Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1971 : l'histoire de "La Cage aux oiseaux" de Pierre Perret
    Et pour démarrer, ce sont les enfants qui ont la parole...

    L'histoire derrière cette chanson est VRAIE.

    Nous sommes en 1970. Pierre Perret est sur la route de son Castelsarrasin natal, avec son épouse Rebecca. En écoutant les informations à la radio, il apprend une histoire... étrange.

    Un Américain vient de sortir de prison, après plus de 10 ans de détention. Le jour de sa sortie, il se rend dans une oisellerie. Et il ouvre toutes les cages. Tous les oiseaux s'envolent.

    Ce geste lui vaudra 4 ans de prison supplémentaires.

    Au premier abord, l'histoire peut sembler absurde. Mais Pierre Perret y voit un symbole très fort : offrir la liberté après en avoir été privé pendant des années.

    Durant la nuit, Pierre rêve de cette histoire. Il compose la mélodie dans son sommeil.

    Le rêve est si intense qu'il se fait tomber du lit pour se réveiller. Oui, c'est vraiment comme ça que Pierre Perret le raconte.

    Il est 4 heures du matin. Dans le noir, à quatre pattes dans le salon, il retrouve un morceau de papier cadeau. Il griffonne une portée. Les premières notes.

    Puis il prend un grand bol de café, un calepin, un stylo. Et il sort seul se promener le long du canal.

    Au cours de cette marche, il écrit l'intégralité de "La Cage aux oiseaux".

    Le disque sort fin 1971.

    Le message est clair : faire réfléchir les enfants sur la liberté. Leur inculquer cette notion fondamentale.

    Le succès n'est pas tellement commercial. Il est bien plus que ça. Il est presque sociétal. Près de 300 000 exemplaires vendus rien qu'en France.

    La chanson deviendra l'un des morceaux les plus célèbres du répertoire de Pierre Perret.

    Elle sera reprise dans les écoles. Symbole de liberté ET… de douceur.
    3 min
  • 1963 : The Ronettes et "Be My Baby"
    Trois coups de caisse claire. Inoubliables.

    Boom. Boom. Boom.

    Puis la basse. Les cordes. Et cette voix.

    Voici, les Ronettes !

    The Ronettes, c'est Ronnie, sa sœur Estelle et leur cousine Nedra.

    Trois filles du Spanish Harlem de New York. Elles chantent depuis l'adolescence. Clubs. Petites scènes. Rien de vraiment concluant.

    Jusqu'au jour où elles rencontrent Phil Spector. LE producteur de l'époque. Il vient de créer son label, Philles Records. Et il développe une méthode d'enregistrement révolutionnaire : le "Wall of Sound". Le mur de son.

    Des dizaines de musiciens en studio. Plusieurs guitares. Plusieurs basses. Des cordes. Des percussions. Tout joue en même temps. 

    Et nous voici en studio en ce 29 juillet 1963 pour enregistrer "Be My Baby".

    Ce qui frappe immédiatement, c'est cette introduction, devenue l'une des plus reconnaissables de l'histoire du rock.

    "Be My Baby" sort en single le 4 août 1963.

    Le succès est immédiat. Le titre grimpe jusqu'à la 2e place du top 100 aux États-Unis. Il devient numéro 4 au Royaume-Uni. 

    Plus de 2 millions d'exemplaires vendus, avant d’arriver chez nous.

    Sur scène, à la télé, c'est l'hystérie (vous l'entendez) 

    Les Ronettes deviennent des stars. Elles tournent avec les Rolling Stones. Elles passent à la télévision. Ronnie Bennett, la chanteuse principale, devient la muse de Phil Spector. Ils se marieront quelques années plus tard.

    La chanson sera reprise des dizaines de fois. Par les Beach Boys. Elvis Costello. Et même Amy Winehouse.

    Elle figurera aussi dans des films cultes. "Dirty Dancing" en 1987. Ou encore "Mean Streets" de Martin Scorsese en 1973.
    3 min
  • 1975 : "Les Rendez-vous du dimanche" lancent Michel Drucker
    À 32 ans, Michel Drucker n'est pas un inconnu. Depuis 1970, il anime "La Preuve par quatre" sur la première chaîne, un jeu estival parrainé par Renault qui oppose des équipes de jeunes. Ensuite vient "Tempo" en 1972, et "Sport en fête".

