Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70

By Nostalgie+Music
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Happy Days : Musique et souvenirs des années 60 et 70 episodes

  • 1969 : « L’Arbre de Noël » au cinéma
    L'histoire du film ? Bourvil vous en parle lui-même...

    Pascal a dix ans. Sa maman est morte accidentellement. Son père est un riche homme d'affaires franco-américain. Au début du film, c'est le début des vacances d'été. Pascal veut les passer en Corse.

    Là, au bord de la mer, un avion militaire explose, lâchant une bombe atomique. Irradié, Pascal est atteint de leucémie. Selon les médecins, il n'a plus que six mois à vivre. Laurent, décide d'offrir à son fils tout ce dont il rêve.

    Il l'emmène vivre au château qu'il a acheté. Là, ils retrouvent Verdun (Bourvil), qui fut son compagnon de résistance. Enfin arrive Noël, qui sera le dernier de l'enfant.

    D'accord, c'est un sujet dramatique, mais comme le dit Bourvil...

    Dans ce film, d’une tendresse infinie, Bourvil apparaît dans un registre dramatique, avec un jeu retenu et mélancolique qui surprend lorsqu’on est habitué à ses rôles comiques. L'air de rien, c'est LE FILM qui lui a permis de montrer « l’autre visage » de l’acteur. Curieusement, ce n'est pas non plus n'importe quel film. Il s'agit d'un des derniers longs métrages de Bourvil, qui nous quittera quelques mois plus tard, en septembre 1970.
    3 min
  • 24 décembre 1963 en Belgique, on déballe les cadeaux de Noël !
    Et oui, ce bon vieux Ttantchès accompagne le Père Noël, trois semaines après avoir suivi le cortège de Saint-Nicolas... Bon, Noël, c'est une fête pour les enfants, mais aussi pour les parents. Du côté de la Baraque Michel, un groupe marche en rangs serrés dans le froid piquant...

    En 1963, la Chapelle est trop petite pour accueillir tous les fidèles. Comme il fait très froid dehors, on allume un grand feu de joie... Puis, après la messe, on rentre... car non, on ne mange pas avant la messe, le 24 décembre en 1963...

    Le Père Noël va pouvoir se mettre au travail, une fois le vin et les mets engloutis. Cette année, les cheminées ne sont pas trop encombrées. Il va d'ailleurs peu dormir cette nuit... puisqu'il est attendu aux 4 coins du pays, pour se montrer aux enfants sages... dès demain matin.

    D'ailleurs, ce 25 décembre, direction Bruxelles pour un Noël évangélique sur la Grand'Place et pour le grand concert des Rossignols de Bruxelles dans une église, en présence du violoniste Carlo Van Neste et d'un organiste. Cette année encore, partout dans le Royaume de Belgique, Noël est un happy day parfaitement orchestré...

    Dans les cafés et les estaminets, le tube de l'année, est signée Andy Williams et c’est “White Christmas”.
    4 min
  • 1967 : Ginette Reno chante Noël
    En anglais, elle a pour titre "Jingle Bells". Traduction : « Tintez grelots ». La chanson est enregistrée pour la première fois le 30 octobre 1889. Document d'époque...

    En français, Jingle Bells devient « Vive le vent ». Le texte n'est pas non plus un perdreau de l'année 67, il a été adapté en 1948 par Francis Blanche.

    En 1967, Ginette Reno a 21 ans. Elle démarre sa carrière au début des années 60, et a déjà plusieurs succès à son actif lorsqu’elle envisage d'enregistrer un album de Noël. Toutefois, pour ce projet, il faut tâter le terrain avec un premier titre. Ce sera « Vive le vent ».

    Sa lecture du classique est arrangée dans un style léger, cuivres et rythmiques souples, qui fait le pont entre chanson de cabaret, les variétés 60s et un petit parfum jazz facile d’écoute.

    Au tournant 1967–1968, Ginette Reno se produit à la Place des Arts à Montréal. Et c'est parti pour un petit tour de luge...

