francisco.

    1971 : "Les Diamants sont éternels" avec James Bond.

    1966 : Wilson Pickett chante "Mustang Sally". L'énergie rebelle incarnée. Au cinéma comme en musique, cette voiture va devenir une légende.
    3 min
  • 1978 : Gloria Gaynor et la naissance d'un hymne éternel avec "I Will Survive"
    Nous sommes le 23 octobre 1978.

    Happy Day pour une Américaine élevée dans le New Jersey. À 25 ans, la face B de son nouveau 45 tours va connaître un fabuleux destin.

    C'est l'histoire d'une femme qui vient d'être quittée et qui annonce à son ex partenaire qu'il n'est pas question de revenir en arrière.

    Titre choisi : "I Will Survive". Je survivrai.

    Mais avant la rédemption, il y a la complainte. Au piano.

    "First I was afraid, I was petrified..."

    D'abord, j'avais peur. J'étais pétrifiée.

    Mais j'ai passé tant de nuits à penser à tout le mal que tu m'as fait.

    Cela m'a rendu plus forte. J'ai appris à m'en sortir.

    Le message est clair. Radical. Universel.

    Une femme qui se relève. Qui refuse de retomber. Qui affirme sa force.

    Gloria Gaynor n'est pas une inconnue en 1978.

    Elle est déjà une figure du disco bien connue, avec des tubes comme "Never Can Say Goodbye" en 1974.

    Mais avec "I Will Survive", TOUT va tout changer.

    Enregistrée à l'origine comme face B du single "Substitute", je le disais, les DJs dans les clubs préfèrent la face B. Ils la passent. Encore et encore. Le public s'embrase.

    Polydor décide de la sortir en single principal.

    En France, Régine reprend la chanson. "Je survivrai". Elle en fait sa version à elle. Conquérante. Théâtrale. Mais un peu franchouilarde, quand même...

    Pour en revenir à Gloria, le succès est mondial.

    Numéro 1 au Billboard en mars 1979. Pendant trois semaines.

    Numéro 1 au Royaume-Uni. En Belgique. En France. Dans une vingtaine de pays.

    Plus de 14 millions d'exemplaires vendus dans le monde.

    Des remixes et des reprises à la pelle.

    La chanson devient un hymne. Pour les femmes. Mais aussi, curieusement, dans les milieux gay, où Gloria devient une nouvelle égérie. Et pour cause, la chanson de parle de celles et de ceux qui se relèvent après une épreuve.

    Gloria Gaynor recevra le Grammy Award de la meilleure chanteuse R&B en 1980. La chanson est inscrite au registre national la Bibliothèque du Congrès américain en 2016. Pour sa "signification culturelle, historique et esthétique".
    3 min
  • Zolder 1970 : Eric De Vlaeminck et le "Spirit" du cyclo-cross belge
    Nous sommes le 22 février 1970.

    Happy Day pour la petite commune de Heusden-Zolder. Elle accueille aujourd'hui un événement marquant dans l'histoire du cyclo-cross.

    Ce sont les Championnats du monde de cyclo-cross UCI 1970. Et il y a beaucoup de Belges en lice.

    Zolder, surtout connu pour sa piste automobile, accueille un un parcours boueux. Technique. Typique du cyclisme d'hiver belge.

    À la radio ce matin, c’est un signe, on entend "Spirit in the sky"

    Deux courses masculines sont au programme. La catégorie élite. Et la catégorie amateurs. Chacune avec son titre mondial.

    En épreuve élite, le favori est belge. Il s'appelle Eric De Vlaeminck.

    Il s'élance. Il roule. Il franchit les obstacles. Il plonge dans la boue.

    Temps final : 1 heure 03 minutes 50 secondes.

    Il est... Champion du monde !

    Devant son compatriote Albert Van Damme. 

    Ce titre fait partie des 7 sacres mondiaux d'Eric De Vlaeminck. Il devient alors LA figure centrale du cyclo-cross mondial.