    Mais "Les Rendez-vous du dimanche", c'est autre chose.

    Une émission de variétés. Enregistrée le samedi aux Studios des Buttes Chaumont. Diffusée le dimanche après-midi. Réalisée par Rémy Grumbach.  

    Le concept ? Des interviews longues. Des personnalités de la chanson, du cinéma, du petit écran. Et les résultats du Tiercé. Incontournables.

    Générique de Claude Bolling !

    L'émission devient vite un rendez-vous familial.

    Chaque dimanche, les Français découvrent les stars du moment. Drucker pose ses questions. Il écoute. Il relance. Il crée une intimité avec ses invités. Et tout ça a un seul but : se payer Jacques Martin en face !

    Pendant cinq ans, "Les Rendez-vous du dimanche" va s'installer dans le paysage télévisuel français.

    Mais le 11 mars 1978, un drame marque l'émission à jamais.

    Ce samedi-là, Claude François est attendu pour tourner. Il est en retard, comme à son habitude. Toute l'équipe l'attend. Il doit arriver vers 16 heures.

    Vers 15 heures, flash spécial dans l'émission de Guy Lux… Nous sommes en direct.

    Forcément, aucune émission n'est réalisée et enregistrée ce jour-là. Un hommage à Claude François est rendu toute la journée sur la chaîne. "Les Rendez-vous du dimanche" lui rendront d'ailleurs hommage plusieurs fois.

    "Les Rendez-vous du dimanche" continuent jusqu'en septembre 1980.

    Ève Ruggieri succède alors à Michel Drucker. L'émission est renommée pour l'occasion, "Les Nouveaux rendez-vous".

    Aux Buttes Chaumont. Et toujours sous la protection du fameux générique de Claude Bolling.
    4 min
  • 2 décembre 1975 : Claude François dévoile “17 ans”, son titre le plus intime
    1975 : Claude François se souvient de ses "17 ans"

    Nous sommes le 2 décembre 1975.

    Happy Day nostalgique pour Claude François. Il sort un titre à contre-courant de ses tubes ultra lumineux. 

    Un morceau plus intime. Plus piquant aussi.

    Sur un air contestataire américain, il va partager un peu de son histoire personnelle avec son public. 

    Au départ… il y a Janis Ian. Une voix qui parle de l’adolescence… quand ça fait mal. Quand on se sent à côté. 

    Le tout, dans un enveloppe de douceur...

    Ce titre, c'est "At Seventeen". Traduction : à 17 ans.

    Cloclo va reprendre l’idée de l'âge, mais va y mettre un peu de lui.

    Il décrit un adolescent introverti, lui, rejeté par ses camarades. La solitude est le fil conducteur du texte. 

    Sans villa, sans Vespa, sans petite amie, le jeune homme se sent profondément différent.

    Et puis il y a la rage, le moment où on se fabrique un personnage pour exister. Et tout à la fin, la lumière. 

    Une fille l’aime sans lui demander qui il est. Et là, Cloclo lâche une phrase qui reste : “Mais qu’ils sont loin, mes dix-sept ans…”  

    Ce que l'on ne sait pas forcément, c'est que ces paroles sont l'œuvre de Frank Thomas, auteur, éditeur, réalisateur et parolier épisodique de Claude François. Frank Thomas lui écrira d'ailleurs un autre monument d'émotion brute, "Le téléphone pleure".
    3 min
  • 27 mars 1973 : Barry White triomphe avec “I'm Gonna Love You Just a Little More Baby”
    1973 : Barry White et "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby"

    Nous sommes le 27 mars 1973.

    Happy Day pour un chanteur texan à la première vie très mouvementée. Barry White va connaître enfin son premier succès.

    Barry, c'est une voix. Grave. Profonde. Elle est tellement puissante qu'elle en est presque irréelle.

    Qu'il chante ou qu'il parle… d’ailleurs…

    Barry White est né à Galveston. Et sa vie, je le disais, n'a pas été de tout repos.

    Son père abandonne le foyer quand il n'a que six mois. Sa mère lui apprend le piano. Barry grandit dans la banlieue de Los Angeles. Il ne poursuit pas son éducation musicale.

    Il devient membre d'un gang à l'adolescence.