    Et c'est banco ! Sa voix, son enthousiasme, son charisme : tout va participer à cette appropriation à succès d'un standard de Noël.

    La patte de Ginette Reno apporte un côté plus jazzy et swing que les versions très « variété rétro » à la Tino Rossi. Conséquence : c'est un succès à la maison, mais aussi en France et en Belgique.

    La version de Ginette Reno figurera sur l’album « Noël avec Ginette Reno », qui parait en 1968, sixième album studio. Il sera d'ailleurs réédité plusieurs fois tant il est devenu un classique des fêtes au Québec.
    3 min
  • 1976 : Les enfants regardent "Les visiteurs de Noël" à la télé
    Au programme, un contenu divertissant et interactif, spécialement conçu pour les enfants avec des jeux, des sketches, de la musique, de l'humour de saison et quelques invités.

    Les Visiteurs de Noël, c'est avant tout une idée de Christophe Izard, le directeur des programmes jeunesse de TF1.

    D'ailleurs, en 1975, il va décliner le concept deux fois. "Les visiteurs de Noël" le 24 et "Les visiteurs du nouvel an" le 31 décembre.

    Et cela va tellement bien marcher que, l'année suivante, "Les visiteurs de Noël" va devenir une émission quotidienne, programmée durant les congés scolaires, du lundi au vendredi, en début d’après-midi.

    Le plateau des visiteurs du mercredi se pare alors d'un décor féerique, avec des sapins enneigés, puis, les années suivantes, des chalets.

    En décembre 1976, Daniel Guichard est invité de Christophe Izard. Il raconte SON souvenir de Noël...

    Pierre et Marc Jolivet animent l'émission dès 1976. À partir de 1977, ils se déguisent en clowns. L'émission connaît un énorme succès en France et en Belgique auprès des jeunes. Chaque année, c'est une nouvelle aventure. On y verra par exemple Fabienne Thibeault (en 1979) et Michel Fugain (en 1980)...

    Les visiteurs de Noël tiendront l'antenne jusqu'en 1982... avec, en vedette internationale, un certain Scoubidouuuuu...
    3 min
  • 1963 : Noël à la plage avec les Beach Boys
    Les Beach Boys mettent Santa Claus, rebaptisé "Little Saint Nick" (le titre de la chanson), au volant d’un hot-rod candy apple red. Il s'agit d'une voiture modifiée pour la vitesse (le moteur est gonflé, le châssis abaissé), icône de la culture surf et des plages du Pacifique.

    Déjà, dans l'introduction de la chanson, pas de clochette... mais une ambiance festive !

    Pendant que, chez nous, Tino Rossi susurre sous les guirlandes, Brian Wilson fait rugir les rennes à 4 vitesses.

    C'est court, c'est efficace. Durée 1:58. Avec, en prime, le son typique des Beach Boys : harmonies vocales a cappella, basse surf et batterie rock'n'roll.

    Saint Nick en voiture surf, le 45 tours termine 5e dans les classements aux USA.

    "Little saint nick" sera également remixé en stéréo l'année suivante. Nouvelle date de sortie : 9 novembre 1964. Et là, l'exportation marche à merveille, Tino Rossi n'a qu'à bien se tenir à sa cheminée chez nous, c'est le déferlement Beach Boys à Noël, en stéréo...

    "Little saint nick" ouvre la voie à l'album Noël des Beach Boys, certifié disque d'or, le fameux "The Beach Boys' Christmas Album", qui sort lui aussi en 1964. Une 3e version sera même enregistrée en juin 1964 pour le 6e album du groupe, mais elle sera finalement retirée du 33 tours. Il faudra attendre 1991 pour qu'on puisse enfin l'entendre, mais sur un CD.
    3 min
  • 1960 : Dalida s'empare de « Petit papa Noël »
    Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944, sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.

    Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.

    Voici la version originale... de 1946…

    Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme LE titre francophone de saison le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.

    Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.

    Puis, en 1960, Dalida va casser le joujou. Elle enregistre SA lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison...

    En 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...

    Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël". Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.

    Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ? Allez, soyons galants…
    4 min
  • 1960 : Dalida réinvente “Petit papa Noël” et en fait un classique éternel
    Nous sommes en décembre 1960. Dalida est déjà une grande vedette, mais il lui manque peut-être un titre familial. Happy Day pour la chanteuse, Barclay lui confie une mission, reprendre une chanson des années 40 en lui offrant un nouveau souffle. Cette chanson est composée par Henri Martinet et et Raymond Vincy, en 1944 sur un thème marquant : la fête de Noël durant la guerre. Les paroles sont réécrites en 1946 pour en faire une prière d’enfant sans référence au conflit.

    Tino Rossi enregistre la chanson pour le film "Destins" de Richard Pottier, où il l’interprète à l’écran : c’est là que « Petit Papa Noël » est révélée au public.

    Sortie à l'origine sur un 78 tours, la chanson devient progressivement l’hymne de Noël en France. Elle est même, aujourd'hui, considérée comme le titre francophone le plus vendu de l’histoire, avec plus de 30 millions d’exemplaires écoulés, toutes éditions confondues.

    Durant les années 50, chaque année, les radios et télévisions la remettent en avant au moment des fêtes, installant durablement l’image de Tino Rossi comme LA “voix de Noël” dans la mémoire collective, tant en France qu'en Belgique.

    Puis, en 1960, Dalida public l’album "Les enfants du Pirée", ce qui n'empêche pas Barclay de multiplier les 45 tours thématiques autour d’elle. C’est dans ce contexte qu’elle enregistre sa lecture de « Petit Papa Noël », pensée comme une simple petite chanson de saison... Sauf qu'en 1960, Tino Rossi est déjà un peu daté... Il suffit d'écouter Dalida pour le comprendre...

    Là où Tino Rossi impose une berceuse solennelle très années 40, Dalida offre une lecture plus souple, avec un habillage orchestral feutré, très “lumières de Noël", notamment grâce à sa voix enveloppante. Le 45 tours est publié en décembre 1960, mais la version sera régulièrement rééditée sur des compilations de Noël, notamment sur les coffrets “Masters 1956‑1962”.

    Rossi, voix corsée, 78 tours Pathé et film en noir et blanc. Dalida, star de l’ère Barclay, 45 tours spécial fêtes et orchestre de Raymond Lefèvre. Faut-il vraiment choisir un camp ?
    3 min
  • 1970 : "Santa Claus is coming to town", ce film inconnu sous nos latitudes
    Réalisé par Jules Bass et Arthur Rankin Jr., le film doit soigner la musique qui l'accompagne. Le projet est confié à deux producteurs éminents, qui ne vont pas aller chercher bien loin. Ils vont simplement adapter de nombreux standards de Noël, comme celui-ci, qui donnera son titre au film..

    Pour la petite histoire, ce que vous entendez est la voix de Fred Astaire.

    "Santa Claus is coming to town", voilà le titre du téléfilm. Traduction : Père Noël arrive en ville. Le budget est modeste. La production utilise d'ailleurs la technique “Animagic” qui a produit des icônes comme Rudolph (1964) ou Frosty (1969). C'est un film d'animation sans grande prétention. Et pourtant, sa diffusion va être très suivie le 3 décembre 1970.

    Fred Astaire raconte l’origine du Père Noël, qui est bien entendu américain et pas finlandais.

    Mais quelle est cette histoire ? L’orphelin Kris Kringle arrive à Sombertown, ville grise sous le joug d'un tyran. Il va défier les interdictions en apportant de la joie, des jouets et beaucoup de couleur. Puis, il épouse la maîtresse d’école Jessica, il fonde une famille et devient le Père Noël. Voilà donc… la véritable histoire !

    Vous devez vous dire : je n'ai jamais entendu parler de ce film d'animation ? C'est peut-être normal. Ce qui est devenu une madeleine pour les Américains ne l'aura jamais été pour les petits Belges. Aucun doublage à l'époque, aucune version adaptée non plus. Il faudra attendre le DVD pour que ce monument de la télévision américaine ne débarque chez nous, beaucoup plus tard.

