Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1975 : Gérard Manset et "Il voyage en solitaire"
    Nous sommes le 16 octobre 1975.

    Happy Day pour un chanteur discret. Son nouvel album est un petit concentré de merveilles. Les chansons se parlent et se répondent. Gérard Manset nous emmène en voyage. Et surtout vers son premier et unique grand succès.

    Une chanson. Un titre. Quatre mots seulement. 

    On y entre, à pas feutrés, un peu intimidés…

    Qui voyage en solitaire ?

    Un homme. Un rêveur. Peut-être un vagabond. Ou simplement quelqu'un qui a choisi de s'éloigner. De partir. De ne plus regarder en arrière.

    La chanson est composée en 1973. Enregistrée en avril 1974 dans un studio à Milan. Elle sort en 1975 sur l'album 'Y a une route', rebaptisé simplement 'Manset'.

    Au départ, elle s'appelle "Il chante la terre". Un titre provisoire. Moins évocateur. Moins libre.

    Et puis elle devient "Il voyage en solitaire".

    Une route, un départ, bienvenue dans une échappée belle... allez, osons le mot, une forme d'introspection en pleine période d'hystérie collective..

    Daniel Hamelin, producteur sur France Inter, découvre le titre en face B d'un 45 tours promotionnel. Il le programme. Encore et encore. Jusqu'à ce que la chanson soit enfin distribuée commercialement.

    C'est la magie de la radio dans les années 70. 300 000 exemplaires vendus. Dixième place dans les classements de la chanson française, même résultat en Belgique.

    Un triomphe pour un artiste qui n'en voulait pas vraiment.

    Car Gérard Manset n'aime pas la lumière. Il n'aime pas les plateaux télé. Il n'aime pas qu'on parle de lui.

    Alors, en réaction à ce succès qui le gêne, il enregistre en 1976 un album au titre révélateur : "Rien à raconter".

    Un pied de nez. Une manière de dire : laissez-moi tranquille. Je voyage en solitaire.

    Pendant ce temps "Il voyage en solitaire" poursuit son aventure. Reprise par Danielle Messia. Hervé Vilard. Florent Pagny. Cheb Mami. Et l'immense Alain Bashung. Chacun y mettra sa voix. Sa sensibilité. Comme un hommage à Gérard Manset. Chanteur. Peintre. Photographe. Écrivain. Mais surtout, un grand solitaire.
    4 min
  • 1974 : Les Barbapapa débarquent à la télévision
    Nous sommes le 2 octobre 1974.

    Happy Day pour les enfants sages. Et les autres aussi, rassurez-vous. De nouveaux personnages vont stimuler leur imaginaire. Cet après-midi, à la télévision, on découvre les Barbapapa.

    Barbabapa nait un jour, dans le jardin de François et Claudine. Au départ, ce n'est qu'une petite boule dans la terre. Cette boule grossit. Et puis...

    Une forme ronde. Piriforme. Très colorée. Et surtout, capable de se transformer en n'importe quoi.

    "Hocus Pocus Barbapapa !"

    Et hop, Barbapapa devient échelle. Ou parapluie. Ou bateau. Ou ce que vous voulez.

    L'histoire commence quatre ans plus tôt.

    1970. Paris. Jardin du Luxembourg.

    Talus Taylor, biologiste américain de San Francisco, se promène avec Annette Tison, jeune architecte française qu'il a rencontrée deux ans plus tôt.

    Talus entend un enfant réclamer à ses parents quelque chose qui ressemble à "baa baa baa baa".

    Il ne comprend pas le français. Il demande à Annette. Elle lui explique : c'est de la barbe à papa.

    Une friandise. Rose. Toute en rondeur.

    Plus tard, tous les deux s'installent dans une brasserie. Sur une nappe en papier, ils imaginent un personnage inspiré par la friandise.

    Rose. Tout en rondeur. Capable de se transformer à volonté pour s'adapter à toutes les situations.

    Ils l'appellent, phonétiquement : Barbapapa.

    Le premier album sort en 1970 à L'École des loisirs.

    En 1974, la série animée arrive à la télévision.

    Production franco-nippo-américaine. 45 épisodes de 5 minutes.