    Mais ce n'est pas tout.

    Chez les amateurs, le champion du monde 1970 est aussi belge. Robert Vermeire. Devant l'Espagnol José María Basualdo. Et Norbert Dedeckere. Belge également.

    Au classement national, la Belgique domine. 2 titres or. 1 argent. 1 bronze.

    Une grande fête du sport belge au début des années 70.

    Le cyclo-cross est roi en Belgique. Et Zolder vient de le prouver au monde entier.
    2 min
  • Marcel Amont : 1962, l'année où tout bascule avec "Le Mexicain"
    Nous sommes le 1er novembre 1962.

    Happy Day pour Marcel Miramon. À 33 ans, celui qui rêvait de devenir comédien poursuit une joyeuse carrière de chanteur. Et va signer son plus grand succès. Avec la complicité de Charles Aznavour.

    Marcel Miramon s'appelle Amont à la scène. Il a déjà connu un petit rayonnement musical en 1956 avec son premier disque, "Escamillo"

    Depuis 1956, Marcel Amont a fait du chemin.

    Il a participé à des films. "La mariée est trop belle" en 1956, aux côtés de Brigitte Bardot. "La conduite à gauche" en 1961.

    Il acquiert une certaine notoriété en France, donc forcément aussi chez nous en Belgique.

    En 1962, il donne son premier récital à Bobino. Pendant trois mois et demi. À guichets fermés.

    Il interprète ses propres textes. Avec plusieurs chansons signées Claude Nougaro. "Le Balayeur du roy". "Porte-plume". "Le Tango des jumeaux". "Le Jazz et la Java".

    Mais c'est la même année que tout bascule.
    3 min
  • Festival of Hope 1972 : Le jour où le funk, le R&B et la soul ont conquis Westbury
    Nous sommes le 12 août 1972.

    Happy Day pour la petite ville de Westbury, non loin de New York. Elle accueille pour la 2e fois un festival placé sous le signe de l'espoir et de la solidarité. Le Festival of Hope.

    L'événement s'est déjà déroulé en 1970. Mais dans des conditions plus... compliquées.

    Manque de structure. Sécurité chaotique. L'image des ruines de Woodstock planait encore.

    Deux ans plus tard, le 12 août 1972, tout change.

    Le festival est re-formé. Mieux structuré. Davantage médiatisé. Avec une image de festival "propre" et "contrôlé".

    Et... une affiche monumentale.

    James Brown. Jefferson Airplane. Chuck Berry. IDr. Hook. Sha Na Na.

    Le festival met en avant une forte présence de musiciens black. James Brown. Billy Preston. Ike & Tina Turner.

    Un moment important pour la visibilité du funk, du R&B et de la soul dans le circuit des festivals caritatifs.

    Billy Preston apparaît en costume à rayures pêche. Très remarqué par la critique.

    Sly & The Family Stone clôture le dimanche. 

    De nombreux Belges font le déplacement pour ne pas manquer ça.

    Le festival marquera les esprits, comme mieux organisé que nombre de grands festivals de la fin des années 60 et début 70. 

    Météo agréable. 

    Les 12 et 13 août 1972 resteront, à Westbury, comme un événement caritatif où la musique black a imposé son tempo...
    3 min
  • "Telstar" des Tornados : L'incroyable histoire du premier tube britannique n°1 aux USA
    Nous sommes le 17 août 1962.

    Happy Day pour un groupe britannique. Il va livrer une pièce instrumentale qui est un OVNI absolu.

    Particularité : ici, les guitares sont accompagnée par un instrument très original.. l'orgue. Oui oui, l'orgue !

    Écoutez...

    Le groupe "Tornados" est formé en 1961.`

    Contrairement aux formations en vogue de l'époque (Shadows, Ventures, Spotnicks), les mélodies ne sont pas jouées à la guitare. Mais à l'orgue.