    D'ailleurs, il y a fort à parier que ce n'est pas la voix de Fred Astaire qui vous vient en premier, quand on vous parle de "Santa Claus is coming to town"... mais probablement celle de Michael Jackson !
    3 min
  • 1979 : Au théâtre ce soir avec "Le Père Noël est une ordure"
    Nous sommes en octobre 1979 à Paris. Happy Day pour la troupe du Splendid. Elle vient de créer un monument d'humour débridé. C’est une comédie sarcastique, qui met en scène une soirée de Noël particulièrement désastreuse dans un centre d’écoute destiné à aider des personnes en détresse psychologique ou souffrant de solitude.

    Oui oui, c'est bien "Le Père Noël est une ordure", mais sur scène...

    Soir de Noël... c'est l'heure de déballer les cadeaux.

    Créée en octobre sur la scène du Splendid, la pièce attire les foules à Paris. Durant les fêtes, c'est même la cohue. Il n'y a pas assez de places et de représentations pour tout le monde. Rarement le public avait vu quelque chose d’aussi loufoque.

    Après avoir joué à guichets fermés dans leur théâtre, la troupe déménage en janvier 1980 à la Gaîté Montparnasse. C’est là que la pièce sera filmée par Philippe Galland, qui était alors le compagnon d’Anémone.

    Soir de première, une équipe d'Antenne 2 les suit à la trace...

    On adore ses personnages caricaturaux et son humour noir mêlé à une critique sociale déguisée en farce burlesque. Et tout ça, sacrilège, un soir de Noël...

    Il faudra attendre août 1982 pour que troupe adapte la pièce au cinéma, avec le succès qu'on sait. Tout cela sous la direction de Jean-Marie Poiré.

    Le film va d'ailleurs raviver l'enthousiasme autour de la pièce, qui sera jouée des centaines de fois, en France, en Belgique, par des centaines de troupes... pour devenir un classique absolu, dont les répliques vont rester pour la postérité..

    Tout comme la musique du film, d'ailleurs, signée... Vladimir Cosma...
    3 min
  • 1964 : Claudia Sylva chante "J'ai pleuré"
    28 semaines de présence dans les meilleures ventes, Claudia Sylva ne pouvait pas rêver mieux.

    Mais, quelle est donc cette chanson qui sera son unique grand succès ? Cettechanson, c'est "J'ai pleuré"...

    Claudia Sylva est née le 31 janvier 1947 à Binche. Cette chanson, composée et écrite par Benny Couroyer, un autre Binchois célèbre comme chef d’orchestre et compositeur, a rencontré un succès considérable chez nous en Belgique, mais aussi en Flandre et en France.

    La chanson exprime une mélancolie sentimentale, avec un texte simple évoquant la douleur et la tristesse d'une séparation amoureuse. « J'ai pleuré » est notable notamment grâce à son gimmick, qui reste (depuis tout ce temps) en mémoire.

    Mais quel gimmick ? Le lolololo évidemment !

    Pas étonnant que ce yodl ait trouvé écho en dehors de nos frontières, en Allemagne et en Autriche, mais aussi en Suisse. Et ce n'est pas tout ! La chanson de Claudia s'est exportée de l'autre côté du mur de la langue, grâce à un groupe anversois, The Strangers. "J'ai pleuré" donne alors "'K Hem Geblet"...

    "J'ai pleuré" reste son seul fait d'arme de Claudia Sylva, même si, avec le temps et le nombre de passages dans les guinguettes, d'autres titres ont fini par s'installer, comme "Je te donne mon cœur" ou "Dis-moi ton secret". Pourtant, jamais la Binchoise ne parviendra à égaler ces 28 semaines de présence du hit-parade en 1965. Alors... pourquoi pleurer ?
    3 min

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Happy Days, le podcast 100% années 60 et 70, vous replonge dans les souvenirs marquants de cette époque iconique ! Chaque jour de la semaine, redécouvrez des histoires fascinantes de vos idoles et de…