    On découvre Barbapapa, Barbamama, et leurs sept enfants. Sans oublier Socrate, le chien de la famille.

    Chacun sa couleur. Chacun sa personnalité. Mais tous capables de se transformer.

    La série sera diffusée sur l'ORTF, puis rediffusée sur TF1.

    Les livres seront traduits dans plus de trente langues.

    Une deuxième série de 48 épisodes sera créée en 1977.

    Avec la même magie simple, qui a fortement marqué l'imaginaire de toute une génération, à la fin des années 70...
    4 min
  • 1967 : The Temptations et "I Wish It Would Rain"
    Nous sommes le 21 décembre 1967.

    Drôle de date, mais sacré Happy Day pour un groupe américain qui bat pavillon Motown. Les Temptations parlent de la pluie en plein hiver. Et le succès ne va pas se faire attendre.

    "I Wish It Would Rain". Traduction ? J'aimerais qu'il pleuve.

    Avec l'incroyable voix de... David Ruffin…

    Derrière cette chanson et ce happy day, il y a pourtant une histoire tragique.

    Les paroles sont écrites par un parolier de la Motown. Il vient d'apprendre que sa femme le trompe. Dans sa douleur, il écrit deux chansons. "I Wish It Would Rain". Et "I Could Never Love Another".

    Deux chansons sur la séparation. Sur la tristesse et le chagrin.

    Une semaine après la sortie du 45 tours, le parolier se suicide.

    Il a 27 ans.

    La chanson est enregistrée le 22 avril et le 31 août 1967 au studio Hitsville à Detroit.

    Production de Norman Whitfield. Voix principale de David Ruffin. 

    Un mélange de soul, de blues et LA touche Motown qui va grimper au sommet très rapidement.

    En février et mars 1968, "I Wish It Would Rain" atteint la quatrième place du Billboard. Et la première place du classement R&B. Pendant trois semaines. C'est un triomphe, surtout pour un titre aussi peu énergique…

    Les Temptations ne sont plus à présenter en 1967. Formés six ans plus tôt, ils deviennent rapidement l'un des groupes phares de la Motown. Cinq hommes black. Des harmonies vocales impeccables. Des chorégraphies millimétrées. Et... des costumes parfaitement repassés. Bref, la classe à Detroit !  

    David Ruffin rejoint le groupe en 1964. Il chante "My Girl". Puis "Ain't Too Proud to Beg" en 1966. Et le point culminant sera : "I Wish It Would Rain" en 1967.

    La chanson sera reprise. Par Gladys Knight & the Pips. Mais aussi par Bruce Springsteen sur l'album "Only the Strong Survive".

    Et à chaque fois, derrière les paroles, l'histoire d'un homme brisé par l'amour, qui a écrit une chanson magnifique... avant de partir.
    3 min
  • 1974 : "La Bonne Paye", le jeu des fins de mois
    Nous sommes le 6 décembre 1974.

    Happy Day pour Parker. L'entreprise a convaincu le Grand Saint-Nicolas de distribuer aux familles belges un tout nouveau jeu sur la gestion financière. Ce n'est pas le Monopoly. Non. C'est La Bonne Paye.

    Un plateau. Des dés. De l'argent factice. Et un mois entier à traverser.

    Même Bruno Crémer en est baba !

    Le concept est simple et génial.

    Le plateau représente un calendrier de 31 jours. Chaque case est un jour du mois. Avec ses bonnes et mauvaises surprises.

    Courrier. Factures. Loterie. Prêts. Anniversaire. Caisse électorale.

    Toute la vie de monsieur et madame Tout-le-Monde, comprimée sur un mois et étalée sur la table du salon.

    Ah oui, au bout du chemin, la case tant attendue : le Jour de Paye.

    On touche son salaire. On règle les factures accumulées. On rembourse les prêts. On voit si on a bien géré ou si on a vécu au-dessus de ses moyens.

    La Bonne Paye, ce n'est pas le Monopoly, je le disais.

    Dans le Monopoly, on bâtit un empire. On spécule. On écrase l'adversaire.

    Ici, on essaie juste de finir le mois sans être dans le rouge.