    À 17 ans, il est condamné à quatre mois de prison. 30 000 dollars de marchandise.

    En prison, en 1960, il écoute la radio.

    Une chanson d’'Elvis Presley passe. Il l’écoute…

    Cette chanson a un tel impact sur lui qu'il décide de changer de vie. De faire quelque chose de positif. Et comme on revient toujours à ses premières amours, il va se consacrer à la musique.

    Treize ans plus tard, le 27 mars 1973, Barry White sort son premier single en solo : "I'm Gonna Love You Just a Little More Baby".

    Un titre langoureux. Porté par sa voix profonde. Des cordes absolument somptueuses. Une ambiance vaguement érotique. 

    Alors, stop ou encore ? 

    Encore, le succès est colossal !

    Le titre grimpe dans les classements. Il atteint la 3e place du top 100 aux États-Unis. Barry White devient une star. En quelques mois, il débarque en Belgique et fait carton plein, ici aussi...

    En 1974, il est nommé aux Grammy Awards dans la catégorie meilleur chanteur R&B pour cette chanson.

    Aux côtés de qui ? Marvin Gaye. Al Green. Les Temptations. Et Stevie Wonder, qui gagne. 

    Barry White devra attendre 1999, pour recevoir une statue d’honneur pour l’ensemble de sa carrière.. et de sa rédemption.
    3 min
  • 5 mai 1971 : “Love Story” bouleverse les cinémas belges
    « Love Story » dans les cinémas belges en 1971

    Nous sommes le 5 mai 1971. Happy Day dans les salles obscures. Les cinémas belges diffusent ENFIN un film sorti quelques mois plus tôt de l'autre côté de l'Atlantique. Un film d'amour qui va marquer toute une génération.

    Réalisé par Arthur Hiller. Adapté d'un roman. C'est "Love Story".

    À l'écran, deux étudiants. Oliver et Jennifer.

    Lui vient d'une lignée de diplômés de Harvard. Riche. 

    Elle est d'origine italienne. Pauvre. Catholique. Étudiante en musique.

    Leur première rencontre... 

    Elle lui lance qu'il a l'air riche et un peu bête. Et lui annonce qu'elle est prête à refuser un café avec lui. Sauf que, très vite...Ils tombent amoureux. Ils se marient contre l'avis du père d'Oliver, qui y voit une mésalliance.

    Le père coupe les ponts. Prive son fils de son aide financière.

    Jennifer travaille pour financer les études de droit d'Oliver. Ils vivent d'amour et de petits boulots.

    Tout va bien. 

    Oliver sort troisième de sa promotion. Il obtient un très bon poste dans un cabinet d'avocats à New York. Jennifer enseigne la musique.

    Ils essaient d'avoir un enfant. Ils n'y arrivent pas.

    Et puis, un médecin informe Oliver que Jennifer a une leucémie. Elle est condamnée à très court terme.

    L'histoire d'amour, brutale, injuste... Jennifer décède. Le père d'Oliver arrive. Il ne comprend rien.

    "Love means never having to say you're sorry"

    L’amour, c’est n’avoir jamais à dire qu’on est désolé

    Une phrase prononcée par Jennifer. Puis répétée par Oliver à son père à la fin du film.

    Inutile de dire que "Love Story" devient un phénomène mondial.

    Sorti le 16 décembre 1970 à New York, le film rencontre un succès immédiat aux États-Unis. Puis il débarque en Europe début 1971. 

    Les salles sont pleines. Les mouchoirs sont indispensables.

    Le film est nommé à sept Oscars. Meilleur film. Meilleur réalisateur. Meilleur acteur. Meilleure actrice.

    Il remporte AUSSI l'Oscar de la meilleure musique originale. Signée Francis Lai.
    3 min
  • 1968: Hugues Aufray signe “Adieu monsieur le professeur”, hymne éternel des fins d’années scolaires
    Nous sommes le 1er novembre 1968.

    Happy Day nostalgique pour Hugues Aufray. Ce jour-là sort un 45-tours qui va devenir "LA" chanson des fins d'année scolaires. Son titre : "Adieu monsieur le professeur".

    Une histoire de départ à la retraite. Et une émotion qui traverser TOUTES les générations.

    L'histoire ? Elle est vraie.

    Tout commence dans une école maternelle de la rue La Fontaine à Paris.