    C'est Joe Meek qui compose "Telstar". Une pièce instrumentale futuriste et spatiale.

    Le titre porte le nom du satellite de télécommunications Telstar, lancé en juillet 1962.  

    Le 45 tours sort en août 1962.

    C'est un OVNI, okay, et personne n'y croit vraiment... Sauf que... le succès est foudroyant.

    En octobre 1962, "Telstar" atteint la première place des charts anglais. Il y reste cinq semaines.

    Fin décembre 1962 et début janvier 1963, il atteint la première place au Billboard aux États-Unis. Pendant trois semaines.

    The Tornados devient le premier groupe musical britannique à être numéro 1 au Hot 100 américain.

    Pour la première fois, ils sont considérés comme rivaux potentiels des Shadows. 

    Et cette mélodie est absolument PARTOUT !

    Joe Meek reçoit le prix Ivor Novello en 1962 pour cette composition.

    Mais une ombre plane.

    Jean Ledrut, compositeur français de la marche d'Austerlitz pour le film, estime qu'une de ses œuvres a été copiée. Il lance une procédure pour plagiat.

    Faute d'évidence, le Français perd son procès. Le verdict ne sera rendu qu'après la mort de Joe Meek.

    Vite devenu un classique, "Telstar" est repris par de nombreux groupes instrumentaux de l'époque. The Ventures. The Lively Ones. Et plus tard par Richard Pinhas en 1978, Orchestral Manoeuvres in the Dark en 1979. Allez, je vous ai gardé le plus cocasse pour la fin : la reprise la plus incroyable sera signée... The Shadows eux-mêmes en 1981.
    4 min
  • 1977: Le Coffre-fort d'Anouchka Sikorsky sur Télé Luxembourg
    Nous sommes le 3 septembre 1977. Happy Day pour Télé Luxembourg. nouveau jeu d'argent va captiver les téléspectateurs en Belgique, au Grand Duché et en France. Au bout du téléphone, il y a la voix d'Anouchka Sikorsky. Oui oui, notre Anouchka de Nostalgie+ ! 

    Le principe est simple. Il est en réalité calqué sur le jeu radio "La Valise RTL".

    Quelques minutes avant le jeu, l'animatrice donne une combinaison à trois chiffres à l'antenne.

    Les téléspectateurs notent. Ils attendent. Ils espèrent.

    Car l'ordinateur va tirer au sort un numéro de téléphone dans l'annuaire du pays choisi. Si vous décrochez, vous devez donner la combinaison exacte.

    Si c'est bon, le coffre-fort en carton-pâte s'ouvre. Et l'argent est pour vous. Oui, de vrais billets devant la caméra.

    Le jeu est présenté par trois animatrices. Les Françaises Michèle Etzel et Marylène Bergmann. Et notre Belge Anouchka Sikorsky.

    Michèle Etzel est à l'antenne depuis la fin des années 1970. Mais elle ne peut pas présenter le jeu à elle seule. Elle demande au directeur des programmes, Jacques Navadic, de laisser d'autres animateurs le présenter.

    C'est ainsi que Marylène le présente en alternance avec Michèle. Puis l'ensemble des speakerines de la chaîne s'y mettent. Dont Anouchka Sikorsky. Et un peu plus tard... un autre Belge, un certain Claude Rappé ! 

    Le jeu n'a rien de très complexe. Mais il a un but : fidéliser le téléspectateur. L'obliger à regarder RTL Télévision pour noter la combinaison. Et la répéter lors de la diffusion du jeu. Parce que les billets s'accumulent et que ça finit par donner un beau petit jackpot !

    Il permet également à la chaîne de tisser un lien de proximité fort avec son public. Qui peut ainsi passer à l'antenne en direct. Et discuter avec son animatrice (ou animateur) vedette.

    "Le Coffre-fort" est diffusé tous les jours. Plusieurs fois dans la journée. Sur RTL Télé Luxembourg puis sur RTL Télévision.