    Un peu comme… dans la vraie vie.

    Le jeu sort en 1974 chez Parker. Il dépasse les ventes du Monopoly durant ses premières années. Un exploit. Le message implicite est très années 70 : si tu veux t'en sortir, il faut gérer. Prévoir les pépins. Emprunter quand il faut. Et profiter des bonnes affaires.

    Un jeu de société, mais aussi un solide miroir de la société de consommation naissante... dont Saint-Nicolas n'a probablement pas mesuré la portée....
    3 min
  • 1967 : Juliette Gréco et "Déshabillez-moi"
    Nous sommes le 26 juin 1967.

    Happy Day dans un studio parisien. Une chanson vient d'être enregistrée, qui va à la fois marquer les esprits et subir la censure. C'est un extrait de l'album "La Femme", que sortira bientôt... Juliette Gréco.

    Une chanson d'amour. Audacieuse. Sensuelle. Presque provocatrice. 

    Avec une demande... assez pressante !

    L'histoire de cette chanson commence bien avant le studio.

    Robert Nyel, le parolier, est amoureux d'une strip-teaseuse d'un cabaret parisien. Il écrit le texte pour elle. Une déclaration d'amour très particulière. Très directe, aussi.

    Mais leur séparation met fin au projet.

    La chanson se retrouve sans interprète. Nyel la propose alors à Juliette Gréco.

    Elle lit le texte. Elle est séduite par le thème. Elle accepte.

    En studio, Gréco ajoute une touche personnelle. Une réplique finale… ironique.

    Quelques mois vont s'écouler entre l'enregistrement du 26 juin 1967 et la sortie du 45 tours en octobre de la même année.

    Les trois grandes radios françaises boycottent le titre. RTL. Europe n°1. Et France Inter. Aucune ne veut diffuser "Déshabillez-moi".

    Trop provocateur. Trop sensuel. Trop... Gréco.

    Et puis, le retournement.

    On interdit à Juliette Gréco de chanter la chanson dans l'émission "Télé Dimanche". L'interdiction est rendue publique. Et là, tout s'emballe.

    L'interdiction fait la publicité du titre. Tant et si bien que "Déshabillez-moi" devient début 1968 un immense succès de vente directe. Les radios capitulent. Ce sera l'unique tube radiophonique de toute la carrière de Gréco.

    D'ailleurs, jusqu’à la fin des années 70, lorsque Juliette Gréco interprètera "Déshabillez-moi" à la télévision, on affichera le carré blanc. Petit symbole qui signalait alors un programme enfant non admis.
    3 min
  • "Midnight Express" : choc dans les cinémas belges en 1978
    Nous sommes le 13 septembre 1978.

    Happy Day dans les salles belges. Un film défraye la chronique depuis plusieurs mois outre-Atlantique. Il débarque enfin en Belgique. Réalisation : Alan Parker. Scénario : Oliver Stone.

    Un film dur. Très dur. Presque insoutenable.

    L'histoire vraie d'étudiant américain arrêté à l'aéroport d'Istanbul avec des plaques de haschich scotchées sur le corps. Il tente de rentrer aux États-Unis. Il se fait prendre.

    Condamné d'abord à quelques années de prison, sa peine est brutalement aggravée. Presque à vie.

    Le film raconte sa plongée dans l'enfer d'une prison turque.

    Violences physiques. Torture. Corruption. Désespoir. Lente dégradation psychologique.

    Billy finit par n'avoir plus qu'une option : "Prendre le midnight express". Expression d'argot carcéral qui signifie s'évader. 

    Alan Parker tourne le film en 50 jours. Dans des conditions très dures. Chaleur. Humidité. Huis clos permanent.

    Esthétiquement, "Midnight Express" est un film physique.

    Caméra proche des corps. On ressent la sueur. L'humidité. Les murs sales. On ne peut échapper à une sensation d'étouffement.

    Et puis, il y a la musique.

    Giorgio Moroder compose un titre synthétique qui contraste avec la crasse de la prison.

    Il est parfait pour le rôle !

    Inutile de dire que "Midnight Express" est un gros succès. Très controversé, certes, mais tout le monde en parle en Belgique.