    Hugues Aufray assiste à la fête de fin d'année de sa fille. L'instituteur monte sur l'estrade. Il prononce un petit discours. Puis il part. Quasiment dans l'indifférence générale.

    Hugues Aufray est bouleversé.

    Comment peut-on laisser partir ainsi un homme qui a consacré sa vie à instruire des enfants ? 

    De cette émotion naît la chanson.

    Des mots assez simples. Écrits à la craie au fond du cœur.

    Le titre met en scène un dernier jour de classe. Les enfants font une farandole. Le vieux maître s'apprête à quitter sa chère école. À ne plus monter sur l'estrade.

    Ce n'est pas un hommage à l'autorité scolaire. Non. C'est un hommage à la vocation. À la transmission du savoir. 

    Dès sa sortie en novembre 1968, la chanson fait mouche...

    En quelques années, elle va devenir l'hymne des fins d'année scolaires et des départs à la retraite d'instituteurs.

    Hugues Aufray l’a chantée à tous ses concerts. Souvent précédée d'un petit discours sur le respect dû aux enseignants et sur l'importance de la transmission du savoir.
    3 min
  • 13 janvier 1981 : “Dallas” arrive en Europe et la saga des Ewing passionne des millions de téléspectateurs
    1978 : "Dallas", la saga Ewing démarre

    Nous sommes le mardi 13 janvier 1981.

    Happy Day pour Télé Luxembourg. C’est la première chaîne en Europe à diffuser une série lancée trois ans plus tôt aux États-Unis. Au nez et à la barbe de TF1 qui aura deux semaines de retard !

    2 avril 1978, happy day, premier des 357 épisodes de Dallas !

    Dallas. Un ranch. Une famille. Du pétrole. Des secrets. Des trahisons. Des chapeaux de cow-boy. D’ l’argent. Du pouvoir.

    Et surtout, un personnage qui va fasciner le monde entier : J.R. Ewing. (Note : prononcer en version française, juste après)

    Aux États-Unis, Dallas démarre modestement au printemps 1978.

    C'est une mini-série de cinq épisodes sur CBS. L'histoire purement américaine d’une famille de pétroliers texans. 

    Le personnage central, disais-je, c'est J.R., joué par Larry Hagman. Un homme d'affaires sans scrupules. Manipulateur. Cruel. Mais tellement fascinant que même le Président Mitterrand va devenir fan absolu !

    Autour de JR, sa femme Sue Ellen, alcoolique et malheureuse. Son frère Bobby, le "gentil" de la famille. Pamela, l'épouse de Bobby, issue d'une famille rivale. Et Miss Ellie, la matriarche.

    Le succès dépasse TOUTES les attentes à Hollywood. CBS commande une saison complète.

    En mars 1980, la fin de la troisième saison pose LA question qui va devenir un phénomène mondial : "Who shot J.R.?" / Qui a tiré sur J.R. ?

    J.R. Ewing est retrouvé dans son bureau, victime d'une tentative de meurtre. Les suspects sont nombreux. Tout le monde a une bonne raison de vouloir sa mort.

    Pendant huit mois, le monde entier attend la réponse.

    L'épisode de résolution, diffusé le 21 novembre 1980 aux États-Unis, devient l'un des programmes les plus regardés de l'histoire de la télévision américaine. Plus de 83 millions de téléspectateurs.

    Et c'est cette série, déjà culte outre-Atlantique, que Télé Luxembourg diffusera à partir du 13 janvier 1981.

    Pour la première fois en Europe, les téléspectateurs belges et luxembourgeois découvrent Southfork. Les intrigues. Les coups bas. 

    Dallas inaugure une nouvelle ère du feuilleton télévisé. Les intrigues s'étirent. Les rebondissements deviennent systématiques. Chaque épisode se termine sur une question. Un suspense. Une révélation.

    Le public est accroché. Semaine après semaine.

    Dallas sera diffusé dans plus de 90 pays. Il deviendra l'une des séries les plus regardées au monde pendant les années 80...

    Avec son inoubliable générique en français...
    6 min
  • Décembre 1976 : la Casio CQ-1, le réveil-calculatrice futuriste qui révolutionne nos tables de nuit
    1976 : La Casio CQ-1, l'objet qui fait tout

    Nous sommes en décembre 1976.