    Il cesse définitivement en juin 1990.

    Treize ans de diffusion. Des milliers de combinaisons. Et une voix au bout du fil qui, désormais, vous accompagne aussi sur Nostalgie+...
    4 min
  • "La Comtesse de Hong-Kong", le dernier Chaplin sorti en 1967
    Nous sommes le 13 janvier 1967.

    Happy Day pour Charlie Chaplin. Il livre aujourd'hui aux cinéphiles belges sa dernière danse. Et son premier film en couleurs.

    Titre choisi : "La Comtesse de Hong-Kong".

    À 77 ans, c'est son baroud d'honneur.

    Pour la première annonce, des centaines de journalistes sont rassemblés...

    L'histoire du film ?

    Ogden Mears, ambassadeur américain, découvre une jeune femme. Elle est cachée dans sa cabine de bateau lors d'une escale à Hong Kong. Elle s'appelle Natasha. Maîtresse d'un gangster. Soi-disant comtesse russe. Elle veut se rendre aux États-Unis. Mais elle n'a aucun papier.

    Ogden, en instance de divorce, tombe amoureux d'elle. Il lui fait épouser son valet pour régulariser sa situation.

    Mais sa femme Martha l'attend à Honolulu.

    Pour ce dernier film, Chaplin fait des choix.

    Il engage Sophia Loren dans le rôle de Natasha. Et Marlon Brando dans celui d'Ogden.

    Tippi Hedren, la dernière blonde d'Alfred Hitchcock, joue Martha, la femme divorcée. Elle avait racheté son contrat à Hitchcock après des avances. 

    Chaplin ne joue pas le rôle principal. Il se contente d'une courte apparition. Il incarne un steward sujet au mal de mer.

    C'est son premier film en couleurs. Et son dernier film tout court.

    Le thème du film, "This is my song", a été écrit par Chaplin. Interprété par Petula Clark. 

    À sa sortie, "La Comtesse de Hong-Kong" est un échec. Un flop aux États-Unis. Plutôt mal reçu ailleurs.

    Beaucoup voient un radotage. Une comédie d'un autre âge. Engoncée dans l'immobilisme du quasi huis clos.

    Mais quelques critiques résistent. Éric Rohmer l'apprécie grandement. En 1994, Claude Beylie soutiendra que c'est l'un des meilleurs Chaplin.

    Car Chaplin place son film sous le signe du muet. L'époque qu'il a toujours regrettée.

    Mise en scène statique. Jeu raide des acteurs. Écarquillements d'yeux. 

    Comme si le cinéaste refusait toute concession au contemporain. Pour s'offrir un dernier bain de "vrai cinéma". Une parenthèse dans un art devenu pour lui... un véritable étranger.
    4 min
  • Tout savoir sur "Laisse béton", le premier succès de Renaud en 1978
    Happy Day pour un gentil loubard parisien. Sa carrière va enfin pouvoir démarrer avec une expression d'argot et un 2e album qui ne va laisser personne indifférent dans les radios françaises.

    Il s'appelle Renaud. Il a 26 ans. Et il vient d'inventer une expression qui va rentrer dans le langage courant.

    "Laisse béton."

    Le verlan de "laisse tomber". Ça commence... comme un western !

    L'histoire nous ramène trois ans plus tôt, en juin 1975.

    Renaud s'apprête à monter sur scène dans un restaurant cabaret à Paris. Il a l'idée d'une chanson. L'histoire d'un loubard qui se fait dépouiller par une autre bande de loubards.

    Il n'a pas de papier pour écrire. Il prend le paquet de Gitanes qu'il a dans la poche. Et il écrit les paroles en une demi-heure.

    Pour la musique, il s'inspire de Bob Dylan. Une mélodie entre rock et blues. Avec du banjo et de l'harmonica. Un côté country qui plaît bien au chanteur émancipé du musette de ses débuts.