    Aux États-Unis, il rapporte environ 35 millions de dollars, plus de quinze fois le budget de départ. Une opération très rentable. Plusieurs Oscars viendront le couronner.

    Mais le film est aussi violemment critiqué.Par la Turquie, on peut s’en douter, qui accuse le réalisateur de donner une image caricaturale et raciste du pays et de son système judiciaire.

    Film-témoignage ou fantasme occidental sur la barbarie orientale ? Peu importe. En ce 13 septembre 1978, dans les salles belges, "Midnight Express" s'impose comme l'un des grands chocs ciné de la fin des seventies. Avec la complicité hypnotique de Giorgio Moroder.
    3 min
  • 1977 : "J'aime", Michèle Torr reprend ABBA
    Nous sommes le 20 août 1977.

    Happy Day pour Michèle Torr. Un titre entre au hit-parade en Belgique qui rappelle un air connu. Grâce à lui, elle va connaître un incroyable succès. Seule... et en duo.

    Un an plus tôt, en 1976, ABBA sort "Arrival".

    Un morceau instrumental. Juste un thème mélodique. Presque cinématographique. 

    En France, deux auteurs entendent ce thème. Didier Barbelivien et Jean Albertini.

    Ils y voient un potentiel énorme. Comme si la version d'Abba était une terre à construire. Ils décident alors d'écrire des paroles en français. 

    Titre choisi : "J'aime".

    Le texte évoque, avec tact, un amour de jeunesse. Le souvenir d'une danse. 

    Ils proposent la chanson à Michèle Torr, qui semble plutôt emballée.

    "J'aime" va devenir son TOUT premier GRAND succès.

    Le titre devient rapidement un tube. Il entre au hit-parade, je le disais, en Belgique, le 20 août 1977. Il y restera 13 semaines d'affilée, allant jusqu'à la 4e place du classement.

    Disque d'or pour Michèle Torr. Premier disque d'or aussi pour Didier Barbelivien. 

    Ce qui est très intéressant, dans cette histoire, c'est que la chanson est un duo. Duo avec un certain Jean-François Maurice. Qui n'est autre que le nom de scène de Jean Albertini, l'un des deux auteurs du texte.

    "J'aime" devient l'un des morceaux les plus emblématiques du répertoire de Michèle Torr et parvient même rapidement, dans l'inconscient collectif francophone, à faire (un peu) oublier Abba.
    3 min
  • 1966 : Les Kinks font une tournée en Belgique
    Nous sommes le samedi 19 mars 1966. Happy Day pour le public de la capitale. Pour la première fois, les Kinks sont de passage dans notre pays. Deux jours après le Coliseum à Verviers, c'est à Bruxelles qu'ils vont assurer non pas un, mais DEUX concerts. 

    L'événement a lieu à la Salle Régine. La scène est décorée d'un drapeau anglais et d'un grand signe des Aigles bricolé en polystyrène. C'est en tout cas l'un des souvenirs les plus marquants de Jean Jième Valmont, tel qu'il les raconte dans son encyclopédie mémoire 60/70.

    En 1966, les Kinks sont des pionniers, même si cela fait à peine 3 ans qu'ils se sont formés. Aux côtés de Who et des Small Faces, ils font déjà autorité sur le petit monde des groupes britanniques. 

    Deux ans après l'incroyable "You Really Got Me", depuis quelques mois, tout le monde chante "Sunny Afternoon"

    Les Kinks en Belgique, c'est toute une affaire. L'événement fait BEAUCOUP du bruit. Il est même annoncé dans la presse, qui n'est pas toujours tendre avec tout ce qui touche au rock. 

    Nous y sommes, c'est le samedi 19 mars 1966.  

    Pantalons taille basse, pulls blancs à col rond et grosses lignes verticales colorées : les Kinks sont déchaînés. Le public, pareil. Au premier rang, certaines filles se mettent à hurler et veulent toucher le chanteur…

    Un seul mot, hystérie !

    Le concert est un grand désordre de joie et de cris. Le service d'ordre du Régina n'a pas vraiment l'habitude des assemblées en délire. Ils veulent repousser le public, qui ne se laisse pas faire. 