    Happy Day pour les férus de technologie. Un objet non identifié s'installe sur les bureaux et les tables de nuit. C'est une horloge, une calculatrice, un chronomètre et un réveil. Tout ça dans un seul boîtier. Son nom : la Casio CQ-1.

    Un petit appareil. Compact. Futuriste. Et disponible dès le réveil...

    L'idée de Casio ? Accompagner la journée "depuis le moment où on se lève le matin". Un objet pensé comme compagnon de routine quotidienne.

    Quatre fonctions réunies dans un appareil : affichage de l'heure, alarme, chronomètre, et calculatrice.

    Deux ans plus tôt, en 1974, Casio avait déjà fait sensation avec la Casiotron, sa première montre électronique. La marque avait importé son savoir-faire de calculatrices dans l'horlogerie. Intégration de milliers de composants dans un seul circuit. 

    Avec la CQ-1, Casio pousse le bouchon de l’audace encore plus loin. Un réveil qui sonne, qui chronomètre... et qui fait des divisions.

    Avant qu'on ait une calculatrice au poignet, Casio pose un mini-ordinateur sur la table de nuit.

    Ce qui est fascinant, c'est que la CQ-1 sert de tremplin.

    Quelques années plus tard, début des années 80, Casio lancera ses premières montres-calculatrices. La C-80 en 1980. Avec clavier au poignet. Quatre opérations sur 8 chiffres. Directement dans la lignée de la CQ-1.

    La Casio CQ-1, c'est le chaînon manquant entre la calculatrice de bureau et la montre-calculatrice de poignet.

    Un objet culte pour les fans de technologie rétro. Un symbole de cette époque où l'électronique grand public explosait. 

    Et tout commence en décembre 1976. Avec un petit boîtier digital. Posé sur une table de nuit pendant qu'Abba triomphe à la radio avec (ça ne s'invente pas) "Money money money".
    3 min
  • 12 septembre 1970 : Marc Hamilton triomphe avec “Comme j’ai toujours envie d’aimer”
    1970 : Marc Hamilton et "Comme j'ai toujours envie d'aimer" 

    Nous sommes le 12 septembre 1970.

    Happy Day pour un chanteur venu du Québec. Un titre sorti au début de l'année arrive en France et en Belgique. En trois semaines, il va se retrouver numéro 1. Joli coup pour... Marc Hamilton !

    Un Québécois de Matane. Un ancien joueur de groupes ( les Shadols, les Monstres) qui se lance en solo. Et qui, au début de l'année 1970, sort ce 45 tours au Canada, qui met à peu près 6 mois pour arriver en Belgique.

    Allez, un peu de guitare, beaucoup de cuir, des cheveux longs et c'est parti...

    Au départ, rien ne laisse présager le raz-de-marée que va provoquer "Comme j'ai toujours envie d'aimer". 

    La chanson tourne. Elle tourne beaucoup. Elle plaît. Elle s'installe. Et le 12 septembre 1970, elle atteint la première place du hit-parade. Elle y restera trois semaines.

    Chez nous, en Belgique , "Comme j'ai toujours envie d'aimer" grimpe jusqu'au numéro 1. 

    Un succès transfrontalier. Québec, France, Belgique, Europe. Tout le monde se laisse gagner par la Hamilton-mania.

    Question... Qu'est-ce qui fait le charme de cette chanson ?

    Un texte simple. Répétitif. Un petit peu naïf. 

    Rien de compliqué. Des cordes orchestrées.

    Et puis, il y a le contexte.

    1970, c'est encore l'après-1968. Les idéaux d'amour libre. Les slows collés-serrés. Cette chanson arrive au bon moment. Elle capte quelque chose de son époque. 

    On estime qu'elle dépasse les 500 000 exemplaires vendus. Certains parlent même du premier million de ventes pour une chanson québécoise à l'international.

    Oui, en 1970, "Comme j'ai toujours envie d'aimer" devient un phénomène.

    Reniflant la bonne affaire, Jean-François Michaël enregistre sa propre version… 

    La chanson est traduite dans au moins 15 langues, dans 70 pays. En anglais, en néerlandais, en serbo-croate... Un slow universel qui se vendra à plus de 8 millions d'exemplaires. La chanson est désormais honorée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Elle fait partie des 50 chansons emblématiques du Québec…
    3 min

About Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…