    Son premier album, "Amoureux de Paname" est juste un succès d'estime. Qui lui permet de chanter en public. Quelques dates en France et en Belgique. Faiblement rémunérées.

    Sa chanson "Hexagone" brocarde la France d'alors. Elle est interdite d'antenne sur France Inter pendant la visite du pape en France.

    En octobre 1977, son deuxième album sort. "Laisse béton". Renaud abandonne son image de titi parisien. Trop folklorique. Il opte pour celle du gentil loubard au blouson de cuir.

    Il impose ses musiciens. La pochette. Et la chanson "Les Charognards" que ses producteurs refusent. Apologie du gangstérisme, disent-ils.

    L'album est nettement plus soigné. Arrangements. Mixage. Mais il se vend modestement.

    Jusqu'à ce que Polydor mette en vente le 45 tours "Laisse béton".

    13 février 1978, il entre DONC au Hit Parade.

    Le grand public découvre Renaud. Son look. Son argot parisien. Son verlan.

    Il est invité dans toutes les grandes émissions télé. Guy Lux. Drucker. Les Carpentier.

    Au printemps 1978, "Laisse béton" se retrouve en tête des hit-parades. 250 à 300 000 exemplaires vendus.

    Très vite, il est acclamé au tout récent festival Le Printemps de Bourges. Il vole malgré lui la vedette à Alain Souchon, déjà installé.

    Les tubes s'enchaînent. Mais tout commence véritablement ici. Le 13 février 1978. Avec un paquet de Gitanes. Et une expression qui va marquer toute une génération.
    4 min
  • 1979: Off the Wall, l'album culte de Michael Jackson
    Nous sommes le 10 août 1979.

    Happy Day pour Michael Jackson. À quelques jours de son 21e anniversaire, il livre au monde un album qui va devenir un monument, avec la complicité de Quincy Jones.

    Le premier 45 tours issu de l'album vient de sortir fin juillet. "Don't Stop 'Til You Get Enough".

    Et c'est... comment dire ? Extraordinaire !

    La période Motown se termine. Michael Jackson sort son premier album chez Epic Records. "Off the Wall".

    Il est coproduit avec Quincy Jones, qu'il a rencontré sur le tournage de la comédie musicale "The Wiz", environ deux ans plus tôt.

    En 1978, Michael joue le rôle de l'Épouvantail dans ce film. Les partitions sont arrangées par Quincy Jones. Lors de la production, Jones accepte de produire le prochain album de Michael.

    "Off the Wall" est enregistré à Los Angeles. Les premières sessions débutent le 4 décembre 1978 au studio Cherokee. Dernière journée de mixage : le 3 juin 1979.

    L'enregistrement a lieu pendant les pauses du "Destiny Tour" des Jacksons.

    Michael dispose désormais d'une plus grande liberté de création. Ce qui ne lui avait pas été permis sur les albums précédents avec ses frères. Ou en solo chez Motown.

    Son père Joseph approuve ce projet à condition qu'il ne gêne pas les affaires du groupe. Malgré le désir de ses frères de travailler avec lui, Michael veut réaliser cet album indépendamment de sa famille.

    Néanmoins, son frère Randy contribue aux percussions dans "Don't Stop 'Til You Get Enough". On y revient...

    L'album mélange funk, disco et soul. Il dévoile l'étendue de la voix du chanteur.

    "Don't Stop 'Til You Get Enough" est numéro 1.

    "Rock with You" devient aussi numéro 1. Il y reste quatre semaines

    La ballade "She's Out of My Life" intègre le Top 10. Tout comme la chanson "Off the Wall".

    L'album s'est vendu à ce jour à plus de vingt millions d'exemplaires dans le monde.

    Pourtant, aux Grammy Awards de 1980, Michael est seulement nommé dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour "Don't Stop 'til You Get Enough".

    Déçu, Michael jure que son prochain album ne sera pas ignoré.

    On le sait à présent : il tiendra parole.
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…