    Lors d'une interview, un organisateur racontera ceci : "Lorsque tout est fini, la salle du Régina ressemble un peu aux décombres laissés par un tremblement de terre. Heureusement, c'est plus du désordre que de la casse et on ne déplore ni mort ni blessé... à part peut-être l’un ou l’autre qui a mal au mollet."
    3 min
  • 1977 : George Benson et "The Greatest Love of All"
    Une chanson qui démarre par… une affirmation.

    "I believe the children are our future / Teach them well and let them lead the way..."

    Traduction : Pour moi, les enfants représentent l'avenir. Éduquez-les comme il faut, puis laissez-les trouver leur propre voie…

    Un message universel sur la transmission.

    "The Greatest Love of All" est écrite pour un film biographique sur Muhammad Ali. "Le Plus Grand". 

    Le film sort en 1977. Muhammad Ali y joue son propre rôle. George Benson se voit confier la chanson du générique.

    Car George Benson n'est pas un inconnu en 1977.

    À 20 ans, il part à New York croquer la "Grande Pomme" à pleines dents. 

    Ses rencontres sont fructueuses. Son talent s'affirme. Il travaille avec les plus grands. Herbie Hancock. Wes Montgomery. Ou encore Miles Davis.

    George Benson devient l'un des tout meilleurs guitaristes de jazz.

    En 1976, rupture. Le musicien laisse place au chanteur. Sa guitare est réduite à un rôle d'accompagnement.

    On lui doit notamment… "On Broadway".

    Ses disques deviennent plus pop-jazz. Plus commerciaux. La rançon du succès, dira-t-il.

    "The Greatest Love of All" s'inscrit dans ce tournant.

    La chanson devient un tube en 1977. Mais c'est bien plus tard qu'elle connaîtra sa meilleure vie, grâce à un reprise, superbe, de Whitney Houston, le 18 mars 1986. Comme un hommage mérité à la version originale de 1977....
    3 min
  • 1964 : "L'Homme de Rio" débarque dans les salles belges
    C'est un film d'aventures comme on les aime. AVEC de l'action. De l'humour. Du rythme. Et surtout, du Bébel à l'état pur.

    Rio, oui, "L'Homme de Rio" !

    L’histoire ? Adrien Dufourquet, appelé du contingent, arrive à Paris pour passer huit jours de permission avec sa fiancée Agnès. Il se réjouit. Il a des projets.

    Sauf que tout va très vite déraper.

    Une statuette est volée au musée de l'Homme. Le professeur est enlevé. Puis Agnès disparaît à son tour. Sous les yeux d'Adrien.

    Adrien se lance à la poursuite des ravisseurs. De Paris à Rio. Puis jusqu'à Brasilia. Et enfin dans la forêt amazonienne.

    Je disais donc "du Bébel à l'état pur".

    Ah oui, il y a un peu de la Belgique dans "L'Homme de Rio". Car cette histoire est directement inspirée des aventures de Tintin.

    Le scénario est une mécanique parfaite. Aucun temps mort. Des péripéties. Un mélange idéal d'action et d'humour.

    Jean-Paul Belmondo, dans sa meilleure période, est parfait dans ce rôle.

    Et puis.. il y a….Françoise Dorléac. 21 ans au moment du tournage. Avec son jeu légèrement en rupture, sa vivacité, son naturel, elle développe un charme auquel il est difficile de rester insensible.

    Philippe de Broca utilise merveilleusement les décors naturels de Rio et surtout de Brasilia, ville alors en chantier et quasiment vide.

    Belmondo réalise lui-même la plupart des cascades. Dont celle, assez spectaculaire, sur la façade de l'hôtel de Copacabana.

    "L'Homme de Rio" aura eu une forte influence sur de nombreux films. En France et au-delà.

    Steven Spielberg s'en inspirera directement pour "Les Aventuriers de l'Arche perdue" en 1981.

    Oui oui, happy day en ce 11 septembre 1964, dans les salles belges, on aura attendu six mois "L'Homme de Rio", mais il va solidement marquer les esprits, sur une musique de... Georges Delerue !
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…